Des souris et des hommes

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/04/39
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n'a pas plus de malice
qu'un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.
35 personnes en parlent

Très court et rude, ce roman est écrit de manière brutale. Pas de fioriture. Des dialogues simples et efficaces qui nous plongent dans l’Amérique rurale des années 30, son austérité, sa misère. L’espoir fou de deux hommes très différents mais liés par une amitié profonde, chose rare chez les ouvriers journaliers. Ils voyagent ensemble, George prenant soin de Lennie, incapable de se débrouiller seul. J’avais déjà vu le film de Gary Sinise (dans le rôle de George Milton) avec John Malkovitch (dans le rôle de Lennie), et il m’avait bouleversée. Je n’ai donc pas été surprise par la fin, le suspens étant un peu gâché du coup, mais j’ai apprécié l’écriture sobre et dépouillée de Steinbeck, il va droit au but, relate les faits tels qu’ils sont. L’émotion n’en est que plus intense. Je compte lire d’autres livres de cet auteur que je viens de découvrir.

un flyer
13/02/09

En Californie, au milieu des années trente, comme des milliers d’autres travailleurs ballottés par la crise économique, deux amis, George Milton et Lennie Small, sont réduits à mener une vie d’errance, travaillant comme journaliers agricoles. Leur rêve est de pouvoir, un jour, acquérir une petite exploitation. Lennie est un colosse à l’esprit simple, entièrement dépendant de son ami Georges, vif et intelligent. Lennie adore caresser les matières soyeuses, tout ce qui est doux, en broyant sans le vouloir de ses énormes mains, souris, lapins ou chiots. Embauchés dans la ferme des Curley, Georges devine qu'un drame va se produire car la belle-fille du patron est une femme provocante et son mari, un jaloux violent... Par une écriture forte et grave John Steinbeck évoque l’univers pauvre de l'Amérique rurale de la fin des années 1930, lors de la grande dépression, et à travers l'étrange histoire d’une amitié informe et étrangement nouée il exprime toute la misère et la solitude humaine.

Kara
26/01/09
 

Magnifique! C'est le seul mot qui vient à l'esprit suite à la lecture de ce roman. Et c'est Joseph Kessel qui en parle tellement bien que je ne résiste pas au plaisir de le citer : " Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long.Ce livre est écrit avec rudesse et, souvent, grossièreté. Mais il est tout nourri de pudeur et d'amour.Certains auteurs de l'Amérique du Nord disposent d'un secret impénétrable.Ils ne décrivent jamais l'attitude et la démarche intérieures de leurs personnages. Ils n'indiquent pas les ressorts qui déterminent leurs actes. Ils évitent même de les faire penser......Le récit commence au milieu de nulle part, ou presque, avec deux personnages (George et Lennie), dont on ne sait rien. C'est petit à petit, au fil du récit et des actes de chacun, que Steinbeck dévoile des pans de la personnalité très complexe de ces deux hommes."

dvan
07/03/13
 

C'est un livre que j'ai lu il y a fort longtemps lorsque j'étais collégienne... je ne me souviens plus de l'histoire en détail mais malgré les années passées depuis, l'impact et les ressentiments de ce roman sont toujours là ! Poignant et beau !

Ninie13
04/01/16
 

Court mais incisif Un récit dense, qui se lit très vite. Mais quand on l'a fini, on y repense pendant 15 jours... Simplicité de l'écriture et efficacité des émotions.

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

J'ai dû lire ce livre pour mon cours de Français en 4ème et bien que les années ont passées, il est encore gravé dans ma mémoire ! J'ai beaucoup aimé ce livre dont l'histoire se passe en Californie dans les années 30, la Grande Dépression est là et les personnages cherchent du travail avec bien sur toutes les difficultés qu'on imagine au vu de la période. Trouvant un travail dans une exploitation, Lennie et George pensent pouvoir se poser un peu mais suite à une maladresse de Lennie, leur vie va être totalement chamboulée à jamais !Les personnages sont très attachants surtout Lennie qui a des problèmes psychologiques. Il fait beaucoup de bétises mais fait tout son maximum pour ne pas être une charge pour son ami George. Sa vision ingénue de la vie est terriblement touchante et on ne peut qu'adorer ce personnage et avoir envie de le protégé comme le fait George lui-même. George est un personnage très intéressant, ce qu'il fait pour Lennie à la fin est choquant mais d'un autre côté très beau, signe d'une amitié extrêmement forte, plus forte que tout. Sincèrement, j'en ai littéralement pleuré pendant un bon quart d'heure tant c'était choquant et beau à la fois.L'écriture de Steinbeck est très belle et donc très agréable à lire même pour ceux qui ne sont pas habitués à la littérature classique. En effet, on pense souvent que dans la littérature classique il n'y a que des phrases pompeuses et à rallonges mais ici pas du tout, c'est tout le contraire. Ce style d'écriture permet de nous faire ressentir la tendresse qu'il y a entre les personnages, de nous sentir concerné par leur avenir : magique et magnifique !En conclusion, c'est un magnifique livre qu'il faut lire au moins une fois dans sa vie et relire quand le coeur nous en dit ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
21/06/15
 

