De sang et d'ebene

LEON, DONNA

livre de sang et d'ebene
EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 27/02/08
LES NOTES :

à partir de
21,25 €

SYNOPSIS :

Venise, un soir d'hiver. Un vendeur à la sauvette africain, que l'on appelle ici les vu cumpra, est assassiné au beau milieu de Campo Santo Stefano. Un groupe de touristes américains était sur la place, achetant des faux sacs de marque, mais personne n'a rien vu qui puisse aider la police. Quand le Commissaire Brunetti arrive sur les lieux, il a du mal à comprendre pourquoi quelqu'un pourrait vouloir assassiner un immigrant sans papier : ils vivent dans l'illégalité, dans des squats insalubres, n'ont aucun contact avec l'extérieur et peu d'argent. Tout laisse penser à un règlement de compte au sein de la communauté. Brunetti fouille malgré tout les quelques affaires de la victime et dans une petite boîte, il retrouve des diamants bruts
dissimulés dans du sel. Il en fait part à son supérieur, on lui retire aussitôt l'enquête et des agents envoyés par le Ministère de l'Intérieur italien viennent se saisir de ses dossiers ! Brunetti continue ses recherches et finira par mettre à jour un véritable scandale d'Etat : une compagnie minière italienne avait conclu un accord avec l'Angola, qui lui accordait une concession d'exploitation du sol de 10 ans, sous réserve que la rébellion de la tribu Chokwe soit matée. La victime appartenait à cette ethnie et essayait de revendre ses diamants bruts pour financer la révolte de son peuple contre l'État angolais et la compagnie minière. Raison d'État oblige, le revendeur devait disparaître et l'affaire être étouffée...
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Le début de cette nouvelle enquête (je ne démarre pas la série par le début) est liée à l'assassinat d'un émigré noir, vendeur à la sauvette de sacs de contrefaçon sur une place de la ville. Le meurtre a eu lieu à la tombée de la nuit, alors qu'un groupe de touristes américains regardait la marchandise. Autant dire que personne n'a rien vu de très probant, et que l'enquête s'annonce mal. Mais Brunetti, avec l'aide de quelques collègues qui n'hésitent pas aller au delà de la légalité, tente de faire le jour sur cette affaire, malgré les oppositions politiques des ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur.Du côté de l'intrigue, il y a presque deux parties dans le roman. Dans la première, l'équipe patauge un peu dans cette affaire. Il y est question de clandestins noirs, de la volonté de ne pas sortir cette affaire, mais Brunetti a du mal à comprendre en quoi ce meurtre est un danger pour la diplomatie ou la sécurité italienne. D'autant plus que les compagnons de détresse du mort ne sont guère loquaces. Cette première partie, très sociale dans son traitement avec cette affaire des immigrés, est assez intéressante. L'ambiance est lourde, pleine de tensions qui ne demandent qu'à éclater et qui menacent constamment Brunetti et ses collègues.Puis les pistes s'éclaircissent, et on retombe au coeur de l'affaire. L'intrigue est intéressante, même si un peu complexe, car les enjeux sont très importants. La fin, qui pourrait en frustrer certains, me semble assez réaliste, et correspond bien au caractère peu héroïque de Brunetti.Une bonne plongée dans cette Venise glaciale du mois de décembre, où les sorties en bateau sont des supplices tellement le froid est cinglant, et qui cadre bien avec cette intrigue très politique. Donna Leon, américaine installée depuis longtemps à Venise, réussit à mêler habilement le lieu, l'intrigue et l'image atypique de ce commissaire.

Yohan59
22/11/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.38 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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