Deloger l'animal

OVALDE, VERONIQUE

livre deloger l'animal
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 02/03/09
LES NOTES :

à partir de
5,00 €

SYNOPSIS :

Rose a quinze ans mais en paraît sept. Tous les jours, sa mère l'emmène dans un institut où elle est prise en charge par des psychologues. Un jour, la mère de Rose disparaît. La
jeune fille se pose alors des questions sur la sincérité de son père, réinvente l'histoire familiale et comble les espaces incertains creusés par les silences et le mensonge.
7 personnes en parlent

Véronique Ovaldé nous invite dans une quête d'identité, celle de la petite Rose, 15 ans, forgée par les non-dits et les absences et qui à grand coups d'imaginaire, de rêve, de sentiments va s'inventer un passé et plus exactement celui de ses parents, en particulier leur rencontre et leurs vies passées.L'écriture de Véronique Ovaldé est belle comme une peinture d'art, fine, féminine à souhait, très esthétique en somme. C'est une écriture de l'âme qui repose, apaise et rassure.J'ai réellement passé un excellent moment en compagnie de la plume de Véronique Ovaldé.

Une adolescente attardée, surprotégée par ses parents qui la tiennent à l’écart de la réalité, invente la vie de sa mère avant sa naissance, ainsi que celle de son vrai père. L’absence d’informations dont elle souffre, l’incite à lâcher la bride à son imagination, notamment lorsque sa mère disparaît sans crier gare. Voilà un livre qui démontre que les secrets de famille ne font qu’attiser les esprits.En dépit de ma bonne volonté, je n’ai pas accroché à ce livre. Autant le fond est intéressant, autant la forme est vraiment trop bizarre, au point de rendre le livre pratiquement hermétique. Du moins, j’ai buté sur l’univers de l’auteur sans jamais arriver à y pénétrer. Je n’avais jamais rien lu d’Ovaldé, alors je ne sais pas si ce livre est représentatif de son style, mais si c’est le cas, je ne compte pas renouveler l’expérience… Rose, la narratrice, n’est pas facile à cerner parce qu’elle n’est pas tout à fait normale. Son regard sur les choses est à la fois curieusement lucide et complètement décalé. J’ai failli abandonner dès les premiers chapitres. J’ai d’ailleurs sauté des paragraphes entiers sur la fin tellement j’en avais marre. A aucun moment je n’ai pris plaisir à cette lecture et pourtant quelque chose me retenait ; cette impossibilité de cerner l’histoire sans aucun doute. Le sens de l’affaire est pourtant, j’y reviens, accrocheur. La fin, comme le reste, est à la fois déconcertante et intéressante. Une lecture qui me laisse perplexe…

mycupoftea
07/08/14
 

De Véronique Ovaldé, j'avais déjà lu et aimé "Et mon coeur transparent" et "Ce que je sais de Véra Candida". Dans "Déloger l'animal", une fois de plus j'ai été emportée dans son univers de conte morbide pour grandes filles. Il y est question d'une petite Rose, pas si petite puisqu'elle a une quinzaine d'années mais ressemble plus à une petite fille naine et obèse qu'à une vraie jeune fille. Sa mère - qu'elle appelle Maman Rose - est une étrange créature qui cache sa calvitie sous une perruque blonde et qui s'habille de façon ultra-féminine et voyante. Son père, qu'elle soupçonne de ne pas être son vrai père, se nomme Monsieur Loyal mais son cirque est un peu particulier puisqu'il s'agit d'un cabaret de nu. Idem pour le lion qu'une rage de dent fait hurler la nuit : ce n'est pas vraiment un lion. On l'aura compris, nous ne sommes pas vraiment du côté du réalisme ou alors magique le réalisme... mais plus dans un imaginaire débridé où les "freaks" abondent. Véronique Ovaldé nous dresse le portrait d'une vraie fausse petite fille à la fois folle et attachante qui préfère élever ses lapins plutôt que d'aller à l'école. Rose enquête sur sa mère, cherche à comprendre où est elle est passée et quelle a été son adolescence. Le vrai sujet du livre est la relation mère-fille, le mystère de la filiation et le roman familial. Un beau roman qui dégage malgré tout une atmosphère dérangeante et malsaine... mais on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments.

