De marquette a veracruz

HARRISON, JIM

livre de marquette a veracruz
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 27/08/04
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25,00 €

SYNOPSIS :

Après Dalva et La Route du retour, Jim Harrison livre ici son grand roman sur le Michigan, une région qui représente à ses yeux ce que le Sud des États -Unis incarnait jadis pour Faulkner : non pas un simple décor, mais la prégnance d'un lieu aimé, un territoire habité voire hanté par l'Histoire. Car c'est pour régler de vieux comptes avec sa famille riche, compromise depuis trois générations dans l'exploitation forestière éhontée du Michigan, que David Burkett décide de s'exiler dans un chalet de la Péninsule Nord. Son père est une sorte d'obsédé sexuel, un prédateur qui s'attaque à de toutes jeunes filles, tandis que sa mère se réfugie dans l'alcool et les médicaments. Au cours de son passage à l'âge adulte car il s'agit bel et bien d'un roman d'éducation contemporain. David, le narrateur du roman, fera la connaissance d'un inoubliable triumvirat de jeunes femmes : Riva la Noire qui a décidé de consacrer sa vie aux enfants miséreux, Vernice la poétesse affranchie des conventions, et Vera, la jeune Mexicaine violée par le père de David alors que le jeune homme en était amoureux. De Marquette à Veracruz est ainsi le roman de la haine du fils contre le père, le récit d'une vengeance (vieux thème harrisonien déjà présent dans Légendes d'automne) : deux décennies d'études permettront à David de mieux comprendre la rapacité de ses ancêtres paternels, leur destruction planifiée d'immenses régions aux seules fins du profit immédiat, leur indifférence hautaine envers leurs ouvriers ainsi que les populations indiennes locales, sans parler de leur conception de la nature uniquement envisagée sous l'angle de la cupidité. Mais peut-on vivre aussi longtemps dans la haine de son père ?
David, aidé par ses amoureuses, finira par comprendre que, pour exister en tant qu'être humain et tout simplement ne pas se suicider, il doit s'affranchir de son ressentiment, tenter de trouver une autonomie incarnée par Clarence le jardinier de sa mère, ou par Jesse, l'homme à tout faire de son père, de son vrai prénom Jesus, originaire de Veracruz, où se déroulent plusieurs chapitres du roman, dont le dernier - qui constitue aussi la première page du livre : le père aux mains coupées et au visage tuméfié erre en barque avec son fils dans le golfe du Mexique. David pousse doucement à l'eau son père consentant. Roman d'une tragédie familiale inscrite sur plusieurs générations, roman de la trahison et de la foi en la vie, de la joie et de la souffrance, roman où la sexualité la plus allègre côtoie en permanence la mort et la violence la plus crue, roman tourmenté, écrit « face aux ténèbres », De Marquette à Veracruz est sans doute le livre le plus ambitieux et le plus admirable de Jim Harrison : comme dans Dalva, il y brasse l'histoire de l'Amérique depuis le début du dix-neuvième siècle, dénonçant avec des accents cinglants de colère l'exploitation systématique de la nature, le mépris des pauvres, l'obsession de l'argent comme étant des malédictions typiquement américaines. Mais c'est aussi un extraordinaire chant d'amour adressé à la beauté du Michigan, de l'Amérique tout entière, du Mexique et à l'irrésistible séduction des femmes. De Marquette à Veracruz devrait rencontrer un grand succès auprès de tous les lecteurs, non seulement de Harrison, mais aussi de littérature en général. Car il s'agit à mes yeux d'un des romans les plus marquants de ce début de siècle.
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Un roman construit comme un road-movie, où on suit le narrateur à travers les méandres de son cheminement intérieur, mais aussi sur les routes qui le mènent de Marquette, la ville dont il est originaire, à Veracruz, où il part en quête de son premier amour. David Burkett, quatrième du nom, est l'héritier d'une famille de profiteurs sans scrupules, et le fils d'un père alcoolique et pervers qu'il s'épuise à haïr. Parce que l'argent engrangé par ses ancêtres (qui ont largement contribué à la déforestation du Michigan, tout en exploitant les populations autochtones) lui permet de vivre sans travailler, David décide d'écrire une sorte de "Livre noir" recensant les méfaits de sa famille, un travail fastidieux, et dont l'utilité reste à prouver, mais par lequel il croit évacuer sa culpabilité. Parce que son père, un porc sans états d'âme, a violé la petite Véra, âgée de douze ans, dont lui-même, alors âgé de dix-sept ans, était secrètement amoureux, il se sent tenu d'expier ce crime. Sa soeur Cynthia, quinze ans à l'époque, s'est enfuie avec son petit ami Donald, un métis, fils du jardinier de la famille, avec lequel elle a construit sa vie. Sa mère a pris le large. David, lui, joue les ermites, et oscille entre repentance stérile, misanthropie et déni du réel. Il noue avec plusieurs femmes des idylles vouées à l'échec. Accablé par une culpabilité qui n'est pas la sienne, il en oublie le sens de sa propre existence, se tourmente et se flagelle sans que rien de bon n'en résulte. Seul, l'ultime face à face avec ce père haï (scène qui ouvre et clôt le récit) permettra à David de venir à bout de ses démons...

Schlabaya
19/08/10

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.44 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : BRICE MATTHIEUSSENT

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