En attendant godot

BECKETT, SAMUEL

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/04/52
LES NOTES :

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4,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

L'attente comprend deux phases, l'ennui et l'angoisse. La pièce comprend donc deux actes, l'un grotesque, l'autre grave. Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d'infortune, Estragon attend. Il attend Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, il ne connaît Godot. Aucun ne sait au juste de quoi ce mystérieux personnage doit les sauver, si ce n'est peut-être,
justement, de l'horrible attente. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l'un et l'autre et s'affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu'au prix d'un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens.
8 personnes en parlent

Eckett est un dramaturge extraordinaire, dont les mots ont une densité remarquable. En attendant Godot est une pièce aussi bien comique que tragique mais plus je la lis et plus je me marre, ce qui ne m’empêche pas de garder un attachement profond pour chaque personnage. Avec des phrases qui restent en mémoire comme :”On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l’impression d’exister ?” Plusieurs réseaux de sens se créent mais ne cessent de s’entrecroiser et de s’enrichir mutuellement, je ne peux donc que vous conseiller de lire cette pièce, de vous en délecter et de laisser voguer votre imagination afin de voir ce qu’elle évoque pour vous.Article complet sur mon site.

Artsouilleurs
10/12/09
 

Si j'étais une prise de tête ?très certainement celle que j'ai ressentie en découvrant En attendant Godot de Samuel Beckett. Une œuvre déstructurée, des personnages en déshérence continuelle et en attente d'un personnage inconnu (le fameux Godot) menant des conversations qui n'ont ni queue ni tête, subissant parfois des pauses salvatrices. Samuel Beckett a totalement «libéré» ses personnages. Dire que j'ai pris plaisir à lire cette pièce serait un mensonge, je ne l'ai pas non plus détestée. Je l'ai juste considérée comme objet d'art contemporain avec mon manque de sensibilité en ce domaine.

Cave
06/06/13
 

Dans sa Lettre à Michel Polac (1952), Beckett fait montre d'une ironie délicieuse qui renvoie les intellectuels à leur bêtise. Juste deux extraits (tout serait à citer) :"Je n'ai pas d'idées sur le théâtre. Je n'y connais rien. Je n'y vais pas. C'est admissible.Ce qui l'est sans doute moins, c'est d'abord, dans ces conditions, d'écrire une pièce, et ensuite, l'ayant fait, de ne pas avoir d'idées sur elle non plus.C'est malheureusement mon cas.""Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d'en voir l'intérêt. Mais ce doit être possible."Voilà avant tout ce que j'aime chez Beckett et cette pièce l'illustre parfaitement : au-delà de ses capacités remarquables à créer des oeuvres profondes parce qu'elles vont au coeur même des choses, l'écrivain ne cherche pas à démontrer, à emberlificoter le lecteur/spectateur dans des acrobaties inutiles et a horreur de l'analyse superflue. On est au centre de la vie, le sens est là, brut : il n'y a rien de plus à en dire.Et Beckett est d'autant plus doué qu'il réussit à nous faire rire avec ses personnages hauts en couleur plongés dans des situations absurdes et pourtant si représentatives de la vie, de nos vies.Cette pièce est un régal. Rien n'est laissé au hasard et rien ne semble artificiel pour autant.A chacun de s'en faire une idée mais profiter tout simplement du texte lui-même est déjà un vrai bonheur.

mycupoftea
17/01/13
 

Je découvre Beckett avec cette pièce et j'adore ce que je lis (voir la pièce jouée doit être une expérience différente) : c'est très moderne et on du mal à croire que ça date de 1952. On nage dans l'absurde, le prosaïsme et, en même temps, sous la légèreté apparente, on y parle de la mort, de l'incommunicabilité, de la possibilité du suicide et surtout de l'ennui et de la vacuité de la condition humaine.

Marianne33
22/04/12
 

Une pièce saluée, beaucoup étudiée, qui propose de nombreuses choses.... sauf que voilà, il faut beaucoup pour qu'une pièce de théâtre me donne envie de continuer, et c'est laborieusement que j'ai lu celle ci. La complexité peut être intéressante à étudier, mais ce n'est clairement pas une lecture plaisir selon moi ! Herisson08 - Délivrer des Livres -

herisson08
10/07/15
 

En matière de théâtre de l'absurde, j'avais surtout lu du Ionesco (Rhinocéros notamment). Je me suis donc lancé dans En attendant Godot, une pièce de son contemporain Beckett. Je dois l'avouer : à ma première lecture, je n'ai pas vraiment aimé. Les dialogues partent dans tous les sens, on ne comprend pas où l'auteur veut en venir, etc. Comme je ne cours pas après le théâtre contemporain, j'ai eu beaucoup de mal à finir. Et puis ma soeur m'a passé ses cours sur la pièce et je l'ai relue avec un éclairage plus "scolaire" ; tout m'a paru plus clair d'un coup. En attendant Godot est une pièce comportant de multiples couches et autant d'interprétations de lectures. Godot est-il l'arbre qui trône dans le décor, ou bien Dieu ? à moins que ce ne soit Estragon et Vladimir réunis ? Quant à l'effrayante tirade de Lucky, elle contient des idées intéressantes quand on enlève les morceaux de phrase superflus. Bref, passé mon scepticisme il s'agissait d'une pièce originale.

Shirayukihime
23/05/15
 

Je dois faire une vraiment bien piètre analyste, car je n'avais pas compris le sens de cette oeuvre avant de lire le résumé ci-dessus (mon édition n'en comportait pas). Après avoir lu ces trois courtes lignes, je comprends un peu mieux pourquoi Samuel Beckett a écrit en attendant Godot, ainsi. (Godot = Dieu ?). Au début ce livre ne me tentait pas du tout, ayant déjà lu une autre pièce de théâtre de l'absurde, la cantatrice chauve de Ionesco. Et peut-être qu'il s'agit d'une histoire d'adaptation, mais cette pièce-là ne m'a pas autant irritée. Pour autant, je suis restée indifférente à l'intrigue, aux comportements saugrenus des personnages et j'ai eu du mal à prendre mon mal en patience vers la fin, car avec la répétition de "quelle heure est-il ? Qu'attend-t-on ? Ah oui c'est vrai, Godot. Tu veux un radis ?" etc., ce n'est pas spécialement passionant. A retenir de cette très courte chronique, c'est que le théâtre de l'absurde n'est absolument pas pour moi, et qu'étudier cette œuvre en cours me semble intéressant, mais pour vous-même je vous le déconseille, je pense qu'il y a des pièces de théâtre plus divertissantes et enrichissantes à lire. Ninon !

nilale
20/05/15
 

Quelle claque!! Beckett nous montre à travers cette pièce la tragédie de l'Homme! Estragon et Vladimir, les deux personnages principaux, attendent Godot. Cependant, ils ne savent pas qui il est ni quand il viendra, ni pourquoi. Quelqu'un a dit que Godot viendrait alors ils attendent. Voilà le tragique, ils attendent mais ne savent rien. Ils sont perdus et ont peur de la liberté et de ce que le monde a à leur offrir. Cette pièce est merveilleusement écrite après la seconde guerre mondiale montre que l'Homme est dans l'impasse après ce qui vient de ce produire. Cemella

Cemella
27/04/13
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.11 kg

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