Desperados

O'CONNOR, JOSEPH

EDITEUR : LIBRETTO
DATE DE PARUTION : 15/04/00
LES NOTES :

à partir de
10,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Sont ici évoquées, avec autant de vacherie que de compassion, les illusions d'une jeunesse - celle des années quatre-vingt - qui tend à confondre frime et engagement à travers les tribulations en amérique centrale de
quelques paumés natifs de dublin, à qui l'on a raconté que la révolution était une drogue douce. Bref, malentendus en cascade et sur toute la ligne. on rit, et l'on finit par n'être pas très loin de pleurer.
2 personnes en parlent

Laisser partir une part de soi-même.Dire adieu à sa chair et son sang.Faire le deuil d’un avenir conjugué au pluriel. N’être plus qu’homme ou femme et enterrer les mots père et mère dans les limbes de l’oubli.Parce qu’il n’existe pire douleur que celle de perdre un enfant, Franck et Eleanor, tous deux séparés, quittent leur Irlande natale pour le Nicaragua. Parti quelques mois plus tôt pour se lancer dans le commerce du café leur jeune fils, Johnny, a subi de plein fouet le conflit qui oppose sandinistes et contras au début des années 80.Franck et Eleanor se sont envolés pour l’Amérique latine pour peut-être revoir encore une fois leur enfant mort et déverser leur chagrin et leur incompréhension sur son cadavre. Marchant dans les pas de ce fils pleuré, ils vont de découvertes en découvertes à la rencontre d’un jeune adulte qui leur a échappé et qu’ils croyaient connaître. Les preuves de son décès ne sont pas certaines et voilà ces deux étrangers réduits à chérir des bribes de souvenirs confiés par les amis de Johnny, partagés entre l’envie d’espérer et celle de retrouver enfin son corps.Rattrapés par l’embargo imposé par Reagan, perdus sur une terre étrangère, devant faire fi de la barrière de la langue, d’une méconnaissance totale de la culture nicaraguayenne, Franck et Eleanor cherchent dans cet ailleurs le parfum de leur jeunesse révolue.Les vieux tubes de rock and roll interprétés par le groupe de Johnny « Les Desperados del amor » se mêlent aux plaintes sanglantes des balles et des obus pour orchestrer une œuvre à laquelle le lecteur reste difficilement insensible. Portée par l’écriture alerte de Joseph O’Connor et des personnages extrêmement aboutis, cette histoire fondée sur le thème de l’absence se révèle d’une envoûtante efficacité. On quitte un peu à regret ce Nicaragua défiguré et ces protagonistes pétris d’amour, de lie et de désillusion par des mains d’artistes. Rebelde

Rebelde
22/04/14
 

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre étant donné le résumé quelque peu faiblard de la quatrième de couverture. Je voulais essayer cet auteur dans l’optique de lire plus de littérature irlandaise, qui me plait beaucoup en général. J’ai pris celui-ci à tout hasard à la médiathèque et vous savez comment ça se passe, je n’ai pas réussi à m’en décrocher avant que ça soit fini (il m’a pratiquement fait passer une nuit blanche) ! Un vrai régal ! On suit Franck et son ex-femme Eleanor, deux irlandais qui se retrouvent au Nicaragua au début des années 90 pour identifier et récupérer le corps de leur fils, mort pendant une attaque en pleine révolution. Après une attente plutôt longue, il découvre que ce n'est pas le corps de leur fils et que celui-ci est peut être toujours en vie... Suit tout un périple au travers du Nicaragua, accompagnés des amis de leur fils, dans une vieille camionnette bringuebalante... Joseph O’Connor est, à n’en point douter, un conteur de génie. Il alterne les chapitres entre le périple en camionnette au Nicaragua à la recherche du jeune homme disparu (qui devient vite une obsession pour le lecteur. Vivant ? Mort ?) et des flash-backs sur la relation amoureuse d’Eleanor et Franck, des prémices jusqu’à l’explosion de leur mariage. Sans s’en apercevoir, nous voilà ballotté d’un côté à l’autre, sans temps mort et avec beaucoup d’aisance et de fluidité. Le lecteur se retrouve devant un dilemme : il veut savoir ce qui est arrivé au jeune homme mais il veut également découvrir ce qui a pu se passer pour que Franck et Eleanor en viennent à se détruire. Voilà pourquoi on en vient rapidement à ne plus pouvoir se déscotcher du livre. Le contexte, houleux, donne suite à une série d’aventures drolatiques, pittoresques, limite douce amères (comme lorsqu’ils sont obligés d’acheter un cercueil au cas où leur fils serait mort et de l’attacher au toit de la camionnette). Joseph O’Connor a, à l’évidence beaucoup de talent et possède un style prenant, coloré et gentiment irrévérencieux qui assurément vous plaira si vous lui donnez une chance… =

nymeria
29/04/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.38 kg
  • Langage original : ANGLAIS