Especes d'espaces ned

PEREC, GEORGES

livre especes d'espaces ned
EDITEUR : GALILEE
DATE DE PARUTION : 25/10/00
LES NOTES :

à partir de
24,00 €
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Essai de Perec qui appartient à ses réflexions sur ce qu'il a appelé "l'infra-ordinaire". Il commence par des considérations sur l'espace délimité par la page pour finir par l'univers, après être passé par la chambre, le quartier, le pays, par exemple.On retrouve son goût pour les listes, son regard nostalgique sur le passé, son sens de l'observation d'arpenteur de Paris, son humour si fin...Un ouvrage tout à la fois intelligent et pertinent mais tellement facile et agréable à lire. Maltese

Maltese
12/02/09
 

Georges Perec.. Peut être est son chat.. Et si j'enlève une voyelle est ce qu'une consonne prendra l'o ? Je vois rond et je passe le mur du son. Et si de deux choses Lune, alors peut être je n'y serai pas. Espèces d'espaces !… Tirer des lignes dans la mer est ce que c'est faire des ronds dans l'eau ? Un dé entre les doigts, un espace entre soi et ce reflet que l'on inspecte du haut des toits.« Vivre, c'est passer d'un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner ». Alors il faut écrire pour se parcourir disait Henri Michaux. Jamais inutilement remplir. Rendre l'habitable, et se méfier de l'habité . Aimer la géométrie spatiale pour tenter d'oublier, un peu l'espace d'un instant. Intelligence de l'espace qui entrechoque l'inactivité d'un lieu. Du partir, à l'’advenir, toutes nos histoires sont bien plus questions d'espaces que de temps.Espèces d'espaces, maigre échelle du temps, topographie de l'instant.Lire Perec c'est exercer les mots dans l'espace de l'oeil. C'est mathématiquement beau et lucide, et poétiquement sublime.Lisez Perec et vous ne vous cognerez jamais plus contre les vitres !Désolée de contrarier Brancusi , mais l'oiseau n'est pas dans l'espace, il est l'espace.Astrid Shriqui Garain Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
07/07/15
 

Un mince (123 pages) petit volume qui se dévore, étonne, donne à réfléchir ou reconsidérer l'évidence, appelle à développer son sens de l'observation ou sa curiosité par des sortes d'exercices sur le terrain, ôte les œillères, ouvre des horizons, amuse parfois, interpelle, et au moment d'écrire un billet ça se gâte, c'est Pérec, quoi, indubitablement.Oh bien sûr à la fin l'on sait tout sur les espèces d'espaces, citons la page, le lit, la chambre, l'appartement, l'immeuble, la rue, le quartier, la ville, la campagne, le pays, Europe, Monde, Espace, voilà un catalogue à la Pérec, piqué dans la Table des matières.Mais encore?"Vivre, c'est passer d'un espace à l'autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner."Des idées de balade originale"J'aime marcher dans Paris. Parfois pendant tout un après-midi, sans but précis, pas vraiment au hasard, ni à l'aventure, mais en essayant de me laisser porter. Parfois en prenant le premier autobus qui s'arrête (on ne peut plus prendre les autobus au vol). Ou bien en préparant soigneusement, systématiquement, un itinéraire. Si j'en avais le temps, j'aimerais concevoir et résoudre des problèmes analogues à celui des ponts de Königsberg, ou, par exemple, trouver un trajet qui, traversant Paris de part en part, n'emprunterait que des rues commençant par la lettre C."L'espace"Lorsque rien n'arrête notre regard, notre regard porte très loin. Mais s'il ne rencontre rien, il ne voit rien; il ne voit que ce qu'il rencontre: l'espace, c'est ce qui arrête le regard, ce sur quoi la vue butte: l'obstacle : des briques, un angle, un point de l'espace: c'est quand ça fait un angle, quand ça s'arrête, quand il faut tourner pour que ça reparte. Ça n'a rien d'ectoplasmique, l'espace; ça a des bords, ça ne part pas dans tous les sens, ça fait tout ce qu'il faut faire pour que les rails de chemin de fer se rencontrent bien avant l'infini.""L'espace semble être, ou plus apprivoisé, ou plus inoffensif, que le temps : on rencontre partout des gens qui ont des montres, et très rarement des gens qui ont des boussoles. On a toujours besoin de savoir l'heure (et qui sait encore la déduire de la position du soleil?) mais on ne se demande jamais où l'on est. On croit le savoir : on est chez soi, on est à son bureau, on est dans le métro, on est dans la rue."Le mur (ne pas hésiter à relire)"Je mets un tableau sur un mur. Ensuite j'oublie qu'il y a un mur. Je ne sais plus ce qu'il y a derrière ce mur, je ne sais plus qu'il y a un mur, je ne sais plus que ce mur est un mur, je ne sais plus ce que c'est qu'un mur. Je ne sais plus que dans mon appartement, il y a des murs, et que s'il n'y avait pas de murs, il n'y aurait pas d'appartement. Le mur n'est plus ce qui délimite et définit le lieu où je vis, ce qui le sépare des autres lieux où les autres vivent, il n'est plus qu'un support pour le tableau. Mais j'oublie aussi le tableau, je ne le regarde plus, je ne sais plus le regarder. J'ai mis le tableau sur le mur pour oublier qu'il y avait un mur, mais en oubliant le mur, j'oublie aussi le tableau. Il y a des tableaux parce qu'il y a des murs. Il faut pouvoir oublier qu'il y a des murs et l'on n'a rien trouvé de mieux pour ça que les tableaux. Les tableaux effacent les murs. Mais les murs tuent les tableaux. Ou alors il faudrait changer continuellement, soit de mur, soit de tableau, mettre sans cesse d'autres tableaux sur les murs, ou tout le temps changer le tableau de mur."Inventaire de tous les lieux où j'ai dormi? Fermer les yeux, les souvenirs précis reviennent. C'est bourré de ce genre d'idées, repenser la fonction des pièces d'un appartement (une pièce pour un usage, par exemple 'réservée à l'audition de la symphonie n)48 en do, dite Maria-Theresa, de Joseph Haydn'). Travaux pratiques, aussi, 'observer la rue, essayer de décrire la rue, magasins, cafés, prendre des notes...Arrêtons-là, c'est riche, c'est à découvrir. keisha

keisha
03/04/15

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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