Dix neuf secondes

CHARRAS, PIERRE

livre dix neuf secondes
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/05/05
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Sandrine et Gabriel se connaissent depuis vingt-cinq ans. Pour éviter l'usure irréparable de leur couple, ils imaginent ensemble un jeu. Ils se donneront rendez-vous dans la rame du RER de 17h43, nom de code ZEUS, à Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture. 19 secondes, 18 secondes, 17 secondes :
Pierre Charras déroule son intrigue au fil d'un impitoyable compte à rebours. Dix-neuf secondes suffiront pour que le train quitte le tunnel, émerge dans les lumières du quai, stationne et reprenne sa course. Dix-neuf secondes au terme desquelles on bascule sans préavis d'une banale affaire de rupture à une tragédie brutale, irréversible...
5 personnes en parlent

Quand on lit le résumé de Dix-neuf secondes, on s'attend à une comédie dramatique douce-amère peu originale sur un couple désuni qui tente sa dernière chance en se donnant rendez-vous dans le RER. Notre impression se confirme dans la première partie du roman : différents personnages se croisent et livrent leurs états d'âme nostalgiques sur leurs amours respectives. Puis, en plein milieu du roman, en une seconde tout bascule et on ne s'y attend pas du tout (je ne spoilerai pas dans cette critique). On lit le reste un peu sous le choc, repensant à tous les indices donnés par l'auteur mais auxquels on n'a pas vraiment fait attention. La fin est un peu plus confuse et politiquement incorrecte, mais on s'en accommode. Dix-neuf secondes reste un court et excellent roman, qui résonne étrangement aujourd'hui, avec ses menaces incessantes.

Shirayukihime
30/05/15
 

Dernière chance pour sandrine et son compagnon, mais l'aventure tourne au drame: dix-neuf secondes de terrible suspense; je l'ai lu il y a bien longtemps mais j'ai gardé le souvenir de cette angoisse. berthe

afbf
15/07/14
 

Nom de code Zeus! De quoi s'agit-il au juste? Simplement l'ultime rendez-vous que donne Gabriel à Sandrine pour tenter de remettre à flot une histoire d'amour qui ne cesse de se débattre dans les eaux de la routine.:"Ils ne s'amusaient plus(...) Ils ont basculé dans le raisonnable, le convenable. La convention. Ils sont devenus vieux."Zeus se déroulera dans le RER: Gabriel attendra Sandrine sur le quai de Nations, tandis que la jeune femme sera dans la troisième voiture... Si elle ne vient pas, si elle ne descend pas, c'en est fini de leur histoire, c'est ce qu'il ont convenu à deux.Or, la jeune femme prend bien le métro, mais sans l'intention d'y descendre rejoindre son compagnon. "Son seul but était de voir cet instant. De vivre cet instant. D'être là. Et elle a été là. Elle a été présente au moment de son absence."Et puis, Sandrine n'est pas seule. Autour d'elle, des passagers qui, comme elle, ont leur histoire, leur raison toute personnelle d'être à cet instant précis dans cette rame de RER; autant de vies parallèles que l'auteur nous raconte en peu de lignes, fils d'Ariane invisibles qui convergent vers un destin commun..."C'était un anti bruit, comme on parle d'antimatière", se dira plus tard un des passagers avant de sombrer. En effet, alors que Gabriel se pose des questions sur sa relation et sur l'étrange bonhomme au blouson jaune qui est descendu juste avant la fermeture des portes, une explosion retentit dans le tunnel. Ce tunnel devient le Styx, le fleuve menant aux Enfers, à l'Hadès tant redouté par les anciens. Les chapitres qui s'égrènent comme autant de secondes avant l'instant T emmènent le lecteur vers une séparation inéluctable où la mauvaise fiction prend le pas sur le réel. Dès lors, Gabriel va comprendre que cette idée de rendez-vous était stupide:"On n'est pas stupide provisoirement. La bêtise n'est pas précaire, elle est mutante."Finalement, Gabriel ne saura jamais vraiment si la personne aperçue en voiture deux était bien Sandrine...Dix-neuf secondes est un roman angoissant et poignant, car dès le début, l'auteur n'épargne rien au lecteur quant à la suite des événements. Le drame s'amorce et on accompagne un Gabriel de moins en moins sûr de lui vers l'incrédulité et l'incompréhension. Pierre Charras raconte tous ces destins qui se trouvent autour du sac de sport abandonné. Lorsque la fiction rejoint la réalité des événements, les protagonistes ont besoin de temps pour comprendre:"On était entré en vacuité au départ, on se remettait à l'existence à l'arrivée."Pierre Charras signe un roman digne d'une tragédie antique dans lequel, malgré les efforts déployés, les dieux en ont décidé autrement. vivi

vivicroqueusedelivres
12/07/14
 

Dix-neuf secondes, c’est le temps qu’il faut pour bouleverser des dizaines de vies. Cent quarante pages, c’est l’espace qui suffit à Pierre Charras pour entremêler les histoires de Gabriel, Sandrine, Sophie, Ludo, Christelle, Francis, Emmanuel, Gilbert… qui ont en commun d’avoir pris la rame de RER à Nation.Gabriel et Sandrine se séparent lors d’un dernier rendez-vous ; Sophie retrouve son premier amour, Ludo ; quant à Christelle, elle ne sait plus où se trouve son amour : au début ou à la fin ?Et si c’était la fin ?Dix-neuf chapitres pour sauter d’une histoire à l’autre, le pied dans la rame de Sophie, l’autre sur le quai où Gabriel attend. On entre et sort dans les pensées de chacun, on aperçoit du coin de l’œil celui qu’on vient de quitter. Les points de vue se recoupent, et progressivement tous les éléments de mettent en place autour d’un blouson jaune et noir réversible, que certains ont vu, d’autres pas. Les dix-neuf secondes sont bientôt écoulées…Véritable prouesse, Dix-neuf secondes capte les esprits de nombreux personnages, à la fois des intimes et des inconnus des transports en commun. Comme dans un fait divers, on se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais pas pour tous. Le hasard arrache la chance aux individus ; les bonnes étoiles s’assoupissent un instant, et tout bascule pour toujours. N’importe où, n’importe quand ; une incertitude qui dure une vie entière. Et pas seulement : si Pierre Charras raconte ce hasard, il raconte aussi les choix qui, aussi infimes soient-ils, influent sur notre avenir.Une lecture courte mais puissante !Lisez la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/dix-neuf-secondes-pierre-charras-a80136624

Lybertaire
09/12/12
 

Le roman est construit en deux parties : la première est un compte à rebours (d'où le titre, Dix-neuf secondes), qui, sous forme de très courts chapitres, s'attache aux pensées de quelques-uns des personnages de la rame de RER. La deuxième, elle, raconte de manière linéaire les conséquences de ce qui s'est déroulé dans le RER ce jour-là. Je ne veux pas vous en dire trop à cause du suspense, que pour ma part je n'ai pas trouvé insoutenable, vu que j'avais deviné où nous allions dès le troisième chapitre (page 38 pour être tout à fait exacte). Je n'ai pas aimé le point de départ, cette histoire de jeu me semble complètement artificielle et me fait penser à tous ces films français bourrés d'histoires absurdes de ce type, une espèce d'application de la pensée magique à l'amour et à la littérature, que pour ma part je trouve sans intérêt. La deuxième partie est plus intéressante, d'un point de vue narratif comme d'un point de vue de la psychologie des personnages, mais la fin est attendue, voire même un poil convenue.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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