Face aux tenebres

STYRON, WILLIAM

livre face aux tenebres
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 20/09/00
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
11,90 €
1 personne en parle

William Styron raconte ici non seulement la dépression dont il a été victime mais il livre aussi une analyse de la maladie en général et revient également sur les suicides de personnes connues qui étaient vraisemblablement dépressives. C’est ainsi qu’au-delà du témoignage, le lecteur se voit offrir une réflexion nourrie où s’effectue des allers et retours entre l’expérience intime et la prise de recul.Le point fort de ce livre, outre sa double perspective, est de mettre les points sur les « i » : la dépression est une maladie et non une mauvaise passe. > La dépression est difficile à cerner ; ceux qui sont supposés la traiter ne la maîtrisent pas totalement ; ses symptômes ne sont pas aussi visibles que ceux d’autres maladies ; son diagnostic et a fortiori son traitement relèvent encore de l’expérimentation. > Il faut aussi compter sur le regard des autres ; en effet, Styron relève que de par ses caractéristiques et la mauvaises connaissance que la majorité des gens ont de la dépression, cette maladie n’est pas prise au sérieux. Ses victimes sont isolées car incomprises et comme le dépressif s’isole par lui-même, le fossé ne fait que se creuser.Il faut avoir vécu la dépression pour la comprendre conclut l’auteur.> L’horreur de la dépression est inexprimable. L’auteur ne craint pas de parler de la souffrance intense, qui plus est sans espoir de rémission, dont souffre le dépressif (‘It is hopelessness even more than pain that crushed the soul.’). > Styron évoque l’œuvre de Camus marquée par l’idée de suicide. Il rend compte de ses rencontres et discussions avec Romain Gary ; Styron ne comprit que progressivement combien l’écrivain français s’étiolait peu à peu, rongé par la dépression, ce que lui confirma Gary. Mais il reconnaît qu’il ne prêta guère attention aux propos de Gary et qu’il resta relativement indifférent aux symptômes décrits. Bien sûr, il éprouvait de la compassion pour ses amis mais cela restait très abstrait dans son esprit ; il ne pouvait comprendre la profondeur du mal, ne comprenant pas la nature même de ce mal.> La dépression conduit une partie de ceux qui en souffrent au suicide. Or les gens n’acceptent toujours pas le suicide. Celui qui passe à l’acte est faible ; il est marqué par la honte. Styron évoque notamment le cas de Primo Levi : d’admiré, il devint, du moins à l’époque de sa mort, quelqu’un de décevant, de faible. > L’auteur revoit sa production littéraire antérieure à sa maladie et y décerne les germes du désastre dans les nombreux personnages se suicidant ou ayant des idées morbides.Ce livre bouleversant devrait être lu par tous, (anciens) dépressifs, proches d’un dépressif, personnes n’ayant pas (encore) été touchées. Il aiderait sans nul doute à une meilleure compréhension des uns et des autres, à plus d’humanité ; on ressort de cette lecture ébranlé.

mycupoftea
10/01/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.60 cm
  • Poids : 0.14 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition