Est-ce ainsi que les femmes meurent ?

DECOIN, DIDIER

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 04/02/09
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SYNOPSIS :

« D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient pris le temps d'enfiler une robe de chambre. Aucun n'a tenté quoi que ce soit pour porter secours à la pauvre petite. » Didier Decoin s'est inspiré de ce fait divers, qui fit d'abord l'objet d'un entrefilet, « une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle », avant de passer à la Une de tous les journaux, une fois que la lâcheté des témoins devint le vrai sujet d'enquête pour la presse. New York, une
nuit de mars 1964 dans le Queens, une ville encore insalubre et dangereuse, un trottoir mal éclairé, et c'est aussitôt pour l'auteur de John l'Enfer le prétexte à un saisissant roman où sous un tapis de neige, nous découvrons les atrocités que commit un tueur en série. Se détachent en personnages de chair la coquette Kitty, poignardée, le tueur Winston Moseley, monstre froid et père de famille qui ne jouissait pleinement que de victimes mortes, le narrateur Nathan Koschel, les journalistes en filature, les habitants planqués derrière leurs fenêtres ouvertes sur le crime. Qui est le plus coupable ? Le criminel ? Ou l'indifférent qui entend la plainte de la victime sans réagir ?
"Le monde est un endroit redoutable" disait Albert Einstein,
"non pas tant à cause de ceux qui font du mal et ne font rien pour l'empêcher".
Didier Decoin tire matière à réflexion de cette phrase à travers l'histoire véridique de Catherine Kitty Genovese. Un récit saisissant de réalisme qui pose la question de la culpabilité et de la responsabilité de chacun d'entre nous.
Un roman coup de point qui porte à l'introspection.

corinne (valenciennes)
"Le monde est un endroit redoutable" disait Albert Einstein,
"non pas tant à cause de ceux qui font du mal et ne font rien pour l'empêcher".
Didier Decoin tire matière à réflexion de cette phrase à travers l'histoire véridique de Catherine Kitty Genovese. Un récit saisissant de réalisme qui pose la question de la culpabilité et de la responsabilité de chacun d'entre nous.
Un roman coup de point qui porte à l'introspection.
Corinne ,
Librairie
(Valenciennes)
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A la base, le meurtre de Kitty Genovese n'est qu'un fait divers parmi d'autres. Nous sommes en mars 1964, dans un quartier paisible de Harlem. Une femme a été tuée. La police a rapidement arrêté le coupable, lequel est passé aux aveux. Et pourtant l'affaire reste lourde et gênante. En effet, un point a été soulevé. La jeune femme a été poignardée à mort, sous les yeux de ses voisins. Son martyr a duré plus de trente minutes, personne n'est intervenue dans l'intervalle. Durant l'enquête, ils sont trente-huit à témoigner des cris, des appels au secours entendus, du suspect aperçu sur la scène du crime, du calvaire de la jeune Kitty. Un journaliste du NY Times s'interroge, trente-huit témoins et une passivité commune, comment est-ce possible ? L'affaire secoue l'Amérique. Plus que l'horreur suscitée par le meurtrier pervers et nécrophile, c'est bien l'impassibilité des habitants d'Austin Street qui provoque l'incompréhension et la révolte. La presse va se jeter sur eux, ce sont des gens comme vous et moi, ils sont respectables et respectueux de la loi. Leur silence nous fait tomber des nues. L'affaire a eu des retombées, c'est devenu un cas d'école, car on parle désormais du syndrome Kitty Genovese. Il s'agit de la diffusion de la responsabilité, plus les témoins sont nombreux et moins ils se manifestent pour porter secours, chacun pensant que l'autre va bouger le petit doigt. Comme le souligne l'éditeur, le roman de Didier Decoin se lit dans un frisson. Ce sont plus de 200 pages glaçantes, rapportées avec un sens du détail quasi chirurgical par le narrateur, Nathan Koschel, un voisin qui n'était pas présent ce soir-là. « Sommes-nous curieux jusqu'à l'impudence, jusqu'à l'irrespect ? » Une part de ressenti face à cette lecture me pousse à répondre positivement. J'ai été un peu dégoûtée par ce livre, que je trouve trop froid, trop dérangeant, trop scandaleux. Il bouleverse, il force à se remettre en question, à se demander qu'aurions-nous fait à la place. Car bientôt, à lire cette histoire affolante, le sentiment de culpabilité se déplace. Il y a le monstre sanguinaire et sans état d'âme, qui trouve sa place toute justifiée à la barre des accusés, mais on sent que la justice trébuche, a envie de marquer le coup. C'est toute une opinion publique qui s'émeut, qui ne comprend pas. Un roman terrible, pénible et qui met mal à l'aise.

