De pierre et de cendre

NEWBERY-L

livre de pierre et de cendre
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 29/04/09
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

En 1898, Samuel Godwin, jeune peintre, est engagé par Ernest Farrow, dans une belle propriété victorienne du Sussex, située aux abords d'un lac, pour donner des cours de dessin à ses deux filles Juliana et Marianne, qui ne tarderont pas à se disputer ses faveurs... Très vite, Samuel comprend que des événements tragiques se
sont déroulés à Fourwinds et que l'on s'emploie à garder secret un passé proche pour le moins scandaleux. Une gouvernante émotive, des demoiselles persécutées, le spectre d'un épouse suicidée et le souvenir douloureux d'un sculpteur supposé débauché entament devant Samuel une danse aussi fascinante que macabre...
13 personnes en parlent

Dans un manoir anglais à la veille du XIXe siècle, trois jeunes femmes, deux hommes. Les deux filles de la maison, leur préceptrice Charlotte, le père de famille veuf depuis peu, et Samuel, un jeune artiste censé donner des cours de dessin - plus une poignée de domestiques pour la déco. On entrevoit vite des mystères autour de sculptures, de leur auteur, de la défunte mère, on subodore des drames récents... Nouvellement arrivés dans la demeure, Charlotte et Samuel sont intrigués, chacun enquête de son côté. Leurs voix alternent dans le récit pour éclairer peu à peu le lecteur sur le passé familial.D'abord une ambiance très austenienne, en plus léger, donc plus fluide, quelque chose de du bout des doigts, le Diable danse à Bleeding Heart Square, Par un matin d'automne. Et puis un ton de plus en plus personnel à mesure que les énigmes se résolvent, suscitant d'autres questions, des réflexions, l'intrigue partant dans des directions inattendues. Nonobstant la 'so british touch', une véritable pépite - grâce à l'intérêt socio-historique, au suspense croissant (digne d'un excellent thriller), aux thématiques variées et subtilement abordées. Canel

Canel
31/01/16
 

Une lecture bien sympa, de jolis paysages décrits, des personnages un peu creux, c'est un peu le bémol de ce roman. Toutefois, sa construction est bien faite, deux des personnages principaux narrent en alternance et nous pouvons découvrir des correspondances entre certains personnages (lettres).Le mystère plane tout au long de ce roman et pour un final que je n'avais pas du tout deviné, bravo l'auteure pour ce terrible rebondissement !J'ai bien aimé l'ambiance car je l'ai bien ressenti. Par moment je me croyais dans "Dontown abbey".

Ninie13
04/01/16
 

1898. Samuel Godwin entre au service de Mr. Farrow afin d’enseigner le dessin à ses filles, Marianne et Juliana. Il est aussitôt fasciné par l’atmosphère qui règne dans la demeure, entre tradition et modernité, néo-gothique et confort. Mais il ne tarde pas à comprendre qu’il règne dans le manoir de sombres secrets, étrangement liés au vent d’ouest… Mort, mensonge et mystère planent silencieusement sur le bien nommé domaine de Fourwinds.Une atmosphère so british pour ce roman qui tient à la fois de Wilkie Collins et des sœurs Bronte. La narration à plusieurs voix évoque effectivement ce contemporain de Charles Dickens ; l’arrivée du professeur de dessin au domaine n’est pas sans évoquer celle du précepteur de la Dame en blanc. Une arrivée à la nuit tombée alors que rôde une jolie demoiselle en proie à des hallucinations…. L’ensemble est élégant, suffisamment mystérieux pour capter l’attention, suffisamment chaleureux également pour retenir le lecteur dans ses filets… La vivacité de Marianne, la détresse de Juliana et l’intégrité des deux personnages qui narrent l’histoire à tour de rôle, insufflent à un récit qui pourrait être glauque de la douceur et de l’humanité en dépit de leurs propres démons intérieurs.de pierre et de cendreLes chapitres nous présentent tantôt le point de vue de Samuel, tantôt celui de Charlotte Agnew, la gouvernante, donnant ainsi l’avantage au lecteur qui en sait plus sur eux deux tandis qu’ils ignorent presque tout l'un de l'autre.Les lettres échangées entre divers personnages sont restituées par une police qui imite le style manuscrit, ce qui leur donne une touche agréablement authentique. Le cadre – un manoir, ma passion ! -, les personnages, l’intrigue, tout concourt à faire de ce livre un coup de cœur ! Je l’ai abordé juste avant la rentrée sans savoir à quoi m’en tenir. En période de reprise, j’aime avoir à mes côtés le livre passionnant qui saura me faire oublier le reste ! Et il n’est pas toujours facile à trouver ! J’ai donc passé le cap tout en douceur grâce à ce roman à la fois dépaysant et familier puisqu’il m’évoque les auteurs que j’ai cités plus haut…p. 159 « Je n’étais plus dans mon univers. J’étais déracinée. On m’avait arrachée brutalement à ma pleine campagne pour me transplanter en ces lieux où la mer ne cessait de ronger l’Angleterre. »Le Vent du Nord p. 47 « Elle représente un vieillard grandeur nature à la barbe abondante, aux yeux perçants surmontés d’épais sourcils, et qui semble traverser une tempête en volant sous des nuages bas – mais ces mots sont trop pauvres pour rendre justice au talent du sculpteur. »Le Vent d’Est p. 49 « […] mais ce que nous contemplions tous les trois en levant les yeux, c’était un jeune homme blotti nu et tremblant contre le mur – le Vent d’Est, descendu selon toute appracne de lointaines montagnes dont les pics crevaient un ciel tourmenté. »p. 207 « Cependant les toiles de Rossetti avaient continué de m’attirer. Plus exactement, je dirais que ses modèles me fascinaient – ces femmes au regard déluré, aux lèvres sensuelles, aux chevelures onduleuses. Or, depuis mon arrivée à Fourwinds, c’est Marianne qui avait pris dans mes pensées la place de Marie de Nazareth, de Beata Beatrix, de la demoiselle du Saint-Graal et de toutes les belles de Rossetti en général. »

