De profundis / lettres sur la prison

WILDE, OSCAR

livre de profundis / lettres sur la prison
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/01/92
LES NOTES :

à partir de
10,40 €

SYNOPSIS :

Installé ici dans cette sombre cellule, vêtu d'habits de forçat, ruiné, perdu de réputation, je m'adresse des reproches. Au cours de ces nuits inquiètes hachées par l'angoisse, au cours de ces interminables journées de souffrance, c'est à moi que j'adresse des reproches. je me reproche d'avoir permis à une amitié dépourvue de toute dimension intellectuelle, à une amitié dont le but principal n'était pas la création et la contemplation de choses belles, de totalement dominer ma vie. dès l'origine, un fossé bien trop large nous séparait. (...) tu ne te rendais pas compte qu'un artiste, et particulièrement un artiste comme moi, c'est-à-dire un être dont la qualité de travail repose sur l'approfondissement
de sa personnalité, a besoin pour que son art se développe d'une communauté d'idées, et d'une atmosphère intellectuelle faite de calme, de paix et de solitude. tu admirais mon travail lorsqu'il était achevé ; tu aimais le succès éclatant de mes premières, et les brillants festins qui les suivaient ; tu étais fier, et c'était fort naturel, d'être l'ami d'un artiste aussi éminent ; mais tu étais incapable de comprendre les conditions requises par la production d'une oeuvre d'art. (...) ma vie, dès l'instant que tu étais à mes côtés, fut entièrement stérile et, en termes artistiques, improductive. et je dois dire avec regret que, hormis quelques courtes périodes, tu t'es trouvé constamment à mes côtés.
1 personne en parle

S’il y a une oeuvre où l’objet d’une lettre prend tout son sens, c’est bien celle –ci. En effet ce long monologue adressé à son amant, dont le père est à l’origine de son incarcération, est une mise à nu, un dépouillement sans précédent de l’auteur.Celui –ci est emprisonné pour 2 ans du fait de son homosexualité. Dans la solitude de sa cellule, c’est à son amant qu’il s’exprime en montrant une extrême sensibilité, en révélant une personnalité complexe, assez torturée.J’ai senti, au travers de ses écrits, une relation ambiguë, faite d’amour et de haine, d’un certain commensalisme de la part du compagnon, Lord Alfred Douglas. Tout au long de ces pages j’y ai plus vu du remord, des reproches, de la douleur, du désespoir. Plus que de l’amour, j’y ai plus perçu un certain attachement.Si le style est impeccable, très beau, fluide, avec comme de la noblesse dans l’expression, j’ai ressenti à un moment de l’ennui, voir de la lassitude, en particulier aux 2/3 du livre lorsqu’il aborde la religion et le Christ. J’ai trouvé ce passage là particulièrement abscons et repoussant. Si pour le style, et la beauté du texte, cette lecture aura été intéressante, elle ne me laissera pour autant pas un souvenir impérissable, la trouvant probablement un peu trop dépassée, trop poussiéreuse. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
21/07/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.18 kg