Et que le vaste monde poursuive sa course folle

MCCANN, COLUM

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 13/08/09
LES NOTES :

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14,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières
que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.
Dans la nuit du 7 août 1974, le funambule français Philippe Petit parvint, aidé par quelques complices, à tirer un câble entre les toits des deux tours du World Trade Center, à plus de 400 mètres de hauteur. Au matin, il s'y lança avec l'aide de son balancier. A travers des personnages très attachants, mais vivant dans leurs misères et leurs détresses, Colum McCann nous plonge dans le New York des années 1970. Avant Philippe Petit, McCann avait déjà été fasciné par un autre génie aérien, Rudolf Noureïev. Il y consacra l'un de ses plus beaux romans:"Danseurs".

catherine (valenciennes)
Dans la nuit du 7 août 1974, le funambule français Philippe Petit parvint, aidé par quelques complices, à tirer un câble entre les toits des deux tours du World Trade Center, à plus de 400 mètres de hauteur. Au matin, il s'y lança avec l'aide de son balancier. A travers des personnages très attachants, mais vivant dans leurs misères et leurs détresses, Colum McCann nous plonge dans le New York des années 1970. Avant Philippe Petit, McCann avait déjà été fasciné par un autre génie aérien, Rudolf Noureïev. Il y consacra l'un de ses plus beaux romans:"Danseurs".
Catherine ,
Librairie
(Lens)
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Des vies s’entrecroisent et les fils tendus entre les êtres lentement se relient au cœur du roman, sous les chaussons du funambule. Un rêve passe en équilibre au-dessus du monde et l'émerveillement pose sur les personnages une sorte d’absolution. La foi, la guerre du Vietnam, la violence ordinaire, la prostitution, la justice, l’amour aussi, la fraternité, la solitude...Entre les Twintowers, le câble d’acier est presque invisible. L’avion, dans l’extrême coin de la photo, semble déjà annonciateur.Malgré la dérive des êtres, la douleur et la souffrance, l’espoir est tout entier contenu dans la légèreté fugitive qui, un jour pourtant semblable aux autres jours, change le regard des hommes.Je reste sous le charme de l'écriture de Mc Cann et de son art du portrait depuis Danseur, le roman qu'il a consacré à Noureiev et Zoli superbe figure de femme tzigane. Dans ce vaste monde, les portraits se multiplient et s'éparpillent dans la grâce d'un matin funambule. Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.comhttp://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
07/10/09

Ce roman ne raconte pas une histoire mais plusieurs. Ce roman ne présente pas un héros et des personnages secondaires, mais plusieurs personnages principaux dont leurs vies vont se croiser...ou pas. Ce roman ne présente pas une ville tentaculaire minée par la peur terroriste et l'après 11 septembre, mais un New-York aux multiples paysages dominée par les Twin Towers qu'un funambule a décidé d'en faire un terrain de jeu. Mais, dans tous les chapitres, "la grosse pomme" ingurgite, broie et recrache ses habitants...Le style, d'une grande simplicité, favorise une lecture rapide. Cependant, à vouloir faire corps avec ses personnages, Mc Cann sombre parfois dans l'outrance stylistique, au point de rendre ses personnages caricaturaux. Ainsi, lorsqu'il consacre un chapitre à une prostituée noire prénommée Tillie, il lui donne la parole en utilisant des expressions pseudo argotiques et souvent outrées si bien que cette femme perd toute crédibilité.Parfois, au détour d'une page, nous sont décrites les pérégrinations d'un ado photographiant les tags new-yorkais, ou celles de jeunes as de l'informatique piratant des lignes téléphoniques, mais je n'ai pas compris la finalité de ces récits. En prenant comme fil conducteur l'exploit d'un funambule en train de traverser les Twin Towers, l'auteur veut démontrer que tous les êtres humains, de toutes les classes sociales sont finalement logés à la même enseigne: "rien ne commence. Rien ne finit. Tout se poursuit".La vie continue malgré les vicissitudes. Les morts de la guerre du Viet Nam ont laissé des familles démunies, les gens de couleurs vivent dans le Bronx, les riches dans l'Upper East Side, mais tous luttent et cherchent "d'autres possibles à forme humaine. Par delà les lois de l'équilibre". Or, l'idée est bonne, mais "la sauce" ne prend pas car les personnages sont les ombres d'eux-mêmes et ne sont pas transcendés par la force de l'écriture. Pourtant, en osant aborder ce genre de sujet, l'auteur aurait du s'atteler à une plus grande cohérence de l'ensemble. J'ai souvent eu l'impression que ce roman était une suite de saynètes dans lesquels les personnages se croisaient et ne croyaient pas non plus à ce qu'ils tentaient de transmettre. Alors, je veux bien que ce livre soit LE livre de l'anti 11 septembre (quoique...) mais il ne fait que transcrire des minutes de vie le jour où un homme a décidé de se surpasser en réalisant un exploit hors du commun, ce qui, finalement, ne l'empêche pas d'être un roman assez banal à mon sens. Et comme disait Paulhan: "le classique que c'est pas la peine"... A vous de juger. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

