Elizabeth costello

COETZEE, JOHN MAXWELL

livre elizabeth costello
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/05/04
LES NOTES :

à partir de
21,30 €

SYNOPSIS :

A travers une succession ingénieuse de huit discours ou "leçons" qu'elle est amenée à prononcer en public, Elizabeth Costello, romancière australienne vieillissante, nous dévoile peu à peu sa vie et ses pensées intimes. Nous la suivons dans ses déplacements aléatoires au gré des invitations : remise de prix en Pennsylvanie, conférence sur un bateau de croisière pour riches retraités, intervention sur les droits des animaux au Massachusetts, visite en Afrique du Sud pour la remise d'une distinction universitaire à sa soeur missionnaire, participation à un colloque sur le mal à Amsterdam ; tentative burlesque pour franchir la porte bien gardée du paradis vers un au-delà incertain [en expliquant que l'écrivain n'a pas de convictions mais défend celles de ses personnages.] La célébrité et l'adulation qui lui valent ces invitations à s'exprimer devant un auditoire reposent sur un roman publié voici 30 ans, centré sur Molly Bloom, la femme du héros d'Ulysse de Joyce. Mais de conférence en colloque, malgré son discours rôdé, Elizabeth Costello est lasse de ces prestations devenues routinières. Elle n'est plus
qu'une romancière à bout de souffle, une Schéhérazade qui n'a plus d'histoire à conter, plus de vie à sauver. Son inappétence pour la vie et les relations humaines est à la mesure de ses interrogations sur des problèmes d'ordre éthique, métaphysique qui lui importent plus que l'avenir du roman. La cohérence du texte dont le fil conducteur est le personnage éponyme, Elizabeth Costello, tient à l'angoisse de la mort, de la mortalité et de l'immortalité qui taraude cette femme écrivain en fin de vie. Le précédent ouvrage Vers l'âge d'homme peignait rétrospectivement sur un mode autobiographique le portrait de l'artiste comme jeune homme et son échec comme poète. Ici, à travers la fiction de la romancière australienne, c'est un portrait de l'artiste comme vieille femme devenue, au seuil de la mort, une femme ordinaire que ses romans ne sauraient sauver. Plus intransigeant que jamais, mais - c'est ce que j'apelle le "mystère Coetzee" - sachant rendre son propos immédiatement accessible, miraculeusement intelligible, l'auteur poursuit son exploration des questions esthétiques et éthiques qui le tourmentent.
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Voilà un livre très brillant, consistant, froid et intellectuel.Autant, j'ai apprécié ces deux dernières qualités dans mes précédentes lectures de cet écrivain, autant j'ai parfois trouvé ce roman plus proche de l'essai que de la fiction.Elizabeth Costello m'est apparue comme une machine à faire des discours et non pas comme un être humain. Pourtant, elle a entamé la vieillesse et tente de faire le point sur sa vie mais surtout sur son travail de romancière. Il y a donc une dimension humaine évidente dans ce livre.Néanmoins, cette succession de discours nous en apprend peu sur l'héroïne - d'un point de vue émotionnel - et, à ce titre, je me suis sentie frustrée. Même ses relations avec ses proches semblent dénuées d'affection et leurs échanges relèvent encore de discours, de combats entre des convictions différentes, de joutes intellectuelles.Costello théorise la moindre chose.De plus, le livre est un curieux mélange de doutes et de certitudes. Costello s'interroge sur le pouvoir de la littérature face à la vie (et la mort, son corollaire). En même temps, elle semble pétrie de convictions définitives.Elle est un mélange de vieille dame fragile et d'intellectuelle donnant leçons sur leçons.Certaines de ces leçons sont passionnantes, d'autres m'ont semblé pour le moins barbantes, embrouillées, voire obscures.Je me suis souvent demandée à quoi rimait tout cela, tout en restant fascinée par le génie de Coetzee qui, en l'occurrence se fait oublier derrière cette vieille dame. J'ai eu l'impression qu'Elizabeth Costello "débordait" Coetzee, qu'elle avait pris le pouvoir et parlait d'elle-même en quelque sorte.Bref, un livre qui m'a plu et laissé perplexe à la fois. le post-scriptum, en particulier, est impénétrable...

mycupoftea
05/09/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ANGLAIS (AFRIQUE DU SUD)
  • Traducteur : CATHERINE LAUGA DU PLESSIS

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