Je n'ai découvert Steinbeck que récemment, grâce à la recommandation d'un ami et c'est un vrai trésor de la littérature !Je me suis attachée assez rapidement aux 2 personnages principaux : George et Lennie. Comment expliquer cette amitié improbable ? Pourquoi est-ce que George continue à protéger Lennie ? Cette amitié m'a séduite de par sa pureté apparente. A la fin j'ai compris qu'en grande partie, la peur de la solitude les avait réunis, mais cette amitié reste belle et grande. Et leur rêve de posséder leur propre ranch interpelle également car c'est un sentiment universel qui nous parle à tous.Toute l'histoire est cadencé sur quelques jours d'existence (un peu comme 'Le vieil homme et la mer' d'Ernest Hemingway) et c'est vraiment bien joué. Ces 2 hommes vivent dans des milieux et contextes qui nous sont inconnus pour la plupart, mais Steinbeck réussit à nous captiver en créant des sentiments universels et humains tels que l'amitié et l'espoir d'une vie meilleure.La fin est poignante avec un grand conflit interne pour George. Je vous laisse le plaisir de la découvrir pour ceux d'entre vous qui n'ont encore lu ce chef d'oeuvre. Je continue ma découverte de cet auteur avec 'Les Raisins de la colère'.

Lectricepositive
14/03/15
 

Court mais incisif Un récit dense, qui se lit très vite. Mais quand on l'a fini, on y repense pendant 15 jours... Simplicité de l'écriture et efficacité des émotions.

90011755
19/09/14
 

Sur les routes californienne, deux hommes cheminent de ranch en ranch, George, un petit malin et Lennie, un colosse pas très futé. Leur route les conduit à Soledad dans la ferme des Curley où ils espèrent bien se faire un petit magot, parce que travailler pour un patron, ça va un temps mais posséder sa propre ferme et quelques arpents de terre, ce serait le paradis. Là ils pourraient vivre heureux, à leur guise, selon leurs envies. Lennie adore quand George lui parle de cet avenir radieux, il se voit déjà s'occuper des lapins comme une mère s'occuperait de ses enfants. Mais pour concrétiser ce projet, il faut qu'ils gardent leur place et ce n'est pas toujours facile avec Lennie qui a l'art de s'attirer des ennuis. Pas méchant pour un sou, il ne contrôle ni sa force ni ses pulsions et parfois ça tourne mal, comme avec les souris qu'il caresse trop fort, ou cette femme à Weed qui n'a pas compris qu'il voulait juste toucher sa robe...Cette fois, George lui a fait la leçon et il est bien décidé à se tenir tranquille même si la ferme des Curley recèle bien des dangers : le fils Curley, un gringalet bagarreur et sa femme, trop belle, trop frivole qui aime traîner du côté des baraquements des saisonniers. Un rêve pour supporter la misère, une amitié pour vaincre la solitude, voilà ce qui lit George et Lennie. Cette relation, forte et touchante, paraît déséquilibrée de prime abord, Lennie serait le fardeau de George, le poids sans lequel sa vie serait bien meilleure, bien plus facile. Mais il n'en est rien ! Si Lennie a besoin de George pour se dépatouiller dans un monde hostile où on le dit demeuré, George a lui aussi besoin de Lennie pour se sentir utile, pour ne pas être seul sur les routes, seul à rêver. Ils veillent l'un sur l'autre mais parfois, il est difficile d'éviter les coups durs. Dans le monde des ouvriers agricoles, des hommes durs à la tache, l'amitié n'a pas sa place, chacun défend sa peau et ne pense qu'à survivre. Et chez les Curley, la règle et la même. Pour garder sa place, il faut s'occuper de ses affaires et s'arranger avec ses propres soucis. Le noir, l'invalide, le petit, le solitaire, chacun se réjouit de voir plus malheureux que lui et qui serait assez fou pour s'occuper d'un cinglé ? Lennie, un enfant dans un corps de géant, n'est pas armé pour affronter ce monde cruel, George lui sert de guide, mais ne peut pas empêcher le drame que l'on pressent tout au long de la lecture. D'où viendra le coup ? Du fils Curley qui cherche la bagarre parce qu'il sait qu'il en sortira toujours gagnant ? De sa femme qui traîne sa solitude et sa frustration et cherche dans les yeux des saisonniers la certitude qu'elle plaît et qu'on la convoite ? En arrivant à Soledad, Lennie et George se sont jetés dans la gueule du loup et rien ne pourra empêcher l'inéluctable de se produire...Porté par les personnalités attachantes de Lennie, le naïf et George, le bourru, Des souris et des hommes est un roman fort et bouleversant, une énorme bouffée de tendresse qui se cache derrière une rude virilité. Sans doute la plus belle histoire d'amitié de la littérature.

