Du bout des doigts

WATERS, SARAH

livre du bout des doigts
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 20/01/05
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Dans cette atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement
cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent et virtuose.
7 personnes en parlent

A Londres, dans l'Angleterre victorienne, la jeune Sue, orpheline des bas quartiers, se laisse convaincre par Gentleman, un vulgaire bandit, d'escroquer Maud Lilly, une jeune femme riche.Ce roman est plein de rebondissements et rien ne se déroule comme l'on s'y attend. Suspens passionnant.L'histoire est racontée soit par Sue, soit par Maud, ce qui rajoute une vraie profondeur au roman.Je me suis régalée.

Ninie
13/03/09
 

« Nous élevons une nation de femmes cérébrales. Hélas !»Imaginez le Londres de Dickens. Une ville sans pitié pour celui qui mendie du pain, pour l'enfant qui naît et particulièrement si elle est de sexe féminin ainsi que pour celui qui évolue dans la haute société et qui ne craint rien si ce n'est l'Opinion Publique.Sue Trinder, orpheline, a été élevée par M'dame Sucksby, garde d'enfants dont le mari est le roi de la débrouille et des magouilles. Un jour, un escroc surnommé « Gentleman » lui propose un plan machiavélique visant à déposséder Maud Lilly, une riche héritière, orpheline également.En dire plus sur l'intrigue serait indigne. Premièrement, parce que l'effet de surprise serait coupé. Ensuite parce qu'il est inutile de vouloir détailler un tel chef-d'œuvre sans constater avec une certaine désolation, que les mots choisis avec de bonnes intentions sont incapables de retranscrire un roman aussi puissant.Sarah Waters nous offre une histoire passionnante et éclatante. Dès le début, elle m'a happée et baladée à sa guise. A chaque fois que je croyais comprendre, cerner, viser juste, j'ai pris une gifle aussi magistrale que cette marionnettiste de l'illusion.Comme il a été délicieux d'être abreuvée de fourmillants détails sur une époque victorienne chère à mon cœur de lectrice ! Comme j'ai aimé qu'elle me parle de ces femmes totalement négligées et oubliées des historiens.Même si des papillons virevoltent dans le ventre, Du bout des doigts n'est pas un roman « décadent » comme veut bien nous le faire croire l'éditeur. Ce n'est pas non plus une bluette romantique entre lesbiennes comme certains militants gays, et je les comprends, veulent le récupérer. Du bout des doigts est Les Haut de Hurlevent du XXIème siècle. Diabolique, machiavélique, dérangeant et virtuose. Résumer Sarah Waters à une auteure lesbienne serait facile et terriblement regrettable. Elle est la digne descendante de Charlotte Brontë et mérite d'être sur toutes les étagères. Le reste n'a aucune importance.Extrait...« Un reste de rougeur colore ses joues malgré tout ; elle fixe la glace d'un air mécontent, passe légèrement la main sur son visage... Rien de plus, mais je vois cette mimique et je sens à nouveau mon cœur défaillir – cette sensation de vide qui se creuse, de chute où il y a tant d'affolement et une telle noirceur que je l'avais crue l'expression de la peur ou de la folie. Elle se détourne, s'étire, va et vient dans la pièce selon son habitude, sans but précis, et pendant tout ce temps je la regarde, je la vois faire tous les gestes nonchalants, spontanés, que j'observe d'un œil envieux depuis si longtemps. Est-ce cela, le désir ? Comme c'est étrange que moi, justement, je n'en sache rien ! Je croyais pourtant le désir plus circonscrit, plus ordonné ; je me l'imaginais confiné dans les organes directement concernés, comme le goût est lié à la bouche, la vue à l'œil. Ce que je ressens là me hante et m'habite comme une maladie. M'enveloppe comme une seconde peau. »

Theoma
01/12/09
 

Voilà un roman victorien machiavélique, composé de 3 parties, les deux premières parties nous suivons Sue puis Maud et la troisième partie, les deux personnages.Destins entremêlés, complots, une histoire vraiment bien rythmée, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Ninie13
04/01/16
 

Londres, milieu du XIXe siècle. La jeune Sue, orpheline élevée dans un quartier pauvre de brigands, se voit proposer une mission particulière. Il s'agit d'escroquer une riche héritière, isolé dans le manoir d'un oncle.Un pavé captivant, un thriller très habile qui réserve moult surprises au gré des rebondissements.Un régal de lecture dans cette ambiance à la Dickens. Canel

Canel
03/02/14
 

Tout simplement superbe. Bon beaucoup de passages m’ont totalement traumatisé et horrifié, j’ai absolument détesté le personnage de Gentleman (il était horrible) et adoré Sue et Maud. Sue pour son caractère bien trempé, sa façon de causer, ses manières (alors oui certes elle veut tromper Maud, mais elle est quand même trop chouette). Et Maud pour… Sa fragilité. Le problème c’est que je ne peux pas trop en dire sur Maud si je veux éviter de totalement spoiler toute l’histoire et un des plus gros rebondissements du livre (même s’il y en a plusieurs et que chaque fois on se fait plutôt avoir). C’est d’ailleurs la force de ce livre, les intrigues et les rebondissements, on n’a presque pas le temps de se reposer. Les personnages souffrent et semblent perdu dans une toile d’araignée avec le destin qui leur en veut vachement. L’histoire d’amour m’a énormément plu, elle est à la fois douce et violente, elle paraît perdu avant même de commencer et pourtant elle est vachement belle. J’ai trop adoré en gros, que ce soit l’histoire, l’amour qui s’en dégage, et également les descriptions des lieux, les passages un peu glauque (celui dans l’asile par exemple). On voit à quel point les humains peuvent être atroces avec d’autres humains. Enfin bref, n’empêche que j’ai pas vu le temps passer, et que c’était dur de m’arrêter. Quand on matait un film avec ma soeur j’arrêtais pas de le tripoter pour lire la suite. Je crois que c’est le premier livre avec une histoire d’amour lesbien que je lis, mais très certainement pas le dernier de Sarah Waters, ça c’est sûr.

lasurvolte
02/05/12
 

Wilkie Collins et Dickens ont surement influencés l'écriture de ce roman qui se déroule principalement dans les bas fonds londoniens. Sue Trinder, voleuse au sein d'un clan "familial", est enrolée dans une arnaque afin de mettre main basse sur la fortune d'une jeune fille : Maud Lilly. Le rôle de Sue est d'amadouer la jeune fille pour qu'elle se marie à Gentleman, le complice instigateur de ce coup. Làs, Sue tombe amoureuse de Maud. Telle est prise qui croyait prendre, Sue est trahie et...Et là encore se déroule une histoire picaresque que l'on suit comme un roman policier. Just perfect !

Librio
21/02/12
 

Sarah Waters, célèbre romancière britanique, est notamment célèbre pour ses romans historiques : ici, nous découvrons le Londres de l’époque victorienne, avec ses escrocs, ses héritières, ses complots. Nous sommes en 1862 et la jeune Susan va avoir dix-huit ans. Orpheline, élevée par des voleurs et des receleurs, elle semble avoir le crime dans le sang. Aussi quand le bandit surnommé « Gentleman » lui propose d’être sa complice dans un de ses méfaits, elle accepte. Elle devient donc la femme de chambre de la jeune Maud Lilly, une héritière dont l’argent est convoité par Gentleman…Mais la jeune Maud est-elle aussi innocente qu’elle le parait ?Sarah Waters nous propose la vision d’une Angleterre méconnue, celle des escrocs et des voleurs, où les pendaisons et les bagarres sont monnaie courante, celle où les héritières sont des proies convoitées (à défaut d’êtres faciles !). Une Angleterre libertine, également, à notre grande surprise. Mais je ne m’étendrais pas sur le sujet.Passé un début assez difficile, le lecteur se prend de passion pour l’histoire, sans pourtant s’attacher véritablement à l’héroïne. Sarah Waters a eu cependant la bonne idée d’alterner la narration entre Sue et Maud. L’occasion de mettre en scène plusieurs coups de théâtre assez virtuoses, en variant les voix narratives ! Ni Susan, ni Maud, en effet, ne se comportent comme prévu. Un régal.On se croirait à la fois chez Charlotte Brontë et Charles Dickens. Un roman dans la pure tradition littéraire britannique, et pourtant, qui parvient à innover. L'auteur parvient, de surcroît, à mettre en scène avec pudeur et émotion une passion entre deux jeunes filles, un thème qui n'a rien d'évident.J’ai aimé, en somme. Ce livre se lit très vite, malgré ses sept cents pages et des poussières.

wellreadkid
03/08/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.39 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ERIKA ABRAMS

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