LeCottagedeMyrtille
14/12/14
 

1898, dans la campagne anglaise, un père veuf, Mr Farrow, ses deux filles, Juliana et Marianne, et Charlotte Agnew leur dame de compagnie vivent dans un très beau manoir, Fourwinds . Le jeune peintre Samuel Godwin a été engagé comme professeur de dessin. Dès le début du livre et son arrivée à Fourwinds, le lecteur comprend que la famille cache de nombreux secrets... Un sculpteur et l'ancienne dame de compagnie ont été brutalement remerciés, les circonstance de la mort de la mère, pourquoi Marianne a-t-elle des crises de somnambulisme... Tout cela intrigue Charlotte et Samuel, ils vont mener chacun leur enquête. Dans le livre, le lecteur suit leurs voix en alternance et petit à petit les secrets du passé familial sont révélés.C'est un livre très agréable à lire, avec une atmosphère prenante et mystérieuse, des paysages, des lieux superbes et menaçants, des personnages attachants ou cachant bien leurs jeux cela donne une histoire riche en rebondissements et en révélations. J'ai beaucoup aimé ! Un beau roman romantique et énigmatique que l'on dévore sans le lâcher !

Aproposdelivres
15/10/14
 

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux jeunes filles de Mr Farrow, il ignore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maitre des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianna et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères.Ce livre est un mélange de "des hauts de hurlevent" de Charlotte Brontë et de "Rebecca" de Daphné du Maurier. On sent la violence transparaitre au fil des chapitres , une violence a fleuret moucheté qui monte crescendo. Ce roman est écrit a la première personne mais c'est alternativement Samuel Godwin le peintre et Charlotte Agnew qui raconte leur histoire. C'est un livre sentimental mais au bon sens du terme, c'est à dire qu'il ne tombe pas dans la mièvrerie ni le sirupeux. L'histoire est prenante, très bien menée dans un bon style.Bon moment de lecture pour une bonne note de 7/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
24/10/13
 

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d'un passé scandaleux... Pour ma part, il ne me semble pas que Samuel comprenne aussi vite que quelque chose cloche, dans cette somptueuse demeure... mais ce n'est que mon humble avis!Ce roman est intéressant et agréable à plus d'un titre. D'abord, c'est en soi un hommage au roman gothique dont il reprend les thèmes (passions, folie, mystère, et une maison qui fascine et recèle des secrets inavouables), mais aussi à l'art (la création, la nécessité de trouver un mécène). La construction du roman est si ce n'est originale, du moins efficace: les chapitres alternent récits à la première personne de Charlotte et Samuel, entre lesquels sont parfois intercalées par des lettres qui leur sont - ou non - adressées. Le lecteur est tout de suite intrigué par cette famille marquée par la mort tragique de la mère, et par ce domaine d'où certains employés sont partis précipitamment. Entre un artiste ambitieux mais gentleman, une gouvernante presque étrangère à elle-même, le lecteur voit sa curiosité piquée, et tourne avidemment les pages de ce roman au style fort agréable.Je pourrais peut-être reprocher à l'auteure d'avoir "ajouté" un secret de trop, qui m'a semblé, sur le coup de la surprise, un retournement un peu superflu, un peu "too much". Le premier secret, que j'avais percé, est vraiment au centre de l'intrigue, alors que le second n'apporte à mon sens pas grand chose. Hormis ce petit bémol, De pierre et de cendre est un roman très agréable, qui ne peut que plaire aux amateurs d'oeuvres gothiques et victoriennes.

