Dojoji et autres nouvelles

MISHIMA, YUKIO

livre dojoji et autres nouvelles
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/01/02
LES NOTES :

à partir de
2,00 €

SYNOPSIS :

De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres
après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge... Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.
7 personnes en parlent

Voici un livre que je ne savais comment noter car il comporte quatre nouvelles et que j'ai des avis très différents sur chacune d'elles. Du coup, je le classe dans la catégorie de la nouvelle que j'ai préférée car elle est vraiment très bien. Dojoji : Cette nouvelle est écrite sous forme de pièce de théâtre qui se passe lors d'une vente aux enchères d'une armoire un peu particulière. Cette histoire se lit bien mais elle ne m'a pas vraiment convaincue, j'ai été un peu déçue. Question de culture sans doute. Les sept ponts : Alors voilà, j'ai failli tout laisser tomber durant cette nouvelle là, je n'ai pas accroché du tout, ni à l'histoire ni aux personnages. Patriotisme : Alors là !!!! Un petit bijou, et j'ai bien fait de ne pas laisser tomber. C'est l'histoire d'un couple dont on sait dès le début qu'ils vont se suicider, lui par patriotisme et elle par amour pour son mari. On passe avec eux leur dernière nuit et c'est écrit de façon magnifique, j'ai trouvé cela vraiment très beau. Et le lendemain bien sûr c'est le drame, une scène très dure et sanglante et qui plus est très détaillée (attention aux âmes sensibles). C'est la nouvelle que j'ai préférée. La perle : Et pour terminer après ce bain de sang, une petite nouvelle plus légère puisqu'il s'agit de la perte d'une perle lors d'un goûter d'anniversaire .... de femmes qui ont la quarantaine. C'est assez divertissant. Bilan de ma lecture : Un livre qui vaut le coup essentiellement pour "patriotisme". Sandrine(SD49)

SD49
22/01/11
 

Quatre nouvelles de Mishima. Il aura tout mis en œuvre c'est à dire jusqu'à lui même. Jusqu'au bout, jusqu'à sa mort. Son éternel combat intérieur. Un duel contre lui même. Le seul débat possible contre la camisole du monde. On pourrait débattre sur l'intelligence de sa perversion. Mais comment survivre lorsqu'il faut jouer un rôle qu'on vous impose depuis l'enfance et qui ne vous correspond pas? Il faut apprendre à ne pas se rendre responsable du rejet, du refus des autres. Gagner peut être un peu de liberté. Tenter d'accepter le visage de sa propre image comme le fera la danseuse Kiyoko. Et puis tenter donner un sens aux prières, à cette société à la fervente piété qui rejette la pitié.Comment protéger la prière de l'autre lorsque cet autre ne vous estime pas, ne vous vous reconnaît même pas la légitimité de votre intimité? Comment ne pas perdre la face, ce masque aux lèvres scellées , qui plonge toute une société dans une absurde hypocrisie sociale, où chacun se débat entre trahison et mensonge pour ne pas faillir à son rang, à son rôle, au bon maintien d'un ordre auquel il faut bien donner une raison pour ne pas voir vaciller le monde, pour ne pas risquer de voir le masque tomber et connaître ainsi la vacuité du songe.Quatre nouvelles comme des fagots jetés dans son propre bûcher.« Patriotisme », nouvelle écrite et portée à l'écran par son auteur en 1966, préfigure ce jour de novembre1970 où il se donnera la mort par seppuku au nom d'un patriotisme nationaliste dans lequel il se perdait, et dans lequel il entraîna malheureusement une trop obéissante jeunesse.Un faux pas devant son propre bûcher.Un auteur de lame et de feu, de force et de larmes.Yukio Mishima : la préméditation d'une œuvre.http://www.dailymotion.com/video/x11cps_yukoku-patriotism-yukio-mishima-196_shortfilms Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
25/12/14
 

Ah, Mishima... J'ai découvert cet écrivain génial il y a quelques années et j'avais alors dévoré la mer de la fertilité, oeuvre sublime, à lire absolument ! J'ai aussi lu quelques pièces de théâtre, d'autres romans et des nouvelles. C'est donc sans crainte que j'avais mis ce titre sur ma liste du challenge. En effet, ces quatre nouvelles sont vraiment sympathiques, on y retrouve bien la personnalité de Mishima, ses contes doux amers, précis et prenants.