La vie ne tient qu'à un fil.... New York des années 1970. Les tours du World Trade Center sont toujours là ; les échos de la guerre du Vietnam résonnent…. Autour de l'acte périlleux d'un funambule qui marche sur le fil qui relie les deux tours jumelles, des vies se croisent et se mêlent dans un monde qui imperturbablement poursuit sa route…. Un petit chef-d’œuvre d’humanité.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

7 aout 1974, New York entre les Twin Towers, un funambule s'élance. Un évènement extraordinaire dont de nombreuses personnes vont être spectateurs. Parmi celles ci : un curé des rues, des prostitués, des mères ayant perdues leurs enfants pendant la guerre du Vietnam, tout un ensemble de personnages dont Colum McCann va nous faire partager un bref moment de leurs existences.Roman aux allures de recueil de nouvelles car au départ l'auteur semble ne prendre que le prétexte du funambule traversant sur son fil pour nous raconter les destins souvent cruels et même tragiques de personnages vivants a New-York.Mais peu a peu, l'auteur nous dévoile sa trame et nous fait découvrir que toutes ces "nouvelles" sont en faite ingénieusement imbriquées pour former un superbe roman sur l'humain, sa fragilité et sa lutte au quotidien. Un puzzle de destins aussi divers que celui d'un curé aidant les prostitués, qu'une mère recherchant le réconfort d'autres mères ayant perdues leurs fils au Vietnam que d'un couple d'artiste cherchant a échapper a l'emprise de la drogue et de l'alcool. Des vies hétérogènes qui, pourtant au bout du compte, forment une même existence qui verra leurs destins se rejoindre.Une qualité d'écriture parfaite qui donne le ton a ce récit où l'humain est le sujet principal. Un récit touchant porté par la plume pleine de poésie et de lyrisme de l'auteur qui sublime ces existences.Un roman profond et touchant sans effet de style inutile. Une très belle réussite. Ma note 8.5/10.

Zembla
09/10/13
 

L'auteur nous fait entrer dans la vie et les destins de plusieurs personnages (prêtre dans le Bronx, mère d'un soldat mort au combat, une prostituée...) qui tous regardent ce funambule suspendu au-dessus de New York.J'ai adoré ce roman qui est comme une parenthèse hors du temps grâce à la poésie, la magie et au magnétisme de cet homme suspendu dans le vide. C'est comme une photo, un instantané, comme si on pouvait lire dans leur âme.C'est juste et c'est juste beau !

saomalgar
26/06/13
 

7 août 1974 : Un funambule s'élance entre les Tours Jumelles.Cet événement est le centre d’une spirale qui nous entraîne dans la vie de personnes ordinaires : Corrigan, le prêtre irlandais qui cherche Dieu au milieu du Bronx ; des mères de soldats disparus au Vietnam qui tentent de partager leur douleur ; Tillie, une prostituée épuisée, qui crie son désespoir depuis une prison new-yorkaise...Une ronde de personnages attachants dont les voix s'entremêlent et se répondent pour restituer l'effervescence d'une époque.

bib14
03/08/12
 

J'ai terminé l'année avec ce livre et puis dire que je l'ai bien terminée.Un style qui tourbillonne et nous entraine de manière élégante, souple et efficace dans la réalité d'une tranche de vie (et de ville) qui n'est pas sans nous rappeler la nôtre. L'ensemble nous fait habilement côtoyer ce qu'il y a de plus beau et de plus terrifiant dans l'existence: les regrets du passé, l'angoisse de l'avenir, l'incompréhension du présent faisant face au courage, à l'amitié, à l'audace et à l'amour.Un auteur que je ne connaissais pas mais dont je salue la plume. Un livre que l'on referme sans pouvoir s'empêcher de penser que la vie est finalement un joyau au multiples facettes et que la preuve en est encore une fois bien faite.

FFran
05/01/12

En 1974, un funambule s'élance sur son fil, tendu entre les deux tours de World Trade Center qui ne sont pas totalement terminées. Malgré cet événement qui capte l'attention, " le vaste monde poursuit sa course folle". Colum McCann prend ce point de départ pour dresser un panorama foisonnant de New-York. Il déroule la vie de personnages tenaillés par des sentiments forts et dont les destins s'entrecroisent. Claire, femme blanche, aisée, de Park Avenue, qui pleure son fils Joshua, mort à Saïgon, et se lie d'amitié avec Gloria dont les trois fils sont également morts au Vietnam et qui adoptera les petites filles de Tillie, la prostituée, emprisonnée, lorsque sa fille droguée, Jazzlin, également prostituée meurt dans un accident de la circulation, dans le véhicule de Corrigan le jeune alcoolique Irlandais, qui devenu prêtre consacre sa vie à venir en aide aux filles du trottoir contre les souteneurs, contre la drogue. Adelita, la fille qui s'occupe d'un hospice et devient la maîtresse du prêtre. Solomon Soderberg, le juge, époux de Claire qui doit juger dans la même journée, Tillie et sa fille soupçonnées de vol, ainsi que le funambule. Les artistes, rongés de remords, d'avoir provoqué l'accident du Bedford de Corrigan et de s'être enfuis, plus la foule hétéroclite qui constitue l'humanité de la mégalopole. L'écriture bouillonnante, tantôt triste, tantôt comique, s'adapte totalement aux personnages, aux situations et nous entraîne dans un roman tourbillonnant, émouvant, qui laisse dans la tête des images fortes et donne envie de regarder en l'air pour distinguer un funambule. Il nous prouve que " la vie ne tient qu'à un fil, et que pour beaucoup d'individus elle se déroule sur le fil du rasoir ".

JoelC17
21/11/11
 

Le 7 août 1974, un funambule évolue sur une câble tendu entre les Twin Towers sous les yeux ébahis des passants et des gens qui travaillent dans les tours. Ainsi commence ce roman admirablement bien écrit qui nous plonge dans la vie des différents personnages qui, à un moment donné, ont vu le funambule. Des personnages très attachants : Corrigan, prêtre (ou moine on ne sait pas trop) irlandais qui déjà tout petit s'enfuyait de chez lui pour aider les sans abris et qui maintenant aide les prostituées dans le Bronx... ; Claire, femme blanche et riche, mère éplorée d'un jeune soldat mort au Vietnam qui fait partie d'un groupe de discussion composée de mères dans la même situation et parmi lesquelles figure Gloria, femme noire et pauvre. Entre ces deux femmes, une relation particulière se noue ; Tillie, prostituée pétrie de culpabilité pour la vie qu'elle n'a pas su donner à sa fille. Bref, un florilège de personnages auxquels la vie n'a opas fait de cadeaux. A chaque chapître une histoire racontée selon un style très original et dans un langage adapté au personnage concerné, un langage parlé en ce qui concerne Tillie, un langage beaucoup plus raffiné pour Claire.... Un roman qui donne tout son sens à l'expression "être sur la corde raide". Tous les personnages sont des funambules qui évoluent dangereusement sur "le fil de la vie", qui risquent la "chute" à chaque pas et dont on ne sait pas s'ils arriveront de l'autre coté du vide. J'ai assez bien aimé lire ce roman, même si à mon sens il manque un peu de "liaison" entre les différents chapîtres qui nous font passer d'un personnage à un autre de manière assez brute, ce qui donne l'impression de lire un recueil de nouvelles. En tous cas, un livre à lire ne serait-ce que pour la qualité d'écriture et le cote très attachant des personnages. Tigrou4145