Choupchoup
09/04/13
 

Je suis totalement fascinée par ces livres où les personnages sont dominés par des émotions extrêmes, sans cesse tourmentés par leurs passions, voire même dévorés par leur besoin irrépressible de transgresser les règles de bonne conduite, menaçant ainsi souvent les normes de leur époque. Ils offrent des descriptions macabres à faire peur. Ils parlent de violences et de comportements sexuels déviants, le tout auréolé peu ou prou d’une atmosphère surnaturelle.Telles sont les caractéristiques connues du roman gothique. Roman d’origine anglaise. Vous souvenez vous par exemple des femmes décrites dans ces romans ? Ce sont, elles, les victimes de ces histoires terrifiantes. Elles sont si mal présentées qu’elles ne donnent pas une belle image de la femme. Quand je les lis, je me demande toujours si un homme aujourd’hui aurait envie de s’intéresser à nous après ça et, si oui, dans quelle mesure. Regardez par exemple Le château d’Otrante de Horace Walpole écrit au XVIIIème siècle (que j’ai adoré lire soit dit en passant et que j’ai chroniqué ici) ou un autres de mes romans préférés, celui de Charlotte Brontë avec son fameux Jane Eyre. Les femmes sont de simples pions. On fait peur à en mourir mes chères consœurs. Bien qu’à l’apparence angélique, on est pâle, fragile, souvent victime d’un quelconque séducteur ou d’une créature machiavélique à la beauté ensorcelante. Bref on est souvent vouée au mal, telle Eve pour Adam. « Va de retro Satanas !! » A-t-on envie de nous crier après ces lectures, sans même nous regarder. Cela va de soi. On salirait jusqu’à leurs regards !Cependant, ces lectures étaient bien souvent le reflet d’une certaine société, la femme sensuelle et impudique étant une réelle menace pour la supériorité de l’homme. La société du XVIIIème siècle qui a vu éclore le genre, puis celle du XIXème pourraient en témoigner. Il en est de même avec les écrivains. Que l’on soit homme ou femme, les règles ne sont pas les mêmes. Charlotte Brontë se plaignait, par exemple, de cette attitude discriminatoire et comment ne pas la comprendre. Les femmes devaient respecter les règles de la bienséance. Tout manquement à cette règle était lourd de conséquences. Par exemple, leur héroïne devait être la plus chaste et la plus vertueuse possible…La femme serait-elle l’ennemie de l’homme? Vu l’histoire du XVIIIème siècle, on hausse les épaules. SUIVANT ais-je envie de crier! On est tout aussi consterné par le XIXème siècle. Les droits des femmes sont toujours absents. Arrivés au XXème siècle, on commence à grincer des dents. La jeune femme chaste et pure, obéissante et soumise n’est plus. De moins en moins en tout cas. La pilule apparait. La femme peut travailler sans demander l’accord à son mari au préalable. Aujourd'hui, une journée de la femme existe dans l’année! L’évolution se fait petit-à-petit.Le roman gothique, quant à lui, fait face à l’avènement de la femme moderne à sa façon.Heureusement pour nous, lecteurs compulsifs que nous sommes, Linda Newbery a voulu s’initier au genre gothique. Dans le roman De pierre et de Cendre qu’elle écrit en 2006, elle met en scène des êtres en proie à des tourments incessants : les femmes y sont particulièrement atteintes. Mais on a la joie de découvrir à la fin qu’elles se délivreront du mal comme de leurs premières chaussettes ! Les femmes d’aujourd’hui ne sont plus ce qu’elles étaient. Gardons cela en tête donc en lisant cet ouvrage en évitant de comparer ce livre du XXIème siècle avec ses ancêtres du même genre. A part cela, bonne lecture à tous !Résumé de la quatrième page de couverture : Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigné l’art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maitre des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d’un passé scandaleux.Mon avis :Nous sommes à la fin du XIXème siècle, en Angleterre, lorsque le père de Samuel Godwin vient de mourir. Tout jeune étudiant dans une école d’art, il cherche un travail. Il réussit à se faire embaucher par un riche veuf, Monsieur Farrow, qui gère la magnifique propriété de Fourwinds. Le nom du domaine, Fourwinds, tient son nom des quatre vents qui la parcourent depuis les quatre points cardinaux. L’habitation, semble auréolée d’un mystère particulier que Samuel perçoit de suite. Il le sent dès son arrivée dans les bruits effrayants qu’il entend en poussant la grille de la propriété.Il est engagé à Fourwinds en qualité de précepteur. Il doit enseigner la peinture à deux jeunes femmes que sont Juliana et Marianne. Juliana est une femme réservée et a la santé fragile alors que sa sœur cadette Marianne parait plus extravertie. Cette dernière expose ouvertement ses émotions, ses angoisses et semble-t-il ses névroses. Les deux sœurs ont deux caractères bien