Das kapital

BERBERIAN, VIKEN

livre das kapital
EDITEUR : GALLMEISTER
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

à partir de
21,50 €

SYNOPSIS :

wayne est un trader de wall street obsédé par les profits qu'il doit dégager. connecté en permanence sur les cours du monde, il tente de changer celui de l'histoire pour augmenter ses gains : pariant sur les situations de crise et la misère humaine, il engage un mystérieux corse afin de perpétrer des attentats. exécutant sa mission, le corse pose sans le savoir une bombe bien plus explosive sur le chemin de wayne
: alix, une étudiante en architecture marseillaise qui fragilise à tout jamais les convictions du gérant de fonds. situé entre new york et la france, das kapital est une plongée dans l'archétype du capitalisme financier, décrit avec justesse et un humour iconoclaste. c'est aussi une fable moderne oú tenter de manipuler l'histoire se retourne contre vous et oú l'amour est plus puissant que tout l'argent du monde.
3 personnes en parlent

Publié en 2007 juste avant le déclenchement de la crise des subprimes, «Das Kapital » n’est pas qu’une satire informée et particulièrement juste du capitalisme financier, sans autre morale ni valeurs que celle du profit, mais un missile étonnamment poétique lancé à la tête du capitalisme, écrit par un auteur polyglotte à l’identité millefeuilles, et dont l’action se déroule entre Manhattan, la ville de Marseille et la forêt Corse.Wayne, trader à Manhattan, un « gagneur » qui amasse des millions pour sa société, Empiricus Capital, en anticipant et en quantifiant le chaos et les désastres à venir, va conclure une alliance surprenante avec un Corse profondément épris du maquis de l’île, écœuré par le capitalisme, ayant perdu un emploi qui le rendait malade (pour une entreprise de cartonnages qui menait une déforestation systématique, et notamment dans l’île de beauté), avec pour maillon explosif entre eux deux, Alix, étudiante en architecture à Marseille et dont la passion est de marcher sur les toits.«Puis les États-Unis larguèrent des bombes antibunker sur la Syrie et Wayne se sentit vengé après cette longue attente. Les écarts de swap fluctuèrent follement. Les cotations s’envolèrent comme si les dieux de la science avaient lancé une fatwa sur les marchés financiers. Il n’y avait tout simplement plus d’acheteurs. Il avait prédit tout cela avec une certitude mathématique. Le Dow perdit 315 points, le Nasdaq chuta de 91 points. Dans un geste de désespoir, un trader sauta du toit du MetLife Building. Wayne attendit patiemment la prochaine faillite mondiale, un prétendu événement 10-sigma : une monstruosité statistique qui ne devrait jamais se produire durant toute la durée de l’existence de la Terre.»La correspondance de Wayne par emails et sa rencontre avec Alix, en même temps qu’une évolution des marchés à l’encontre de toutes ses prévisions, va profondément perturber le trader et réveiller son humanité.«Depuis qu’il s’était mis à correspondre avec Alix par emails, d’étranges idées occupaient son esprit. Il se demanda si les idées humaines pouvaient etre représentées sous forme de diagramme de la même façon qu’une obligation d’État.»Extravagant et poétique, «Das Kapital » souligne la puissance de l’amour mais aussi qu’à vouloir triompher du (ou dans le) capitalisme, et construire sa gloire en le dynamitant, on peut se retrouver prédateur et proie d’un système dévorateur.

MarianneL
26/12/13
 

Bref et inspiré roman de la noirceur poétique du capital débridé misant sur la catastrophe.Publié en 2007 aux États-Unis et en 2009 en français chez Gallmeister dans une belle traduction de Claro, le deuxième roman de Viken Berberian parle d'une certaine façon AUSSI de terrorisme, comme son premier ouvrage "Le cycliste", et évoque une toute autre Amérique que celle des grands espaces à arpenter et préserver à laquelle nous avait habitués initialement la jolie maison d'Oliver Gallmeister.La vision de l'Amérique incarnée par le "héros", plus d'un an avant la crise des subprimes et le choc économique qui en a découlé, est - à l'instar du puissant paysage torturé des "Effondrés" de Mathieu Larnaudie (2009), celle de la technicité imparable du capital triomphant - ou plus exactement celle des mercenaires triomphants du capital financier omniprésent. Le panorama offert au lecteur pourrait en fait s'étendre bien APRÈS la crise de 2008 puisque justement la spécialité d'Empiricus Kapital, le fonds spéculatif dirigé ici par "Appelez-moi simplement" Wayne, est de jouer sur la BAISSE uniquement, sur l'inquiétude, sur le doute, sur la peur, sur la catastrophe qui toujours approche... quitte à la favoriser à l'occasion, et tout cela sur un mode QUANTIFIÉ.Mais cette froideur technicienne se transforme insidieusement en une histoire truculente et poétique, par la grâce d'un Corse énigmatique, spécialiste des métiers du bois et du papier, et par celle d'une étudiante marseillaise en architecture, hantant les toits de sa ville pour mieux jauger les structures qu'elle y recense. Ceux que tout devait séparer, l'impeccable et athlétique trader new-yorkais et la rêveuse et bonne vivante jeune doctorante provençale, ont-ils une raison secrète à leur rencontre, autre que cette peu vraisemblable histoire de correspondance transatlantique par mail ?Un roman subtilement extravagant comme son prédécesseur, et un vrai bonheur de lecture.

Charybde2
22/09/13
 

..."A part ça, j'ai feuilleté quelques Kafka et Kundera, mais ni l'un ni l'autre ne peuvent vous aider à vous améliorer comme trader. La littérature n'offre vraiment aucun avantage"...Cynique, poète et trader à Wall Street, Wayne est obsédé par les profits qu'il doit dégager ; il parie sur les situations de crise, sur la misère humaine et tente de changer le cours de l'Histoire pour augmenter ses gains. Il engage un Corse poseur de bombes et rencontre Alix, étudiante marseillaise en architecture, avec qui il noue une histoire d'amour qui va le perdre. Alors que les spéculateurs et le système financier mondial sont sur la sellette, après des mois de médiatique crise des subprimes et de dégringolade boursière, la fable moderne de Viken Berberian arrive à point. De l'humour, des références à la culture française (l'architecture, Guy Debord, le situationisme...), des idées et une plongée dans l'archétype du capitalisme financier qu'il décrit avec justesse.Das Kapital est aussi une fable moderne et sociale (certains passages m'ont rappelé Patrick Manchette) où tenter de manipuler l'Histoire se retourne contre vous et où l'amour est plus puissant que tout l'argent du monde. Viken est un jeune auteur américain vivant à Paris. Sa profession l'amène à fréquenter le monde de la bourse et des traders qu'il restitue avec ironie et distance. Das Kapital est son deuxième roman et premier à être traduit en français. Il inaugure Americana, une collection consacrée à la littérature contestataire américaine aux éditions Gallmeister.Gilles Million Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CHRISTOPHE CLARO

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