Derriere le masque

ALCOTT L-M

livre derriere le masque
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 13/05/05
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

Mondialement connue pour avoir écrit des livres pour la jeunesse, Louisa May Alcott empruntait divers pseudonymes pour mettre en scène des histoires de vengeance et de pouvoir dans lesquelles les femmes se libéraient des préjugés pour lutter contre la domination masculine. En cela l'héroïne de Derrière le masque (1866) ressemble à s'y méprendre à Lady Audley, l'un des
personnages de Mary Elisabeth Braddon. On y découvre une femme dont le comportement angélique trompe le milieu de l'aristocratie, dans lequel elle s'est introduite. Ce roman ambigu et féroce, qui met en scène la vengeance et la revanche amoureuse et sociale d'une femme, se situe dans la lignée des thrillers de Wilkie Collins, Mary Elisabeth Braddon et Charles Dickens.
5 personnes en parlent

Pas facile d'imaginer que Louisa May Alcott pouvait être l'auteur d'autres romans que son très célèbre "Les quatre filles du docteur March" !.. Pourtant, l'auteur s'est essayée à d'autres histoires moins niaises et candides, sous pseudonyme, notamment avec "Derrière le masque". Louisa May Alcott était fondue de romans noirs, de théâtre et de romances glauques. Dans ce roman, elle met en scène Jean Muir, dix-neuf ans, blonde et fragile, qui traîne sa frêle silhouette maladive chez les Coventry pour devenir gouvernante de la famille. La jeune fille et ses secrets intriguent, en opposition à la figure indolente et narquoise du jeune héritier. Toutefois dès la fin du premier chapitre l'auteur n'hésite pas à dévoiler que Jean Muir est une intriguante ! Quels desseins, quelles noirceurs, quels mystères l'auréolent ? Tout reste à découvrir. Et effectivement cette histoire de manipulation féminine est intéressante et s'inscrit dans la grande tradition des romans noirs de la fin du 19ème siècle. Wilkie Collins est évoqué, mais "Derrière le masque" n'est pas un livre de référence, inoubliable. Sa lecture est charmante, gentillette. Le portrait du cercle bourgeois des Coventry est observé avec acuité, sans ironie, mais j'hésite à croire à une volonté de démontrer la vulnérabilité féminine qui décide de se venger de leur triste sort en la personne (symbolique) de Jean Muir ! La jeune femme garde des traits diaboliques (mais j'ai déjà remarqué que c'était une exigence chez L.M. Alcott, pour avoir lu un autre roman, "pour le meilleur et pour le pire"). "Derrière le masque" reste un roman de "second plan", pas un classique, juste une illustration légèrement floue d'une littérature de l'époque.

Clarabel
23/02/09

Ce qui m'a empêché d'apprécier pleinement ce livre c'est que, dès le départ, nous savons à quoi nous en tenir sur Jean Muir, la fameuse manipulatrice. De fait, nous l'observons sans surprise, sans qu'aucun suspense ne vienne faire battre notre coeur un peu plus vite si ce n'est peut-être à la fin, pour peu que l'on n'ait pas, comme moi, lu les titres des chapitres des plus explicites. Nous savons que chacune de ses actions est calculée et, chaque fois qu'un personnage tombe dans le panneau, c'est affligeant et surtout prévisible. Le livre n'est pas ennuyeux pour autant car il est assez intéressant de voir la progression des manoeuvres de l'intriguante mais de là à le voir qualifier de "thriller", il y a une marge... sacrément large !Le point positif de cette histoire, c'est l'intention qu'y a mise l'auteur et le contexte. En effet, Louisa May Alcott souhaite montrer comment une femme, considérée, à son époque, comme un être faible, peut s'avérer tout aussi retorse, calculatrice et dure qu'un homme. Son message est intéressant dans le sens où il s'agit de battre en brèche les préjugés des hommes envers les femmes. D'ailleurs, son héroïne mise tout sur l'aveuglement masculin (les hommes qui, à l'époque, estiment qu'une femme brodant sagement dans son coin est une image rassurante et tout à fait dans l'ordre des choses en seront pour leurs frais).J'ai aimé ce point de vue, où une femme prend le pouvoir, allant à l'encontre d'une mentalité étriquée. le "girl power" avant l'heure !