opposés et ne se ressemblent pas. Leur mère a trépassé il y a peu et personne n’ose en parler. Marianne rode la nuit dans les couloirs de la maison. Fait-elle des crises de somnambulisme en plus de ses nombreuses crises d’angoisse ?Nous suivons Samuel entrer dans la demeure de cette famille, qui, comme ses membres, est habitée par le passé qu’elle ne parvient pas à oublier. A l’écart du monde, nous le voyons se prendre d’affection pour ses élèves et la gouvernante, Charlotte Agnew. Il désire les protéger d’un mal qu’il sent roder mais qu’il ne connait pas, un mal qui se fait de plus en plus oppressant.En alternant le point de vue de Samuel Godwin et de Charlotte Agnew, l’auteur ajoute à son roman une atmosphère opaque. On est en effet un peu surpris au départ par cette construction. Puis on comprend aisément. Quelque chose d’étrange règne dans l’atmosphère de Fourwinds, ce manoir imposant à la construction si particulière et à la décoration étrange. Pourquoi donc cette dernière perturbe tant la jeune Marianne ? A peine arrivé dans le domaine en effet, Samuel entend des bruits inquiétants :« Un autre bruit effrayant entra si fort en concurrence avec la protestation de la grille que j’eus le cœur battant et les nerfs à vif. C’était un hurlement de douleur. Il m’avait empli la tête et brisé les oreilles. Il était si proche que je me cramponnai au portail. (…) Humain il eut trahi une profonde détresse.»Il découvre Marianne. Elle est terrorisée :« A l’aide… S’il vous plaît, aidez-moi… ». Elle demande à cet homme qu’elle ne connaît pas de l’aider à retrouver le Vent d’Ouest. « Le Vent d’Ouest ! Il faut le trouver…le capturer et le mettre à l’abri ! »Lui dit-elle terrorisée.On comprendra au fil de la lecture que le Vent d’Ouest est le nom d’une sculpture. Pourquoi tant de frayeur pour une sculpture ? Pourquoi tant de secrets autour de ces jeunes femmes. Pourquoi donc le malaise s’installe-t-il dès lors que l’on prononce le décès de la mère de ses élèves ? Monsieur Farrow a l’air si gentil. Comment a-t-il pu engendrer de telles filles ? Telles sont les questions qui sont clairement posées au fil des pages de la lecture.Plus Samuel Godwin passe du temps avec ses élèves et leur gouvernante, plus il ressent le besoin de les protéger. Il s’inquiète en effet pour Juliana et Marianne. Il interroge leur gouvernante, Charlotte Agnew, afin de connaitre son avis et son ressenti. Beaucoup de secrets entourent ces personnages. On comprend aisément par conséquent que les deux points de vue alternés ajoutent au mystère. Non seulement tous deux sont extérieurs aux secrets que cachent cette famille et nous permettent ainsi de vivre l’intrigue de deux manières différentes mais en plus Charlotte est un mystère. Cette femme nous révèlera en effet une intrigue à elle toute seule. Ce roman est intéressant car il soulève chez moi un attrait mesuré. D’une certaine manière j’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire. J’ai aimé retrouver l’attitude de liseuse que j’avais adolescente lorsque je découvrais par exemple la plume incomparable de Charlotte Brontë. La passion que je ressentis, la position même que je me suis surprise à reprendre…En même temps, d’une certaine manière cet attrait reste relatif pour cette même raison. Parce que De pierre et de cendre me remémore Charlotte Brontë et autres livres de la même veine et appartenant également au XIXème siècle, je ne peux que m’attrister en remarquant que l’auteur en choisissant de situer cet ouvrage au XIXème siècle, nous impose par la-même de constantes comparaisons avec les romans victoriens et gothiques. On ne peut s’empêcher de revenir au XIXème siècle au temps où le roman gothique décrivait des personnages très souvent monstrueux ou alors très angéliques, où la fin était souvent digne des grandes tragédies. Quelle n’est alors notre déconvenue en constatant que les personnages ici décrits ne sont pas aussi extrêmes. C’est comme si le roman qui se réclame de cette tradition avait oublié de construire ses bases. Un livre gothique ? Un livre qui touche au gothique plus qu’il ne l’est selon moi. Le gothique, ne l’oublions pas, a été l’initiateur du roman noir. Ce roman-ci fait donc pâle figure à côté de ses prédécesseurs du XIXème dont Linda Newbery semble s’inspirer.Cependant, mis-à-part ces questions théoriques, il nous est fort agréable de faire connaissance avec ces personnages, notamment féminins. Ils nous émeuvent. Les femmes ont pour une fois du caractère. La fin est loin d’être tragique. En aucun cas, elles ne se laisseront faire.Un livre du XXIème siècle donc et nom du XIXème. Une lecture intéressante et plaisante mais en aucun cas comparable avec les romans gothiques. Mais on peut se demander si les genres littéraires évoluent eux aussi avec le temps.

