Des souris et des hommes

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/02/72
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
STOCK : En stock, livré sous 5 à 7 jours
à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n'a pas plus de malice
qu'un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.
13 personnes en parlent
vraiment pas deçu !!!!!!!
lolilol Mlle

En Californie, au milieu des années trente, comme des milliers d’autres travailleurs ballottés par la crise économique, deux amis, George Milton et Lennie Small, sont réduits à mener une vie d’errance, travaillant comme journaliers agricoles. Leur rêve est de pouvoir, un jour, acquérir une petite exploitation. Lennie est un colosse à l’esprit simple, entièrement dépendant de son ami Georges, vif et intelligent. Lennie adore caresser les matières soyeuses, tout ce qui est doux, en broyant sans le vouloir de ses énormes mains, souris, lapins ou chiots. Embauchés dans la ferme des Curley, Georges devine qu'un drame va se produire car la belle-fille du patron est une femme provocante et son mari, un jaloux violent... Par une écriture forte et grave John Steinbeck évoque l’univers pauvre de l'Amérique rurale de la fin des années 1930, lors de la grande dépression, et à travers l'étrange histoire d’une amitié informe et étrangement nouée il exprime toute la misère et la solitude humaine.

Kara
26/01/09
 

On s’attache d’emblée à Lennie, cet homme imposant mais pas méchant pour deux sous qui apparaît rapidement comme retardé. Son compagnon d’infortune, Georges, s’occupe de lui à longueur de temps, et même s’il craque parfois et lui dit qu’il en a marre de lui, on sent un profond attachement entre eux. Ce livre est court mais tellement bouleversant, j’ai été détruite par cette fin, même si on se doute de l’élément déclencheur, je ne la pensais pas aussi dure. Entre rêves et réalité de la vie à cette époque, ce petit roman nous immerge totalement dans le quotidien de ce ranch et de ses occupants aux multiples facettes.

bookworm02
02/06/14
 

Comme dit Joseph Kessel dans la préface "Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long". Effectivement, avec moins de 200pages, le livre est vraiment rapide à lire, en plus l'écriture est très fluide et les personnages vraiment attachants. L'amitié relatée dans ce livre est assez intriguante: c'est l'histoire de deux hommes très différents, George, un petit assez malin et Lennie, un grand "bêta", qui font tout ensemble. Le souci c'est que Lennie fait souvent des bêtises ce qui pousse notre duo à fuir. En fait Lennie est un peu retardé et ne se rend pas compte de ce qu'il fait. George l'a pris sous son aile et s'occupe de lui quotidiennement. Cette histoire est vraiment touchante, on ne retrouve pas ce genre d'amitié très souvent, surtout à cette époque où Lennie était vraiment un poids pour George. Quant à la fin... Je me doutais de ce qu'il allait se passer tout en me disant que ça ne pouvais pas se finir comme ça... Bouleversant!!

naramaya
07/03/14
 

Un roman sur l'amitié de deux êtres, l'un dépendant de l'autre, qui pensent qu'un jour ils pourront réaliser leur commun, celui de posséder une ferme.Il n'est pas possible de parler de l'histoire sans en dire trop, alors je vais m'abstenir. Ce livre est aujourd'hui étudié en classe, alors bien sûr, je ne ferais pas « une critique littéraire » de ce lire. Je dirais tout simplement que c'est un roman court et percutant, dont l'écriture, sans fioriture, est un vrai travaille d'orfèvre.

seriephile
21/08/13
 

Un livre lu il y a longtemps mais qui laisse en moi un souvenir ému... j'ai même pleuré en le relisant...Le personnage de Lennie est attachant, il ne serait rien sans son ami George... Un roman fort et émouvant

