Face aux tenebres

STYRON, WILLIAM

livre face aux tenebres
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/10/93
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

« Nous ne croyons pas à l'Enfer, nous sommes incapables de l'imaginer, et pourtant il existe, on peut s'y retrouver brusquement au-delà de toute expression. Telle est la leçon de ce petit livre magnifique et terrible. Récit d'une dépression grave, avec son cortège d'angoisses, d'insomnies, de "rafales dévastatrices", de tentations de suicide, il nous montre pour la premièer fois ce qu'est réellement cette "tempête des ténèbres" intérieure qui peut frapper n'importe qui à chaque instant, mais peut-être plus particulièrement certains écrivains, ou artistes. Hemingway, Virginia Woolf,
Romain Gary, Primo Levi, Van Gogh : la liste de ces proies désignées de l'ombre serait longue. Enfer, donc, comme celui de Dante, douleur sans autre issue que celle de l'autodestruction, état de transe incommunicable que ne soupçonnent pas les autres, pas même les psychiatres. Pourtant, la guérison est possible, on peut en tirer une connaissance nouvelle. Avec précision et courage, le grand romancier qu'est William Styron plaide ici à la fois pour une meilleure compréhension de notre prochain abîmé dans l'horreur, et contre le goût du néant qui nous guette tous. » Philippe Sollers.
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Comment ne pas être saisi par le message d'espoir qui se dégage de ce texte, l'auteur ayant réchappé de justesse du suicide par la force d'évocation d'un seul morceau de musique. A l'origine il était destiné à une conférence sur les troubles de l'affectivité, retravaillé et publié il devient un témoignage à part dans l’œuvre de l'écrivain. William Styron prend conscience de son propre trouble, mais aussi de l'issue fatale qu'il entraine, à Paris, en 1895. La dépression qui s'abat sur lui lorsqu'il décide d'arrêter l'alcool ne lui laissera que peu de répit. A partir de son expérience personnelle il nous livre ici une analyse tout en finesse de ce mal qui ronge tant de ses semblables : l'accablement qu'éprouve le malade au début, puis la haine de soi qui s'installe, nous suivons l'auteur et l'évolution de ses troubles jusqu'à son hospitalisation.Établissant un rapport direct en sa dépression actuelle et sa morbidité native, longtemps domptée par l'écriture et la boisson, William Styron parvient à rendre le vertige qui fonde le mal, tout en respectant sa nature insaisissable : la perte profonde de tout espoir qui vous aspire comme le vide. La pression qu'exerce la société sur les malades psychiques est également évoquée, ainsi l'obligation de porter un masque en société, l'incompréhension de ceux qui l'entourent, créent des souffrances supplémentaires parfois intolérables. L'auteur fait aussi retour sur ceux qui n'ont pu résister à l'appel des sirènes, Primo Lévy, Gary, Seberg, ou Camus, dont l'amour du risque fut considéré par certains comme un suicide déguisé. L'évolution du mal, qui s'accompagne d'une perte de sommeil, d'appétit, mais aussi et surtout d'une altération du processus de création est particulièrement violente pour les artistes. Pour autant l'auteur démontre ici que cette "tempête sous un crâne", fondée sur un sentiment de perte, n'épargne malheureusement personne.

sovane
20/01/16
 

De tous les livres sur le sujet, c'est celui qui m'a paru le plus pertinent et celui qui m'a le plus aidée. Incapable d'écrire, faute de talent, l'expérience vécue, c'est ce livre qui m'a paru au plus près de mes préoccupations. Merci à Sovane pour sa belle notification: trop émue par ma lecture, je n'ai pas pu écrire vraiment... berthe

afbf
06/01/16
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.08 kg

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