un flyer
15/08/14

Des souris et des hommes, c’est un petit livre (189 pages), mais c’est un condensé d’émotions. Encore une fois, j’ai eu un coup de cœur pour le style de Steinbeck. Une écriture faite de dialogues au langage familier, mais en même temps emprunte de beaucoup de poésie. Rien qu’avec son style, l’auteur arrive à faire ressentir l’essence du lieu, le caractère des personnages. Il y a, je trouve, une sorte de théâtralisation de l’histoire à travers cette écriture.Et justement, parlons-en de cette histoire. En somme, elle n’est pas très compliquée : C’est l’histoire d’une amitié entre un homme à la force colossale et à l’intelligence limitée, et un homme plus débrouillard qui va veiller sur le premier. L’histoire de deux hommes qui rêvent à une vie meilleure dans leur Californie natale, et qui vont aller travailler dans un ranch pour essayer d’atteindre ce rêve. Et puis, il y a l’évènement qui va tout chambouler. Cet accident qui va bousculer tous les projets des deux hommes… jusqu’au point de non-retour. La fin du livre est bouleversante… mais finalement pas si inattendue que cela dès lors où l’on a appris à connaître les personnages.Mais, des Souris et des Hommes, c’est surtout une histoire humaine qui décrit un pan de la société américaine des années 30, et plus particulièrement de la Californie. Un thème cher à Steinbeck, que l’on retrouve également dans « à l’est d’Eden ». A travers Lennie et George, mais aussi des autres personnages, on découvre la vie de ces journaliers – ces travailleurs à la journée – qui passent d’une exploitation à l’autre, à la recherche d’un peu de travail pour survivre. Et l’on prend conscience que si leur misère pécunière est grande, elle l’est souvent moins que leur pauvreté relationnelle. Car ce sont souvent des hommes solitaires, sans familles, sans relations fixes.Ce roman est certes court, et ne s’encombre pas de descriptions. L’auteur va directement à l’essentiel, en insérant beaucoup de dialogues dans le récit. Et pourtant il réussit à véhiculer des tas d’émotions et de réflexions sur l’âme humaine, sur le rêve, sur l’amitié…Un roman que je vous conseille très fortement.

Nelcie
08/07/14
 

On s’attache d’emblée à Lennie, cet homme imposant mais pas méchant pour deux sous qui apparaît rapidement comme retardé. Son compagnon d’infortune, Georges, s’occupe de lui à longueur de temps, et même s’il craque parfois et lui dit qu’il en a marre de lui, on sent un profond attachement entre eux. Ce livre est court mais tellement bouleversant, j’ai été détruite par cette fin, même si on se doute de l’élément déclencheur, je ne la pensais pas aussi dure. Entre rêves et réalité de la vie à cette époque, ce petit roman nous immerge totalement dans le quotidien de ce ranch et de ses occupants aux multiples facettes.

bookworm02
02/06/14
 

Un roman bref mais terriblement marquant qui a été plébiscité par notre comité de lecture. Beaucoup d'émotion et de pudeur se dégagent de cette magnifique histoire d'amitié. La fin, magistrale, nous touche et nous emporte par son lyrisme et la puissance de sa beauté. A (re) lire !

