Des voix sous la cendre

MEMORIAL DE LA SHOAH

livre des voix sous la cendre
EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 19/01/05
LES NOTES :

à partir de
22,40 €

SYNOPSIS :

Entre 1942 et novembre 1944, l'Allemagne nazie assassine dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau plus d'un million de personnes, des Juifs européens dans leur immense majorité. Un Sonderkommando (unité spéciale), constitué de détenus juifs qui se relaient de jour et de nuit, est contraint d'extraire les cadavres des chambres à gaz, de les brûler dans les crématoires et de disperser les cendres. Quelques hommes ont transcrit ces ténèbres et ont enfoui leurs manuscrits dans le sol de Birkenau. Cinq de ces textes ont été retrouvés après la guerre. Aucun de leurs auteurs n'a survécu, les équipes étant liquidées et remplacées à intervalles réguliers. Ce sont trois de ces manuscrits, dans une nouvelle traduction du yiddish, pour partie inédite en français, qui sont présentés ici. La terreur, qui est la règle à Birkenau, est la toile de fond de cette
histoire. C'est d'elle dont parlent tous les manuscrits retrouvés. Du silence, de l'absence d'évasion, de ce monde à l'envers où le meurtre est devenu la norme et l'impératif moral d'un peuple saisi d'angoisse obsidionale. S'y ajoutent les dépositions, lors du procès de Cracovie en 1946, de trois rescapés des Sonderkommandos, témoignages qui confirment, entre autres, l'intensité du massacre des Juifs de Hongrie au printemps 1944, les documents d'histoire, les photos de déportations, les archives allemandes. Témoignages qui racontent la panique de la chambre à gaz, des victimes mortes asphyxiées, piétinées, avant même que n'opère le gaz dans des scènes à proprement parler inimaginables. Mais qui évoquent aussi la jouissance prise à humilier et à martyriser autrui, le sadisme sans limites, puisque tout était permis contre un peuple placé hors humanité.
1 personne en parle

« Les détenus du Sonderkommando accomplissaient leur travail sous la contrainte, et au péril de leur vie. On ne connait pas de cas de volontariat pour cette activité. Tous refusaient ce travail, et ils étaient tous conscient qu’il permettait et accélérait l’extermination de frères et de sœurs. »Ils ont malgré eux participé au massacre des leurs. Ils ont bien tenté de résister, et on même provoqué un soulèvement. Ils se savaient condamnés. Leur seule façon d’en avertir le monde a été d’écrire leur quotidien, et de consigner leur témoignage sur du papier qu’ils ont enterré comme ils ont pu au sein même d’Auschwitz –Birkenau.C’est ce qu’on appelle les manuscrits d’Auschwitz, ou les rouleaux d’Auschwitz. Ils ont été retrouvés entre 1945 et 1980.Dans cet ouvrage, ils ne sont pas publiés en entiers, car certains n’ont, semble-t-il, pas été traduits en français. Mais la richesse de cet ouvrage réside dans la diversité des types de documents. S’il comporte des extraits des écrits de Zalmen Gradowski, des historiens apportent un éclairage très intéressant sur ce qu’ont été les Sonderkommandos, et sur l’opinion péjorative qu’ils ont suscitée durant l’après-guerre. Surtout ne pas juger…On ne sait jamais vraiment ce qui pousse l’homme à agir contre ses semblables. Parfois les circonstances ne lui donnent pas d’autre choix.Des dépositions de survivants lors du procès de Cracovie occupent également une place non négligeable dans cet ouvrage. C’est, pour moi, après plusieurs lectures sur le sujet, ce que j’ai lu de plus poignant, de plus dur et de plus décortiqué.Si cet ouvrage hétéroclite n’est pas exhaustif, il est sans doute à ce jour le plus complet. Osons le terme d’ouvrage de référence en la matière. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
31/03/15
 

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.64 kg

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