Soune
29/11/12
 

De pierre et de cendre est un hommage affiché aux romans victoriens et gothiques, et qui à ce titre, en reprend ouvertement certains codes. Il débute comme La dame en blanc de Wilkie Collins : un jeune professeur de dessin arrive de nuit dans une grande propriété solitaire et il est confronté à une apparition, ici en l'occurence Marianne, qui tient un discours sans queue ni tête sur la disparition du Vent d'Ouest. S'enclenche ensuite une narration à deux voix (celle de Charlotte, la gouvernante, et celle de Samuel), parfois entrecoupée de lettres ou de récits menés par une tierce personne. Cette alternance des points de vue clairement matérialisée par les en-têtes de chapitres, permet d'instaurer un malaise qui de diffus au départ, devient de plus en plus pesant, l'écheveau du terrible secret de famille étant déroulé de manière quasiment parallèle par Charlotte (bien malgré elle) et par Samuel le bien nommé (Godwin=Good Wind) (et qui lui, mène volontairement l'enquête). Je ne peux rien dire de l'intrigue, mais elle est bien menée et l'atmosphère est particulièrement bien rendue, le cadre idyllique de ce coin de Sussex se révélant abriter beaucoup de souffrance ; on y retrouve des lieux communs propres aux romans gothiques, comme la demoiselle en détresse (qui n'est pas forcément celle qu'on croit), les figures masculines terrifiantes, le lac et son inquiétante profondeur, et les mystérieuses scènes de nuit, auxquelles s'ajoute une réflexion sur l'art, peinture et sculpture, qui parcourt le roman de manière très intéressante. A ce titre, j'ai commencé par pester contre la couverture du Livre de Poche, me disant qu'un tableau pré-raphaélite aurait été une bien meilleure idée, tant pour la période que pour les personnages (le tableau choisi date de 1909), avant de comprendre en cours d'intrigue le pourquoi de ce choix finalement pas si mauvais. Au final, si De pierre et de cendre n'est pas le roman du siècle, c'est un bon roman page turner, qui ravira les amateurs de littérature victorienne, de belles maisons et de secrets.

fashiongeronimo
16/08/12
 

Il y a un côté Jane Eyre dans cette histoire. On s'attache à Samuel et Charlotte et les portraits de femmes, très différents les uns des autres, sont passionnants. Le féminisme de l'auteure ne fait aucun doute: les hommes ont tout le pouvoir, les femmes ne peuvent que se soumettre. Mais ces trois femmes-là ne sont pas de la tempe de celles qui se conforment à ca qu'on attend d'elles. C'est à mon avis le charme de ce roman. Et puis bien sûr, il y a les nombreuses références aux Pré-Raphaélites, à Rossetti et à l'Ophélie de Millais. Mais il y aussi des maladresses dans les scènes de dialogue. J'ai notamment trouvé que la scène entre Samuel et M. Farrow ne correspondait pas au personnage de Samuel et était ridicule. Linda Newbery insiste aussi parfois sur des éléments que nous avions compris, c'est sans doute pourquoi, parfois, j'ai eu l'impression d'être dans un roman qu'on appelle maintenant pour "Young Adults"(après vérification, Linda Newbery est bien classée dans cette catégorie en GB). Et puis, le principe narratif sur lequel le roman est fondé est étrange: on nous présente d'abord un Samuel vieillissant qui se penche sur son passé. Alors comment expliquer l'alternance des points de vue entre Samuel et Charlotte? Le grand secret dont il est question dans ce roman, on le pressent bien avant la révélation mais c'est pour moi le signe d'un roman bien construit qui ne nous mène pas en bateau avec des rebondissements sans queue ni tête. Ce roman a reçu le prix Costa Book 2006 (anciennement appelé Whitbread book award).