Clarabel
04/03/09
 

Ce livre de Didier Decoin a inspiré le film de Lucas Belvaux "38 témoins" qui vient de sortir sur les écrans. J'ai voulu lire le livre avant d'aller voir l'adaptation.Pour moi le livre vaut plus par le propos (dénoncer la lacheté humaine qui consiste à ne pas se sentir concerné quand on entend les hurlements d'une femme en train d'agoniser...), que par son style froid et détaché.Un roman "utile"donc, qui pousse à se questionner sur la façon dont on réagirait en pareille circonstance.

dvan
17/03/12
 

Ecrit poignant et révoltant sur la lâcheté humaine et même si certains passages sont difficiles à lire de part leurs descriptions, il est essentiel d’en prendre connaissance ! Ce livre n’est pas un coup de cœur en soi, je l’ai apprécié pour son écriture claire et directe du rappel des faits horribles qui se sont déroulés. Faits auxquels nous ne pouvons détourner les yeux sans avoir terminer le livre tant que le verdict de l’affaire ne soit connu. On sort changés après cette lecture, en ayant envie d’aller à contre-courant des horreurs quotidiennes dont nous sommes les spectateurs. Mais qui est sûr de dire : « Moi, j’aurai réagi ! »

« Se lit dans un frisson ». Voilà comment finit la quatrième de couverture en décrivant ce livre, et il faut bien reconnaître que c’est le cas…On ne peut avoir aucun doute là dessus.Il faut déjà savoir que l’histoire de ce livre – la base de cette histoire – , certes romancée, est malgré tout un fait réel, véridique. Cela fait déjà porter un tout autre regard sur l’histoire, je trouve.Le livre a ceci d’incroyable à mes yeux: il retrace avec une émotion particulière les travers de la société actuelle que sont l’indifférence au malheur d’autrui, le manque d’implication face à ce qui se passe autour de soit, et le côté pervers, fou, malsain que l’on rencontre de plus en plus, malheureusement.Ehh oui, il ne faut pas se leurrer, de plus en plus de gens ferment les yeux sur ce qui se passe juste à côté d’aux. Personne (au sens large du terme, mais je ne tombe pas dans la généralité, je vous rassure) n’a envie de s’impliquer, tout le monde se dit « quelqu’un d’autre va réagir, je n’ai pas besoin de m’en mêler », et finalement, personne ne fait rien…L’ambiance de ce livre est, comment dire, … angoissante, atroce, dérangeante… et pourtant, on y adhère sans aucune difficulté…Un côté un peu plus négatif du livre réside dans le fait qu’on voit l’histoire sous différents points de vue. Cela rend la lecture plus pénible à mes yeux, mais cela n’enlève en rien le côté frissonnant du livre. Cela relève limite du détail.En conclusion, je dirais que ce livre est époustouflant, car au-delà de l’horreur de l’histoire, il nous pousse aussi à nous remettre en questions, à nous demander « Et moi, qu’est ce que j’aurais fait dans un tel cas? « …Il ne va rien épargner au lecteur, il n’est pas là pour ça, c’est clair… On ne peut pas sortir de ce livre, selon moi, en ayant été « un simple spectateur », un lecteur tout simplement… J’aime cela dans un livre, quand il reste quelque chose après avoir tourné la dernière page. Hylyirio

hylyirio
14/10/11
 

« Se lit dans un frisson »Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de Didier Decoin nous promet dans sa 4e de couverture de « se lire dans un frisson ». La multiplicité des points de vue et le ton légèrement journalistique ne viendra pas ternir le frisson mais plutôt l’embellir, le multiplier et l’universaliser en même temps.

constance93
22/04/11
 

Ce livre peint l'indifférence des gens dans le monde actuel .Une jeune femme est assassinée pendant la nuit dans une rue .Son agonie durera 30 minutes et aucun voisin ne daignera lui porter secours soit par peur , soit par fatigue , soit surtout parce que personne ne se sent concerné.un fait divers qui ne laisse pas indifférent contrairement à tous les protagonistes

nelson43
01/09/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.22 kg