Eureka street

WILSON, ROBERT MCLIAM

livre eureka street
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 04/03/99
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

"Eureka Street entremêle, avec une virtuosité digne de ses maîtres Hugo et Dickens, les destins d'une ribambelle d'habitants de Belfast qui tentent de survivre dans une ville où la menace terroriste est permanente. Il y a Chuckie, le gros protestant paumé qui devient millionnaire en brassant des affaires aussi légales qu'extravagantes. il y a sa chère mère qui découvre sur le tard, au grand désespoir de son fils, le bonheur saphique. il y a Jake le catho, dont les filles brisent systématiquement le coeur.
Il y a Roche, le gavroche des rues de Belfast. il y a Aoirghe, la fanatique républicaine au caractère impossible. Et aussi Max, l'américaine qui voulait fuir à Belfast la violence yankee. Robert McLiam Wilson est prodigieux de drôlerie et d'humanité quand il suit à la trace ses personnages qui ne savent jamais s'ils sont tragiques ou comiques. ( ... ) Eureka Street est un grand livre et son auteur un formidable écrivain. Belfast peut lui dresser une statue." Gilles Anquetil, Le Nouvel observateur
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Et là, on a un souci. Des semaines que j’écris majoritairement sur des bouquins moyens et maintenant que je me retrouve face à un vrai chef d’œuvre, je voudrais faire un billet splendide, sensible, bien écrit, passionnant, pour vous donner réellement envie de lire Eurêka Street, et je sèche. Je sèche, forcément, je me sens rouillée et en plus j’ai la sensation que quoi que j’écrive, je ne saurai pas rendre hommage à ce pu** de roman qui m’a retournée, m’a redonné le sourire et foi en la lecture et en le roman contemporain. Je pourrais m’arrêter là, je pourrais ne pas raconter comment il est venu entre mes mains mais c’est une jolie histoire alors voilàJe m’baladais sur l’avenue le cœur ouvert à l’inconnu, il faisait beau, c’était l’un des premiers samedis de beau temps de 2013 à Paris autant vous dire qu’on était de sortie avec les copines et après un thé avec des scones (au beurre salé et à la crème fraîche, je vous rassure, je ne suis pas si chic) on est parties éliminer les calories marcher dans la rue Montorgueil qu’elle est jolie. Là, il y avait une boutique éphémère d’Amnesty International qui vendait des bouquins, le principe était donnez-nous vos livres, choisissez ceux que vous voulez sur les tables, payez ce que vous voulez. On nageait dans les Fortune de France (déjà lu) et les Houellebecq (lirai plus) quand, avec une exclamation, Christine, car c’est de Christine qu’il s’agit, certains d’entre vous auront reconnu la seule personne qui me fasse entrer dans un salon de thé, quand avec une exclamation donc Christine s’est écrié « ah, lis ça, c’est génial ! « . Vous, je sais pas, mais moi, dans ce genre de cas, je suis obéissante. Donc j’ai obtempéré et je l’ai rajouté à ma pile. Oui, j’avais fait une pile, mais c’est pas ma faute pis en plus c’était pas cher (oui, bon, aussi, il faut dire que j’ai laissé trop de sous, mais c’était pour une bonne œuvre). Et je l’ai lu, très vite, très accrochée, complètement dedans.C’est superbe, c’est fort, ça se la joue petit roman sur de petites gens et en fait ça met une grande baffe dans la gueule sans être difficile d’accès (non, au contraire, ça se lit super bien), ça se passe en Irlande, il y a des catholiques, des protestants, l’IRA, des filles, des garçons, des parents, des enfants, c’est un superbe bouquin et il faut absolument que vous le lisiez.

Readingintherain
15/05/13
 

‘All stories are love stories.’L’intrigue se déroule à Belfast, ville singulière au cœur du roman, avant puis après les derniers cessez-le-feu.Nous suivons Chuckie Lurgan, gros, protestant et pauvre qui devient soudainement riche suite à des manœuvres douteuses mais tout à fait légales ; ainsi que Jake Jackson, catholique, ancien dur mais aussi cœur d’artichaut qui n’a pas de chance avec les femmes.C’est un roman magnifique, merveilleusement bien écrit, qui vous attrape par le col dès les premières pages et ne vous lâche plus jusqu’à la dernière. On me l’avait recommandé il y a plus de dix ans et je ne sais pourquoi, j’étais persuadée qu’il n’était pas pour moi. Comme les sentiments ambivalents que la ville inspire (c’est une vraie lettre d’amour que lui écrit l’auteur), l’histoire est à la fois tendre, drôle et noire. C’est aussi une ode à la vie, la vie malgré tout, malgré les bombes et la bêtise d’extrémistes de tous bords. On y croise des personnages inoubliables, un chat plus vrai que nature, une scène de restaurant mythique (j’ai cru m’étouffer tellement je riais) et bien d’autres choses, y compris dans les détails qui rendent l’ensemble très vivant.Le roman est d’ailleurs très bien conçu, avec une atmosphère différente dans la « première partie » et dans la « seconde » (il n’y a pas de délimitation formelle), ou encore dans « l’interlude ». Émotionnellement, ce sont les montagnes russes et l’on ressort du livre essoré et un brin euphorique.Ce roman m’a touchée au-delà des mots.

mycupoftea
21/07/15
 

Traduction littérale d'Eureka Street : à lire de toute urgence ! Une bande de potes désoeuvrés et paumés dans un Belfast laminé par le chômage et balafré par les conflits religieux , voilà le propos cyniquement lucide d'un auteur natif de cette ville arborant presque ironiquement comme emblème un trèfle à quatre feuilles pourtant bien loin d'apporter joie , bonheur , prospérité et U2 puissamment beuglé , le corps et l'âme noyés sous des flots ininterrompus de Guinness , à chaque union protestant / catholique , assez rare il est vrai...A part Sunday Bloody Sunday , je vois pas...Trois héros récurrents dans ce petit bijou d'humour désabusé .Jake le catholique et Chuckie le protestant . A priori , rien en commun mais les à priori , hein , ça vaut ce que ça vaut...Deux adultes célibataires presque trentenaires , aussi paumés et blasés qu'ils sont intimement liés par une amitié certes chaotique mais toujours bien ancrée .Petits boulots qu'ils s'ingénient à perdre dans les plus brefs délais , beuveries , filles d'un soir quand soir il y a , beuveries , lamentables et pathétiques larcins , beuveries...Les jours , mois , années se suivent sans véritable changement notoire ni quelque espoir futur que ce soit . Jusqu'au jour où...Autre élément central incontournable , ce Belfast en crise que McLiam Wilson chérit pourtant tant . Renaud , tu te calmes ! Une description au cordeau de cette principale ville d'Irlande du Nord souffrant de mille maux , le terrorisme n'étant pas le moindre . Deux stratosphériques glandeurs en puissance dans une ville susceptible de filer le bourdon à un mormon dépressif , rien de ragoûtant au menu serait-on tenter de croire .Et là je m'inscris en faux votre honneur ! Des mecs attachants au possible , oublier les seconds couteaux serait leur faire injure , à la verve corrosive et acerbe , moi je dis benco ! Auquel je rajouterai Nesquik et Poulain , injonction du CSA oblige...La plume de McLiam Wilson , tour à tour ironique , douloureuse et désenchantée , est malgré tout un véritable hymne au bonheur ! Chaque réplique fait mouche . L'auteur n'en fait jamais des caisses . Toujours sur le fil , il ne verse jamais dans la démonstration et contrebalance talentueusement un morne quotidien par un incroyable sens de la répartie ! Sorte de Tontons Flingueurs irlandais à la verve jouissive qui laisseraient à penser qu'aussi désespérée qu'une situation puisse être , il reste encore et toujours l'espoir...Eureka Street : lu et fortement conseillé par Archimède ! A lire dans sa baignoire , comme de bien entendu , beaucoup plus pratique que sous la douche...

