Desorientale

DJAVADI, NEGAR

EDITEUR : LIANA LEVI
DATE DE PARUTION : 25/08/16
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SYNOPSIS :

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendezvous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord
de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne... Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa « désorientalisation ». On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.
Désorientale est un roman décoiffant qui aborde avec intelligence et humour l'histoire mouvementée de l'Iran. A découvrir !
Stéphanie ,
Librairie
(Lille)
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Une Orientale qui immigre en Occident mais peut-on oublier ses racines ? N'est-on pas regardée comme une étrangère ? A-t-on choisi d'immigrer ? L'iranienne Négar Djavadi, 11 ans, fuit son pays avec sa mère et ses deux sœurs car son milieu familial est hostile tant au régime du Shah qu'à celui de l'ayatollah Komeini. Elle suit des études de cinéma à l'INSAS à Bruxelles. Elle est scénariste, monteuse et réalisatrice. Désorientale est son premier roman. En 2017, ce roman est Lauréat du Prix Première RTBF et du Prix Emmanuel-Roblès. La narratrice Kimiâ nous livre son histoire qui doit être le récit de l'auteure même : réfugiée iranienne. Son grand-père Mirza-Ahli fait partie d'un famille plus qu'aisée qui domine le petit peuple. Son père, Darius, aux idées démocrates, s'oppose à la politique du Shah et puis à celle de Khomeiny. Ses oncles omnipotents complètent l'entourage de Kimiâ sans oublier sa mère Sara et sa grand-mère Emma. La narratrice nous apprend ce qu'était la vie en Iran à l'époque du Shah et ce qu'elle doit être actuellement. Nédar Djavadi dévoile avec beaucoup d'habileté et progressivement les aléas de cette vie peu commune ; il y a toujours pour le lecteur des points d'interrogation qui deviennent d'exclamation quelques chapitres plus loin.
lHURLU M
Ce livre mêle grande et petite histoire : histoire de l'Iran et histoire personnelle, histoire passée et histoire contemporaine. Un va et vient permanent qui nous entraîne et nous emporte entre Orient et Occident, le passé éclairant le présent.
Anna K Mme
Un voyage entre l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui, avec en trame de fond la question suivante : comment construire son identité propre malgré le déracinement ? Ce premier roman, d’inspiration autobiographique, raconte l’histoire de Kimiâ, jeune femme iranienne exilée à Paris. Les instants passés par la narratrice dans la salle d’attente du service de procréation médicalement assistée de l’hôpital deviennent alors l’occasion idéale pour elle de faire le point, et pour le lecteur de faire connaissance avec l’ensemble de la famille Sadr. Le récit, foisonnant et entrelacé de digressions, évoque l’enfance en Iran de Kimiâ dans une famille d’intellectuels persans, heureuse et ouverte sur le monde. L’évocation des différentes histoires imbriquées et des différents personnages qui font partie de la saga familiale – à la manière d’un conte des mille et une nuits – pourraient parfois désorienter le lecteur. Mais il n’en est rien, grâce à l’écriture pleine d’authenticité, du récit dense, brillant et cocasse ainsi qu’aux portraits dépeints avec justesse et humanité. Ce voyage en Orient nous embarque sans nous perdre en chemin. Puis arrive le temps des drames et de la régression subie en Iran. Les parents se retrouvent opposants au régime en place (d’abord celui du Shah, puis celui de Khomeiny). La famille, poussée au déracinement forcé, s’exile donc vers la France. Le lecteur suit alors les difficultés rencontrées par Kimiâ pour trouver sa voie au moment de l’adolescence, dans un nouveau pays et une nouvelle culture. Il lui faut réussir à s’occidentaliser sans pour autant abandonner ses racines persanes. La nécessité de s’intégrer est parfois vécue comme la désintégration subie de l’identité antérieure. La reconquête de soi passe pour la narratrice par la découverte de l’univers de la musique. Au fil des pages, le drame laisse peu à peu la place aux projets et aux aspirations de Kimiâ, et la possibilité d’une vie future. Ce livre, entre saga familiale et récit intimiste a été pour moi l’occasion de découvrir un Iran multiple, entre tradition et modernisme. Un grand plaisir de lecture !
Laurence Mlle

Une orientale désorientée L'histoire d'une famille iranienne dont le père est opposant au Shah et suite à son départ, il devient l'ennemi de la révolution islamiste. Cette famille va fuir vers la France et la dernière des filles va osciller entre les deux cultures.Un premier roman réussi grâce auquel on approche l'Iran.

beraud@archimed.fr
08/02/17
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.43 kg