Comme dit Joseph Kessel dans la préface "Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long". Effectivement, avec moins de 200pages, le livre est vraiment rapide à lire, en plus l'écriture est très fluide et les personnages vraiment attachants. L'amitié relatée dans ce livre est assez intriguante: c'est l'histoire de deux hommes très différents, George, un petit assez malin et Lennie, un grand "bêta", qui font tout ensemble. Le souci c'est que Lennie fait souvent des bêtises ce qui pousse notre duo à fuir. En fait Lennie est un peu retardé et ne se rend pas compte de ce qu'il fait. George l'a pris sous son aile et s'occupe de lui quotidiennement. Cette histoire est vraiment touchante, on ne retrouve pas ce genre d'amitié très souvent, surtout à cette époque où Lennie était vraiment un poids pour George. Quant à la fin... Je me doutais de ce qu'il allait se passer tout en me disant que ça ne pouvais pas se finir comme ça... Bouleversant!!

naramaya
07/03/14
 

Des souris et des hommes est une œuvre à mi-chemin entre le roman et la pièce de théâtre qui, si elle se lit vite et bien, reste surtout très émouvante. Je ne peux pas dire que j'ai "adoré", car on reste loin de mes goûts habituels, mais ce livre m'a touché. Il est extrêmement réaliste et nous donne l’impression d’assister en temps réel aux scènes qui s’y déroulent, notamment à cause des nombreux dialogues et du langage familier qui est utilisé pour retranscrire les conversations. Mais tout cela se voit équilibré par de belles descriptions un brin poétique qui rend le tout plus profond. On prend les personnages en affection, on ne cesse d’espérer que l’inévitable ne se produise finalement pas… et puis la fin arrive, tragique et magnifique, et elle nous serre le cœur. Je n’ai peut-être pas adoré, mais j’ai été touchée, et rien que pour ça, je ne regrette pas de l’avoir lu. Des trois livres « spécial DUT » que j’ai lu, celui-ci reste ma plus jolie découverte.

Lauraahh
22/01/14
 

Il y a quelques années, j'ai vu le très beau film de et avec Gary Sinise ainsi que John Malkovitch dans le rôle de Lennie. J'ai ensuite déniché le roman dans un vide-grenier et me suis décidée à le découvrir fin août, profitant de mes dernières journées de liberté pour lire au soleil !Des souris et des hommes est l'histoire d'amitié bouleversante de George Milton et Lennie Small. George, un peu bourru mais avisé et généreux, a pris sous son aile Lennie, un esprit d'enfant dans un corps de géant. Ouvriers agricoles journaliers dans la Californie des années 30, ils se soutiennent mutuellement dans cet univers de solitude austère et âpre, caressant l'espoir insensé et pourtant si naturel de posséder un jour une petite exploitation : cultiver leur propre terre plutôt que celle des autres, ne travailler « que » sept heures par jour... Mais au moment où le rêve est sur le point de prendre forme, un tragique accident va tout remettre en question...C'est un récit bref mais terriblement émouvant, construit en crescendo. En quelques jours à peine, le rêve à portée de main cède la place au désastre. C'est un univers rude mais le projet des deux hommes est teinté d'une beauté simple et poignante. J'ai aimé partager le quotidien rude de George et Lennie : un travail surhumain, la solitude et en même temps la promiscuité avec les autres ouvriers, une situation précaire...J'ai aimé la bulle d'intimité, d'espoir et de poésie champêtre créée par ce tandem hors-norme. J'ai aimé les dialogues authentiques, la relation parfois brutale mais touchante des deux hommes... Bref, coup de cœur donc, pour ce roman court mais puissant !

LeCottagedeMyrtille
10/11/13
 

Un roman sur l'amitié de deux êtres, l'un dépendant de l'autre, qui pensent qu'un jour ils pourront réaliser leur commun, celui de posséder une ferme.Il n'est pas possible de parler de l'histoire sans en dire trop, alors je vais m'abstenir. Ce livre est aujourd'hui étudié en classe, alors bien sûr, je ne ferais pas « une critique littéraire » de ce lire. Je dirais tout simplement que c'est un roman court et percutant, dont l'écriture, sans fioriture, est un vrai travaille d'orfèvre.

seriephile
21/08/13
 

Un livre lu il y a longtemps mais qui laisse en moi un souvenir ému... j'ai même pleuré en le relisant...Le personnage de Lennie est attachant, il ne serait rien sans son ami George... Un roman fort et émouvant

