livre djamilia
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 06/06/01
LES NOTES :

à partir de
12,35 €

SYNOPSIS :

Djamilia était vraiment très belle. élancée, bien faite avec des cheveux raides tombant droit. de lourdes nattes drues, elle tortillait habilement son foulard blanc, le faisant descendre sur le front un rien de biais, et cela lui allait fort bien et mettait joliment en valeur la peau bronzée de son visage lisse. quand djamilia riait, ses yeux d'un noir tirant sur le bleu, en forme d'amande, s'allumaient. et j'étais jaloux d'elle, comme les jeunes frères sont jaloux de leurs soeurs. " alors, sur le point
de dire de djamilia ce que j'en pense, j'hésite et pourtant, oui, pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde. " le récit de djamilia, je l'ai dit, c'est un enfant qui nous le fait et pour lui la découverte de ce qui se passe dans l'âme du couple, le drame du couple qui s'ignore encore, c'est aussi la découverte du sentiment même, c'est l'oaristys de l'esprit, tout est pour cet enfant à réinventer et voilà pourquoi il nous montre l'amour, comme un métal très pur, à l'état naissant. ".
5 personnes en parlent

Louis Aragon dit de ce roman d'une centaine de pages qu'il est la plus belle histoire d’amour du monde. Une belle d’histoire d’amour enfant de bohême, un chant à l’amour qui me semble rendre si prenant ce récit parce que l’amour y est un révélateur." ... peut-être bien, l'amour, est-ce aussi une inspiration, comme l'inspiration du peintre, du poète ? "Ce roman est celui d’un adolescent, Seït, de son peuple musulman d’Asie Centrale, de bergers nomades il n’y avait pas si longtemps, du quotidien paysan d’un de leurs villages au temps soviétique, au temps de la Deuxième Guerre Mondiale, aux saisons d’été et d’automne. Et ce roman, il est à la fois tableau et chanson sur l'amour, la terre, la vie; l’amour du pays natal et de la vie, de la liberté, de la (sa) vérité. Celle de vivre selon son cœur. Et de l’exprimer. Sur les pages, les sens et les arts se mêlent, les camaïeux d’une palette chatoyante à la partition exaltée des émotions, les vibrations de la steppe et les lointains retentissements du conflit en échos.La force des sentiments ressentis entraîne les trois personnages principaux à choisir, à se créer un destin hors des sentiers battus, chacun s’y engageant par passion. Les amants quitteront leur communauté tandis que le jeune narrateur découvrira sa vocation de peintre.Le tableau, qui ne néglige en rien son environnement, est tout en atmosphère tracée d’une plume limpide, sensible aux moindres frémissements des paysages et des êtres, des portraits colorés et vivants jusqu’aux nuances des ombres. Entre réalisme et lyrisme, les passages décrivant les sensations qui saisissent les personnages à l’écoute d’un chant, du chant qui leur ouvre les yeux et est capable d’animer les plus secrètes pensées, sont éclatants.Une très belle histoire pour laquelle Louis Aragon signe une toute aussi belle et intéressante préface ( que je conseille de lire ensuite pour en apprécier le propos, les mots de Tchinghiz Aïtmatov également présents ), racontant sa découverte de ce texte dans une revue soviétique, présentant l'auteur, situant le contexte géographique et historique, soulignant la pureté et la richesse de ce récit. Comme lui, j’aurai bien voulu les voir, ces dessins de Seït, fait avant toute étude, avec cette naïve audace de l’ignorance, mais où les personnages sont si reconnaissables, si ressemblants.

Marilire
20/01/14
 

Roman d'amour C’est, à travers l’histoire de Djamilia et Danïiar, leur bonheur, leurs doutes et leur lent rapprochement, qu’Aïtmatov décrit le passage de l’enfance à l’âge adulte avec en arrière-plan le mode de vie kirghiz et la mutation de cette société, entre vie nomade et sédentaire. Tchinghiz Aïtmatov, né en 1928 au Kirghizstan, alors république de l’Union soviétique, a écrit ce très beau roman en kirghiz alors qu’il n’a pas trente ans.C’est Louis Aragon qui a préfacé et traduit du russe en français ce court roman dés 1959, ce qui a contribué à lui donner une notoriété internationale car pour lui, « c’est la plus belle histoire d’amour du monde ». C’est maintenant à vous de juger !

