Dead boys

LANGE-R

livre dead boys
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 29/04/09
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

"J'aime Los Angeles comme je pourrais aimer quelqu'un. Elle me tue et m'enchante chaque jour." Ville des stars et du succès, du rêve et des excès, L.A est le personnage principal des nouvelles de Richard Lange, qui n'offre à ses héros, perdants magnifiques, que l'envers d'un décor factice. Comme Raymond Carver avant lui, ce jeune auteur parvient à happer le lecteur dans des destins minuscules qu'il élève en tragédies, saisissant l'essence des êtres lorsqu'ils sont contraints
par les circonstances à la vérité nue. Ces éclats de vie dérobée, ces âmes meurtries dans une ville kaléidoscope, vous fendront le coeur. "Lange insuffle une nouvelle énergie dans la mythologie de Los Angeles. Ses nouvelles sont d'une beauté dévastatrice." Michael Connelly "On compare Lange à Carver et on a raison." T.C. Boyle "Un des meilleurs recueils de nouvelles de ces cinquante dernières années, à ranger aux côtés de Flannery O'Connor." San Francisco Chronicle
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Los Angeles, des petites gens, des petites vies, des fêlures, des qui flirtent désespérement avec la lisière, de la folie ou de la connerie, ça poisse, ça poisse mais c'est plein d'élégance."Comment les gens normaux font-ils pour vivre avec toutes les erreurs qu'ils ont commises ?""Perdu de vue", par exemple, raconte l'histoire de deux demi-frères qui ne se connaissaient pas. Spencer est installé avec Judy, ils s'entendent bien, apparemment. Ils sont d'accord, à priori, pour ne pas se laisser infecter par l'esprit de Noël. Karl vient de sortir de prison, de toute évidence c'est le gros loser qui a pas mal glandé. Pourtant son arrivée change la donne dans l'équilibre de Spencer, et les choses dérapent insidieusement... On sait bien que les apparences... C'est très fort de nous montrer comme ça, à travers des petites scènes qui semblent innocentes, la réalité derrière les façades, les dangers des jugements hâtifs."Le vieux à côté de moi porte une veste en polyester bleu dont les poignets lui tombent sur les doigts. Il sent la levure et la naphtaline. Pendant un moment, il contemple l'écran bouche bée en taquinant son râtelier de la langue. Puis il se lève et se tourne vers moi."Fous le camp, voyou, dt-il d'une voix rauque.- Pardon ?- La fête est finie.- assieds-toi, le taré, s'écrie un des autres types.- Ouais, ****" renchérit un autre.Le menton du vieillard tremble; ses yeux brillent de larmes. Il retourne à sa place sur le canapé et s'assoit la tête entre les mains. J'échangerais les dix premiers venus que je connais contre un seul comme lui. Sa désolation a la beauté d'un miroir brisé."Je voudrais pouvoir mettre le doigt sur ce qui fait que ça me touche autant, une pointe du Djian des débuts, du Carver pour cette façon de présenter la simplicité des existences laborieuses, sans construction, du pris sur le vif (je veux dire pas du "fabriqué" : pas d'introduction, scènes, chute); de la douleur, aussi, parce que c'est vrai que ces nouvelles font mal, mais délicieusement."C'était généralement un coup de fil de sa mère qui faisait péter un cable à Bobby. Elle était gentille avec lui, elle le soutenait complètement, mais dans sa voix il n'entendait que de la pitié et de la déception. Vu de chez moi, il s'était fait avoir dans les grandes largeurs : quel intérêt d'être cinglé si c'est pour ressentir encore de la honte ?"Je trouve qu'il y a une économie de mots d'une générosité folle, des situations entières pleines de détails qui émergent de phrases pas crâneuses, une humilité non feinte au service d'une grande humanité. Une plume vivante. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Recueil de nouvelles, IIème Acte. Ces partenariats m’ont fait (re)découvrir un genre de littérature dont je n’avais tout simplement pas l’habitude. Les nouvelles. Ces courts récits, riches, synthétiques ou partiels, délirants ou conventionnels. De courts textes, qui, en quelques pages, vous donnent à voir l’étendue de l’univers d’un écrivain. Quelques pages, le temps d’y rentrer, et on en sort aussitôt. On ne fait pas connaissance, on se prend les personnages, on est projeté, d’un seul coup, dans leur histoire, dans leur quotidien. De courts textes incisifs ou oniriques qui, l’espace d’un instant, vous transportent, vous emmènent loin, très loin, pour vous lâcher à 5000 pieds puis s’écraser sur la terre ferme. Un vol suspendu, flottant, et démentiel. Et cette fois-ci, c’est à Los Angelse que ça se passe …Bank of America – une famille stable, une femme aimante, une fils charmant. Et un besoin de leur montrer, de leur montrer combien il les aime. Partir de cette ville infernale pour vivre une vie paisible, mais pour ça il faut de l’argent. De l’argent des banques. Volé. Un petit groupe attachant qui se raccroche aux billets verts comme un dernier souffle d’espoir. Mais aussi la peur de se faire attraper.Fuzzyland – Le mal être. Sa sœur a été violée. Sa sœur, divorcée et mère de deux enfants, a été violée. C’est dans ces moments qu’il faut la soutenir, l’aider, lui apporter un peu de réconfort. Ils y vont, tous les deux, et partager, pendant quelques jours, leur humanité, leur vies. Dialogue et compréhension.Perdu de vue – Tout un coup, la vie est bouleversée. Comment réagir, lorsque l’on apprend l’existence d’un demi-frère ? Un être proche, qui partage le même sang, et que l’on ne connaît pas le moins du monde. Et bien, apprendre, accueillir. Difficile surtout, d’accepter cet être qui, tout à coup, fait irruption dans sa vie. Et surtout quand ce dernier est loin de nos espérances …« Tuuuuuuuuuuuuut …. Tuuuuuuuuuuuuuut …. Tuuuuuuuuuuuut. » Sirène. Nuit noire, profonde. Brouillard ? Lampadaire jaune qui clignote. On s’y croit. Oui, on s’y croit. Je me sens perdu à Los Angeles. Seul, infiniment seul, face à moi-même, mes peurs, mes angoisses. Mais Richard Lange nous guide. Nous dévoile cet environnement sombre et douteux, ces vies simples et brisées, ces témoignages empreints d’un cri de détresse. On a troqué la 2 chevaux contre un taxi jaune vif, qui arpente les larges allées illuminées de la ville, sans en oublier les moindres recoins. On passe tour à tour des quartiers résidentiels aux miteux appartements, des centres commerciaux aux coins de ruelles. Malgré tout, j’ai moins apprécié ce recueil, j’ai préféré Mexico (voir Mexico, Quartier Sud) et ses ruelles chauffées à blanc, dans un univers moite. Paradoxe et incompréhension : Los Angeles me laisse de marbre. J’ai l’impression de me laisser guider dans un décor d’un mauvais film américain de série B, où tout est en plastique, et préfabriqué. Pourtant, l’écriture est agréable, et les nouvelles prenantes. Mais voilà, LA, la grande, la forte, la busy, non, non, je n’en ai pas envie. Et alors qu’à Mexico je devenais acteur de ces vies délirantes, ici, je ne fais que regarder, d’un œil triste et au travers de la vitre embuée du taxi, les images qui défilent. Et c’est quand je me laisse bercer par le ronronnement du moteur que je sais que ça ne m’a pas marqué. RrrrrRrrrrrrr, RrrrrrrrrRrrrrrrrRrrrrrrrrr. Ça y est, c’est le signe. Les vitres brisées par les balles, ça sera pour un autre voyage…

Loach
23/05/11
 

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  • Poids : 0.40 kg

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