Derriere la facade vivre au chateau de versailles au xviiie siecle

RITCHEY NEWTON W.

livre derriere la facade vivre au chateau de versailles au xviiie siecle
EDITEUR : PERRIN
DATE DE PARUTION : 25/09/08
LES NOTES :

à partir de
19,50 €

SYNOPSIS :

Versailles symbolise le faste et la puissance royale. Mais derrière l'or, les miroirs et le marbre, s'enchevêtrait un labyrinthe de 226 appartements où un bon millier de personnes devait trouver un lit, se nourrir, se laver et se chauffer. C'est cet univers où la promiscuité le dispute à la crasse et aux odeurs nauséabondes qu'explore William Ritchey Newton, spécialiste de la Cour de France. Il décrit la course aux logements, les aménagements de fortune pour les cuisines et les rares salles d'eau, la lutte
quotidienne contre l'humidité, l'enfumage et les dangers d'incendie. Son livre fourmille d'anecdotes sur les embarras de ce gigantesque caravansérail, les plaintes ou les requêtes des courtisans, les travaux exécutés en urgence et l'inépuisable course au financement du tonneau des Danaïdes qu'était le château. En ressort une étonnante et vivante chronique de la vie quotidienne à Versailles, tenant plus du parcours d'obstacles que d'un séjour de rêve dans le palais du plus grand souverain d'Europe.
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Derrière la façade, vivre au château de Versailles au XVIIIème siècle de William Ritchey Newton (édition Perrin) fait tomber la carapace dorée du château tel que nous le connaissons : faste, meubles estampillés, dorure, art et douceur de vivre. L’auteur nous entraîne dans le quotidien des impératifs vitaux (se chauffer, s’éclairer, se nourrir), dans les arrières chambres et les coursives, dans la gestion de 226 appartements, le logement d’un millier de personnes. Nous découvrons avec étonnement qu’à la cour certains courtisans bénéficiant de terres et propriété en province préfère s’entasser dans de petites chambres afin d’être la où il faut être vu. Nous rions devant les déménagements en cascades en fonction de l’évolution et des privilèges de chacun. Des situations ubuesques qui doivent être gérées avec diplomatie, situations où chacun tente de faire valoir son bon droit, ses influences, ses relations. En avril, le marquis des Maret, grand fauconnier, étant mort, le roi ordonna que son appartement allât « au successeur s’il n’a point de logement et, s’il en a un, à Mme de La Rivère, dame de Mesdames ». Toutefois, Mme de Pompadour eu vite fait de convaincre son amant d’octroyer la charge du défunt à son favori, le duc de La Vallière, qui, à l’époque, demeurait dans l’attique de l’ancien hôtel de la Surintendance, annexe au sud de l’aile des Princes. L’appartement de feu Marets (…) étant ainsi libéré, le gouvernement revit sa copie et prépara un état qui tenait compte d’une seconde vacance due à la mort soudaine de M. de Champagne à la mi-juin. Le 27, il reçut l’accord royal pour une nouvelle cascade :Le logement de Mme la duchesse de Lauraguais à Mme la comtesse d’Estrades ; celui de Mme la comtesse d’Estrades à M. et Mme de Coigny ; celui de M. et Mme de Coigny à la duchesse de Lauraguais » (…) Les aménagements grâce au mobiliers nationaux sont tout aussi incroyable, X veut le poêle de Y car Y a reçu celui de Z…. les extraits de lettre de demande sont savoureux. Les problèmes d’intendances sont nombreux, les cuisiniers, faute de cuisine, prépare les mets dans les couloirs au risque de mettre le feu aux tentures. Il faut être inventif pour améliorer son quotidien, par exemple faire se réfléchir la lueur des bougies sur des miroirs afin d’augmenter la luminosité. Sans oublier l’aspect symétrique et esthétique des façades comme nous en informe Mme de Maintenon : « J’ai encore un très bel appartement, mais sujet au même froid et au même chaud, y ayant une fenêtre de la grandeur des plus grandes arcades où in n’y a ni volet, ni châssis, ni contrevent parce que la symétrie en serait choquée. Ma solidité a quelque chose à souffrir, ainsi que ma santé, de vivre avec des gens qui ne veulent que paraître et qui se logent comme des divinités » Ce livre très documenté est passionnant, clair et riche. Il fourmille d’extrait illustrant les thèmes abordé. Il éclaire la face sombre de la vie à la cour. Il présente également la création du métier de sapeur pompier. Jusque vers la fin du XVIIIème, ni le château ni la ville ne disposaient d’effectifs ou de matériel spécialisés dans la lutte contre les incendies ; les volontaires accourus sur la place se bornaient à se passer des seaux de main en main. C’est seulement en 1747, lors du feu de l’appartement des Charost, que furent employées les premières pompes. Gottfried Pfarr, directeur des pompes de la ville de Strasbourg, avait vendu aux Bâtiments (…) 8 engins encore primitifs associant un réservoir mobile et des tuyaux à une pompe que ne projetait sur la source des flammes qu’une quantité limitée d’eau. (…) le besoin d’un matériel et d’un personnel spécialisés n’étant que trop évident, Le Normant de Tournehem, successeur du duc d’Antin, proposa en 1745 d’affecter à des pompiers un logement et un local. Ce livre n’est pas tendre avec les courtisans, qui ne sont d’ailleurs pas tendre entre eux, ils donnent l’impression de continuelles réclamations, sollicitudes, parfois tendre, parfois drôle, parfois insupportable. Note du Marquis d’Argenson : « Au reste, il n’y a rien à dire contre Mme de Chevreuse, sinon qu’elle a peu d’esprit, on se saurait moins, mais elle est sage (…) » Mais n’oublions pas qu’en les logeant, meublant et faisant vivre le Roi en faisait ses dévoués sujets. Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.mabulle.com

Delph83
15/06/10
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.35 kg

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