Merci, mon Dieu à qui je ne crois pas, pour cette nuit d’août à laquelle je crois de toute ma foi dans l’amour. [Aragon]Cette nuit d’août qui a ébloui Aragon est celle écrite par Tchinghiz Aïtmatov dans ce magnifique roman Djamilia. Celui-ci est, selon son illustre traducteur, « la plus belle histoire d’amour du monde » : il explique son ressenti dans sa préface, sans doute un peu trop d’après moi. Sans être tout à fait d’accord avec lui, je considère moi aussi ce récit comme sublime et comme étant l’une des plus belles histoires d’amour du monde. Bien plus que le mode de vie kirghiz et la mutation de cette société, entre vie nomade et sédentaire, présents en arrière-plan, c’est véritablement cet attachement naissant et le passage de l’enfance à l’âge adulte qui m’a touchée. La narration est prise en charge par un jeune garçon qui découvrira peu à peu l’amour, sans le comprendre tout à fait au début, et qui s’ouvrira ainsi à la création artistique. C’est à travers ses yeux que nous découvrirons Djamilia et Danïiar, leur bonheur, leurs doutes et leur lent rapprochement. C’est aussi à travers son regard que nous nous ouvrirons peu à peu à l’amour de la terre, de la nature, et verrons les magnifiques paysages entre montagnes et steppes qui émaillent le récit. Tel cet enfant, nous restons donc partiellement dans l’ignorance, mais finalement, seule compte la beauté de cet amour et ce qu’elle a produit : les œuvres picturales du narrateur et ce texte.

AmandineMM
17/02/13
 

C'est magnifique ! Quelle écriture !Il y a deux aspects fascinants dans cette nouvelle :- d'une part la description d'un mode de vie et d'une région qui me sont personnellement totalement inconnues. Dès qu'il évoque les paysages l'auteur prend une plume de poète.- et d'autre part, cet enfant qui vibre devant la naissance de cette histoire d'amour sublime.Les premières pages sont un peu difficiles. Beaucoup de noms de lieu, de personnages ... J'ai moi-même eu un peu peur mais après c'est du velours ...Comme quoi, y a pas à dire, découvrir des classiques ça a du bon.Pour conclure, je cite la phrase de Louis Aragon inscrite sur le quatrième de couv' " Oui, pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde." Livr-esse

Wakissi
17/10/11
 

Tout commence par un tableau dans un atelier. Un tableau qui rappelle au peintre sa jeunesse. Et qui nous conte presque l'origine de sa vocation.Notre peintre était le petit dernier d'une famille russe. Cette famille, composée de deux mères, un père et plusieurs enfants, vit dans un kolkhoze. Cette polygamie vous intrigue ? C'est simplement histoire de ne pas laisser une veuve seule. Elle doit alors épouser un homme de la famille. Bref, deux ménages vivent l'un avec l'autre, en bonne harmonie. Sauf qu'il ne reste plus beaucoup d'hommes, les fils de la maison étant partis sur le front. Reste donc, Djamilia, bru de la deuxième épouse. Vive, avec son caractère, elle fait le bonheur de tous ceux qui la croisent.D'ailleurs, notre petit narrateur, Seït, en est plus ou moins amoureux.Parmi les joies du kolkhoze, il existe l'impossibilité de refuser un travail pour la collectivité. Djamilia, Seït et un soldat blessé, Danïiar, ont donc pour rôle d'amener les sacs de grain à la gare. Ce n'est pas un travail de femme ou d'enfant mais il n'y a plus d'hommes...Le soir, sur le chemin du retour, ils chantent. Ou plutôt, Danïiar chante. Et Djamilia change...Courte histoire que celle-ci, concentrée en quelques mots, quelques situations essentielles. Belle histoire sur la liberté et le choix, l'amour aussi, peut être...

Praline
07/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Traducteur : LOUIS ARAGON