cocalight
02/02/12
 

J'ai été subjugué par cette lecture ! Au début je croyais qu'il s'agissant d'une histoire inventée de toutes pièces mais en fait, l'auteur se base sur des faits réels puisque le peinture Samuel Godwin a vraiment existé.L'histoire est un drame qui fait rire le lecteur, le fait frissonner, le choque aussi. Durant toute ma lecture, j'ai eu l'impression de regarder un tableau. C'est une étrange impression, qui est propre aux livres de cette collection (chez Le Livre de Poche). L'histoire est réellement interprétée comme une œuvre d'art tragique. C'est quelque chose de très beau. Marylin

marylinm
11/05/11
 

Je suis au regret de vous annoncer que la dame a pris un paquet de clichés de la littérature britannique pour nous les resservir assaisonnés d'une intrigue assez simpliste dont on devine assez rapidement les tenants et les aboutissants. Nous nous retrouvons donc dans un manoir anglais isolé d'un petit village, où l'un des narrateurs arrive une nuit de pleine lune et pousse un portail qui grince bien comme il faut. Cette maison est habitée par un jeune veuf père de deux charmantes jeunes filles sujettes aux désordres mentaux et attachées à leur nouvelle gouvernante, une jeune femme effacée qui rêve d'une vie meilleure. Rajoutez des craquements de parquets, d'étranges disparitions, des amours contrariés et vous aurez entre les mains De pierre et de cendre, roman à l'atmosphère victorienne mais bien écrit en 2007.Passé cette mise en situation, je me dois malgré tout de vous dire que si vous souhaitez faire connaissance avec Samuel et Charlotte, vous avez tout à fait raison, car quoi que j'en dise, il s'agit d'un roman qui se lit très facilement et qui nous entraine en deux temps trois mouvements dans la vie de cette famille, et cela par un habile subterfuge puisque Linda Newberry nous offre un récit à deux voix : chaque chapitre est narré alternativement par Samuel puis par Charlotte. Deux paires d'yeux donc, pour une double vision des choses qui nous invite à la fin de chaque chapitre à passer au suivant pour avoir le point de vue de l'autre sans que cela ne soit redondant puisque rares sont les moments relatés deux fois. Côté style, rien à redire : le verbe est accessible à tous, y compris à moi qui suis allergique aux tournures classiques, mais dans un langage malgré tout soutenu qui donne clairement un charme à ce livre.Le dernier bémol sera la fin de ce roman, Linda Newbery ayant eu apparemment un mal de chien à se séparer de ses personnages... Elle nous offre donc une fin dès moins imaginatives pour le lecteur qui, en refermant le livre, saura précisément ce que sont devenus chacun des personnages... Dommage pour les lecteurs qui aiment voir planer le suspense et imaginer eux même les différentes options... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Voila une quatrième de couverture fidèle au livre et qui n'en dit pas trop, c'est parfait.J'ai bien aimé l'ambiance de ce livre, à la fois mystérieuse et inquiétante, le mystère est sous-jacent et on se demande ce que cachent les personnages de l'histoire.Charlotte la gouvernante et Samuel le peintre prennent à coeur le bien-être de leurs deux protégées et la narration est effectuée alternativement par l'un puis par l'autre.Les tenants et les aboutissants de l'histoire sont révélés petit à petit et j'ai été tenue en haleine tout au long de ma lecture. Sandrine(SD49)

SD49
21/08/10
 

J'ai vraiment beaucoup aimé. On est transporté dans une très belle maison en Angleterre vers 1900 dans une riche famille aux apparences irréprochables. Et au fur et à mesure de la lecture, on découvre des secrets de famille ! J'ai été conquise par les personnages, désabusée par d'autres. L'atmosphère est très " british " et peut faire penser aux Hauts de Hurlevent.

Catoche24
14/03/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.19 kg

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