David copperfield

DICKENS, CHARLES

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 23/05/01
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Charles Dickens David Copperfield Lorsqu'en 1850 il publie David Copperfield, Charles Dickens offre à ses lecteurs le premier roman qu'il ait écrit à la première personne, et, derrière l'histoire de son jeune héros, c'est aussi parfois la sienne qu'on peut lire. Mais ce que dessinent surtout les douloureuses premières années, le dur apprentissage de la vie dans une fabrique, puis la fuite et l'errance picaresque du jeune Copperfield, c'est un roman de formation où le personnage
se fait son propre biographe. Il arrive alors qu'on ne sache pas si le réel évoqué est celui que l'enfant vécut au présent ou celui que l'adulte revisite au passé. Car, d'épreuve en épreuve, c'est une nouvelle image de soi que le narrateur peu à peu reconstruit, avant de devenir lui-même, à la fin du livre, un écrivain semblable à celui qui, dès le début, a pris la plume pour raconter sa vie - et nous offrir ce qui est encore aujourd'hui le plus grand roman anglais du xixe siècle. Edition de Laurent Bury et Jean-Pierre Naugrette.
3 personnes en parlent

Grand livre d'un grand auteur, bien sur, Charles Dickens.Pendant l'histoire, on peut distinguer, derrière les traits du jeune David Copperfield, l'auteur qui se dissimule derrière son héros. L'histoire est simple : David, un jeune garçon anglais, fugue et, après une misérable vie, entame une très grande aventure. Grand classique à lire. TiReader

TiReader
12/04/10
 

J’avoue tout : Quand Sharon nous a proposé ce livre, associé à un livre jeunesse dans mon esprit donc petit gabarit, j’ai dit oui de suite en plus des autres lectures communes. Une fois arrivée à la librairie j’ai été très surprise de considérer l’ouvrage : 1022 pages !!!Malgré tout, n’ayant rien contre les pavés, je suis partie dans l’aventure de David Copperfield. Les petits épisodes façon feuilleton de l’époque m’ont un peu dérangé au début, c’est une manière de découper le récit dont je n’avais pas l’habitude, cependant, je m’y suis vite adapté et j’ai dévoré toutes ces pages.Ce roman, le préféré de l’auteur, nous en apprend beaucoup sur lui.Depuis le départ David, orphelin de père a un regard sur la vie qui est fascinant. Dans le récit, le point de vue de l’adulte sur les ressentis de l’enfant sont indéniables mais l’écriture est fluide, pleine d’humour dans les répétitions, et avec des descriptions somptueuses.J’ai donc passé un très agréable moment à parcourir l’existence de ce bonhomme qui nous emmène petit à petit dans son aventure de vie, où il faut faire des choix, comme la recherche de l’âme sœur (amour d’enfance: Emilie la spontanée puis Dora, la femme enfant, finalement Agnès le véritable partage).Au cours du récit j’ai détesté et j’ai aimé, et c’est là que je comprends que ce livre peut être proposé au monde de l’enfance, mais la version longue et ses détails me semble plutôt inadaptée. Je disais donc, j’ai détesté les vrais méchants : le cruel beau père M. Murdstone et sa sœur, M. Creakle et Heep le malfaisant, j’ai été déçu par Steerforth (mais je ne le sentais pas, je n’arrêtais pas de le dire), j’ai été sous le charme de Pegotty (Clara), M. Traddles ou la tante Mlle Trotwood, agacée par la mère : Clara et sa femme Dora, touchée par des personnages plus rudes comme M. Barkis, M. Pegotty et M. Omer et amusée en voyant les Micawber, M. Dick ou Betsy poursuivre les ânes.En somme, un livre magnifique, où vous allez goûter à toutes sortes de sentiments grâce à ces nombreux personnages. Une jolie description de l’Angleterre de l’époque, des différentes classes sociales, des changements à venir, de l’introspection et de l’évolution d’un être.Lisez le ! Merci Sharon !