Praline
22/01/11
 

J'ai déjà lu de nombreux ouvrages de Mishima, qui compte parmi mes auteurs japonais préférés. Je me suis donc attelé à la lecture de ces quatre nouvelles avec un bon a priori. La première, Dojoji, s'apparente davantage à une courte pièce de théâtre en une scène, où se succèdent personnages impersonnels (sobrement nommés Homme A, Femme B, etc.) sauf Kiyoko, une jeune danseuse. Un petit élément de fantastique, une gigantesque armoire, est au coeur de la pièce. J'ai bien aimé la façon dont la danseuse racontait son histoire. La seconde nouvelle, sur la périlleuse traversée de ponts censée exaucer des voeux, et la quatrième, sur une perle qui complique les relations entre des amies, m'ont beaucoup moins plu. Le thème abordé était moins intéressant. En revanche, la troisième nouvelle, intitulée Patriotisme, reflète bien les fantasmes de Mishima sur les valeurs traditionnelles nippones. L'auteur y relate le suicide rituel d'un soldat et de sa femme en 1936, pendant une mutinerie de l'armée impériale. L'atmosphère y est étrangement tranquille, pleine de langueur. C'est incontestablement ma préférée du recueil. Bref, un ouvrage plutôt inégal, mais idéal pour commencer l'oeuvre de Mishima, parfois plus obscure (en témoigne l'essai Le Soleil et L'Acier).

Shirayukihime
04/09/14
 

Ce recueil compte quatre nouvelles – Dojoji, Les Sept Ponts, Patriotisme et La Perle – issues d’un recueil plus conséquent à l’origine intitulé La mort en été.Chacun de ces nouvelles explore les traditions et même les mythes japonais sur un ton qui mêle sarcasme, regard critique sur la société et tendresse pour des personnages enfermés dans les conventions.Si je n’ai pas vraiment apprécié la nouvelle intitulée Les Sept Ponts mettant en scène un groupe de geishas qui doivent passer sept ponts de nuit afin d’exaucer leurs rêves, j’ai trouvé toutes les autres très bien.J’ai beaucoup ri en lisant le début de Dojoji qui se présente presque sous la forme d’une pièce de théâtre de la’absurde avec cinq personnes prêtes à tout pour acquérir une armoire lors d’une vente aux enchères. Mais la comédie tourne subitement au drame lorsqu’une magnifique danseuse s’enferme dans ladite armoire et menace de se défigurer à l’acide en souvenir de son amant.Humour et cynisme se retrouvent dans la dernière nouvelle. Une femme, pour son anniversaire, invite quelques amies à partager le dessert avec elle. Mais juste avant leur arrivée, la perle qui ornait sa bague se décèle. L’hôtesse pose la perle sur la table. Perle qui va se retrouver mélangée à des perles de sucre malencontreusement renversées du gâteau. Evidemment, la perle va disparaître et toutes ces "bonnes âmes" parfaitement hypocrites vont se suspecter tout en tentant de prouver leur bonne foi ! Excellent ! Du Desperate Housewives avant l’heure !Mais la plus belle, la plus poétique et la plus difficile de ces nouvelles est, à mon avis, la troisième, Patriotisme. Elle met en scène les derniers instants du lieutenant Shinji et de sa femme Reiko qui vont mettre fin à leurs jours l’un après l’autre pour une question d’honneur. Le narrateur transcrit avec une finesse remarquable leur dernière nuit d’amour à laquelle feront suite la préparation du double suicide puis l’éventration ritualisée de Shinji avec son sabre d’ordonnance. Après avoir vu son mari mourir dans d’atroces souffrances, Reiko se poignardera comme elle le lui avait promis pour le rejoindre dans l’autre monde. Un texte au propos glaçant, mais superbement écrit.

Naurile
13/04/14
 

Ce recueil comprend 4 nouvelles tragiques et poétiques mêlant réalité et légende japonaises. On y découvre le rituel du seppuku des samouraïs (Patriotisme), la vie des geishas (Les sept ponts) ou encore l'histoire de cette jeune femme qui voulait se défigurer à l'acide (Dojoji). L'univers de Yukio Mishima est aussi noble que vénéneux : à partir de scènes de la vie quotidienne, Mishima invite le lecteur à partager des moments intimistes et troublants qui n'appartiennent qu'à la tradition japonaise... En 1970, l'auteur se suicide par sepukku mettant ainsi en scène une tragédie maintes fois répétée à travers son œuvre littéraire. Facile à lire, ce recueil est une belle occasion de s'intéresser à la culture nippone... Alcapone13

Alcapone
28/01/13

Ce livre est un voyage au sein des histoires japonaises. On y retrouve les samouraïs, les croyances, ainsi que les us et coutumes de ce pays particulier. Une lecture qui se fait très vite et nous permet de nous évader un court instant. Sympathique mais pas inoubliable pour autant.

meli
06/05/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.09 kg

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