TurnThePage
02/11/13
 

Belfast dans les années 80 ressemble à un charnier. Catholiques et protestants se disputent alors avec hargne une terre déchirée et gorgée de sang. Le terrorisme est un lieu commun : émeutes, attentats et tueries rythment le quotidien des habitants. Dans ce climat de haine et d’intolérance, un groupe d’amis tente de vivre subissant de plein fouet le chaos quotidien. Tous ont la trentaine, âge où la maturité vient doucement frapper à votre porte. Âge où cultiver l’insouciance de la jeunesse n’est plus de mise. Âge où il est raisonnable de devenir enfin raisonnable. De petits boulots en histoires d’amour ratées, ils glissent sur la vie sans parvenir véritablement à s’y arrimer. Parmi eux, Chuckie Lurgan , archétype du loser attachant : protestant, célibataire, sans emploi, il boit et maîtrise l’art de la procrastination. Chuckie vit sous le même toit que sa mère dans une maison chétive d' Eureka Street. Allons voir, si son meilleur ami peut mieux faire ! Jake Jackson : catholique, célibataire tombant amoureux en un battement de cils, n’arrivant pas pour autant à « conclure » et exerçant un travail terriblement détestable. Jake gagne sa vie en récupérant appareils électroménagers et meubles impayés chez des particuliers pris à la gorge. Sa Sarah l’a quitté il y a peu et le seul être qui partage son morne appartement est un chat qui l’abhorre encore plus que Jake ne le déteste! Robert McLiam Wilson nous promène dans ces quartiers populaires de Belfast où l’on suit avec plaisir les pérégrinations de ces sympathiques paumés : leurs plans drague pas toujours heureux, leurs combines pour gagner de l’argent leurs réflexions sur la vie, les femmes et leur pays dévasté. On se prend d’affection pour ces funambules maladroits cherchant à trouver leur équilibre entre blessures de l’enfance, rires entre copains, quête identitaire, poursuite d’un idéal et amours contrariées. On les voit progresser, trébucher, tomber, se relever, s'engluer sur la toile de cette existence misérable dans laquelle ils se débattent. Fébrile, on attend l’issue. Le moment où l’on saura si les protagonistes iront, oui ou non, vers un devenir heureux, vers leur voie, vers cet « eurêka » qui leur est propre.Eureka Street est incontestablement un roman qui fourmille d’émotions et de sensations. La vie déborde de chaque page et emporte le lecteur en pleine Irlande blessée. Tour à tour, ému, souriant, au bord des larmes, pantelant, éclatant de rire, on ne peut qu’être vaincu par le style séduisant, addictif et original de l’auteur.Eureka Street , c’est aussi un livre que l'on quitte à regrets comme un de ses moments de convivialité entre amis que l'on aimerait voir s'éterniser. Une poignée d'heures privilégiées où la liesse et la confidence sont de mises. Un de ces interludes agréables où le temps des réjouissances, à peine arrivé, est déjà terni par l'idée d'une séparation future. Rebelde

Rebelde
09/10/13
 

Eureka street nous dépeint une gallerie de personnage très différents qui se croisent dans une Irlande en proie aux luttes fratricides.C'est la chronique d'un Belfast du XXème siècle en pleine explosion du conflit politico-religieux entre catholiques et protestants.Tous ces personnages aux croyances variées et plus ou moins affirmées vont se croiser, se lier, se fâcher, mais avant tout tenter de continuer à mener une vie normale dans une situation qui ne l'est pas.