Metaphore
25/05/13
 

"L'Histoire, les Aventures, et l'Expérience Personnelles de David Copperfield le Jeune" est le roman le plus autobiographique de Charles Dickens, dans le sens où il relate certains fait réellement vécus, est rédigé sous la forme d'une narration à la première personne, et contient nombre de réflexions très personnelles; pour autant, il s'agit bien d'un roman, et non des moindres. "Le plus grand roman anglais du XIX° siècle" claironne la 4° de couverture de l'édition Livre de Poche, et elle prêche là une convaincue; limpide, rieuse, tragique, amoureuse et moqueuse, l'intrigue de David Copperfield se lit toute seule, aucune longueur, aucun passage à lire en diagonale, sur plus de 1000 pages, c'est réellement remarquable.Ainsi donc nous est relatée par lui-même la vie de David Copperfield, de sa naissance à ses vieux jours. Et pour le reste, il faut le lire ! Les personnages sont en nombre plutôt réduit, finalement, en comparaison avec d'autres gros romans de Dickens, donc on a tout le temps pour les côtoyer sur de longues années, on se régale d'avoir un mot sur le sort final de chacun, on se régale tout court, d'ailleurs.Ainsi tous les noms dont sera affublé notre David Copperfield (initiales inversées de Charles Dickens) - Davy, Mseu Davy, Trotwood, Trot, Pâquerette, Mr Compère fils, Dody, et enfin, ENFIN ! "Mon mari bien aimé" (comme une midinette j'ai bien cru qu'on allait passer à côté de cet amour qui crevait les pages depuis de loooooongs moments !) - ne font-ils qu'accentuer la gentille candeur de notre héros, qui aura besoin de bien des années et des coups du sort pour enfin mûrir.Oh ça me ramène directement à ce si compassé M. Littimer qui fait instantanément se sentir DC tel un nouveau-né, et ce jusqu'au bout. Dès qu'il apparaît, le sentiment d'être trop jeune s'empare de DC, occasionnant un très amusant comique de répétition. Ou comment fait donc Charles Dickens pour nous amener à ressentir de la tristesse à la mort d'un personnage qu'on n'avait pourtant perçu que comme totalement écervelée mais jolie ?J'ai rarement lu un chapitre, le XLV, "M. Dick justifie la prédiction de ma tante" le coeur battant à ce point, suspendue aux moindres mots et toute à l'émotion de ces dénouements en cascade. Nous ne sommes pas du tout à la fin du roman, nous assistons simplement à l'explication entre le docteur Strong et sa jeune épouse; mais quelle virtuosité pour éclairer enfin leurs rapports, tout en lançant les pistes de réflexion sur le mariage de David Copperfield, en faisant l'éclatante preuve que Mr Dick peut se révéler conforme aux prédictions de la tante, et quel sens du comique (les appartés, comme au théâtre) pour alléger l'intensité dramatique... C'est de la dentelle, c'est de l'art, Dickens est un génie. C'est tout.Et puis peut-on ne pas penser que Dickens l'écrivain s'exprime directement dans des passages comme :"J'ajouterai seulement à ce que j'ai dit déjà de ma persévérance à cette époque et de la patiente énergie qui commençait alors à mûrir et qui constitue la force de mon caractère, s'il a la moindre force, que j'y trouve rétrospectivement la source de ma réussite. J'ai eu beaucoup de bonheur dans les affaires de cette vie; bien des gens ont travaillé plus que moi, sans avoir autant de succès; mais je n'aurais jamais pu faire ce que j'ai fait sans les habitudes de ponctualité, d'ordre et de diligence que je commençai à contracter, et surtout sans la faculté que j'acquis alors de concentrer toutes mes attentions sur un seul objet à la fois, sans m'inquiéter de celui qui allait lui succéder peut-être à l'instant même. Dieu sait que je n'écris pas cela pour me vanter ! Il faudrait être véritablement un saint pour n'avoir pas à regretter, en passant sa vie en revue comme je le fais ici, page par page, bien des talents négligés, bien des occasions manquées, bien des sentiments mauvais constamment en guerre dans son coeur et toujours victorieux. Il est probable que j'ai mal usé, comme un autre, de tous les dons que j'avais reçus. Ce que je veux dire simplement, c'est que, depuis ce temps-là, tout ce que j'ai eu à faire dans ce monde, j'ai essayé de le faire bien; que je me suis dévoué entièrement à ce que j'ai entrepris, et que dans les petites comme dans les grandes choses, j'ai toujours sérieusement marché vers mon but. Je ne crois pas qu'il soit possible de réussir si ne s'unissent pas au talent naturel des qualités simples, solides, laborieuses. En ce monde, aucun succès n'est possible sans effort. Des talents rares, ou des occasions favorables, forment pour ainsi dire les deux montants de l'échelle où il faut grimper, mais, avant tout, que les barreaux soient d'un bois dur et résistant; rien ne saurait remplacer, pour réussir, une volonté sérieuse et sincère. Au lieu de toucher à quelque chose du bout du doigt, je m'y donnais corps et âme, et, quelle que fût mon oeuvre, je n'ai jamais affecté de la déprécier. Voilà des règles dont je me suis trouvé bien."ou encore :"M. Micawber aimait singulièrement à entasser ainsi des formules officielles, mais cela ne lui était pas particulier, je dois le dire. Même si cela paraît ridicule en l'occurrence, c'est plutôt la règle générale. Bien souvent j'ai pu remarquer que les individus appelés à prêter serment, par exemple, semblent être dans l'enchantement quand ils peuvent enfiler des mots identiques à la suite les uns des autres pour exprimer une seule idée; ils disent qu'ils détestent, qu'ils haïssent et qu'ils exècrent, etc. Les anathèmes étaient jadis conçus d'après le même principe. Nous parlons de la tyrannie des mots, mais nous aimons bien aussi à les tyranniser; nous aimons à nous en faire une riche provision qui puisse nous servir de cortège dans les grandes occasions; il nous semble que cela nous donne de l'importance, que cela a bonne façon."Ne peut-on frémir de sentir tout l'amour dans une phrase comme : "Elle ne me donnait pas de conseils; elle ne me parlait pas de mes devoirs; elle me disait seulement, avec sa ferveur accoutumée, qu'elle avait confiance en moi." Ah..Allez, la citation finale : "Fidèle à mon projet de ne faire allusion à mes romans que lorsqu'ils viennent par hasard se mêler à l'histoire de ma vie, je ne dirai point les espérances, les joies, les anxiétés et les triomphes de ma vie d'écrivain. J'ai déjà dit que je me vouais à mon travail avec toute l'ardeur de mon âme, que j'y mettais tout ce que j'avais d'énergie. Si mes livres ont quelque valeur, qu'ai-je besoin de rien ajouter ? Sinon, mon travail ne valant pas grand-chose, le reste n'a d'intérêt pour personne."Charles Dickens avait 37 ans quand il a commencé à écrire David Copperfield, juste avant Bleak House. Ce sont de lui mes deux romans préférés, que je lirai et relirai indéfiniment. Sylvie Sagnes

SagnesSy
13/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.44 kg