L'espece humaine

ANTELME, ROBERT

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/03/78
LES NOTES :

à partir de
11,00 €

SYNOPSIS :

« Quand l'homme en est réduit à l'extrême dénuement du besoin, quand il devient "celui qui mange des épluchures", l'on s'aperçoit qu'il est réduit à lui-même, et l'homme se découvre comme celui qui n'a besoin de rien d'autre que le besoin pour, niant ce qui le nie, maintenir le rapport humain dans sa primauté. Il faut ajouter
que le besoin alors change, qu'il se radicalise au sens propre, qu'il n'est plus qu'un besoin aride, sans jouissance, sans contenu, qu'il est rapport nu à la vie nue et que le pain que l'on mange répond immédiatement à l'exigence du besoin, de même que le besoin est immédiatement le besoin de vivre. » Maurice Blanchot.
2 personnes en parlent

En 1944, Robert Antelme, membre de la résistance, est arrêté et envoyé en déportation. Il va rester quelques mois à Gandersheim, un kommando proche de Buchenwald où il fera différents travaux extérieurs avant de travailler dans une usine dans des conditions très éprouvantes. Alors que les alliés approchent du camp, il est transféré vers Dachau où il sera libéré le 29 avril 1945. Il raconte dans ce livre ce qu’il a vécu dans les camps.Il y a trois ans environ, j’ai eu un gros coup de cœur pour Marguerite Duras dont j’ai dévoré de nombreux livres. Et puis, un jour, je suis tombé sur La Douleur, un livre qui m’a bouleversé. Duras y raconte la fin de la guerre et l’attente du retour de son mari déporté. Ce mari, c’est Robert Antelme qui lui même avait écrit un livre relatant son passage dans les camps. Alors j’ai eu envie d’en savoir plus, j’ai acheté ce livre mais j’ai mis longtemps avant de le lire. On ne sait jamais lorsque l’on se plonge dans ce genre de récit, quelles horreurs se cachent dans ces pages.Cette semaine, je l’ai enfin lu. Ce qu’il y a de plus effroyable finalement c’est qu’on a beau avoir étudié cette période à l’école, on a beau avoir vu Nuit et Brouillard ou lu Semprun, on croit savoir, mais il reste toujours des choses à apprendre. Comme le dit Antelme dans l’extrait que j’ai choisi, “il faudrait ajouter bout à bout toutes les histoires, où rien n’est négligeable”.Ce que j’ai trouvé particulièrement enrichissant dans ce témoignage, c’est qu’au delà du récit des conditions inhumaines dans lesquelles il a été détenu, Robert Antelme s’attache aussi à décrire et à comprendre les comportements. Ceux des déportés entre eux, mais aussi des SS envers les déportés. On y découvre notamment que les nazis avaient nié “l’espèce humaine” des déportés qu’ils voyaient plutôt comme des animaux que comme des prisonniers. C’est un témoignage très enrichissant qui m’apparaît comme un livre fondamental sur les camps de concentration nazis et que je vous invite bien évidemment à lire.

Artsouilleurs
25/10/10
 

Le vocabulaire et l récit est vraiment cru mais à l'image de l'inimaginable vécu par l'auteur au sein de Buchenwald. C'est un livre clairement à lire et a faire lire, au collège et au lycée notamment. Les descriptions sont criantes de vérité. On ressent la faim de l'auteur au fil des pages, les blessures et les brimades. Une référence.

Alex6974
20/07/14
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.31 kg

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