Deux femmes

COLE-M

livre deux femmes
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 22/04/09
LES NOTES :

à partir de
7,60 €

SYNOPSIS :

Le danger et la violence, dans l'East end, sont des ingrédients de base. Mal aimée par sa mère, violée par son père et brutalisée par son homme le jour même de son mariage, Sue Dalston, dans un acte déspéré, a fait éclater le crâne de son mari à coups de marteau. la seule chose qui la tient en vie c'est la certitude d'avoir protégé ses 4 enfants de ce monstre. On la transfère un jour dans la cellule de Mathilda Enderby, meurtrière elle aussi.
Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. "Deux femmes" pourrait être une histoire banale de femmes battues. Pourtant M. Cole nous fait entrer avec violence dans un monde totalement inédit : les prisons pour femmes de l'East End, à l'époque de Margaret Thatcher. M. Cole déroule sur plus de 20 ans la génèse du crime. "Deux femmes" est un formidable témoignage sur la violence subie et rendue par les femmes, et sur leur résilience.
2 personnes en parlent

« Deux femmes » … un titre et une quatrième de couverture un peu trompeurs …De femmes, il en sera question dans ce roman, de deux femmes, oui, mais deux par deux …La fille, la mère.La bru, la belle-mère.La femme, la maîtresse.Les deux sœurs.Les deux « coturnes ».L’avocate, la détenue.Les deux amies.Des hommes aussi : pour la plupart, violents, violeurs, voleurs, machos, grossiers, vulgaires, petits ou gros caïds …Un lieu : L’East d’Eden, banlieue londonienne de très mauvaise réputation où la violence, la drogue, l’alcool, les « magouilles », les excès, le sexe sans plaisir ….. sont monnaie courante.Un roman qui se décline en trois parties, entourées d’un prologue et d’un épilogue le tout se déroulant entre 1960 et 1985.Susan enfant, « intellectuelle frustrée » d’après son institutrice à qui elle dit «Vous, au moins, vous avez choisi d’être là. Nous, on n’a pas eu le choix. Moi, ça me plairait de vivre comme les filles qu’y a dans Bunty. » Susan qui s’évade dans les livres mais qui, de ce fait, se trouve en marge de « son »milieu (« la lecture lui avait ouvert des horizons qu’elle mourait d’envie d’explorer. »)Susan dont la mère, June, ne « s’épanouit que dans les conflits, les tensions et les soucis. Elle n’avait connu que ça depuis l’enfance, et c’était devenu une seconde nature. Elle n’avait l’impression d’être vivante que déchirée. Là, elle se sentait exister. »Susan femme. « Rien n’avait changé d’un iota. Sauf le nom de la personne qui la contrôlait, elle, ses actes, ses pensées, ses paroles. »Susan qui traîne le poids de son passé : « Ils sont immergés dans les bas-fonds de la condition humaine dès leur premier cri. », qui a conscience de sa condition mais qui se laisse faire par amour pour ses enfants, parce qu’elle ne sait pas comment réagir, relever la tête …Susan qui accepte, se soumet … Susan qui n’a pas appris le sens du verbe aimer …Susan qui découvre l’amitié : « Susan est quelqu’un de formidable. La rencontrer, c’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait. Pour la première fois, j’ai une amie à qui je peux faire confiance, à qui je peux parler et avec qui je peux être moins même sans avoir honte de ce que je fais pour vivre, sans craindre d’être jugée, sans avoir à mentir sur ma vie pour la rendre plus respectable ou plus honorable. »Susan en prison. « Si seulement elle pouvait comprendre qu’il était possible de l’aider, de rouvrir le procès, d’obtenir sa libération. A croire qu’elle se réjouissait d’être en prison, qu’elle se délectait de sa punition. »C’est cette Susan que j’ai préférée, c’est là que je l’ai vu telle qu’elle était : mère jusqu’au bout des ongles, mère dans chacune de ses fibres, mère tigresse, mère lionne, mère avant tout, mère prête à donner sa vie pour ses enfants.Qu’il a été long son cheminement avant d’accepter l’aide, de croire en l’autre et en son honnêteté, qu’il a été douloureux ….Tout au long du roman, je me suis attachée aux pas de Susan, trop faible pour réagir, proie trop facile pour les hommes, qui se laisse humilier pour protéger sa sœur, ses enfants … Oui, j’avais envie de lui dire « Pars, ne reste pas là, agis, les hommes sont ainsi avec toi parce que tu laisses faire, tu peux être aidée … »Combien de femmes, encore maintenant, sont dans ce cas-là ? Partagées entre la soumission et la révolte ? Croyant « leur homme » chaque fois qu’il promet de s’améliorer, chaque fois qu’il jure que c’est « la dernière fois » ? Restant par amour ?Comment faire pour changer le cours du destin ? Qui sommes nous pour juger ?J’ai lu ce livre avec ma sensibilité de femme, de mère, d’amie …Les événements que j’y découvrais n’étaient pas sans me rappeler que la vie n’est pas facile pour tout le monde, que ce n’est pas un long fleuve tranquille …. Tous les jours, les médias, les journaux nous rapportent des faits semblables qui existent dans la « vraie vie ». On les prend en pleine « figure » et on se demande « pourquoi ? » Alors, qu’en est-il ? Ces hommes violents agissent-ils comme des aimants ?Quand ils sont « calmes », ils savent « acheter » l’amour de leur compagne, ils sont beaux, aimants, attentionnés, elles « oublient » alors les blessures morales, physiques, croyant leurs promesses …. et puis …. ça recommence ….Pourquoi les femmes restent-elles avec eux au risque de se détruire ?Parce qu'elles n'ont rien connu d'autre? Parce qu'elles reproduisent ce qu'elles ont vu chez leurs parents? Parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement, sans être capables d'expliquer pourquoi ?.... Ce roman est construit d’une telle façon qu’on reçoit les événements qu’il évoque avec autant de puissance qu’il y a dans l’enchaînement des actions. C’est presque éprouvant.L’écriture est adaptée au contexte, crue, violente, vulgaire parfois.Le vocabulaire, en lien avec le milieu, est utilisé par les protagonistes avec facilité et sans complexe parce qu’ils n’ont connu que ça …. , que ça fait partie de leur vie …C’est là que Susan montre qu’elle veut s’en sortir, refusant que ses enfants parlent de cette façon, refusant que les aléas de la vie prennent le dessus sur l’éducation qu’elle veut transmettre.Ce langage était là mais l’évolution des personnages était telle que je ne pouvais pas lâcher ce livre ayant le souhait (même si j’avais lu la fin), de savoir ce qui allait se dérouler …Certains reprocheront peut-être une fin « trop facile », mais peu importe … le message est passé :Ne vivons pas notre vie par procuration, avançons, demain est un autre jour, prenons notre vie en mains … « La vie, c’est un don de Dieu. Mais ce qu’on en fait, ça dépend entièrement de nous. Et on n’a qu’une fois le droit d’y jouer. »