mycupoftea
06/09/12
 

C'est un roman vraiment étonnant, au rythme assez haletant, qui raconte l'histoire de la revanche sociale d'une femme à qui la vie n'a donné qu'intelligence, beauté et ruse, mais ni fortune ni rang. Il est un peu construit comme une pièce de théâtre tant les rebondissements et les manipulations s'enchaînent. Les références au théâtre sont d'ailleurs nombreuses, tant dans le personnage de Jean Muir, actrice consommée, que dans la mise en scène de saynètes ô combien habiles qui lui permettront de parvenir à ses fins ou même dans la phrase finale, qui revient à la jeune femme : "La dernière scène n'est-elle pas meilleure que la première ?" Même si on sait tout de suite que Jean Muir est une rouée de première, on ne peut pas s'empêcher de ressentir de la sympathie pour cette femme calculatrice douée d'un singulier esprit d'à-propos et d'un don certain pour la stratégie. Il faut dire aussi qu'à côté d'elle les autres personnages paraissent bien falots, tous aveuglés qu'ils sont par la finesse de la jeune femme. Le tout est raconté dans un style enlevé et très fluide, ce qui bien évidemment ajoute au charme de ce roman inattendu.

fashiongeronimo
10/07/12
 

Très décevant. Je n'en attendais pourtant pas grand-chose : dès les premières lignes, j'ai su à quoi m'attendre (roman à l'eau de rose prévisible, personnages très gentils et niais qui se feront avoir par une méchante et hypocrite gouvernante) et espérais seulement que la fin ne serait pas trop "gnangnan" (du style "j'ai été très méchante, mais je m'en repens, parce que vous êtes les premiers à m'aimer malgré ma pauvreté" et force larmes de la part de la méchante-pas-si-méchante comme des "gentils-très-gentils" qui pardonnent). Tout s'est d'abord déroulé comme je l'avais imaginé, y compris mon agacement envers les personnages. Puisque je m'y attendais et avais justement besoin d'une telle lecture sans prise de tête, c'était parfait. Malheureusement, la fin, si elle ne correspondait pas à ma crainte, n'en était pas moins décevante pour autant. Certes, la gouvernante joue son jeu jusqu'au bout et y réussit même, bien qu'un enchaînement de circonstances trop heureux pour être vraisemblable permet à la riche famille d'ouvrir les yeux. Elle ne renie rien et regrette son comportement uniquement envers deux personnages réellement gentils, dont on ignore s'ils lui pardonnent ou non. Malgré cela, c'est resté très fade, et la tentative de donner de l'épaisseur psychologique aux personnages s'est avérée très maladroite et particulièrement mal venue. J'aurais vraiment préféré des personnages tout à fait noirs ou blancs plutôt qu'un tel gâchis.Pour moi, ce roman "facile" et à l'eau de rose n'est même pas réussi dans ce genre littéraire, d'où l'unique étoile au lieu des deux que semblait promettre le début.

AmandineMM
15/02/13
 

L'histoire d'une femme devenue maitre dans la manipulation par l'innocence. AVec ses fausses boucles blondes, son maquillage cachant ses traits usés et durs, ses fausses dents, et surtout sa maitrise parfaite de l’angélisme, de la gentillesse, la politesse, la "jeune" Jean va prendre sa revanche sur la vie et accéder au titre dont elle rêve. Consciente de sa perfidie, et ressentant par moments des remords, elle ne peut cependant pas lutter contre sa nature et le plaisir qu'elle éprouve dans l'exercice de tromper les êtres.J'ai largement préféré "pour l'amour et pour l’éternité" qui est encore plus théâtral et haletant. Je pense qu'il ne va pas me marquer.

sugarthemis
26/10/12
 

Format

  • Hauteur : 18.40 cm
  • Largeur : 12.30 cm
  • Poids : 0.16 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition