En attendant les barbares

COETZEE, JOHN MAXWELL

livre en attendant les barbares
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/05/87
LES NOTES :

à partir de
19,30 €

SYNOPSIS :

Une oasis dans le désert, aux confins de l'Empire. Sur une cité paisible veille un homme juste et bon, le Magistrat. Seule marque de l'écoulement du temps : le cycle des saisons. Au-delà des frontières, une terra incognita parcourue par des nomades chasseurs. Pour la ville, une vague menace. Afin de prévenir les incursions des barbares, le pouvoir central organise des expéditions punitives. Les soldats rentrent avec leurs prisonniers qui sont ensuite affreusement torturés. Le Magistrat s'éprend d'une jeune prisonnière aux chevilles brisées. Il lui fait partager son lit, puis décide de la raccompagner chez les siens à la tête d'une expédition qui sera soumise
à tous les périls : climat, espace qui se dérobe sans cesse, incompréhension des nomades. Convaincu d'intelligence avec l'ennemi, il devient lui aussi victime des tortionnaires, cependant que s'est déclenchée l'escalade des représailles. Les hostilités ont peu à peu vidé la ville de ses forces vives. Pillée par les soldats, désertée par sa garnison, elle attend, terrorisée, l'assaut définitif des barbares. Avec cette parabole sur le pouvoir et la liberté qui s'incarne dans des scènes d'une intensité cauchemardesque, J. M. Coetzee nous plonge dans un climat " de bruit et de fureur " qui n'est pas sans rappeler celui de son pays, l'Afrique du Sud.
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"En attendant les barbares" est présenté comme un roman mais derrière cet artifice de fait, c'est surtout un plaidoyer sur la liberté et la justice, ainsi qu'une dénonciation de la souffrance et de la torture. L'histoire du Magistrat, narrateur perdu dans un oasis de l'Empire, devant faire face un jour à la violence de soldats venus dans son village pour contrarier une éventuelle invasion barbare, est secondaire. Très vite, l'auteur se sert de son personnage pour écrire de véritables fulgurances littéraires. Ainsi, il oppose un homme épris de justice et pacifique, à un homme froid, dont le regard est caché derrière des verres fumés, et dont "le travail est de trouver la vérité". Pour cela, tous les moyens sont bons, y compris la torture. Mais qui sont ces Barbares dont on parle tout le temps mais qu'on ne voit jamais? Ce sont de simples tribus nomades vivant "en dehors de l'Empire" dont le seul tort est de ne pas ressembler aux autres dans leurs coutumes. Très vite, on peut faire un parallèle avec l'apartheid, et le magistrat porte la voix de Coetzee: "je souhaite que ces barbares se soulèvent et nous donnent une bonne leçon pour que nous apprenions à les respecter. A nos yeux, ce pays est à nous, il fait partie de l'Empire (...)Mais ces gens, ces Barbares ne le voient pas du tout sous ce jour (...) A leurs yeux nous sommes toujours des hôtes de passage." En prônant une politique de justice, le Magistrat devient lui-même un ennemi, puis subit la torture physique et morale pour avoir reconduit chez elle une pauvre Nomade torturée. Il comprend alors que les inquisiteurs et les bourreaux "ont pour article de foi qu'on n'atteint la vérité extrême que dans la dernière extrémité". L'attente d'un ennemi invisible et la gravité du sujet traité freinent considérablement le rythme du récit. Ainsi, Coetzee a favorisé l'émotion et la réflexion au détriment du dialogue et de l'action. Dès lors, il faut vous attendre à une lecture très "cérébrale" qui consiste à justifier cette idée: "le crime qui est latent en nous, nous devons nous l'infliger à nous même." Bonne lecture! vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.27 kg
  • Langage original : ANGLAIS (AFRIQUE DU SUD)

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