Tigrou4145
11/09/11
 

Il manque un petit quelque chose...Indéniablement, Colum McCann est un bon écrivain qui jongle avec brio avec des personnages complexes, perdus dans un monde qui va trop vite et qui les a oubliés sur le bord du chemin.Habituellement j'aime les romans qui mettent en scène des héros écorchés par la vie, en marge de la société ou en décalage avec leur environnement. On pénètre des univers sombres et douloureux (prostitution, deuil d'un enfant...); Colum McCann nous livre avec talent la noirceur de l'âme humaine et l'ensemble est bien ficelé : bref, on lit le roman avec délectation et un soupçon de malaise.Et pourtant... on reste étrangement extérieur à chacune de ces destinées. Partir d’un fait divers pour relier les tranches de vies de plusieurs personnages de milieux que tout opposé était bien vu; mais la légèreté de l’anecdote de ce funambule dénote avec la détresse et la souffrance qui jalonnent les histoires personnelles des individus.Trop d’histoires peut-être, pas assez d’émotions certainement : j’ai été un peu surprise de ne pas ressentir plus d'empathie pour les personnages mais je salue le réel talent littéraire de Colum McCann. Littérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
16/08/11
 

Sans un départ imminent pour New York, je n’aurais probablement jamais acheté ce livre paraissant noyé parmi tous ses semblables lors de la rentrée littéraire de septembre.Seulement voilà, j’ai hâte de découvrir la ville dont je rêve depuis si longtemps, et justement « le hasard » me met sous les yeux cette petite pépite. C’est dans l’avion que je commencerai ce livre.Ce sont trois histoires qui n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est cette ville pleine d’énergie, pleine de contraste. Ces trois histoires ont entre elles un fil d’Ariane : ce type un peu fou qui un beau matin a tendu un câble entre deux tours à jamais rentrées dans l’histoire et les mémoires, et qui tente d’en faire la traversée sous les yeux médusés des passants au sol.C’est un beau portrait du New York des années 70, celui des films de Scorcese…….J’ai pris mon temps pour finir ce livre, bien après mon retour, pour m’imprégner encore de cette ville, bien que beaucoup moins glauque qu’à l’époque à laquelle se situe le roman. Mais pourtant j’ai été vite plongée dans les entrailles des personnages qui touchent l’un par leur engagement pour les plus faibles, d’autres leurs vies cabossées ; le tout sur un fond de guerre du Vietnam qui a profondément marqué les Américains.

mimipinson
07/06/11
 

Richesse de la polyphonieOn ne peut qu’avoir peur devant la longueur du titre du livre et toute la dimension philosophique qu’il donne au roman avant même que celui-ci ne soit ouvert : Et que le vaste monde poursuive sa course folle. Si l’on ajoute le résumé qui nous parle de pleins d’histoires que l’on nous dit centrées sur un funambule traversant un câble entre les Twin Towers sans que l’on comprenne en quoi, qui nous donne l’époque (les années 70) lointaine déjà et bien triste et qui nous montre déjà un fond de désespoir chez chacun des personnages, on a envie de laisser tomber le livre...

constance93
22/04/11
 

Le 7 Août 1974, à New-York, un funambule s'élance sur un cable tendu entre les Twin Towers. C'est à partir de cette anecdote surprenante que nous entrons dans le roman de Colum McCann. L'auteur nous entraîne dans une ronde, un ballet de personnages dont les destins vont se mêler. McCann dresse les portraits de Corrigan, un curé irlandais, Jazzlyn et sa mère, deux prostituées du Bronx, Claire, mère d'un soldat mort à la guerre du Vietnam ... Du Bronx au quartier chic de Manhattan, ces vies vont se croiser car tous ces personnages ont en commun la solitude et la souffrance. Ce roman est poignant, dramatique, un véritable tourbillon dans lequel on est aspiré alors que "le vaste monde poursuit sa course folle".

dibou
28/07/10
 

La vie ne tient qu'à un fil.... New York des années 1970. Les tours du World Trade Center sont toujours là ; les échos de la guerre du Vietnam résonnent…. Autour de l'acte périlleux d'un funambule qui marche sur le fil qui relie les deux tours jumelles, des vies se croisent et se mêlent dans un monde qui imperturbablement poursuit sa route…. Un petit chef-d’œuvre d’humanité.

Reçu grâce au service de presse de Belfond, je me suis lancée dans la lecture de ce vaste roman dont les médias parlent beaucoup. Le roman s’ouvre sur la performance du funambule qui marcha sur un fil entre les Twin Towers en août 1974. Un fil tendu entre deux tours, une traversée de funambule… tel est sans doute le sujet du roman. McCann (que je découvre par ce roman) dresse les portraits de plusieurs personnages : Corrigan, un prêtre irlandais ; Jazzlyn et sa mère, deux prostituées du Bronx ; Claire, la mère d’un soldat mort au Vietnam… Ces personnages, dont la vie est racontée sur quelques mois, vont croiser leur destin… avec, pour fil conducteur le funambule et cette traversée entre les Twin Towers encore debout !Autant vous le dire tout de suite, j’ai eu du mal, j’ai failli abandonner souvent cette lecture douloureuse, non à cause du style ou de la composition du roman, mais pour son sujet! Ce n’est pas un roman que j’aurais choisi de lire si j’avais dû l’acheter…il est même fort probable que je ne l’aurais jamais lu. McCann décrit l’Amérique miséreuse : le Bronx, sa pauvreté, sa violence, son racisme ; la douleur des guerres et la perte des enfants ; la drogue… Autant de sujets lourds à porter… Chaque matin, je me disais que j’allais m’arrêter là, et chaque soir je reprenais ce livre, je replongeais dans cette histoire, comme malgré moi… et finalement je ne le regrette pas…quand les destins finissent par se croiser, quand chaque vie devient la justification de l’autre, on est porté … Pas à pas, pense Jaslyn, nous trébuchons dans le silence, à petits bruits, nous trouvons chez les autres de quoi poursuivre nos vies. Et c’est presque assez.(p.431)C’est un très beau livre, sans doute parce qu’il nous demande un effort, parce qu’il ne s’offre pas d’emblée, qu’il nous remue… on s’attache à ces personnages, on réfléchit sur le sens de notre vie, sur les rencontres de hasard qui peuvent bouleverser notre vie et celles des gens rencontrés… et le funambule marchant au dessus de ce New York prend toute sa signification :“Il faut parfois monter assez haut pour voir ce que le passé fait du présent” écrit McCann à lapage 380!McCann excelle autant à dire la douleur d’une mère dont le fils est mort dans une explosion qu’à raconter, dans un long monologue, les pensées d’une prostituée ; ou l’amour d’une femme pour un homme… roman fleuve, monde, gigogne, ce roman est à lire, et McCann est sans aucun doute un auteur à découvrir !

George72
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.51 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE

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