Entre mes mains

VIGIER, ANNE-CONSTANCE

livre entre mes mains
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 23/08/07
LES NOTES :

à partir de
11,90 €

SYNOPSIS :

la narratrice est une brillante mathématicienne, dont la vie est essentiellement comblée par son travail. elle rencontre sylvain, un violoniste frustré et obnubilé par bartòk, qui peine à percer. ils se marient et mènent une vie sans surprise dans un milieu familial stupide ou absent. jusqu'au jour où elle annonce qu'elle est enceinte. parce qu'il est parfois aussi difficile de mettre au monde que d'être au monde, le sentiment d'exclusion, déjà latent, éprouvé
par la jeune femme se renforce sans bruit dans un crescendo dramatique. dans un style où l'humour et la mélancolie désabusée sont habilement dosés, l'auteur nous convie dans l'univers d'un personnage qui n'a pas de prise sur son existence. sa rencontre avec sylvain, leur installation, puis la volonté de fonder une famille selon les conventions nous valent des scènes de la banalité quotidienne ponctuées de dialogues intérieurs savoureusement caustiques.
2 personnes en parlent

La découverte de l’amour physique. Une nouvelle vie à deux. Un mariage. Une grossesse. Un accouchement. Un enfant. La narratrice, dont la vie a basculé – on le sait dès le prologue – évoque avec détachement les événements qui font une vie et qui ont aussi, irrémédiablement, amené à une fin tragique. Brillante mathématicienne, elle découvre la sexualité et l'amour auprès de Sylvain, un violoniste obsédé par Bartok. De l’installation à deux dans un appartement pas bien grand à la vie de couple, finalement presque conventionnelle, l’héroïne semble pourtant tout vivre comme absente de sa propre histoire. La seule chose qui la raccroche à l’humanité, c’est la relation à sa sœur, différente, tant aimée et si nécessaire à sa vie. Lentement l’espace confiné de l’appartement semble l’enserrer, la grignoter. Seuls les chiffres offrent un monde où elle se sent à sa place. Mais la maternité l’éloigne de son bureau, des responsabilités, de ses collègues et l’enferme un peu plus. Et puis il faut apprendre, entre ces quatre murs, à composer avec ce nouveau petit être.Récit original sur la difficulté d’être au monde, Entre mes mains interroge aussi en filigrane sur la maternité : comment être mère lorsque l’on a soi-même tant de mal à trouver sa place ? Comment devenir actrice de sa vie lorsqu’on n’en a toujours été qu’une spectatrice passive ? Un roman court et fort, la dissection quasi-clinique d’un drame annoncé. Terrible.

Lencreuse
22/08/10
 

Le roman n'est pas bien épais, seulement 100 pages, par contre il est lourd et violent. Mais ces sentiments sont latents, ils planent entre les lignes dans le quotidien de ce couple, de cette femme, de cette jeune mère. C'est très, très fort.La narratrice, âgée de 23 ans, ingénieur en mathématiques, fait la rencontre du premier homme de sa vie, Sylvain, artiste et mélomane. L'amour aidant, ces deux-là vont vivre ensemble, se marier, faire des petits, etc. Le schéma classique. Cependant, l'étouffement fait son nid. La jeune femme est une crispée affective, jamais comblée ou épanouie, nullement soutenue, parmi ses proches ou au boulot, le combat est constant. Il faut qu'elle s'impose, qu'elle ose, mais c'est toujours plus fort qu'elle.Sa grossesse, par exemple, ne tombe pas au bon moment pour sa carrière ni sa vie de couple. Pourtant, Sylvain et elle sont heureux et préparent l'événement avec impatience, mais sans exaltation. D'ailleurs, ce déni va totalement absorber la jeune maman, vite dépassée par son nourrisson, anéantie par l'impuissance, esseulée et incomprise, mise au pied du mur et abandonnée par son compagnon. L'histoire ne raconte pas avec les mots crus ce qu'il va se passer, mais l'issue fatale est bel et bien là. Une réalité amère, sinistre et qui donne des frissons partout.Pour ces raisons, oui le roman est violent, très fort et difficile. Pourtant l'auteur est parvenue à un compromis idéal : livrer les faits, un peu froidement, mais avec une lucidité sans égale, balançant sans cesse l'opinion du lecteur entre la compassion, la compréhension et le blâme. En sortant de cette lecture, à la fois courte mais percutante, il est impossible de juger car l'histoire reflète un peu plus l'immense solitude de la mère. Le sujet rappelle le sentiment d'exclusion et de vulnérabilité qu'exacerbe la maternité et tente de s'inscrire dans un début de tolérance. A tenter !

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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