Camilla
21/08/13
 

Il était une fois, George et son ami Lennie, un grand garçon pas très malin. Tous les deux, ils voyagent de ranches en ranches pour gagner quelque argent pour pouvoir s'acheter la maison de leur rêve. Ils arrivent dans un nouveau ranch géré par M. Curley. Très vite, George prend les choses en main : Lennie ne doit parler à personne, il doit juste faire son boulot et se taire. Ce roman est pour moi un mystère. Je ne sais comment le qualifier, ni le décrire. Il est un inclassable. Dès le début, l'on se demande ce que c'est que ce récit étrange, sans aucun détail sur la psychologie des personnages, sans aucune description précise, mise à part quelques paysages ou scènes ici-delà. Bref, tout le long de cette lecture, on se demande vraiment ce qui a pu rendre ce roman si célèbre. Car mise à part une petite réflexion sur les interactions interpersonnelles et les inégalités sociales, il n'a pas grand intérêt.Jusqu'à la quasi toute fin, j'ai pensé de la sorte.Et puis arrive le dernier chapitre. Après un accident, Lennie est acculé, presque fou. On a déjà de l'affection pour lui depuis quelques pages maintenant, on s'est habitué à lui, à sa façon d'être avec les animaux, les "choses douces" comme il dit. Et l'auteur se joue de nous. Il piétine nos certitudes et notre ressenti depuis le début du roman.Choquée, émue et bouleversée par cette fin, je me demande comment l'auteur a bien pu faire. Pourtant je vous le dis, je n'ai pas apprécié le début du roman. Mais j'ai été touchée par la fin et je sors de cette lecture avec un petit noeud à l'estomac.Une chronique courte et certes un peu confuse, qui traduit sans doute la confusion dans laquelle je me trouve en achevant ma lecture.

SEcriture
18/07/13
 

Il est très court, se lit très vite, mais n'en est pas moins complet. J'ai adoré ce côté décalé, ce grand dadet de Lennie, simplet et gentil comme tout, son amitié avec Georges qu'il suit comme son ombre, et puis leur rêve qu'ils se répètent tant de fois. A force d'en parler, ils finissent par y croire. Steinbeck dépeint de manière subtile et prenante cette vieille Amérique dans laquelle les pauvres n'ont que leur rêve, et tous le même.Ce fut une belle découverte !

Myaou
09/06/13
 

Un roman touchant, humain, à la fois poétique et pessimiste sur les rapports humains dans une Amérique des années 30 en crise. La relation entre Lenny Small et George Milton est des plus marquante. Un classique à juste titre.

Alphide
24/05/13
 

Je garde un excellent souvenir de cette lecture lointaine, j'ai aussi vu le film). Une amitié virile entre George et Lennie brute, simple d'esprit. La dure vie des journaliers (pas vraiment changée depuis les années 30. Chez moi, dans les années 50/60, on parlait de "marchands d'hommes" et cela m'épouvantait. berthe

afbf
08/03/13
 

George et Lennie traverse la campagne états-unienne et vont de ferme en ferme, afin de trouver du boulot, et surtout de gagner de l'argent. Cet argent, économisé par les deux compagnons, doit leur permettre de s'offrir une ferme pour élever des lapins. Malheureusement, George, le plus futé des deux, est accompagné de Lennie : une vraie force de la nature, capable d'abattre un travail phénoménal. Mais également un être simplet, qui n'a pas toute sa raison. C'est d'ailleurs à cause de Lennie qu'ils ont dû fuir leur précédent point de chute. Lennie est tellement fort,que ce qui passe entre ses mains a de fortes chances d'être détruit ou tué, comme cette souris qu'il ramassé au bord du chemin, et avec laquelle il joue en se dirigeant vers son futur point de chute. Et comme Lennie aime caresser ce qui est doux...Ce roman, assez court, traduit de l'américain, est dans la version que j'ai lue, écrit avec une langue très orale et paysanne. N'étant pas assez doué en anglais pour lire le texte dans sa version originale, j'imagine que ce parler a volontairement été choisi par Steinbeck. Hommage donc à l'auteur, mais aussi au traducteur pour avoir rendu ce style oral.Ce texte est très fort : il parle de l'amitié entre deux êtres qui a priori n'ont aucune raison de rester ensemble, il parle de l'utopie de ces deux gars qui rêvent de propriété, il parle également de racisme, avec le noir de la ferme condamné à dormir dans l'écurie, alors que les autres dorment dans une même pièce. Un livre poignant, plein de tension et de vigueur, et qui touche. Un grand roman.

