De La, On Voit La Mer

BESSON, PHILIPPE

livre de la, on voit la mer
EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 03/01/13
LES NOTES :
à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

 

13 personnes en parlent

De là, on voit la mer Une femme à l'aube de la quarantaine qui s'interroge, suite à la rencontre d'un jeune homme en Italie, sur sa vie et son avenir.J'apprécie de plus en plus le style de P. Besson qui nous fait partager des moments de vie de gens presque ordinaires. Mais le "presque" fait la différence.A lire pour passer un bon moment.

90010532
19/09/14
 

Louise est un écrivain à succès, qui a besoin de s'isoler de temps en temps pour écrire. Elle quitte Paris, et son mari François qui a l'habitude de la voir s'éloigner et toujours finir par revenir vers lui, pour l'Italie. C'est dans la villa d'une amie à Livourne qu'elle trouve l'inspiration, partageant son temps entre écriture et balade sur le port maritime. Elle rencontre Luca et une intense relation se noue, malgré leur différence d'âge. Un grave accident la rappelle à Paris auprès de son mari.L'histoire est très banale : une femme mûre et intelligente qui se voit revivre dans les bras d'un bel étalon italien, macho et fils à maman comme il faut, et un mari délaissé, faible qui tente un acte désespéré pour la faire revenir. Forcément, quand j'ai vu que le roman prenait cette tournure, j'ai été un peu déçue, mais j'ai persévéré dans l'espoir d'une surprise, en vain. Philippe Besson traite la fin d'une relation et le début d'une autre de façon simple et efficace (on a quand même envie de savoir où ça nous mène), mais qui manque cruellement d'originalité.Si on passe outre, on a affaire à une belle écriture, très proche du réel, où chaque pensée cachée, chaque vérité derrière les mots et les actions des personnages est détaillée. J'ai aimé ce côté très introspectif du roman : tout est écrit à la troisième personne, mais on est vraiment dans la tête des personnages et on connaît leurs pensées, leurs sous-entendus, leurs non-dits.De là, on voit la mer n'est pas un coup de cœur. C'est un roman lu très vite, quand même apprécié, mais qui laisse un arrière goût de déjà-vu trop présent.Extrait : Il faudrait probablement s'interroger sur l'enchaînement des circonstances, sur cette fatalité étrange qui fait qu'un accident en entraîne un autre, ou sur ces trajectoires qui bifurquent considérablement juste parce qu'elles ont frôlé un obstacle minuscule.En réalité, si on s'interroge si peu, c'est sans doute parce que, la plupart du temps, on ne change rien à ce qui devait arriver.

chroniquesassidues
26/07/14
 

Je suis de près le travail de Philippe Besson. Je n'ai jamais été déçu. Certains me touchent plus que d'autres. Ce roman m'a laissé un peu plus distant, mais la concision de son écriture, la structure simple et limpide de la narration et la force de caractère des personnages ne m'ont pas laissé de glace, au contraire. Une auteur s'exile en Italie pour écrire. Son marie l'accepte. Il veut la rejoindre. Elle refuse. Elle s'éprend d'un jeune homme. Amant italien. Son marie est accidenté. Gravement touché. S'en suit un dialogue. Continuer ensemble ou pas ? La franchise, le choix, l'hésitation amoureuse, l'usure du temps sont au coeur de ce débat (parfois un peu trop sentimental) qui peut le dépasser pour aller jusqu'à un débat philosophie, éthique. Les lecteurs feront le chemin ou pas, mais quoi qu'il en soit les trois personnages de ce trio conjugal ont fait le leur. Tmor

Tmor
21/04/14

Mon sentiment est identique à celui de Mimipinson, schéma narratif classique voire éculé. Ce qui rend la lecture fade et poussive.Tout en reconnaissant une belle écriture concise.Seule la fin du 3è acte m'a intéressée par la justesse de ses propos qui renvoient à un questionnement personnel.

Zhayah
03/03/14
 

Le livre n’est pas bien épais, je pensais pouvoir en venir à bout rapidement…bien au contraire, il est d’un ennui tel que je peine à m’y atteler sérieusement. L’histoire est bien trop convenue, le style insipide, les personnages n’incitent guère à persévérer. Voilà un ouvrage dont j’ai déjà oublié la trame, et l’identité même des personnages…. C’est direJe n’avais jamais été attirée par les ouvrages de Philippe Besson, et ne l’avais, de ce fait, jamais lu. Mon sixième sens ne m’avait donc pas trompé. Je le laisserai dorénavant bien volontiers à ses lecteurs inconditionnels. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
28/02/14
 

Louise est écrivain, a priori assez célèbre, et toute l'histoire tourne autour d'elle, autour de ses désirs et de ses envies. On en vient à se demander qui est François, son mari, qui n'hésite pas à commettre un acte fort pour l'interpeller, elle qui manie les mots et n'entends pas ceux de son mari. Louise m'est apparue comme froide, distante, égoïste. Seul son bien-être importe. Tout juste si la souffrance qu'elle occasionne à François lui apparaît...Pour détailler et scruter ce basculement d'un couple, Philippe Besson nous livre une histoire sans concession, décortique le mécanisme à l'oeuvre. Ainsi, lors de l'explication entre les deux époux, explication qui représente une cinquantaine de pages sur le roman, il n'hésite pas à expliciter chaque phrase prononcée, ne laissant aucune marge d'interprétation au lecteur. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Dans tous les cas, c'est un exercice. A la manière d'un chirurgien, il dissèque chaque mot, chaque expression, chaque soupir et chaque silence.Sur le principe, voilà une narration pertinente, parfois violente d'ailleurs, surtout lorsqu'on est soi-même à l'aube d'une nouvelle étape de sa vie de couple. On s'interroge. On se demande si nous aussi, dans dix, quinze, vingt ans ou plus, on aura trouvé la manière de continuer à s'aimer sans la passion des débuts... Et puis on se dit qu'on aimerait autant éviter de finir comme François et Louise, d'en arriver à ces non-dits...Au final, Philippe Besson aurait, je pense, pu faire un bien meilleur roman en ne tombant pas dans une intrigue si convenue et prévisible. De là, on voit la mer m'est apparu un peu comme une illusion : quelque chose qui m'a ponctuellement remuée, bouleversée, mais qui s'avère un joli verni sur une histoire éculée... Miss Alfie

MissAlfie
14/02/14
 

" A quoi reconnaît-on qu’on est amoureux? A la morsure du manque? Au besoin d’être avec l’autre, plus souvent que le temps imparti? A la pensée qui vagabonde? Au seul fait qu’on se pose la question?"Louise est une écrivain reconnue. " L’écriture prend toute la place" . François, son mari depuis dix ans, a bien dû l’accepter. D’ailleurs, il est prêt à tout pour la garder. Il accepte ses silences, ses fuites, son refus de maternité.Louise croit en l’instant, aux petites choses de la vie qui font basculer le quotidien. Elle se projette dans ses livres ou ses livres sont le pressentiment de son futur. Lorsqu’en Italie où elle s’est exilée pour écrire, elle rencontre Luca, le fils de la gouvernante, elle voit en lui le jeune homme que rencontre cette veuve en devenir qui est l’héroïne de son roman. Elle succombe à sa jeunesse, il pourrait être son fils." il y a des moments dans une existence où on demande la vérité alors qu’on présume qu’elle va nous heurter. Des situations dans lesquelles on renonce au confort de l’ignorance, aux vapeurs anesthésiantes de l’incertitude et où on prend le risque du réel, de la dureté du réel."Louise doit choisir entre l’ habitude rassurante d’un couple qui ne parle plus que du temps et la fougue de la jeunesse. Entre un jeune homme qui craint encore le jugement de sa mère et un cinquantenaire blessé qui porte "si haut l’art du compromis".Les personnages sont suffisamment complexes pour être intéressants. Louise, en femme égoïste, déterminée et implacable laisse entrevoir des doutes. François paraît un être faible, résigné devant sa femme et fait pourtant preuve de force voire de folie pour retrouver l’amour de sa vie. Luca a la liberté, la franchise de la jeunesse mais il grandit vite en assumant ses actes.Le roman commence dans la douceur caniculaire de l’Italie et le style possède cette langueur qui me laisse un peu en retrait. Ensuite, la conversation décisive entre François et Louise est constituée de phrases très brèves, classiques, franches qui alternent avec une analyse presque grammaticale de ces quelques mots. Le déséquilibre et la fragilité de Louise ma paraissent ensuite plus touchants mais dans l’ensemble je suis tout de même restée en marge de cette passion d’une femme quarantenaire "sans hésitation"." Louise songe qu’elle écrit des livres sur la fragilité, le désir, le vacillement, et finalement l’équilibre."J’avais déjà un avis assez neutre sur Un instant d’abandon et La trahison de Thomas Spencer. Question de style.

jostein
13/02/14
 

Louise, célèbre romancière quadragénaire, a pris ses quartiers en septembre à Livourne (Italie), dans une villa prêtée par une amie, le temps d'écrire son nouveau livre. Elle a laissé son mari, François, à Paris, ville qu'elle trouve si bruyante et si agitée qu'elle perturbe son inspiration. Une gouvernante, Graziella, s'occupe des courses, du ménage et de la cuisine. Luca, le fils de celle-ci, 21 ans, élève officier de marine, est intrigué par cette Française solitaire. S'ensuit une liaison torride mais sans grand lendemain. Comment Louise parviendra-t-elle à gérer sa vie sentimentale alors que François, victime d'un très grave accident de la route qu'il a provoqué, se retrouve dans le coma à l'hôpital ? « De là, on voit la mer » est un roman sentimental qui se rapproche parfois un peu trop à mon goût du roman à l'eau de rose, voire du roman de gare. Les trois principaux personnages n'attirent pas vraiment la sympathie. Louise a un rôle de femme égocentrique, fantasque et assez immature. Les deux hommes , chacun à leur manière, qu'il s'agisse du mari mûr, fataliste et blasé ou du très jeune amant, gamin à sa maman, semblent faibles, obéissants et soumis. Cette situation d'adultère avec l'habituel trio, mari, femme et amant, est loin de briller par son originalité, même si la cougar lettrée pourrait être la mère de l'apprenti marin. Tout aurait pu être sauvé par un style flamboyant, un humour ravageur ou une distanciation élégante. Il n'en est rien. Bien écrit au début, le style se relâche au bout d'une centaine de pages et on se demande pourquoi. Redîtes et répétitions (voulues) se multiplient. Adieu le minimalisme, bonjour l'introspection facile. Besson dissèque, analyse et réanalyse impressions et sentiments sans craindre d'avoir recours à tous les poncifs des magazines féminins. Seul véritable intérêt de ce livre : les cinquante premières pages qui évoquent les difficultés rencontrées pour noircir la feuille blanche et qui sondent les arcanes de la création littéraire. Tel Flaubert qui proclamait que Madame Bovary c'était lui, Besson pourrait sans doute en dire autant de Louise. Mais ensuite, quand la narration passe à l'horizontale, quelle déception ! Vite lu, vite oublié, ce retour de flamme italien peut faire passer un moment divertissant aux amateurs (trices) du genre.

CCRIDER
31/01/14
 

"Écrire le livre. C'est pour cette unique raison qu'elle est venue ici: écrire le livre. Elle sait, d'un savoir imbattable, la solitude d'une occupation comme celle-ci exige, presque une sauvagerie. La villa l'enferme dans cette sauvagerie."Louise est écrivain, et lorsqu'elle doit passer de la gestation à l'"accouchement" de son roman, elle s'éloigne de son mari François en allant se réfugier dans la villa d'une amie à Livourne en Italie. De là, elle profite du silence, de la solitude. De là, on voit la mer. Seule Graziella, la dame de ménage, vient rompre ce "modus vivendi".De toute façon, cela ne sert à rien que François vienne la rejoindre, car lorsque Louise écrit, elle ne supporte pas l'autre, car "le livre n'est pas au-dedans d'elle. Il est au dehors. C'est au-dehors qu'elle va le chercher. C'est une nouvelle maison qu'elle va habiter."Or, un matin, Luca, le fils de Graziella vient frapper à la porte de la villa. Il prévient que sa mère ne pourra pas venir; elle est souffrante. Luca et Louise se fixent, se scrutent; c'est le coup de foudre.La liaison entamée se veut sans entrave, sans sentiment presque. En effet, Luca n'hésite pas à qualifier Louise de vieille à la peau relâchée; Louise apprécie chez Luca son dédain pour l'écriture:"Qu'elle écrive des livres lui (Luca) est absolument indifférent. L'écriture constitue pour lui un territoire inviolable, où il n'a pas sa place. Il le contourne avec une aisance de torero. Il danse autour.""Le gouffre de leurs différences qui leur interdit tout lendemain" va se frotter au destin: Louise doit rentrer d'urgence à Paris, au chevet de François. Dans une chambre d'hôpital, ils se parlent: usure du temps, divergences, mariage, adultère. Leur vie à deux a-t-elle encore un avenir?Philippe Besson devient, le temps d'un roman, chirurgien du couple. Il décortique les sentiments des trois personnages, pèse les destins, comme Zeus jadis dans l'Iliade, et décide de leur avenir commun ou non. Il fait de François un modèle d'abnégation et de force de l'âme, et Louise, une auteure qui s'accroche "à la magnifique certitude de l'écriture" pour faire face aux tourments. Or, la vie, la vraie, n'est pas une fiction. Certes, son histoire avec Luca fait jaillir l'inspiration, mais il met en péril l'équilibre de sa vie.A force de détachement Louise peut-elle devenir un bourreau, un monstre d'égoïsme?Ce roman en trois actes est une autopsie du couple. La fantaisie italienne est à la fois lourde de conséquences et salvatrice. "La fracture intime de la découverte" remet les choses à plat, oblige à la vérité et à la transparence. Et Philippe Besson écrit tout cela avec son style bien à lui, architecte de l'expression des sentiments, spécialiste de la nuance, car "l'écriture n'est absolument rien d'autre qu'une affaire d'illusion".Un très bon roman. vivi

vivicroqueusedelivres
01/12/13
 

Louise laisse son mari à Paris et se rend en Toscane dans la villa d’une amie afin de trouver la tranquillité et l’inspiration nécessaires à l’écriture d’un roman.Elle y deviendra la maîtresse du jeune fils de la femme de ménage…J’étais impatiente de lire le dernier opus de Philippe Besson que j’ai toujours apprécié, mais cette fois, rien ! Pas la moindre émotion, des personnages creux dans un banal adultère sans intérêt.

isabelleisapure
30/09/13
 

A chacun de ses romans Philippe Besson réussit à " embobiner " le lecteur. En premier, il adopte une écriture qui colle parfaitement au lieu et à l'ambiance dans laquelle il a choisi de placer son intrigue, puis il ajoute quelques images qui parlent à l'imaginaire du plus grand nombre, enfin il limite le nombre de personnages, et les place au début dans une vie facile, (belle villa, vue sur mer, beau temps, relations sereines). Après avoir un peu charmé le lecteur avec cette petite musique, il le réveille avec un rebondissement, et progressivement l'entraîne vers un besoin impérieux de savoir comment tout cela va finir. Dans " De là, on voit la mer ", une romancière est dans une villa, au bord de la mer, en Toscane, elle y écrit un livre. Une femme de ménage vient tous les jours y faire son travail. Le jour où cette dernière est d'en l'impossibilité de venir elle envoie son fils, un bel italien de vingt ans, élève d'une école de la marine, pour prévenir. Une liaison va naître entre la femme d'âge mur et le jeune homme. En France, le mari de l'écrivain qui sent son épouse lui échapper est grièvement blessé dans un accident qu'il a provoqué. Il s'en suit un dilemme pour la femme, dont on ne peut révéler l'issue. Une grande partie du livre est consacré à la conversation entre la romancière et son marisur son lit d'hôpital. A chaque phrase qu'ils échangent, Besson analyse ce qu'ils pensent, pourquoi ils choisissent les mots qu'ils emploient, il décortique leurs sentiments, ainsi il fait du lecteur le témoin de ce couple qui se délite. Il dépeint des hommes fragilisés par la force de la femme qu'ils convoitent. Il révèle que derrière chaque écrivain il y a une femme, un homme, qui a sa vie, ses problèmes, ses joies, ses peines, ses interrogations, et ses ruptures, qui peuvent interférer dans son travail. Après avoir été entraîné dans cette histoire, j'ai ressenti une certaine déception. Oh! pas au point de ne pas lire un prochain Besson, car ce qui me plaît le plus c'est la petite musique de son écriture que j'avais rencontré la première fois avec " L'arrière saison ".

JoelC17
22/09/13
 

Tout est toujours possible Louise, romancière, la quarantaine, se retire sous le soleil italien pour terminer la rédaction de son roman. Elle semble également décidée à changer les clés de sa propre histoire. Ce séjour, en effet, ne verra-t-il pas la fin d'une histoire d'amour, les prémices d'une autre et l'épanouissement d'une femme libre ?Roman également servi par une belle écriture...

Un réveil à la vie impératif Louise et François sont mariés, mais leur couple semble s’user. François vit mal les absences répétées de Louise invoquant le besoin de solitude pour mener à bien son travail d’écrivain.Installée temporairement à Livourne, elle y fait la connaissance de Luca. Coup de foudre inexplicable et immédiat entre la femme mûre et le jeune homme de 21 ans auquel tous les deux vont céder sans résistance, sans penser à demain et aux années qui les séparent.Jusqu’à ce que la dure réalité de la vie reprenne le dessus et les sépare. Qui va triompher ?On assiste au réveil à la vie impératif d’une femme indépendante, libre et déterminée.

  • Auteur : BESSON, PHILIPPE
  • Éditeur : JULLIARD
  • Distributeur : INTERFORUM
  • ISBN : 9782260020707
  • Date de parution : 03/01/13

Format

  • Hauteur : 20.70 cm
  • Largeur : 13.40 cm
  • Poids : 0.26 kg

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