Et mon fils avec moi n'apprendra qu'a pleurer

ROUX, FREDERIC

livre et mon fils avec moi n'apprendra qu'a pleurer
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 07/09/05
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18,80 €

SYNOPSIS :

« Je viens d'un monde en noir et blanc. Celui de la récup' et des rogatons. Rien ne peut nous extraire du vulgaire. Les deux pieds, les deux mains dans la bouse, on ne tutoie pas les anges... » Ainsi pourrait débuter ce roman familial d'un enfant né après-guerre dans ville de province, au sein d'un milieu aussi éloigné du monde ouvrier que de la bourgeoisie : une mère amie des bêtes, improvisée charcutière, qui « adorait les enfants un peu comme elle adorait les animaux : elle n'aurait pas supporté de ne pas en posséder » ; un père passionné de voitures et misanthrope, spécialiste des trafics en tous genres, du marché noir à la fraude fiscale, qui se fait usurier après la faillite de son garage ; une grand-mère absolument pingre, ancienne châtelaine clochardisée ; un oncle enfin, un peu taré, « vierge comme une jeune fille qui ne l'est pas », planqué trois ans sous un escalier pour échapper au STO, bricoleur
compulsif de postes de radio. Sans oublier les chats dont la mère noie les trop nombreuses portées, les chiens qu'elle finit toujours par euthanasier, le perroquet... Fils unique, le narrateur dévore les rares livres qu'il peut trouver, ennemis publics n°1 au domicile familial : le Nouveau Larousse illustré en 7 volumes, datant d'avant-guerre, fera de lui « un prodige d'érudition à trois balles dépourvu des bases les plus élémentaires »... Entre l'hommage et le règlement de comptes, l'élégie et le coup de poing, Frédéric Roux brosse un tableau vivant de la « lumpen petite-bourgeoisie » des années cinquante-soixante, un temps où les syndicats d'initiative n'existaient pas, où la télé naissait à peine, où la culture ouvrière vivait encore. Un récit vigoureux et drôle, féroce et nostalgique, souvent célinien, dans lequel l'auteur-narrateur montre comment, de tout cela, il s'est échappé sans en réchapper.
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Frédéric Roux écrit comme on boxe, c'est sa marque de fabrique depuis "Lève ton gauche !" et "Ring". Objet de ses uppercuts : la famille et surtout, malgré une figure paternelle décrite comme détestable, sa mère. Ce roman autofictionnel, prolongement de "Mal de père", est un véritable règlement de comptes (avec les outrances et la mauvaise foi inhérente à ce genre d'exercice : l'auteur cherche-t-il à comprendre ses proches ? Ne dit-il pas surtout sa douleur d'un manque d'amour ?), écrit dans un style percutant, avec plein de trouvailles qui font mouche et qui réjouiront ceux qui ont connu les années "Coty-De Gaulle", la France moralement frileuse, véritable étouffoir à jeunesse ! Frédéric Roux écrit contre une histoire familiale et contre la société d'une époque, qui cependant, reconaissons-le, ont eu le mérite de susciter des vocations littéraires ! Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu ! Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.40 kg

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