moinsun
29/07/12
 

Belfast, Irlande du Nord.Nous sommes bien loin de l'Irlande verte, des collines à perte de vue, des photos touristiques et de son patrimoine celtique. Nous sommes dans une Irlande où la tension est palpable, les conflits permanents, à coup de bombes et cocktails qui font craquer Belfast l'explosive. Jake est catholique, non pas qu'il soit spécialement convaincu par le sujet, plutôt une affaire de tradition familiale dirons-nous. Il cherche à se défaire de son profil de bagarreur, et préfère travailler dans le bâtiment plutôt que continuer son job consistant à saisir les endettés. Moins culpabilisant.Chuckie est pour sa part protestant, le seul de la bande. Un balourd qui guette l'idée qui fera de lui son propre patron. Il trouve un filon efficace, entre escroqueries extravagantes et ficelles ultra capitalistes, qui le fait rapidement millionnaire.Jake et Chuckie sont potes de tous les instants et compagnons de troquets à toute heure, inséparables malgré leurs appartenances religieuses divergentes. Car même si les croyances ne régissent pas leurs vies, Belfast brûle des convictions de ses habitants.Pour Jake et Chuckie, la trentaine pleine de questionnements et de réflexions, c'est l'heure du bilan. Ils cherchent parfois leurs réponses dans des histoires de coeur. Chuckie rencontre Max, une américaine qui saura lui donner des ailes et qui considère Belfast bien plus tranquille que Brooklyn. Moins convaincant pour Jake qui a le don de s'engouffrer dans les pires histoires, ce qui n'arrange pas son coeur d'artichaut. Un portrait saisissant de Belfast, brut, émouvant et politique, où les murs délabrés sont taggés de sigles en tout genre et où l'après-midi se termine au pub. Jake et Chuckie, mais aussi Aoirghe, catholique aux idéaux républicains, Roche, genre de Gavroche irlandais, Peggy, la mère pas si banale de Chuckie, et bien d'autres. On s'attache à chacun d'entre eux et il devient bien difficile de refermer le livre.Des vies qui se croisent sous la plume de Robert McLiam Wilson, sans misérabilisme mais avec beaucoup d'humour et une certaine acidité.Une lecture que je ne saurais que trop vous recommander.

AliceAGH
21/05/12
 

Conseillé depuis deux bonnes années par l'ami Greg, on peut dire que j'ai traîné des pieds pour le lire celui-là. Il faut préciser que le premier bouquin qu'il m'avait conseillé était American Death Trip, d'Ellroy et il m'avait fallu un certain temps pour m'en remettre. Ca m'avait fait à peu près le même effet que Crime et châtiment de Dostoïevski. Des oeuvres d'art, quoi.J'aurais pourtant dû me montrer moins méfiant, parce qu'Eureka Street ne m'a pas mis la même claque. C'est un bouquin nettement plus digeste, quoique très bien écrit. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
08/09/11
 

Voici un des livres qui m'a le plus touché ces dernières années. Plus que l'histoire de ces personnages, il raconte une ville, Belfast, et ses habitants, si imparfaits, si énervants parfois, si attachants toujours. C'est une déclaration d'amour à une ville, Belfast, à ses défauts, Belfast une ville que l'Histoire a détruite... Il parle du terrorisme, de la violence, de la médiocrité, de la pauvreté,des bombes. Mais de la vie qui persiste, de l'espoir, de l'amitié, de l'amour aussi. Et surtout avec humour.

Alexandraaa
02/01/11
 

Eureka Street Belfast, dans les années 90.Plusieurs personnages, tous plus attachants et insupportables les uns que les autres… Jake le catholique, souffre-douleur auto-désigné qui a encore quelques comptes à régler avec son chat. Chuckie, son ami protestant dont la photo immortalisant sa rencontre avec le pape trône dans le salon… Aoirghe (essayez voir de le prononcer…), Max, Septic Ted et les autres… C'est aussi la ville elle-même, qu'on sent respirer, qu'on respire dans ces pages.Mais au bout du compte une seule chose à savoir : ce roman est un attrape-cœurs, il est drôle, émouvant, cruel, vivant et douloureux...Mc Liam tient le compte des affrontements sans réels tenants ni aboutissants pour les citoyens de cette ville longtemps vrillée par des attentats probablement injustifiables: il évoque avec finesse et cynisme les absurdes antagonismes-acronymiques IRA, UVF, UDA et un mystérieux néo-sigle fait son apparition: OTG.Le type de livre qui reste collé à la peau.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)
  • Traducteur : BRICE MATTHIEUSSENT

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