Camilla
21/08/13
 

Il était une fois, George et son ami Lennie, un grand garçon pas très malin. Tous les deux, ils voyagent de ranches en ranches pour gagner quelque argent pour pouvoir s'acheter la maison de leur rêve. Ils arrivent dans un nouveau ranch géré par M. Curley. Très vite, George prend les choses en main : Lennie ne doit parler à personne, il doit juste faire son boulot et se taire. Ce roman est pour moi un mystère. Je ne sais comment le qualifier, ni le décrire. Il est un inclassable. Dès le début, l'on se demande ce que c'est que ce récit étrange, sans aucun détail sur la psychologie des personnages, sans aucune description précise, mise à part quelques paysages ou scènes ici-delà. Bref, tout le long de cette lecture, on se demande vraiment ce qui a pu rendre ce roman si célèbre. Car mise à part une petite réflexion sur les interactions interpersonnelles et les inégalités sociales, il n'a pas grand intérêt.Jusqu'à la quasi toute fin, j'ai pensé de la sorte.Et puis arrive le dernier chapitre. Après un accident, Lennie est acculé, presque fou. On a déjà de l'affection pour lui depuis quelques pages maintenant, on s'est habitué à lui, à sa façon d'être avec les animaux, les "choses douces" comme il dit. Et l'auteur se joue de nous. Il piétine nos certitudes et notre ressenti depuis le début du roman.Choquée, émue et bouleversée par cette fin, je me demande comment l'auteur a bien pu faire. Pourtant je vous le dis, je n'ai pas apprécié le début du roman. Mais j'ai été touchée par la fin et je sors de cette lecture avec un petit noeud à l'estomac.Une chronique courte et certes un peu confuse, qui traduit sans doute la confusion dans laquelle je me trouve en achevant ma lecture.

SEcriture
18/07/13
 

George et Lennie traverse la campagne états-unienne et vont de ferme en ferme, afin de trouver du boulot, et surtout de gagner de l'argent. Cet argent, économisé par les deux compagnons, doit leur permettre de s'offrir une ferme pour élever des lapins. Malheureusement, George, le plus futé des deux, est accompagné de Lennie : une vraie force de la nature, capable d'abattre un travail phénoménal. Mais également un être simplet, qui n'a pas toute sa raison. C'est d'ailleurs à cause de Lennie qu'ils ont dû fuir leur précédent point de chute. Lennie est tellement fort,que ce qui passe entre ses mains a de fortes chances d'être détruit ou tué, comme cette souris qu'il ramassé au bord du chemin, et avec laquelle il joue en se dirigeant vers son futur point de chute. Et comme Lennie aime caresser ce qui est doux...Ce roman, assez court, traduit de l'américain, est dans la version que j'ai lue, écrit avec une langue très orale et paysanne. N'étant pas assez doué en anglais pour lire le texte dans sa version originale, j'imagine que ce parler a volontairement été choisi par Steinbeck. Hommage donc à l'auteur, mais aussi au traducteur pour avoir rendu ce style oral.Ce texte est très fort : il parle de l'amitié entre deux êtres qui a priori n'ont aucune raison de rester ensemble, il parle de l'utopie de ces deux gars qui rêvent de propriété, il parle également de racisme, avec le noir de la ferme condamné à dormir dans l'écurie, alors que les autres dorment dans une même pièce. Un livre poignant, plein de tension et de vigueur, et qui touche. Un grand roman.

Yohan59
27/01/13
 

Un roman très intense dans sa brièveté. Découpé comme une tragédie, mais une tragédie des petits. Le destin s'y présentant sous les traits d'une femme trop fardée, avec des cheveux comme des saucisses. Une femme qui rêvait d'un destin d'actrice et qui tente de lever le désir de journaliers abrutis de solitude. Au coeur du récit, l'amitié improbable de deux hommes, l'un, George, dur et vif, l'autre, Lennie, un grand gaillard ressemblant à un gros bébé. Dans le fil des mots crus, le lecteur glisse inexorablement vers le drame.Remarquable !

