Eloge de la lecture

PETIT, MICHELE

livre eloge de la lecture
EDITEUR : BELIN
DATE DE PARUTION : 01/10/02
LES NOTES :

à partir de
17,25 €

SYNOPSIS :

A l'origine de cet ouvrage, il y a des voix d'hommes et de femmes d'origines culturelles et de milieux sociaux différents, et en contrepoint des souvenirs de lectures transcrits par des écrivains. En conjuguant sciences sociales et psychanalyse, il approfondit l'analyse de leurs expériences singulières et des résistances que l'écrit suscite. Ces lecteurs racontent les biais insolites par lesquels les livres leur ont permis d'apprivoiser leurs peurs, de construire et de réparer leur monde intérieur, de trouver des réponses aux questions qui les hantent, d'apprendre ce que d'autres ont trouvé comme solutions à la difficulté
d'être sur terre. Car lire, c'est aussi un moyen pour résister aux processus d'exclusion ou d'oppression, pour reconquérir une position de sujet au lieu de n'être qu'objet du discours des autres. comme jorge semprun qui retrouve espoir dans un texte de gide, après qu'on l'eut congédié en se moquant de son accent de jeune espagnol, débarqué à paris : " la boulangère du boulevard saint-michel me chassait de la communauté. André gide m'y réintégrait subrepticement. dans la lumière de cette prose qui m'était offerte, je franchissais clandestinement les frontières d'une terre d'asile probable. ".
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Ce livre est intéressant, même si les grands lecteurs trouveront beaucoup d'idées « évidentes ». L'étude éclaire, néanmoins, sur les chemins entre les hommes et les livres et permet de comprendre comment certains rejettent la lecture. De même, cet essai m'a rassurée sur certains points, notamment le rejet que peuvent avoir les autres envers des lecteurs. Certaines phrases m'ont fait sentir moins seule. Michèle Petit met en avant l'idée que la lecture en tant qu'acte intime pose problème à la société (et en particulier à celle d'aujourd'hui ou l'individuel est suspect et le collectif vivement recommandé). Le lecteur est d'une certaine façon ingérable pour le pouvoir, qu'il soit politique ou familial. En outre, Mme Petit revient sur les idées préconçues que l'on peut avoir, et les professionnels en particuliers, sur les besoins des populations socialement et/ou culturellement éloignées de la lecture. J'ai également vraiment apprécié son finale sur la lecture et la littérature à l'école. Je me suis parfaitement retrouvée dans ses propos et ceux d'écrivains cités : l'école n'incite pas à aimer la lecture, notamment à partir de la fin du collège. L'esprit est trop à l'analyse, à la dissection d'œuvres et au refus de l'émotion. C'est en tout cas ce qui m'a éloigné des lectures scolaires et avoir confirmation que ce n'était pas un blocage personnel m'a rassurée.Les bienfaits de la lecture que passe en revue l'auteur peuvent paraître évidents aux lecteurs assidus. Il n'en reste pas moins intéressant de voir comment une professionnelle peut parler avec passion et recul de ce que l'on expérimente chaque jour.

mycupoftea
13/11/12

La lecture ne rend pas vertueux, mais construit"On ne lit pas seulement pour maîtriser des informations car le langage n'est pas réductible à un instrument ou à un outil de communication. On ne lit pas pour briller dans des salons ou pour singer les bourgeois, qui du reste ne lisent pas tous, loin de là. Beaucoup de femmes et des hommes, un peu moins nombreux, lisent par goût de découvrir, et pour inventer du sens à leur vie, y compris dans des milieux populaires. Pour sortir du temps, de l'espace quotidien, accéder à un monde élargi. Pour s'ouvrir à l'inconnu, se transporter dans des univers étrangers, se glisser dans l'expérience d'un ou d'une autre, s'approcher de l'autre en soi, l'apprivoiser, moins le redouter. Pour savoir ce qui a été inventé comme solutions à la difficulté d'être de passage sur terre. Pour habiter le monde poétiquement et ne pas être seulement adapté à un univers productiviste."Ce petit passage, dans la conclusion, reprend l'essentiel des idées évoquées dans cet essai. Michèle Petit est anthropologue au LADYSS (CNRS/Université Paris I). Elle s'appuie ici sur des témoignages recueillis dans tous milieux, pour en dégager les thèmes principaux qui posent la lecture comme acte constructeur de soi : l'identification, la métaphore, la lecture réparatrice etc... Avec force citations d'auteurs et d'anonymes, elle dresse comme un portrait de ce que peut apporter la littérature dans une vie.Et c'est très intéressant. Rien de fondamentalement inédit, mais une mise en scène avec clarté du postulat de lecteur dans le monde, aujourd'hui. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.25 kg

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