Faire l amour

TOUSSAINT J-P

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 30/08/02
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la
dernière fois. mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? je ne sais pas, souvent.
6 personnes en parlent

J’ai pensé que tout pouvait devenir poésie … dans la pureté des sentiments tels qu’ils se présentent à nous, même les plus personnels, surtout ceux-là.J’étais partie une semaine à Perros-Guirec, en novembre, les vagues couraient sur la plage.C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.Le livre s’appelle « Faire l’amour » mais devrait s’appeler « défaire l’amour ».L’histoire simple et infiniment triste d’un couple qui essaye de se séparer. Le roman se déroule comme un film, avec des instants de lumières intenses sur lesquelles s’inscrit l’impossibilité de rompre. L’irréalité est partout dans la ville, les néons s’allument et s’éteignent derrière les rideaux de la chambre d’hôtel, comme une palpitation cardiaque qui s’emballe. Ils font l’amour pour la dernière fois, le savoir rend l’acte plus intense.Marie pleure et déambule.Le narrateur transporte une fiole d’acide chlorhydrique dans sa poche, symbole de cet amour impossible à tuer. Lui porte sur ces épaules un tremblement de terre sans amplitude.Il part à Kyoto, seul, expurger une partie de sa souffrance, il dit « Les heures étaient vides, lentes et lourdes, il ne se passait plus rien dans ma vie. Ne plus être avec Marie, c’était comme si après 9 jours de tempête le vent était tombé»Je lu Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint dans un bonheur intense, c’est un livre qui donne de la musique, des images et du sens aux mots. Il m’arrive de le relire comme si c’était la première fois. Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Je fais un grand pas dans l'œuvre littéraire de JP Toussaint, puisque je passe de L'appareil photo, édité en 1988 à celui-ci paru quatorze années plus tard. Et force m'est de constater qu'on n'est plus dans le même registre ; de l'histoire gentille, décalée, drôle, un rien absurde dans laquelle il ne se passe pas grand chose, on passe à une histoire d'amour qui périclite qui se dissout sous nos yeux : les personnages qui dans les premiers romans de l'auteur avaient peu de personnalité ont là de vraies questions, des angoisses, des peurs, des désirs, des fantasmes qui les rendent malheureux. Plus vraiment d'humour non plus, mais heureusement, JP Toussaint a gardé son talent pour écrire de belles phrases, assez différentes néanmoinsde celles que je connais, parfois crues, plus directes, laissant plus de place à l'émotion, aux sentiments, alignant parfois plusieurs adjectifs quasi-synonymes, comme si une seul ne pouvait suffire à dire la détresse.Les deux amoureux décident de se séparer, mais font l'amour pour la dernière fois dans leur chambre d'hôtel de Tokyo JP Toussaint situe son livre au Japon, à Tokyo (et un peu à Kyoto) ; comme pour plonger ses héros et ses lecteurs dans un monde opposé au leur, loin de leurs repères européens, le décalage horaire en plus et l'absence de sommeil pour Marie et le narrateur exacerberont leurs ressentiments et leur colère réciproque, accélérant sans doute la séparation. Mais plutôt que de décrire un Japon et des Japonais attendus, il se détourne des clichés en parlant des petites choses, des habitudes quotidiennes des Japonais, de leurs rues étroites et sales, comme un touriste qui, pour sortir des sentiers battus se perdrait volontairementBref, un Japon comme j'aimerais le découvrir, je procède ainsi lorsque je suis en mode touriste, je déconnecte, je flâne, les yeux en l'air pour humer l'air ambiant (avec le nez bien sûr, en l'air lui aussi). Faire l'amour est le premier roman d'une série de quatre (Fuir, paru en 2005 -que j'ai acheté aussi-, La vérité sur Marie, en 2009 et Nue, en 2013). Série qui débute sous les meilleurs auspices car même lorsque JP Tousaint change de style, il reste absolument excellent. Yv

Lyvres
06/02/14
 

On ne sait pas très bien si le narrateur est le mari ou simplement le compagnon de Marie mais qu'importe puisque dès les premières pages le ton est donné, on sait que leur couple va achever de se dissoudre sous nos yeux. En guise de dernier acte de leur vie d'amoureux, la passion va envahir la chambre du palace et les rues de la ville. L'histoire simple est servie par des personnages décrit avec juste ce qu'il faut d'émotion même si parfois j'ai regretté la retenue et le manque d'explication de l'auteur dans la description des petites manies et habitudes fort surprenante parfois (pour moi) de ses personnages (le narrateur ne se sépare jamais de son flacon d'Acide Chlorhydrique), bizarre ! Je n'ai pas vraiment été convaincue par l'idée développé; la rupture de l'acte d'amour peut-il marquer la fin du sentiment amour ?Concentré sur les sensations, c'est une écriture tout en subtilité maniant la psychologie et le paradoxe au service de la plonger dans les pensés d'un homme qui voit se confronté à la fin d'une longue liaison et qui voit déjà la solitude s'installer dans sa vie.J'ai oscillé au fil de ma lecture entre un ravissement presque béat et un sentiment de malaise face à l'idée sous-jacente que dès le début d'une relation sa mort serait déjà programmée. N'étant pas vraiment fataliste, j'ai déploré cette vision de l'amour; cela demeurera malgré tout une superbe lecture extrêmement touchante.

Lacazavent
12/09/11
 

Quelle force et quelle puissance d'évocation dans cette écriture que je découvre à la fois sensuelle, déterminée, poétique... mélancolique. C'est l'histoire d'une rupture qui prend le temps de se mettre en place. "Combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois". Comme un arrêt sur image, un arrêt sur des sensations, sur les mots. Troublante relation de deux êtres qui se cherchent dans leur rapport à l'autre et dans leur propre isolement, solitude. Surgit de ce rapport amour/haine, une tension, une violence exacerbée. Le tout se situe dans un Tokyo contemporain, gigantesque qui absorbe les poussières d'un amour précaire, destructeur, les dernières traces d'une quête de désir.

Cyan
07/03/11
 

Extrait de la quatrième de couverture : C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.Au début de ma lecture, je me suis demandée à quoi jouait ce couple et surtout le narrateur. Il m’est apparu désorienté, en prise à des pulsions mêlant amour, regrets, amertume. J’ai suivi le fil de ses pensées et de ses actes passés au microscope. Noyée dans les descriptions, j’ai eu l’impression d’assister à un naufrage de ces quelques jours passés à Tokyo. Faire l’amour, aimer, vouloir se détacher de l’être aimé, trouver des réponses dans la fuite à travers la ville…Seule Marie m’a touchée, elle qui semble vouloir s’accrocher à cet à cet amour.Le livre comporte un « décryptage », sa place dans la carrière de l’auteur, le tout rédigé par Laurent Demoulin. Malgré toutes ces explications qui mettent ce livre sur un piédestal, mon avis est mitigé…L’écriture de Jean-Philippe Toussaint m’a déstabilisée. Lire à nouveau cet auteur ? je ne sais pas.. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
30/07/10

Une histoire infiniment belle et triste qu'on lit pour on ne sait quel plaisir, mais qu'on retient longtemps après, par images impressions, qu'on prendra plaisir à retrouver dans des relectures. Virgule,...

Meandnothim
13/07/10

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.20 kg

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