nanettevitamines
27/07/12
 

"Moi j'ai toi pour t'occuper de moi, et toi, t'as moi pour t'occuper de toi"Cela doit bien faire la troisième fois que je relis ce petit roman. Et à chaque fois j'en sors "choquée" tant par sa fin profondément humaine, que par son contenu essentiel. Les deux héros sont un duo improbable. George est un petit malin flanqué d'un grand benêt, Lennie, dont le malheur est qu'il ne connaît pas sa force, et surtout ne fait pas bien la distinction entre le bien et le mal. Tous les deux ont un rêve, ou plutôt, George a un rêve pour eux deux: gagner assez d'argent pour acheter une ferme et devenir leur propre patron. Lennie, qui préfère la compagnie des animaux à celles des hommes, se raccroche à ce rêve: posséder ses lapins et s'en occuper à longueur de journées. C'est la belle fille du patron du ranch, jeune femme vulgaire et esseulée, qui mettra fin à ce rêve à portée de main....La profondeur du récit vient de ce formidable duo où, malgré les apparences, on sent que George est profondément attaché à Lennie, comme un père à son fils. Pourtant, à défaut d'être autonome, "ce grand gosset" ralentit considérablement les projets de son compagnon. Seulement l'amitié l'emporte sur le reste. Dans ces quelques jours passés comme journaliers dans un ranch, ils vont rencontrer un panel de personnages magnifiant le récit: un vieillard et son vieux chien, un "nègre" subissant sa modeste condition, Slim dont l'apparence appelle aux confidences, Curley, le fils du patron, qui passe son temps à chercher sa femme, et qui désire démontrer sa virilité remise en cause en cherchant bagarre sur les plus faibles. Malgré ces portraits de gens taillés au scalpel, touchés par l'âpreté de la vie, le style de Steinbeck est rempli de douceur. Même la dure réalité de la violence et du crime semble enveloppée de coton. Il s'agit d'une réflexion profonde sur l'amitié et ses limites, mais surtout sur le rêve d'une vie qui permet à l'homme d'avancer et de croire, encore et encore. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

J'ai pas aimé. Mais vraiment pas. J'avais pas aimé le résumé de la quatrième de couverture et ça n'a pas raté, j'ai pas aimé l'histoire.Elle est vraiment très simple, je m'attendais vraiment à cette fin, du coup la lecture a été sans réelle surprise. Enfin si, j'ai découvert John Steinbeck, ce dieu de l'écriture que je ne connaissais même pas, et je compte bien y remédier ! Il a une écriture tout a fait improbable : à la fois mature et enfantine, concise et très précise, avec pas mal d'humour, mais très masculine. Il est vraiment très agréable à lire.Cependant, il me semble tout à fait normal que tout le monde me dise autant de bien Des Souris et des Hommes !Déjà, il est très court, ce qui pour certain est un argument non négligeable, l'histoire est concise et précise, sans fioriture. L'auteur ne s'encombre pas de détail sans importance, on va où il faut aller sans détour inutile.L'histoire est originale, la fin en surprendra sans doute plus d'un. Elle est, pour la majorité des lecteurs, inattendue et très prenante.Enfin, c'est vraiment très très bien écrit, et ça, je ne me lasse pas de le dire. L'auteur se lit vraiment très facilement, c'est un plaisir !Donc, c'est pas parce que je n'ai pas aimé que ça sera votre cas : lisez-le !

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Georges et Lennie font la route ensemble. Georges est mince, vif, plus ou moins intelligent ; Lennie est grand, très, innocent et simplet. Pourtant, malgré leurs différences, il y a une grande amitié entre eux deux, Georges se sentant responsable de Lennie car celui ci aime caresser les belles choses, ce qui lui attire toutefois des ennuis régulièrement.Entre les différentes récoltes pour des propriétaires de ranch, Georges et Lennie n'aspirent qu'à une seule chose : posséder un jour leur propre ranch. Il est émouvant de voir que Lennie réagit comme un enfant en demandant et en redemandant si il pourra s'occuper des lapins.Afin de rassembler la somme, ils décident de travailler un mois dans un ranch. Un jour, Lennie souhaite caresser la chevelure de la femme de Curley, le fils du propriétaire du ranch, cependant et comme toujours Lennie ne contrôle pas sa force et les choses vont mal tourner.Le livre a beau faire moins de 200 pages, on comprend facilement pourquoi il est devenu un classique de la littérature américaine, il n'y a pas de temps mort, l'amitié et la solidarité entre Lennie et Georges est poignante.Je n'ai pas envie de me répéter, mais s'il y a des personnes qui n'ont jamais lu ce livre, il est temps d'y remédier.

BambiSlaughter
11/04/10
 

Espoir et tristesse Court et rude, ce roman nous plonge dans l'Amérique rurale des années 30 avec son austérité et sa misère. L'espoir fou de deux hommes très différents mais liés par une amitié profonde. Histoire simple mais forte.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.11 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : MAURICE-EDGAR COINDREAU