Fahrenheit 451/chroniques martiennes/les pommes d'or du soleil

BRADBURY, RAY

livre fahrenheit 451/chroniques martiennes/les pommes d'or du soleil
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 08/11/07
LES NOTES :

à partir de
29,40 €

SYNOPSIS :

Dans un monde où la lecture est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers brûle tous les livres dont la détention est interdite. Mais un de ces nombreux pompiers, Montag, en proie au doute, commence à rêver d'une société différente, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit de biens de consommation éphémères. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé. Considéré
comme l'un des trois ouvrages d'anticipation les plus importants du XXe siècle avec 1984 et Le Meilleur des mondes, Fahrenheit 451 a été porté à l'écran par François Truffaut dans les années soixante. Sont aussi au sommaire de ce volume l'intégrale des célèbres Chroniques martiennes et la réédition, dans une traduction révisée, du meilleur recueil de nouvelles de science-fiction de Ray Bradbury, Les Pommes d'or du soleil.
36 personnes en parlent

451 degrés Fahrenheit, c'est la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume. Dans une société totalitaire future indéterminée, c'est aussi le sigle des pompiers dont la fonction est, non plus d'éteindre, mais d'allumer le feu. Il s'agit en effet de bruler les livres, source de questionnement et de réflexion, ferment d'individualisme, au nom du bien commun et du caractère subversif de toute démarche créatrice. Montag, pompier d'élite, allume gaiement ces autodafés jusqu'au jour où une jeune fille au regard vif lui pose la question insidieuse : «Vous arrive-t-il de lire les livres que vous brûlez ?». Montag se met alors à douter, à subtiliser quelques livres, à remettre en question les principes acquis, à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable, et sa révolte croît contre une société totalement dépersonnalisée.Ainsi "Fahrenheit 451", selon une démarche classique du récit de science-fiction, projette dans le futur, en la radicalisant de façon à lui donner valeur de mise en garde, une situation contemporaine particulière et inquiétante. En effet le livre a été publié aux Etats-Unis en 1953, l'année où culmine la psychose anticommuniste portée par le maccarthysme, période de réduction de la liberté d'expression, période limitant les droits civiques sous le motif de défendre la sécurité nationale. Par son ouvrage, Ray Bradbury pousse un cri d'alarme sur ce qui pourrait advenir. Il écrit "Fahrenheit 451" précisément pour que l'univers terrifiant qu'il y imagine ne devienne jamais réalité.Est-ce à dire que "Fahrenheit 451", parce que sa vision de l'avenir n'a pas été confirmée par l'Histoire, est aujourd'hui dépassé, totalement obsolète ? Bien évidemment non, car son propos reste éminemment pertinent de nos jours : il y est question de guerre larvée entre grandes puissances, de course à l'armement, de danger du nucléaire, de la coupure de l'homme d'avec la nature, de mégalopoles anonymes et déshumanisées, de déliquescence du lien social, de société de consommation et de divertissement, d'uniformisation de la pensée et de conformisme. Il y est aussi et surtout question de l'impérialisme des médias, du grand décervelage auquel procède la publicité, les jeux, les feuilletons et autres niaiseries télévisuelles abrutissantes. Bradbury souligne «il y a plus d'une façon de brûler un livre», l'une d'elle, la plus insidieuse, est de rendre les gens incapables de lire par inculture, désintérêt pour la littérature, paresse mentale ou simple désinformation.

Kara
19/02/09
 

Dans un monde où la lecture et les livres sont devenus interdits, Montag, pompier, est chargé de brûler les maisons susceptibles de contenir des livres après que les propriétaires soient arrêtés par la police. Un soir, en rentrant chez lui, il fait la connaissance de Clarisse, une jeune fille pas comme les autres qui par ses questions le font douter du bien fondé de ses actes... Commence alors pour Montag une véritable remise en question : les pompiers ne devaient-ils pas éteindre le feu au lieu de brûler les livres ? Est-il réellement heureux ? Qu'ont de si dangereux les livres ? Ce livre trainait depuis un bout de temps dans ma PAL et lorsque j'ai su que l'auteur était décédé cette année et que sur Livraddict, Felina organisait une lecture commune sur ce livre, je me suis dit que c'était une bonne occasion de le sortir de ma PAL et de découvrir ce véritable classique de la SF !Le livre est composé de trois parties : la première met en avant sa rencontre avec Clarisse et sa remise en question sur sa vie ; la deuxième présente la découverte des livres par Montag et enfin la dernière est synonyme de la rebéllion de Montag. Pour un livre de SF, je trouve qu'il est très facile d'accès ! Ce qui m'a beaucoup surpris c'est de voir que ce livre est toujours d'actualité, en effet, ce livre a pourtant été écrit en 1953, mais les réflexions présentes dans le roman sont toujours valables à l'heure actuelle ! On peut dire que ce livre a une véritable valeur éternelle et universelle ! Bon en même temps, j'espère que l'on n'arrivera jamais à une ére où le livre aura peu à peu disparu, voire sera complétement interdit ! C'est un bien trop précieux qu'il faut avant tout protéger ! J'ai lu ce livre très rapidement, en à peine un jour et demi et pourtant j'avais eu peur de ne pas l'avoir lu pour aujourd'hui ! Le style est facile à lire et les réflexions apportées par l'auteur donnent à réfléchir ! La préface signée Jacques Chambon apporte un petit plus au livre et à l'histoire !

lizou59
22/09/12
 

Nous qui vivons à l'ère de la télé réalité, de la publicité à outrance, des jeux vidéos de plus en plus réalistes, et du livre que l'on veut faire devenir numérique, ce roman peint ce que notre société pourrait devenir à force de faire de l'image un culte et du savoir une priorité secondaire. Montag incarne l'anti héros par excellence, le pompier qui embrase pour le bien de la société. Mais un jour, à force d'écouter sa jeune voisine, il se met à réfléchir. Il revient à l'essentiel et s'aperçoit qu'il n'est pas heureux, que sa vie n'est faite que de futilités. La célèbre expression "on vous ment!" apparaît en filigrane. La cacophonie des publicités à outrance, des émissions continuelles dont sa femme raffole le rendent fou. Il a besoin de silence, mais surtout, il ressent le besoin de comprendre comment les êtres humains en sont arrivés là. Alors, il brave le grand interdit: au lieu de brûler les livres, il les ouvre et les lit...Ce roman raconte le télescopage de deux mondes: celui du paraître et du virtuel, générant des populations "lobotomisées", et celui, bien réel, reléguant dans des camps de réfugiés les véritables penseurs, les universitaires, bref ceux qui veulent encore croire que s'instruire et lire ne sont pas dangereux. Bradbury explique que cette société ne peut pas durer. Elle est vouée à disparaître car elle génère violence et destruction. Les guerres éclairs d'une heure se retourneront un jour contre elle. Et quand ce jour viendra, la nouvelle armée, formée de gens cultivés et qui se souviennent auront une chance de créer une nouvelle forme de société. En refermant ce livre, on retient deux idées: revenir à l'essentiel et préserver les livres papiers, véritable mémoire culturelle collective. Finalement, une société où les hommes ne réfléchissent plus, est une société moribonde vouée à disparaître. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

Nul n’est besoin de présenter encore cette oeuvre anthologique du roman d’anticipation / de science-fiction ? Publié en 1953 sous forme de feuilleton, ce roman fait encore et toujours des émules. Et pour cause : les questions soulevées par Bradbury constituent des bombes à retardement qui menacent, si l’on n’y prend pas garde, d’exploser. Les "autodafés" de livres sont des manifestations récurrentes de l’histoire car, "source de questionnements et de réflexion", les livres symbolisent la mémoire de l’humanité. Bien que Farenheit 451 ne reflète pas la réalité, il propose une vision pessimiste de l’avenir qui trouve un écho puissant parmi les amateurs de lecture : et si lire faisait vraiment des lecteurs de dangeureux criminels ? Ce roman renvoie aux inquiétudes de l’auteur vis-à-vis du maccarthysme des années 1950 et la censure que l’on connait de nos jours a joyeusement pris son relai. Si la lecture est un acte subversif, peu importe si les pompiers ne brûlent pas encore les livres : le fait que Bradbury l’ait imaginé dans ce roman, a prévenu les hommes de cette catastrophe. En ce sens, Farenheit 451 est un roman universel.J’ai lu ce livre lorsque j’étais adolescente et j’en ai gardé un excellent souvenir. Aussi, lorsque la blogosphère a remis cette lecture au goût du jour, j’en ai profité pour découvrir cette édition introduite avec pertinence par Jacques Chambon (2000). Relire ce roman après des années, n’a rien enlevé à sa puissance : l’inquiétant message qu’il délivre plane sur notre civilisation. Encore une fois, comme le dirait Bradbury, "il y a plus d’une façon de brûler un livre" : celle qui correspond à notre époque est la censure. Mais au delà de ces considérations, Chambon rapelle qu’il est surtout "question de l’impérialisme des médias, du grand décervelage auquel procèdent la publicité, les jeux, les feuilletons, les informations télévisées". (p. 12/13 de la préface). Et si brûler un livre revenait simplement à "rendre les gens incapables de lire par atrophie de tout intérêt pour la chose littéraire, paresse mentale ou simple désinformation" ? p.13 Voilà une question qui méritait d’être posée. Heureusement, nous sommes encore nombreux à défendre les intérêts de la lecture et le livre est loin d’être mort, mais si vous deviez n’"être" qu’un seul livre, lequel incarneriez-vous ? Alcapone13

Alcapone
09/10/10
 

Abêtir, c'est soumettre.Commentaire très pertinent de Kara. Ce roman met en lumière les dangers très contemporains de la pensée unique par défaut de résistances partagées. Heureusement, Libfly participe à ces résistances.

brucelit
17/02/09
 

Ce livre a sa place dans toutes les bibliothèques, au-delà des genres et du temps. Un incontournable quand on aime les livres et la lecture. Et en cadeau, un vrai bonheur de lire ces pages. Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
28/10/08

sans ce roman, je ne serais peut être pas devenue bibliothécaire! Ce roman est inoubliable. L’univers de science fiction dans lequel plonge le lecteur est une réussite. Il réaffirme le rôle essentiel du livre et de la lecture dans la construction citoyenne de chacun. Un texte écrit en 1953 mais toujours d'actualité!

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

sans ce roman, je ne serais peut être pas devenue bibliothécaire! Ce roman est inoubliable. L’univers de science fiction dans lequel plonge le lecteur est une réussite. Il réaffirme le rôle essentiel du livre et de la lecture dans la construction citoyenne de chacun. Un texte écrit en 1953 mais toujours d'actualité!

90015898
19/09/14
 

Ah... Fahrenheit 451, un pillier de la science-fiction, un classique du genre! Je ne pouvais pas passer à côté de ce livre sans le lire au moins une fois. Maintenant que c'est chose faite, j'ai envie de me mettre à la lecture de grand classiques, comme Jules Vernes, Lovecraft, Poe... Un jour, un jour je m'y mettrais!Ce petit monument à lui tout seul raconte l'histoire de Montag, un pompier dans un futur dystopique. Mais dans ce futur, les pompiers n'éteignent pas des incendies, mais les allument. Mais pourquoi? Parce que les livres sont devenus interdits, parce qu'ils véhiculent des émotions et font réfléchir. En bref, les livres c'est dangereux. Et le boulot de Montag, c'est de brûler les maisons qui contiennent des livres. Mais un jour, Montag vole un livre dans une maison qu'il doit incendier, dans le but de le lire. Sa vision du monde va connaître un sacré changement!Nous avons ici un sacré panel de personnages affectés à leur manière par l'interdiction des livres: ceux qui résistent, ceux qui sont en fuite, ceux qui ne vivent plus qu'avec une "famille" télévisée sur trois grands écrans de la taille de leurs murs, fuyant les livres comme la peste, et les pompiers.Nos personnages vivent dans un monde aseptisé, totalement froid, vivent avec les nouvelles technologies et les publicités qu'on leur envoie partout, jusqu'à dans les transports en commun. La culture n'est plus qu'une vaste blague, les gens intelligents sont fuis comme la peste, et quand il s'agit de voter pour un président, ils élisent le plus beau. Bref, tout un programme.Du haut de ses 213 pages, Fahrenheit est un roman totalement accessible, qui n'a rien de compliqué à lire. Avec l'écriture fluide de Ray Bradbury et une excellente traduction de Messieurs Chambon et Robillot, je l'ai avalé en deux jours. Cependant, n'ayez pas peur des longues descriptions et des longs dialogues si vous vous lancez dans cette lecture, sinon le contenu vous paraitra indigeste (heureusement, grâce à Tolkien je suis habituée).Pour résumer, Fahrenheit 451 et un classique de la SF que l'on doit de lire au moins une fois dans sa vie. Très prenant, ce petit livre est une merveille...

bountyfrei
13/08/14
 

Livre culte! Toujours d'actualité: Boko Aram rejette livres et éducation!!Toutes les dictatures s'attaquent aux livres ou exercent une censure pour ne laisser que ceux qui confortent le régime. Lisez aussi ou faites lire à vos ados, de Christian Grenier, LIV... berthe

afbf
17/06/14
 

Il n'y a pas de plaisir plus intense pour Guy Montag que de voir un livre au bout de son lance-flammes. Pompier d'élite, il a pour tâche de brûler les livres, devenus illégaux car possiblement subversifs. Montag jouit donc du plaisir d'incendier sans se poser de questions, sûr de son bon droit et adhérant totalement aux lois d'une société qui a banni l'écrit et la réflexion au profit du divertissement pur. C'est une voisine fraîchement installée dans son quartier qui va troubler sa sérénité. La jeune fille d'à peine 17 ans lui pose un simple question : "C'est vrai qu'autrefois les pompiers éteignaient le feu au lieu de l'allumer ?". Montag commence par rire de cette aberration, mais la graine du doute s'est plantée dans sa conscience. Le soir quand il rentre chez lui, Clarisse semble l'attendre pour lui faire la conversation, évoquant les joies simples d'une promenade, la contemplation de la lune, parlant des livres qu'il brûle avec de moins en moins de conviction. Il lui semble qu'il communique plus et mieux avec cette inconnue qu'avec l'épouse qu'il retrouve chez lui plantée devant ses écrans géants. Quand elle disparaît soudainement, Montag perd pied et passe dans l'illégalité en cachant des livres.D'une écriture presque froide, Ray BRADBURY raconte une société futuriste où la lecture est interdite. Synonymes d'un savoir devenu inutile, les livres sont brûlés et leur détention formellement interdite. Ils ne sont pas nombreux ceux qui s'élèvent contre cette loi liberticide. D'autres divertissements bien plus grisants sont venus remplacés l'acte de lire. Dans chaque foyer, les écrans géants déversent des fictions interactives réduites à leur plus simple expression. Partie prenante dans ces scénarios minimaliste, l'individu se grise de bruit et de fureur, croit trouver là une famille. A l'extérieur non plus on ne flâne pas. Se promener est tout aussi répréhensible que lire, on préfère rouler sans limitation de vitesse, parcourir à toute allure des centaines de kilomètres pour se vider la tête. Aucun répit, jamais. Même la nuit, on peut rester connecté grâce à une prothèse auditive. Sans cesse sollicité, l'homme n'a plus le temps pour la réflexion, donc la critique. Montag, pompier comme son père, aime incendier les bibliothèques. Pourtant, sans qu'il en soit lui-même conscient, il abrite un terreau contestataire. N'a-t-il pas caché un livre dans un conduit d'aération de sa maison ? Début de rébellion ou simple curiosité envers cet objet controversé dont il ignore tout ? Une rencontre va changer le cours de son existence, sa première rencontre avec un être humain doué de raison. En de brèves rencontres, la jeune Clarisse va lui faire entrevoir un autre monde possible, un monde où l'on prendrait le temps de discuter, d'apprendre, de s'émerveiller. Pour Montag, c'est une révélation. Désormais, il veut savoir, connaitre, trouver des réponses et surtout sauver les livres. Hors-la-loi, il fuit sa vie, sa femme, ses collègues et rejoint les hommes-livres, hommes-libres, qui apprennent par coeur le contenu des ouvrages les plus précieux pour en garder une trace malgré les autodafés.Bien qu'écrit en 1953, Fahrenheit 451 n'a rien perdu de son côté visionnaire. Soixante ans après, les livres sont toujours en danger. C'est par la culture que les sociétés totalitaires asservissent les peuples. En brûlant des livres, en les censurant, les interdisant pour ne montrer que ce qui sert et justifie l'autorité. Les écrans ont bien envahi les foyers : les portables, ordinateurs, tablettes qui remplacent les vraies conversations, les programmes télévisés indigents qui ne nécessitent pas de réfléchir, les informations mises en scène comme des productions hollywoodiennes. La famille évoquée par BRADBURY est étrangement proche des amis que l'on se fait sur les réseaux sociaux : des liens sans profondeur, interchangeables à l'infini.Une lecture nécessaire, ode à la liberté de penser et bien sûr à la littérature qui en est l'un des vecteurs.

un flyer
28/02/14

Lu au cours de mes années collège, ce fut ma première rencontre avec les dystopies. Et quelle merveilleuse rencontre!Depuis, je n'ai jamais pu me passer de cette forme littéraire, même (largement) passée la trentaine. C'est un roman-fiction que je conseille à tous les adolescents

viwa
18/02/14
 

C’est un livre qui fait partie des classiques dont tout le monde parle que je n’ai jamais lu même au lycée. Je croyais connaître le contenu et en fait non. C’est une découverte totale.La première surprise c’est le personnage principal. Guy Montag est un pur produit de la société de ce monde.L’entrée en matière est assez abrupte. On a l’impression que Guy Montag est sûr de ce qu’il fait, de ce qu’il est. Puis petit à petit on sent qu’il y a une faille dans ses convictions. Les rouages semblent bien huilés.Sa rencontre avec Clarisse, cet élément subversif et perturbateur, va lever un voile sur une légère fissure dans sa cuirasse. S’en suit la scène dramatique avec sa femme. Et à partir de là des grains de sable vont venir gripper les rouages et la machine va dérailler. En fait, le doute s’était déjà insinué depuis une rencontre dans un parc (lieux pratiquement interdits). On va se rendre compte qu’à côté de cette société lisse existent des marginaux, des rebelles, des récalcitrants.On est dans une société où tout est sous contrôle, la population ne se rend même plus compte qu’elle est dans un état totalitaire. C’est ce qui est terrifiant. Personne ne veut se l’avouer, c’est si pratique de fermer les yeux.J’ai trouvé la description de la société par le capitaine (p.90) assez cynique et très actuelle, avec les gens qu’on garde en mouvement et qu’on assomme d’image et de sons. Les gens avec leur écran plats, avec des amis et famille virtuels, les gens coupés des autres, chacun dans son appartement, sans vrai conversation, puisque penser rend malheureux. L’interactivité fictive entre les animateurs et les spectateurs.Les scènes avec Mildred / Guy et Mildred/ amies sont d’une violence psychologique terribles. Les femmes et les ménagères en particulier n’ont pas le beau rôle.J’ai trouvé des similitudes entre les scènes concernant la guerre éclair et certaines guerres qu’on nous a médiatisé de cette façon. http://ramettes.canalblog

ramettes
02/01/14
 

L’histoire :Le monde est devenu aseptisé. Pour empêcher les gens de souffrir, pour ne laisser que le bonheur, la société a évolué vers un idéal qui vise à détruire tout ce qui pourrait être source de contrariété pour les hommes. Les livres font partie de cela. Ainsi, les « pompiers » sont maintenant payés pour brûler les livres et ainsi empêcher les gens de réfléchir. Guy Montag, pompier, va être amené un jour à réfléchir. Et sa vie va en être bouleversée.Un peu de réflexion…Cette dystopie ; ou contre-utopie ; nous met face à une société de masse dans laquelle les hommes auraient peu à peu reniés l’importance des objets culturels comme les livres, pour ne plus rechercher que la distraction vile, qui flatte leurs instincts basiques. Comment ne pas faire le parallèle avec ses émissions de télé-réalité abrutissantes dont on nous abreuve à longueur de journée ?Les points positifs ?- Une écriture excellente, à la fois poétique et didactique.- Comme toutes les dystopies, ce livre nous permet de réfléchir sur notre société et son évolution. Rappelons que ce récit a paru en 1953 ; et le parallèle que je faisais avec la télé-réalité est assez troublant. Car si, effectivement, nous n’atteindrons peut-être jamais des extrêmes aussi crues, il est néanmoins atterrants de voir que l’abrutissement des populations est largement en place.- J’ai trouvé l’opposition de caractère entre Guy Montag, l’homme qui va se réveiller et commencer à réfléchir envers et contre tout, et Mildred, sa femme, stupéfiante et très justement mise en scène. Mildred est en effet le pur produit de cette nouvelle société. Elle croit être heureuse avec sa « famille » virtuelle qu’est la télévision. Les deux personnages vont se confronter violemment tout au long du récit.Les points négatifs ?Je n’ai pas de points négatifs pour cette lecture. Un très bon classique de SF.En bref ?Un roman que je ne suis pas prête d’oublier, et que je suis très contente d’avoir lu. Je n’ai pas l’habitude de lire des classiques et je vois bien que c’est un tort ! Marylin

marylinm
21/11/13
 

Ce roman de Ray Bradbury, l'un des auteurs de science-fiction les plus visionnaires du XXième siècle, trace ici l'histoire d'un homme qui, dans une société où le citoyen se doit d'être heureux, commence à réfléchir et à sortir du lot, celui de la masse abrutie par les m édias.Le roman utilise une trame travaillée au millimètre près. Le lecteur se plonge dans la vie du personnage de Montag, un pompier dont la fonction n'est plus de sauver les gens mais d'embraser les livres, objets d'une culture impie, dans un futur qui se veut proche.La quête de la vérité par ce Montag, mis en valeur par son opposé, sa femme Mildred, nous fait penser indéniablement à 1984 de Georges Orwell. Le personnage principal vit dans une société dont l'objectif est de rendre heureux ses citoyens en occultant tous les objets qui pourrait le faire douter. Mais si l'un de ses citoyens remet en question le fondement de cette société, il se doit d'être éliminer.L'un des passages les plus frappants du roman est le monologue du supérieur hiérarchique de Montag, le capitaine des pompiers. Il y décrit l'évolution de la société par la popularisation des livres et des émissions, en diminuant progressivement le niveau intellectuel, jusqu'à l'abrutissement le plus total des citoyens. Il faut avouer qu'en allumant sont petit écran, les informations sont réduites au minimum, les jeux télévisés pullulent et les séries se multiplient. Et dans votre librairie préférée, les petits livres de cuisine remplacent les pavés de recettes, les mauvaises sagas littéraires remplacent les très bons romans. Il faut s'abreuver de quantités astronomiques pour retrouver le plaisir si goûteux d'un seul récit.Cette société dans laquelle vit Montag à trouver la solution pour éviter aux minorités de se sentir minorité. En éliminant tous les écrits qui pourraient les différencier jusqu'à finalement éliminer tous les écrits. Les minorités deviennent normales, et la différence n'existe plus. Tout le monde est heureux dans le meilleur des mondes.Ce roman pousse à la réflexion, au constat de notre société actuelle, et à son avenir, qui semble malheureusement tout tracé.Un auteur indémodable, un roman magnifique écrit il y a près de soixante ans, dont la vision, tellement proche de la réalité, fait froid dans le dos.

Skritt
04/11/13
 

L’histoire de « Fahrenheit 451 » se déroule dans un futur où être pompier ne signifie plus éteindre les feux mais consiste au contraire à les allumer. Dans un monde où les livres sont en voie de disparitions, interdits par la loi car jugés trop subversifs, voire carrément dangereux pour les esprits et impropres au bonheur. C’est à cette époque que vit Guy Montag, un homme sans histoires, pompier de profession et fier d’agir en bon citoyen en brûlant les livres retrouvés chez des ennemis du système. Mais un beau jour, il fait la connaissance de Clarisse, une jeune fille rêveuse et dont la vision du monde, en décalage avec son époque, va le toucher plus profondément qu’il ne l’aurait cru, éveillant en lui une conscience individuelle qui était jusqu’alors totalement enfouie. Petit à petit, le rapport au monde de Montag va changer, sa curiosité va s’éveiller jusqu’à lui faire commettre une erreur fatidique : voler un livre destiné à l’incinérateur et le lire…Dans ce roman d’anticipation écrit en 1953 et devenu un classique du genre, Ray Bradbury nous offre une réflexion passionnante et très actuelle sur le rapport des gens aux livres. Alors qu’aujourd’hui le livre tend à se dématérialiser, lui nous parle avec cinquante ans d’avance d’un monde dans lequel le livre a presque complètement disparu ! Un monde parfaitement aseptisé, dénué d’émotions, où les gens sont devenus superficiels et paresseux et ne trouvent le bonheur que dans des plaisirs immédiats et éphémères. Ce n’est plus qu’une immense parodie de ce qu’est la vie qui se déroule dans chaque foyer, une comédie qui joue en boucle un bonheur factice dont personne ne semble vraiment dupe étant donné l’important taux de suicides… Derrière ces faux semblants se cache un monde inquiétant, où tout est sous contrôle et où les gens s’espionnent et se dénoncent entre voisins… Ray Bradbury nous offre ici une vision très sombre de notre futur, mais dans lequel subsiste tout de même une lueur d’espoir… Un texte majeur, qui n’a pas pris une ride et qui donne à réfléchir. Indispensable !

Mokona
28/10/13
 

451 degrés, la température à laquelle se consume un livre. Montag est pompier, non pas un pompier conventionnelle, il n'étais pas les flammes mais les attise. Son travail, allumé des incendies pour effacer toutes présences des livres et de leurs partisans. Un soir en rentrant chez lui, il rencontre Clarisse, une jeune fille qui pose beaucoup de questions, peut être trop. Pourtant il attend ce moment de la journée où il va la rencontrer et qu'elle va lui demander si il est heureux. Qu'est ce qui nous rend heureux?A partir de là, Montag opère un changement, il se questionne sur son travail. Pourquoi brûler les livres? Pourtant il semble tant attirer par leurs contenus. Son patron nous sert un "magnifique" discours sur l'utilité de leur travail, l'horreur des livres et de la culture... Une hymne à la censure. On se retrouve en plein dans une société totalitaire, où chacun dénonce l'autre. Le bonheur est devenu un produit de consommation comme les autres, instantanée et éphémère. Les populations ressemblent plus à des automates qu'à des êtres humains. On voit "l'impérialisme des médias" sur les gens. La télévision, appelé aussi "la famille" a une place principale dans le foyer, elle occupe leur vie au quotidien. La femme de Montag, Mildred représente parfaitement cette société en manque d'intérêt littéraire.Passionnée de livres, je ne pouvais pas passer à coté de Fahrenheit 451. Ce n'est pas une lecture qui m'a passionné, j'ai trouvé l'histoire un peu lente, le style de Bradbury m'étais un peu difficile parfois. Je n'ai pas réussi à m'identifier aux personnages, même si j'ai aimé ce coté frais qu'apporte Clarisse. On y voit un petit vent qui vient balayer tous ces préjugés.Hormis cela, l'idée est intéressante, le fond m'a accroché. Toute la reflexion sur les livres, l'importance de la culture. La fin apporte une note d'espoir au moment où la guerre explose. La fin laisse présager de bons auspices pour les livres. On retourne aux sources, les premières diffusions de notre savoir, la mémoire des hommes et leurs dons pour divulguer leurs connaissances. Ray Bradbury nous offre un roman intemporelle, je pense que dans quelques années il restera encore d'actualité. Pourtant en avance sur son temps à l'époque où il l'a écrit, même si certains mots de vocabulaires paraissent désuets maintenant, le contenu reste irrémédiablement "moderne".Pour conclure, malgré une histoire qui m'a paru plutôt vide, je reste conquis par l'essence même de ce roman. C'est un roman à lire qu'on aime ou non la lecture, car il fait l'apologie d'une société qui ne devrais pas exister.

Chtitepuce
25/06/13

Il y a vraiment des fois où je me demande si je ne suis pas un peu maso côté lecture. A plusieurs reprises j’ai voulu tenter l’expérience de la SF pour varier un peu mes horizons et, à chaque fois, j’en suis ressortie avec une impression assez négative. Mais après coup, je me dit que c’est comme pour la Fantasy : il y a des tas de SF et que peut-être je finirai par trouver ça assez sympa. C’est en partie grâce au challenge de Lexounet sur Livraddict et par une certain envie de découvrir ce titre que j’ai voulu me plonger dans ce livre… Et au final, j’en ressort avec une assez bonne impression, qui je l’avoue, fait un peu remonter la SF dans mon estime.Fahrenheit 451 est un roman d’anticipation, qui nous plonge dans un univers qui pourrait être le notre dans quelques années. Notre société ayant évoluée, elle se concentre plus sur les loisirs à temps pleins, même si pour cela des sacrifices sont nécessaire. Comme on le comprend aisément à la lecture du résumé : les livres en sont les premières victimes. Interdits, bannis, brûlés (tout comme leurs lectures), ces derniers détournerait l’homme de ce pourquoi il est fait : prendre du plaisir tout au long de son existence. Une société du tout, tout de suite en quelque sorte. C’est l’impression qui est ressortie à la lecture de certains passages, notamment lors de celui où ils nous est décrit ce que sont devenus leurs histoires (condensés à ‘extrême, pour ne durer que quelques minutes).C’est au cœur de ce monde, que nous faisons la .connaissance de Montag. Prénom Guy. Pompier de son état, dans la section de la Salamandre. Mais ne vous fiez pas nécessairement à ce nom : contrairement à nos amis aux camions rouges. Ceux-ci ne sont pas là pour éteindre quelconques incendies… D’ailleurs, pour eux, depuis toujours il est inconcevable que leur travail se résume à ça. Bien au contraire, le métier à eux se résume en une seule expression : mettre le feu. J’avoue avoir beaucoup aimé cette idée assez originale. Notre héros, donc, va faire la connaissance d’une joyeuse demoiselle, Clarisse, complètement à l’inverse de la société : pleine de joie de vivre, de rêves, de pensées… Cette rencontre va profondément bouleversée notre héros qui a son tour voudra découvrir l’univers des livres, même si pour cela il n’hésitera pas une seule seconde à défier l’ordre établi. Un retour à d’anciennes valeurs que l’on croyait perdues dans ce monde, où tout est automatique et sans vie. 'Rêve ta vie en couleur'. ♥

Ethernya
09/06/13
 

Je ne suis pas une lectrice de SF mais là j’ai été attirée par le sujet. Une société où les livres sont interdits et brûlés, où les pompiers n’éteignent plus les feux mais les allument, où la population est poussée à la consommation et à l’illusion.Montag, le héros, rencontre , sa voisine Clarisse, par leurs conversations, elle va lui ouvrir la porte sur la curiosité. Il va aussi être touché par la mort d’une femme qui ne veut quitter ses livres. De ce traumatisme va s’éveiller en lui l’envie de connaitre la lecture et de penser par lui-même.J’ai été surprise par l’imagination de l’auteur qui décrit dans les années 50 des technologies qui sont aujourd’hui une réalité. Il dénonce l’abrutissement de la population, dans un volonté de créer un bonheur illusoire. Il met le doigt sur une idée qui questionne bon nombre de philosophes, la culture ou l’intelligence rend-il malheureux? La population serait-elle plus heureuse si elle ne savait pas la vérité, si elle ne se posait pas de questions ?J’ai été frappée, et j’ai adoré ce livre. Tout au long de ma lecture j’ai pris conscience de la chance que nous avions d’avoir accès aux livres, à la culture. D’autant plus aujourd’hui avec tous les moyens mis à notre disposition. Je prends le risque de réfléchir et ne suis pas sûre que cela ne me conduise pas au bonheur, qui sait ?

Metaphore
25/05/13
 

Un roman devenu classique, passé brillamment à l'écran : tout nous y interroge. Une société où la lecture est considérée comme dangereuse, où les pompiers allument des feux, des citoyens qui prennent de grands risques pour sauver des livres. Un abîme infini de réflexions sur les états totalitaires, ou sur ceux qui souhaiteraient qu'ils le deviennent, sur la liberté suprême et rare d'écrire et de lire... un rappel des dangers qui menacent maintes populations de par le monde, aujourd'hui encore. Et cette formidable idée d'apprendre des livres par cœur...On en n'a pas fini avec ce bouquin... laurence

laurence
03/01/13
 

Ça fait un moment que je connais ce livre : je crois bien que c'est le seul bouquin de science-fiction que ma maman ai jamais lu et conseillé ! D'un autre coté, ça se comprend bien, cette histoire est loin d'être commune et est très puissante... On entre pas vraiment dans un monde qui nous fait peur, enfin qui me fait peur ! A côté de livre comme 1984, l'univers de Fahrenheit 451 ce n'est rien ! Bien sûr, je n'aimerais pas y vivre, mais la crédibilité ne s'impose pas comme telle : on fait des comparaisons avec notre monde mais à aucun moment dans mes différentes lectures je me suis dit que ça pourrait arriver.C'est un livre magnifique, je crois réellement à cette histoire très crédible dans son contexte, mais je n'arrive pas à l'appliquer dans notre monde... Sans doute parce que le ton de Bradbury est plutôt froid, et nous tient éloigné de tout ça. J'aime bien Montag et sa femme : ce sont deux personnages intrigants. Je ne m'attache pas à eux mais j'aime beaucoup suivre leur aventures. Ce qui leur arrive est à la fois positif et négatif : la lecture c'est ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure ! Mais dans leur univers, c'est assez dangereux... J'ai beaucoup aimé les suivre dans leurs hésitations,leur relation et surtout leur évolution.Clarisse est vraiment le personnage clé de l'histoire : sans elle rien n'aurait été possible. On ne la suit que pendant une petite dizaine de page, mais elle en fait beaucoup. Elle intrigue, titille Montag... sans elle, il n'aurait sans doute jamais ouvert un livre de sa vie et plus rien n'aurait été possible ! Sans compter que le talent de Ray Bradbury n'est pas à démontrer : le lire est véritablement une source de plaisir et son style n'a pas pris une ride ! Cela dit, la fin est sympa', mais je la trouve un peu trop facile...Fahrenheit 451 est à lire !

MademoiselleLuna
18/11/12
 

Un livre et je m'enflamme!Fahrenheit 451 est ma 1ère LC (lecture commune) Livraddict, Felina en est l'organisatrice. Grand bien lui en a pris car j'ai vraiment apprécié cette lecture et l'échange qui en a découlé, en découle, en découlera?Guy Montag est un pompier d'une nouvelle ère "aseptisée" par le feu, où tout ce qui n'est pas de l'ordre d'un plaisir abrutissant et dénué de sens a fini par être interdit : lire, marcher, regarder autour de soi, se poser, admirer, humer, discuter avec profondeur.Ainsi, avec son équipe, la brigade451 comme je l'appelle, il met avec fanatisme le feu aux livres, aux maisons qui les cachent et à leurs propriétaires pour peu qu'ils soient récalcitrants. Jusqu'au soir où il rencontre la jeune Clarisse qui fait fi des interdits, qui vit et ressent les choses, qui s'interroge, qui se laisse interpeller par ce qu'elle voit, sent et qui l'interpelle lui, sans peur, presque avec défi (oui lui le représentant omnipotent de cet ordre nouveau). Elle le regarde droit dans les yeux, lui donne existence et ravive en lui la conscience des choses.Cette rencontre dans un monde si impersonnel va bouleverser notre homme.Parenthèse interprétation : Clarisse c'est Eve, Montag c'est Adam, le livre c'est la pomme et si elle, Clarisse, ne lui tend pas le fruit défendu, elle éveillera toutefois en Montag suffisamment d'intérêt pour cette connaissance qui représente tout ce qui, veut-on nous faire croire, peut mener l'Homme/l'homme à sa perte et causer son malheur. Elle lui donnera en tout cas le courage d'aller au bout de ce que ses mains avaient commencé à cacher à son insu...Comment ne pas aimer ce roman d'anticipation? J'ai lu ici et là qu'on parle de dystopie pour le qualifier (bon shame on me, avant de débarquer sur Livraddict, je ne connaissais même pas ce mot...). Moi je le définirais par roman "avant gardiste" (parce que ce terme au moins il me parle).Cette critique faite par Bradbury et datant des années 50 d'une société futuriste "décérébrée" est "intemporelle", tristement toujours autant d'actualités.Comment ne pas réagir à ce qui est "dénoncé"/"annoncé" ? l'abrutissement des masses par les médias et autres "reality shows" ; l'isolement ou les faux rapports dans lequel quelque part peuvent nous plonger les réseaux sociaux sur le web ; les autodafés de livres dans des pays totalitaires qui refusent au peuple le droit à la réflexion, à la remise en question, à la discussion, à la connaissance ; où n'est donnée pour vérité que ce qui est distillé par le pouvoir lui seul (un pouvoir qui vise à tout contrôler par la violence, la menace, le "rebattage" d'oreilles).Que dire de cette peinture de société où la considération pour l'être humain est réduite à néant?La violence gratuite en bande organisée. "Oh ben tiens, ce soir je m'ennuie, je sors avec mes potes et je tue le 1er pelot que je croise en chemin"... Cela vous paraît trop gros? Pourtant ça arrive régulièrement aujourd'hui... La délation entre voisins, ça n'évoque pour vous que la chasse aux sorcières aux US ou ce qui se passait en Europe pendant la guerre 39/45? Pourtant ça a court de nos jours et c'est parfois même encouragé... Les chasses à l'homme télévisées où l'on prend à témoin la population, du délire? Non, non ça existe bien...Ah! Je m'enflamme, je m'enflamme!!! Ce livre touche quelque chose en moi, éveille une conscience, "allume la flamme" (comme le dit Chambon dans sa préface) et ça gronde à l'intérieur :pBradbury évoque surtout dans son roman la mise à mort du papier, du livre... il a ouvert là un débat sur la crise du roman qui, sur fond de crise culturelle, a secouée l'Amérique dans les années 60. En tant qu'écrivain nul doute que ce débat dont son livre se faisait l'écho par anticipation lui tenait à cœur et qu'il a cherché à ouvrir les yeux de ses contemporains sur ce qu'il pressentait de dangereux dans les nouveaux loisirs, les nouvelles technologies.Si le cœur vous en dit, allez lire cet article de Bertrand Gervais sur la mort du roman sur lequel je suis tombée en faisant une vague recherche sur la mort du livre, je l'ai trouvé très intéressant et très proche des réflexions qu'amènent Fahrenheit 451. En voici une citation : "Le livre ne sera peut-être plus jamais le même, mais la culture dont il est l'expression continuera sa route."Bien, outre le thème abordé j'ai aussi aimé le style imagé, métaphorique de Fahrenheit 451. Que ce ne soit pas une écriture (science)fiction pure et dure dont je ne suis pas spécialement "adepte" m'aura sûrement permis de rentrer plus intensément dans la réflexion. Je trouve ce roman tout à fait contemporain. Finalement, je me rends compte que j'aime de plus en plus ces livres où le "héros" pense plus qu'il ne parle (agit plus qu'il ne dit).Si vous avez vu le film "Equilibrium" (avec Christian Bale) vous ne manquerez pas de faire le rapprochement avec Fahrenheit 451. Et encore une fois, c'est de la femme que partira la révolte... (vive nous! :p)Voici un parmi tous les passages que j'ai aimé :"Debout à côté de Montag, Granger regardait dans la même direction. "Chacun doit laisser quelque chose derrière soi à sa mort, disait mon grand-père. Un enfant, un livre, un tableau, une maison, un mur que l'on a construit ou une paire de chaussures que l'on s'est fabriquée. Ou un jardin que l'on a aménagé. Quelque chose que la main a touché d'une façon ou d'une autre pour que l'âme est un endroit où aller après la mort ; comme ça, quand les gens regardent l'arbre ou la fleur que vous avez plantés, vous êtes là. Peu importe ce que tu fais, disait-il, tant que tu changes une chose en une autre, différente de ce qu'elle était avant que tu la touches, une chose qui te ressemble une fois que tu en as fini avec elle. La différence entre l'homme qui ne fait que tondre le gazon et un vrai jardinier réside dans le toucher disait-il. L'homme qui tond pourrait tout aussi bien n'avoir jamais existé ; le jardinier, lui, existera toute sa vie dans son œuvre."

Cera1volta
11/11/12
 

Montag est pompier. Mais à cette époque, la fonction de pompier a changé : d’extincteur de feu, le pompier est devenu le traqueur de livres, celui qui doit les brûler les uns après les autres, parfois avec leurs propriétaires. Avec l’aide de ses collègues et du limier, machine robotique programmée pour la chasse aux marginaux, il accomplit sa mission avec zèle. Mais la rencontre avec une jeune fille du voisinage transforme sa vision de la société et de la place de la discussion, des livres, face au pouvoir des images. D’agent faisant respecter la force et l'ordre, un faisceau d’événements le pousse à devenir un ennemi de la nation…Fahrenheit 451 est la température à laquelle les livres s’enflamment. C’est le point de basculement vers une société sans mémoire, qui détruit systématiquement les traces écrites de son passé, qui ne jure que par les images qui envahissent les salons (trois des quatre murs de celui de Montag) et asservissent les individus, persuadés d’avoir via leur écran à faire avec une famille. C’est la rupture irrémédiable entre la vie de ceux qui sont dans le rang, acceptant les contraintes posées par le pouvoir, et ceux qui décident de faire face à l’oppresseur, de conserver leurs livres ou de fuir la ville.Montag va peu à peu voir les joies de l’existence qui lui échappent. Par le biais de cette mystérieuse voisine, qui fait avec lui le trajet entre chez lui et les transports en commun, mais qui disparaît subitement. Surtout, ce sont les comportements de sa femme, obnubilée par les images, et la vision de cette femme qui se suicide en brûlant avec ses livres qui l’incitent à reprendre en main sa vie. Cette transformation passe par une remise en cause professionnelle, mais aussi personnelle, avec le départ de Mildred, son épouse. Bradbury signe avec ce roman une œuvre accessible et criante de vérité, de laquelle beaucoup d’écrivains se sont inspirés (notamment Jean-Christophe Rufin pour Globalia, livre à la parenté flagrante). Une œuvre importante, à lire et à relire de temps à autre, pour rester conscient et en alerte !

Yohan59
15/10/12
 

Bien loin de « La nuit des temps » de Barjavel (auquel beaucoup le rapproche), Fahrenheit 451 n’a en fait rien à voir. A l’opposé de l’utopie merveilleuse datant de plus de 900 000 ans, le monde décrit par Bradbury (à une époque non précisée) est un univers pessimiste, une « dystopie » (contraire d’utopie). L’intrigue : un pompier dont le métier est de brûler les livres ? Une idée intéressante et bien menée du début à la fin. Le pompier en question (Guy Montag) va se rebeller et devenir « l’Ennemi public numéro 1 » d’un monde reposant sur l’autodafé pour contrôler sa peur du Savoir. J’ai vraiment apprécié l’aspect "apocalyptique" de la ville où évolue le personnage : en apparence petite ville tranquille mais en fait torturée à la Desperate Housewives ; en effet on découvre que derrière cette beauté de façade se cachent des hommes et des femmes comme « formatés » par la volonté de deux choses : l’évolution et la technologie (la technologie de l'évolution ou l’évolution de la technologie). Montag est un personnage d’abord ignorant puis torturé. Il incarne le mouton-qui-devient-héros à la perfection. Sa femme est bien faible face à la force de rébellion de Montag : elle le dénoncera même ! En ce qui concerne les personnages, je regretterai tout de même le peu de place accordé à la jeune Clarisse qui meurt trop rapidement à mon goût (je l’aimais bien cette petite !) A regretter aussi : le style chargé et même trop lourd. En effet de nombreuses images brouillent parfois la lecture et écartent l’esprit du lecteur de l’intrigue principale. Le dialogue avec Faber dans la partie II est également un peu long peut-être. En bref : un roman à lire tout de même au moins une fois dans sa vie, rien que pour le message qui s’en dégage : où nous mèneront les déboires de la technologie ?

SEcriture
18/09/12
 

La température de 451 degrés Fahrenheit est la température à laquelle un livre pend feu, et se consume jusqu'à ne plus laisser que des cendres. Dans un monde où les livres sont proscris et où les pompiers ont pour but de mettre le feu aux éventuels livres restants, le trafic de livres se fait sous le manteau et dans la plus grande discrétion. Un livre très futuriste, quoique je ne souhaite pas que cela se produise, et qui nous donne une vision de ce qu'est le totalitarisme. Ca me fait un peu penserà 1984. Clementh

Clementh
22/08/12

Cette adaptation ou plutôt le texte abrégé écrit par Bradbury est une merveille !!! L'illustration privilégiant la couleur des flammes, reflète le combat intérieur de Montag et intensifie l'ambiance générale du roman. Bogusia (Médiathèque de Meudon)

Bogusia
21/08/12
 

Ce fut le deuxième roman de science fiction et de catégorie dystopique que je lisais après Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley. Pourquoi ce livre ? Tout d'abord, pour le thème original , un monde futur où les livres seraient relégués, interdits, oubliés, qualifiés de dangereux pour la société.Cet ouvrage est composé de trois grandes parties : la première Le foyer et la salamandre est le temps de la réflexion, de la compréhension pour Montag. Guy Montag est pompier. Il n’éteint pas les feux, il les allume. Son travail ? Brûler les maisons contenant des livres. Il fait ce métier sans se poser de question, se contentant d'obéir aux ordres, à l'idéal imposé par les chefs de cette nouvelle société. Mais sa jeune voisine de 17 ans, Clarisse McCella va chambouler ses a priori sur ce monde. Elle va lui ouvrir les yeux sur la situation actuelle. Grâce à cette dernière, Guy se rendra compte qu'il n'est pas heureux, qu'il ne l'a jamais été. Il se réveille d'un monde qui lui devient étranger.En effet dans ce monde futuriste, l'humanité ne se pose plus de question, ne pense plus, ne lit plus, tout cela étant considéré comme antisocial. R.Bradbury nous peint une société qui doit seulement s'amuser, se détendre,"s'abrutir" d'émission télé,de publicité. La devise de ce futur est "l'égalité", être conforme, être un mouton (propagande de masse).Le deuxième chapitre, Le tamis et le sable est le temps de la mobilisation. G. Montag part à la recherche d'une ancienne connaissance qu'il n'avait pas eu le courage de dénoncer. Il s'agit de Faber, un professeur d'anglais retraité. Avec lui, il va essayer de faire capoter l'univers de ces nouveaux "pompiers" terrifiants.Éclat de flamme, la dernière partie, est le temps de l'action. Les choses ne se passent pas aussi bien que Faber et Montag l'auraient souhaité..J'ai beaucoup aimé la fin de ce roman, qui est un message plein d'espoir concernant le sort des livres. Ce livre déjà ancien (1953), nous renvoie à notre situation actuelle, avec la disparition progressive du support papier à cause des livres numériques.Je me suis attachée au personnage de clarisse, qui a un rôle phare dans ce roman, puisqu'elle fait sortir Montag de sa "caverne" (allégorie de la caverne). « peut être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne » Concernant le style de l'auteur, je dois dire que j'ai beaucoup aimé, Ray Bradbury a une très belle plume, l'écriture est poétique et remplie de métaphore.En bref, beau livre d'anticipation qui fait réfléchir sur notre société actuelle pas si éloignée de celle décrite par R. Bradbury...

Enigma
19/08/12
 

J’avais souvent entendu parler de ce roman de science-fiction, dans divers magazines littéraires, dans des émissions culturelles ou par des lecteurs. Mais je ne m’étais encore jamais sentie prête pour le lire. Avec ma nouvelle envie de lecture de l’imaginaire (fantastique, fantasy et science-fiction), le désir de me plonger dans ce roman est venu, comme une évidence, d’autant plus que j’avais le roman de Ray Bradbury dans ma bibliothèque depuis quelques mois.Guy Montag est un pompier, mais pas tel que nous les connaissons aujourd’hui. Les pompiers de ce roman allument des feux, au lieu de les éteindre. Mais que brûlent-ils ? Des livres…Car dans la société du futur que nous présente l’auteur, les livres sont considérés comme des horreurs, des inutilités… La société futuriste imaginée par Ray Bradbury condamne le questionnement et la réflexion (considéré comme antisocial, propagande de la paresse mentale), d’où l’anéantissement des livres (qui eux poussent à la réflexion, au questionnement, au débat…). Les pompiers sont donc chargés de brûler les livres, cachés par des citoyens, faisant acte de résistance.Mais un évènement et une rencontre (avec Clarisse McClellan) « réveillera » Guy Montag et lui fera prendre conscience que la vie, la vraie n’est pas celle qu’on les oblige à vivre ; et que les livres, l’accès à la culture sont des plus important.Ce livre est un vrai bijou. Commençons par le style de l’auteur. J’aime beaucoup sa manière d’aborder les choses, de donner vie aux personnages. Sa plume délicate, poétique, mais toujours puissante et passionnante m’a conduite au cœur du roman, vivant, moi aussi dans cette société totalitariste. Le roman est brillamment construit, je n’ai pas trouvé de longueur, ni de passage inutile. Tout y est essentiel, important…J’ai été choqué par la société imaginée par Ray Bradbury. J’ai été choqué par la tendance à être un troupeau, déconnecté de la réalité, de la population. Ray Bradbury a créé une société totalitaire comme il en a existé plein et comme, malheureusement, il en existera toujours. Déjà dans le passé les livres étaient brûlés en place public, car jugés comme sataniques, détournant les femmes, les hommes et les enfants du droit chemin. Encore aujourd’hui, dans certains pays lire un livre n’est pas permis à tout le monde, et certains livres sont interdits. Même dans les démocraties, certains livres, même s’ils ne sont pas interdits, sont estimés dangereux et immoraux par certaines personnes, certaines communautés (exemple de la critique des sept tomes d’Harry Potter de JK Rowling par l’Eglise catholique) ou encore l’interdiction des Versets sataniques de Salman Rushdie, qui est l’objet d’une fatwa. Ainsi l’œuvre de Ray Bradbury est un livre d’anticipation très réaliste.L’individualisme est le moteur de la société de Fahrenheit 451. Chacun vit pour soi, se contentant seulement de vivre de choses futiles, inutiles, mais tout en suivant l’avis général ; les gens me font penser à des moutons mener bêtement par un berger totalitaire (le gouvernement). En lisant ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de pensé à la montée du totalitarisme nazi et aux autodafés. Terrible.Ce qui m’a aussi frappé, dans ce roman, c’est que le livre de Ray Bradbury, publié la première fois en 1953, montre une société qui ressemble beaucoup à la nôtre. Combien de fois ne me suis-je pas écrié « mais c’est pareil, ici, aujourd’hui… », « C’est tout à fait ça maintenant, ici… ». Ainsi Ray Bradbury a inventé, avant l’heure les écrans plats géants (les murs écrans), les baladeurs mp3 (les coquillages bourdonnant)… il avait vu la place immense que tiendrait la publicité dans les sociétés consommatrices, il avait vu l’expansion de la mondialisation…Pas de « happy end » dans ce livre, qui semble montrer par-là, que pour que l’humanité change et devienne « meilleure », il faut qu’elle soit d’abord anéanti…Vous l’aurez donc compris, cette œuvre est un grand classique du genre. Un ouvrage passionnant et très bien écrit. Tant le thème abordé que la plume de Ray Bradbury m’ont plu, m’ont intéressés. J’ai passé un moment passionnant de lecture, car au-delà du divertissement, se livre amène à la réflexion. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez plus, car je pense que même les lecteurs qui ne sont pas du tout attirés par la science-fiction, seront captivés par ce roman.

malorie
19/07/12
 

Un livre que je voulais lire depuis longtemps. Un monde où les livres doivent être bruler. Ou les guerres durent quelques minutes.J'ai aimé. J'ai surtout adoré Montag, et son évolution, et son changement direct et son nouvel amour pour les livres, car Montag brûlait les livres à la base. J'ai aimé tout le déroulement du livre, et surtout, j'ai bien rigolé à cause du style d'écriture me rappelant vaguement celui d'Ionesco.J'ai adoré Clarisse qui a 17 ans et qui est folle.J'ai été aussi triste, aussi concerné par ce livre, où on brûle les livres, alors que c'est une des choses les mieux que l'homme est inventé sur Terre.Ce livre se lit aussi très rapidement, bref, j'ai adoré.

yuukichanbaka
18/02/12
 

Guy Montag aime son métier : il est pompier. Dans la société dans laquelle il vit, les pompiers sont pyromanes : ils ont pour mission de brûler les livres des hérétiques qui en cachent chez eux au mépris de la loi. Les pompiers sont appuyés dans leurs missions de limiers-robots, des machines chargées de tuer les hors-la-loi. Un jour, Montag est appelé avec sa cohorte chez une femme qui, voyant l’incendie que les pompiers s’apprêtent à allumer chez elle, décide de s’immoler par le feu. Montag en ressort à jamais altéré. Il s’empare alors discrètement d’un livre…« Fahrenheit 451 » est une dystopie écrite dans les années 50 qui nous conte l’histoire d’une société totalitaire qui malmène les livres et leurs lecteurs. « Fahrenheit 451 », c’est la température à laquelle le papier s’enflamme et se consume. Les brigades de pompiers pyromanes, menées par le capitaine Beatty, organisées autour de la Salamandre, se déploient dans la cité et sont chargées du maintien de la loi, en organisant la censure.Dans cette société, la littérature et l’imaginaire sont bannis, au profit des médias abrutissants : c’est ainsi que s’élèvent dans les salons des particuliers des « murs-écrans », ce qui n’est pas sans rappeler le mythe de la caverne selon Platon, puisque ceux-ci font régner les ombres sur les murs, créant l’illusion d’une famille. Les « radios-dés » ou « Coquillages », à l’instar des salons-télé, maintiennent les citoyens dans l’étourdissement et le bonheur illusoire.Cette société totalitaire, qui fonctionne sur le mode de la censure, a généré sa frange de rebelles, comme Montag. On retrouve ici la même sédition que chez Winston Smith, dans « 1984 » de Georges Orwell. La censure a permis aux révoltés de développer leur faculté de mémoire et d’imagination, puisque chacun incarne la mémoire d’un livre entier.Le style de l’auteur est résolument poétique. Il use de nombreuses métaphores qui enrichissent le texte, mais le complexifient également, rendant l’ensemble dense. Le début est à ce titre représentatif de la suite, puisqu’il y a plus d’une dizaine de métaphores dès les premiers paragraphes du roman. Les descriptions sont précises et fouillées. L’auteur a recours à une symbolique riche, celle du feu, bien sûr, le feu qui détruit, mais aussi le feu qui purifie, ou le feu bénéfique, apportant chaleur et réconfort. Le passage vers la fin où le mythe du Phénix est abordé m’a semblé nodal : c’est à ce moment que l’ouvrage prend tout son sens, à rebours.Une fable effrayante, visionnaire à l’image de « 1984 » ou du « Meilleur des mondes » - deux autres dystopies - qui nous amène à réfléchir sur les livres que Bradbury compare, avec son sens des métaphores, à des oiseaux de papier. J’ai apprécié les commentaires didactiques à destination des étudiants qui faisaient suite au roman : cela m’a donné des clés de lecture et de compréhension de l’œuvre. Seraphita

Seraphita
30/12/11
 

Fahrenheit 451 est un grand classique que l'on ne présente même plus.L'auteur nous dépeint un futur, pas si éloigné du notre, tant culturellement que temporellement, ou la lecture (de livre) est interdite.En effet, lire mène à la réflexion. Chacun réfléchissant différemment, cela amène les gens à avoir des idées différentes, ce qui est déclaré comme antisocial et ennemi de la paix.Cette société engendre donc un troupeau de moutons abruti par la télévision, ne pouvant et ne voulant plus réfléchir par eux même (trop fatigant).Le personnage type de ce formatage est la femme du héros, Mildred, qui ne vit que pour et par ses écrans géants diffusant la "famille", émission de télé-réalité occupant son esprit en continu.Non content de juguler toute réflexion, ce genre de société contrôle aussi les souvenirs. Sans les livres, pas d'histoire, ni de passé. La société est alors libre de le remodeler à sa guise.Montag, le héros, n'était pas différent des autres personnes et son métier de pompier-bruleur de livre (Dans la version original, le terme de pompier remplacé par 'firemen' l'homme du feu prend tout son sens) lui plaisait même avant sa rencontre avec Clarisse McClellan, jeune fille excentrique, élevé par sa famille dans l'esprit de liberté individuelle et de réflexion personnelle.Elle l’amène à se demander ce que contiennent les livres qu'il brule. Pourquoi des personnes en cachent-ils contre la loi et sont même prêtes à mourir avec eux ?Cette simple incitation à la réflexion lui fera remettre en cause toute la société dans lequel il vit.C'est un roman percutant et incroyablement visionnaire. A sa sortie, le télévision en était encore à ses balbutiements et pourtant Bradbury décrit des écrans plats recouvrant les murs, la télé-réalité, les lecteurs de musiques portables (appelés les coquillages).Il est effrayant car la société décrite pourrait bien être la notre.Au final, c'est un livre qui n'a pas trop mal vieillit, malgré les 70 ans.Bien qu'il se lise très vite, il entraine beaucoup de réflexions.C'est un livre à lire absolument.

SkarnSha
26/12/11
 

En résumé : Voilà un livre qui a un peu vieilli dans le style qui se révèle poétique mais un peu pompeux et en manque de nervosité, mais l'histoire en elle même se révèle, elle, toujours d'actualité et toujours autant captivante nous poussant à réfléchir sur nous même et sur ce qu'on voit et reçoit comme information. Le personnage de Montag se révèle un peu froid mais au final retranscrit parfaitement ce monde et son bouleversement, son changement est captivant. Le genre de livre qu'on aime ou qu'on déteste mais qui ne laisse pas indifférent et qui mérite d'être lu.

BlackWolf
11/12/11
 

J’ai été globalement déçue par ce livre, pourtant classique de la SF, que certains considèrent même comme chef d’oeuvre.Le résumé était pourtant très prometteur, mais le contenu m’a vite fait déchanter. A tel point que j’ai vraiment du me forcer pour terminer cet ouvrage, ce qui m’arrive très rarement.Le premier gros soucis est que je n’ai pas un seul instant réussi à m’attacher à Montag, puis à être touchée par cette histoire, de façon générale. Bien sûr, le but de l’auteur est de montrer la déshumanisation consécutive à la destruction des livres, mais il pousse le trait trop loin à mon goût.Ensuite, peut-être est-ce dû à la traduction, mais j’ai trouvé le style vraiment surfait, artificiel, impersonnel, désagréable enfin. Je me suis sentie prise de haut. Ce style qui ne m’ a pas convaincue a encore contribué à me détacher du récit.Pourtant il y a de bonnes choses dans la trame, mais j’ai vraiment pas accroché à ce roman. D’ailleurs quelques jours après ma lecture, je n’en ai déjà plus q’un souvenir extrêmement vague…Pourtant, j’aime habituellement la SF, mais là…je suis passée totalement à côté.

un flyer
13/05/11

Un livre de science fiction, un livre tout a fait d'actualité ou une société future interdit les livre. Elle prend le pouvoir en interdisant la culture. On suit le quotidien d'un pompier chargé de bruler les livres qui devient un criminel en aspirant a un monde de lecture, a une société libre. Une reflexion tout a fait juste de la société, de la lecture, de la culture par Bradbury

Mayuha
14/11/10
 

J'ai entendu parler de ce livre sur un forum et j'ai immédiatement été emballée par la présentation : un futur où la norme serait de brûler des livres, objets jugés subversifs et dangereux pour la population. Quelle magnifique idée de départ !Je n'avais jamais lu de Ray Bradbury, je savais juste que, comme Orwell, il est considéré comme un maître du roman d'anticipation.Ma lecture fut aisée et rapide et je suis entrée sans problème dans ce "futur" plein de bruits et d'occupations vaines (la télé remplacée par 4 murs vidéo fait tout simplement froid dans le dos !).En revanche, le manque d'émotion et le fait que l'on connaisse très peu les différents personnages m'ont quelque peu désarçonnée car j'ai eu du mal à "m'impliquer" dans l'histoire, restant trop détachée et juste "observatrice".Au final, une lecture intéressante et une description terrifiante d'un avenir pas si impossible que cela ...un livre peu "divertissant" mais qui fait vraiment réfléchir sur le pouvoir des livres et leur importance dans notre vie.

Argantel
17/12/09
 

Même si ce thème a vécu, et qu'il peut paraître vieillissant aujourd'hui, c'est un immanquable et une très bonne intro à la SF/l'anticipation.

noosy
03/02/09
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.73 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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