Marianne33
30/03/13
 

Elle s'appelle Rose. Elle est différente. A 15 ans, elle se rend tous les jours dans un Institut où elle rencontre des psychologues. Mais, ce qui l'intéresse Rose, c'est de savoir pourquoi sa mère a disparu. Cette mère qui reste un mystère pour elle. Alors, entourée de Monsieur Loyal, le mari de sa mère et de la voisine, Madame Isis, Rose retrace le passé de sa mère et de celui qui l'a conçue. A moins que.... Difficile de résumer ce roman d'Ovaldé sans en révéler la chute ou la teneur. J'ai eu un peu de mal au départ à m'adapter au "rythme" de Rose : Roman décalé ? Où Ovaldé veut-elle nous emmener ? Je cherchais à saisir les clés de ce roman et je me suis finalement laissée emportée par la magie de l'histoire et de l'écriture de l'auteure. J'ai lâché prise pour me plonger avec délice dans le monde rêvé de Rose et je ne le regrette pas !

floaimelesmots
01/02/13
 

Un jour la mère de Rose disparaît sans laisser de trace, son père ne s'en fait pas et prétend qu'elle est repartie chez ses parents. Rose va chercher, avec l'aide de Madame Isis, à savoir où sa mère est.   C'est un récit à la première personne, le discours d'une ado de 15 ans suivant une scolarité dans un institut spécialisé. Elle est fantasque, trop imaginative. A partir d'un simple fait divers elle va échafauder une histoire romantique qui d'une certaine façon redessine sa propre histoire. Elle crée ainsi une histoire pour embellir l'aridité, la dureté de la vérité. Cependant il est parfois difficile de croire que cette ado ne soit qu'une ado (vocabulaire employé).C'est sympa à lire, pas très heureux tout de même. En fin de compte ça ressemble à que l'on fait de nos jours en matière de romans français.

Chiwi
31/12/12
 

Merveilleuse, oui, et colorée, piquante, farfelue, et plus encoreJ'adore absolument ces romans où l'on se fait piéger, qui se révèlent tout autre chose que ce que la 4° de couverture peut en dire, ou les premières pages laisser supposer. Donc, baissez vos défenses, oubliez ce que vous pensez savoir ou deviner, et entrez dans l'histoire de Rose.15 ans, en paraissant 7, scolarité en institut spécialisé, une passion pour l'élevage des lapins sur le toit de son immeuble, une Maman à perruque et un père Monsieur Loyal dans un cirque, voici Rose, telle qu'elle se raconte. Sa meilleure amie a 65 ans, et lorsque Maman disparaît, peu à peu elle fissure l'imaginaire qu'elle prenait pour la réalité, qui pouvait nous décontenancer légèrement, pour tout recadrer dans le concret, quitte à écorner la poésie... Car Rose ne ment pas, elle construit à partir de ce qu'elle a entendu, supposé....Une petite merveille où de page en page on savoure, on apprécie en se félicitant de notre chance. J'ai absolument dégusté le personnage de Markus, ses réflexions, son environnement, je me suis souvent demandé comment Véronique Ovaldé pouvait exister sans que je n'en aie jamais entendu parler. Son écriture est drôle, touchante, sensible, profonde, bref, c'était LE roman de la rentrée 2005. Ruez-vous.Extrait : p. 144"Retournons à la caravane, dit-elle.Il avala sa salive.Il se dit, il faut que nous nous arrêtions en chemin, que je trouve un truc à fumer, que je puisse boire quelque chose de fort, que nous nous perdions en route, que la neige se remette à tomber, que nous soyons pris dans le blizzard, que son cinglé de frère surgisse, il faut que nous ne puissions pas atteindre la caravane, que nous fassions tous les bars du coin, qu’elle tombe, que je m’endorme brutalement sur le trajet, que je fasse un infarctus, qu’un nuage toxique s’abatte sur la ville, que se produise un grand incendie, que les Nord-Coréens attaquent, que ma mère débarque et me demande de l’aide pour sortir sa voiture des congères, il faut que je propose autre chose.Puis Markus s’est dit, **** j’ai jamais eu aussi peur."(avant le premier baiser ! )

SagnesSy
02/07/12
 

Les lecteurs, dans l'ensemble, n'ont pas beaucoup aimé ce roman de Véronique Ovaldé, car ils n'ont pas trouvé l'histoire très intéressante. Il est vrai qu'en comparaison avec ses romans précédents, l'intrigue fait preuve de moins d'originalité, de surprise ou de profondeur. Moins aveuglant que « Toutes choses scintillant », moins incandescent que « Les hommes en général me plaisent beaucoup », il est un peu à l'image de sa couverture : une sorte de conte rose et sucré, comme le personnage de la petite fille, une grosse boule douce sucrée. Il existe néanmoins une parenté dans les personnages féminins des différents romans : contre l'adversité, elles se créent un univers propre mi réaliste, mi-fantastique. Nous sommes ici plongés dans l'imaginaire d'une petite fille qui réécrit son histoire familiale. Et l'auteur parvient à nous mettre de son point de vue, y compris dans la manière dont elle a conscience de son anormalité, jamais évoquée d'un oeil extérieur. Ce qui rend ce roman néanmoins très estimable, c'est la sensibilité avec laquelle il est écrit, la légèreté du style, la fluidité de la narration, la poésie des comparaisons, la description étonnante des milieux marginaux dans lesquels évoluent les personnages : la famille de Rose, la mère, Markus dans sa caravane, le milieu professionnel de M.Loyal. La petite Rose, innocente et inventive, nous entraîne dans un monde décalé, tendre et lumineux, qui estompe les noirceurs. - Retrouvez tous les titres du comité d'octobre 2005 Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg