EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
15,15 €

SYNOPSIS :

Il y a des années de cela, Efina a eu une brève liaison avec T, comédien talentueux et surtout Don Juan invâ9téré. Elle ne l'a jamais revu depuis, jusqu'à cette soirée où Efina est dans la salle et T sur scène. Très vite, elle a l'impression que le séducteur, certes très vieillissant mais toujours aussi conquérant, ne cesse de lui faire signe des yeux. Prise d'une rage folle envers cet homme qui a autrefois, de son point de vue, abusé de sa naïveté, elle passe le reste de la nuit à lui écrire une lettre d'une rare violence à laquelle, contre toute attente, T va répondre. C'est le début d'une nouvelle histoire
d'amour excessif, contrarié, impossible. Tous deux vont se revoir, revivre ensemble, se séparer, se retrouver, s'â9loigner, se marier même chacun de son coté, tout en ne cessant de se déchirer, dans une spirale infernale d'amour-haine obsessionnel qui ne peut que les précipiter dans le drame. Entre les hésitations de T, exaspérant, odieux mais vulnérable et parfois attendrissant, et les exigences d'Efina, amoureuse idéaliste toujours déçue qui a bien du mal à s'exprimer autrement que par des coups de griffes, se dessine progressivement un portrait très romantique - et très juste - de la vie amoureuse.
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T et Efina, c'est une histoire qui ne rime à rien, deux êtres que rien ne réunit et qui d'ailleurs seront ensemble, concrètement, bien peu de temps à l'échelle de leurs vies. Et pourtant je termine ce roman en larmes, totalement ravagée de chagrin.Un acteur célèbre et une amatrice de théâtre.Je ne sais pas si leur histoire est crédible, souhaitable, normale, regrettable ou tordue, mais elle m'a touchée, m'a fait ressentir le théâtre, le pouvoir du jeu, les incompréhensions ou les conneries qu'on peut se raconter à soi-même, parfois. La façon dont est dépeint T tout au long du roman, ce côté monstre sacré vieillissant, cette présence qui éclate à travers les pages évoque tour à tour Delon, Galabru, Weber, Ventura, Depardieu, sans que ce soit jamais tout à fait ça. La dimension tragique de son destin, la déchéance déjà inscrite dans sa vie dès le départ, ces faux-semblants dans lesquels il se perd, le pouvoir métaphorique de la fugue qu'il applique au pied de la lettre, tout est impressionnant. Efina n'est pas en reste, femme énigmatique à laquelle on ne peut guère s'attacher mais personnage également, ô combien.L'écriture, très particulière (elle m'a ravie) participe à la lumineuse beauté de ce roman, en accordant souvent un placement singulier aux mots, offrant une qualité à l'oreille (on "entend" ce qu'on lit) que je trouve excellente. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Le contenu du livre est quant à lui fait essentiellement d'échanges entre Efina et T. Ils s'invectivent, se cherchent, se plaisent, se repoussent. Une correspondance fluctuante. "Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis" pourrait illustrer ce roman. C'est un véritable jeu du chat et de la souris entre ces deux-là ! Chassés croisés, joutes verbales, tout y est. En fait, si T. est comédien, ils sont deux à jouer la comédie de la vie.Extrait : Qu'y avait-il pour que je t'écrive, de si fort et si important. Je te demandais une faveur. Je t'ai suppliée et tu m'as répoussé quand même. La boue dont nous avons été façonnés devait souder tes paupières. Mais à présent, tu me vois. Oui, je varie d'appparence, mais c'est mon métier, tu le sais.Une écriture qui m'a fait penser à celle d'Annie Ernaux. Bien sûr, c'est un style déroutant, mais quand c'est bien fait, n'est-ce pas à cette petite touche qu'on reconnaît un grand auteur ?

leiloona
27/04/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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