Yohan59
27/01/13
 

Qu'il est dur de transcrire l'exemplarité de cette histoire tant Des souris et des hommes bouleverse celui ou celle qui le possède. Parce qu'il faut bien le reconnaître, sans superflu, sans effet de style, avec une facilité déconcertante, John Steinbeck a écrit un des plus grands livres qu'il m'ait été donné de lire. Voilà, c'est dit et assumé : totally !Balayant d'un revers de la main tout manichéisme littéraire ou humain, John Steinbeck gère l’ambiguïté sans cloison, l'harmonie sans manipulation, la montée d'adrénaline et la suggestion avec brio. Chaque personnage possède une part d'ombre et de lumière mais le talent de l'Américain réside dans le fait de mouvoir la dualité en chacun, afin de créer un ensemble en constante évolution, à la limite du chaos, sur le fil du rasoir. Les personnages ainsi présentés participent à des travaux dans une ferme isolée et rêvent d'un même destin (devenir propriétaire ou bien aspirer à davantage de liberté pécuniaire). On voit évoluer le géant Lenny à la force meurtrière incontrôlable et au cerveau prématurément scindé, son débonnaire protecteur Georges perdu dans ses illusions et au langage plutôt violent, les autres journaliers solidaires face à l'adversité mais pratiquant un ostracisme assumé puis la femme maline, provocante mais finalement niée dans son entité. On sent l'impasse dans laquelle tous cohabitent, générée par l'arrivée de Lenny et de Georges en fuite d'un précédent emploi pour une raison inavouable. On retrouve la notion du Mal et du Bien personnifiés, l'idée du pêché originel...Au final, une quête magnifique et désespérée où chacun dévoile son humanité, acte pour le mieux du collectif, montre ses faiblesses, assume sa violence intrinsèque ; un univers rude où le manque d'instruction n'empêche pas une profonde sagesse, mais où le sentiment amoureux a du mal à se faire une place. Steinbeck offre une leçon magistrale en si peu de pages.Un prix Nobel plus que confirmé après la lecture de À l'est d'Eden et La perle, deux autres de ses chefs d’œuvre.

Cave
17/09/12
 

Un gigantesque coup de coeur, notamment pour la dureté de ce livre. Lennie Small et George Milton, deux frères, se "baladent" (bien que ce ne soit pas une balade de santé) de ranch en ranch, à cause de la crise économique des années 30. Ils ont tout perdu et ne font donc qu'errer, avec pour objectif d'acheter une gigantesque ferme où ils couleront des jours heureux. Lennie, à moitié autiste, ne peut compter que sur l'aide de son frère. Au contraire du livre La joueuse de Go, que je viens de critiquer précédemment, Steinbeck va utiliser un style brutal pour refléter l'époque, sans poésie ni fioritures. Certes, la fin est prévisible (quoique, pas dans les détails) mais la lecture n'est en rien gâchée. C'est, à mon avis, un classique à lire, pour les références historiques, et surtout pour se rendre compte de la dureté de l'époque, et ce que la crise économique provoque chez les gens. Clementh

Clementh
27/07/12
 

Un roman très intense dans sa brièveté. Découpé comme une tragédie, mais une tragédie des petits. Le destin s'y présentant sous les traits d'une femme trop fardée, avec des cheveux comme des saucisses. Une femme qui rêvait d'un destin d'actrice et qui tente de lever le désir de journaliers abrutis de solitude. Au coeur du récit, l'amitié improbable de deux hommes, l'un, George, dur et vif, l'autre, Lennie, un grand gaillard ressemblant à un gros bébé. Dans le fil des mots crus, le lecteur glisse inexorablement vers le drame.Remarquable !

nanettevitamines
27/07/12
 

George et Lennie sont ouvriers itinérants. Ils parcourent les Etats-unis à la recherche d'emploi, devant en changer souvent car Lennie a un problème : Il est mentalement attardé. il est capable d'abattre un boulot formidable, tant qu'il est guidé et se contente d'obéir à des ordres simples. Mais sa force incroyable lui joue des tours, car ce qu'il aime, c'est caresser des choses douces. Comme des souris, quand il n'a rien d'autre. Mais c'est difficile pour lui de les garder en vie, car si elle se débattent, il panique et serre trop fort.Heureusement George est là, et tous les deux ils ont un rêve, celui d'une petite maison à eux deux, dans laquelle ils pourraient vivre libres et se suffirent à eux-mêmes. Ce rêve leur donne l'espoir, et ils parviennent même à le communiquer à d'autres. Mais Lennie....Je m'aperçois que j'ai envie de tout raconter, tellement est forte la portée de cette histoire toute simple, tellement elle signifie sur l'amitié, la cruauté, la différence. Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

Aah ! John Steinbeck ! Un grand auteur américain qui, tel Hemingway, est capable de raconter une histoire en allant droit au but, annoncant au lecteur : "Il s'est passé ceci, cela. Le reste ne regarde ni vous, ni moi." Les deux personnages de ce roman, Georges et Lennie, sont devenus très populaires : un petit, vif et malin, et un grand, fort et peu intelligent. Tex Avery a d'ailleurs repris ces personnages dans plusieurs cartoons. J'espère que vous apprécierez ce livre autant que moi. Bonne lecture ! OthelloPS: Si vous l'avez aimé, regardez le film du même nom, de Gary Sinise, avec John Malkovich. Une approche cinématographique très réussie.

un flyer
19/05/12

"Moi j'ai toi pour t'occuper de moi, et toi, t'as moi pour t'occuper de toi"Cela doit bien faire la troisième fois que je relis ce petit roman. Et à chaque fois j'en sors "choquée" tant par sa fin profondément humaine, que par son contenu essentiel. Les deux héros sont un duo improbable. George est un petit malin flanqué d'un grand benêt, Lennie, dont le malheur est qu'il ne connaît pas sa force, et surtout ne fait pas bien la distinction entre le bien et le mal. Tous les deux ont un rêve, ou plutôt, George a un rêve pour eux deux: gagner assez d'argent pour acheter une ferme et devenir leur propre patron. Lennie, qui préfère la compagnie des animaux à celles des hommes, se raccroche à ce rêve: posséder ses lapins et s'en occuper à longueur de journées. C'est la belle fille du patron du ranch, jeune femme vulgaire et esseulée, qui mettra fin à ce rêve à portée de main....La profondeur du récit vient de ce formidable duo où, malgré les apparences, on sent que George est profondément attaché à Lennie, comme un père à son fils. Pourtant, à défaut d'être autonome, "ce grand gosset" ralentit considérablement les projets de son compagnon. Seulement l'amitié l'emporte sur le reste. Dans ces quelques jours passés comme journaliers dans un ranch, ils vont rencontrer un panel de personnages magnifiant le récit: un vieillard et son vieux chien, un "nègre" subissant sa modeste condition, Slim dont l'apparence appelle aux confidences, Curley, le fils du patron, qui passe son temps à chercher sa femme, et qui désire démontrer sa virilité remise en cause en cherchant bagarre sur les plus faibles. Malgré ces portraits de gens taillés au scalpel, touchés par l'âpreté de la vie, le style de Steinbeck est rempli de douceur. Même la dure réalité de la violence et du crime semble enveloppée de coton. Il s'agit d'une réflexion profonde sur l'amitié et ses limites, mais surtout sur le rêve d'une vie qui permet à l'homme d'avancer et de croire, encore et encore. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

J'ai pas aimé. Mais vraiment pas. J'avais pas aimé le résumé de la quatrième de couverture et ça n'a pas raté, j'ai pas aimé l'histoire.Elle est vraiment très simple, je m'attendais vraiment à cette fin, du coup la lecture a été sans réelle surprise. Enfin si, j'ai découvert John Steinbeck, ce dieu de l'écriture que je ne connaissais même pas, et je compte bien y remédier ! Il a une écriture tout a fait improbable : à la fois mature et enfantine, concise et très précise, avec pas mal d'humour, mais très masculine. Il est vraiment très agréable à lire.Cependant, il me semble tout à fait normal que tout le monde me dise autant de bien Des Souris et des Hommes !Déjà, il est très court, ce qui pour certain est un argument non négligeable, l'histoire est concise et précise, sans fioriture. L'auteur ne s'encombre pas de détail sans importance, on va où il faut aller sans détour inutile.L'histoire est originale, la fin en surprendra sans doute plus d'un. Elle est, pour la majorité des lecteurs, inattendue et très prenante.Enfin, c'est vraiment très très bien écrit, et ça, je ne me lasse pas de le dire. L'auteur se lit vraiment très facilement, c'est un plaisir !Donc, c'est pas parce que je n'ai pas aimé que ça sera votre cas : lisez-le !

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Encore un autre livre qui commençait à pourrir dans ma PAL que j'ai ressorti et qui m'a laissé assez décontenancé... J'avoue que je ne sais pas vraiment quoi en penser...Ce roman débute avec la découverte des deux personnages principaux : George, celui qui décide de tout et Lennie, le grand benêt beaucoup trop brusque. Ces deux-là sont inséparables et veillent l'un sur l'autre. Ils vont de fermes en fermes pour travailler et gagner ce qui leur permettraient de s'offrir une maison, synonyme pour eux de liberté. Arrivé dans le nouveau domaine, ils ne se font pas que des amis et les conséquences seront terribles...Oui, je sais je suis nulle pour les résumés, mais il est difficile d'en faire un, sans pour autant tout dévoiler de l'intrigue de ce court roman. Bref, comme vous le savez ce livre fait parti des grands classiques de la littérature américaine, bien qu'il soit un peu moins connu que "Les raisins de la colère", l'autre célèbre ouvrage de Steinbeck.Je ne dirais pas qu'il s'agit pour moi d'un chef d’œuvre, mais il est certes à lire : le style réaliste et sans détour de Steinbeck, qui nous explique la vie dure menée à l'époque est probablement ce qu'il y a de plus intéressant dans ce livre, car l'histoire en elle-même est assez prévisible.Les personnages ne sont ni attachants, ni désagréable, ils sont comme ils sont avec leurs défauts et leurs qualités; mais encore une fois, ce livre est trop courts pour que j'ai pu réellement me sentir proche d'eux. L'amitié qui lie George à Lennie est belle, sympathique et surprenante : George le défend vis à vis des autres et essaie de le protéger (lui et les autres) du mieux qu'il peut, mais il ne peut le protéger de lui-même et de son caractère, ce qui mènera à la tragédie. Et cette tragédie, bien qu'assez courte, est très bien racontée, pleine de pudeur et de honte, à l'image du sentiment des héros.En conclusion, j'ai bien aimé ce roman, mais je ne dirais pas que c'est un coup de cœur, mais je maintiens néanmoins que c'est un incontournable de la littérature américaine, ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion ! <a href="http://www.libfly.com/feedoll-bibliotheque-2675.html"><img src="http://www.libfly.com/goodies_forum.jpg?id=2675&po=1&ps=FFB300&li=F21173&st=FFB300&fo=F0F0F0"></a>

feedoll
10/10/11
 

J’avais lu La Perle, quand j’étais gamin et j’en ai gardé un très bon souvenir. J’ai vu il y a quelques temps l’adaptation cinématographique avec John Malkovitch et Gary Sinise, et j’avais adoré. C’était simple, sobre, efficace.Je pourrais me contenter de dire que c’est clairement l’un des meilleurs livres que j’aie lu mais ce ne serait pas lui faire honneur. Pour moi, c’est un livre magique, accessible à tout un chacun et en même temps d’une profondeur extraordinaire. C’est un livre qui a su traumatiser tout notre univers culturel. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
08/09/11
 

Des Souris et des Hommes est un sacré classique. J'ai eu du mal, pour être honnête à rentrer dedans parce que c'est un écriture quelque peu particulière mais je l'ai lu en une matinée (car il est très court) mais aussi parce que c'est très prenant comme histoire. Une magnifique histoire d'amitié.

searchxme
06/08/11
 

Un très bon livre : efficace dans les dialogues mais aussi dans le récit.La relation entre Lennie et Georges est vraiment touchante.La fin du livre était imprévisible et est bouleversante.J'ai lu la fin de ce livre en ayant une onde d'espoir mais l'ai terminé en ayant les larmes aux yeux.Merci à mon prof de Français ;) S.

Akii1997
18/12/10
 

Georges et Lennie font la route ensemble. Georges est mince, vif, plus ou moins intelligent ; Lennie est grand, très, innocent et simplet. Pourtant, malgré leurs différences, il y a une grande amitié entre eux deux, Georges se sentant responsable de Lennie car celui ci aime caresser les belles choses, ce qui lui attire toutefois des ennuis régulièrement.Entre les différentes récoltes pour des propriétaires de ranch, Georges et Lennie n'aspirent qu'à une seule chose : posséder un jour leur propre ranch. Il est émouvant de voir que Lennie réagit comme un enfant en demandant et en redemandant si il pourra s'occuper des lapins.Afin de rassembler la somme, ils décident de travailler un mois dans un ranch. Un jour, Lennie souhaite caresser la chevelure de la femme de Curley, le fils du propriétaire du ranch, cependant et comme toujours Lennie ne contrôle pas sa force et les choses vont mal tourner.Le livre a beau faire moins de 200 pages, on comprend facilement pourquoi il est devenu un classique de la littérature américaine, il n'y a pas de temps mort, l'amitié et la solidarité entre Lennie et Georges est poignante.Je n'ai pas envie de me répéter, mais s'il y a des personnes qui n'ont jamais lu ce livre, il est temps d'y remédier.

BambiSlaughter
11/04/10
 

Espoir et tristesse Court et rude, ce roman nous plonge dans l'Amérique rurale des années 30 avec son austérité et sa misère. L'espoir fou de deux hommes très différents mais liés par une amitié profonde. Histoire simple mais forte.

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 11.90 cm
  • Poids : 0.21 kg

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