Cassiopea
26/08/11
 

J'en ai lu 70 pages........ Cette chose n'est pas un livre, mais un torchon.... et je pèse mes mots.Pas une seule ligne n'est exempte de vulgarité. Le vocabulaire est d'une pauvreté indescriptible. Les livres Arlequin à côté sont de la poésie......Et il y a 700 pages comme cela.......avis aux amateurs!!!Le sujet aurait pu être intéressant, si "l'auteur" n'y avait pas mis cette vulgarité, et cette trivialité dans son langage, et s'il n'y avait pas mis autant de voyeurisme, qui, à mon sens est contre productif.Qu'un homme use de ce langage, passe encore, mais de la main d'une femme , cela m'est intolérable.J'ai déjà eu des navets dans les mains, mais là cela dépasse l'entendement !!Les distributeurs de films sont tenus de respecter une signalétique en fonction du contenu de l'œuvre; les éditeurs seraient bien inspirés d'en faire de même avec les livres qu'ils éditent, cela éviteraient au lecteur potentiel de se faire tromper sur la marchandise et d'acheter malgré lui la vulgarité qui d'ordinaire se trouve gratuitement dans le caniveau pour peu qu'on se baisse un tout petit peu pour la ramasser.Bref une parution à éviter à tout prix, vous y perdrez votre argent et votre temps.

mimipinson
12/06/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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