Fantomes d'orient

LOTI, PIERRE

livre fantomes d'orient
EDITEUR : MOTIFS
DATE DE PARUTION : 15/09/05
LES NOTES :

à partir de
7,10 €
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Pierre Loti se prépare à retourner à Stamboul (aujourd’hui Istambul), ville dans laquelle il n’est pas allé depuis dix ans. Il s’apprête à retrouver la ville et les quartiers dans lesquels il a vécu. Surtout, il souhaite plus que tout revoir Aziyadé, avec laquelle il a vécu une histoire d’amour. Son retour à Stamboul le plonge dans ses souvenirs : les lieux, les personnes. Mais c’est la quête d’Aziyadé qui va guider ses pas pendant les deux jours de son passage en ville.Pierre Loti fait partie de ses marins écrivains, comme Conrad, qui ont beaucoup voyagé. Ici, il présente ses voyages en Turquie. Il signe également avec ce récit autobiographique un magnifique texte sur l’amour, la nostalgie et les regrets. L’amour de cette jeune femme, appartenant à un harem et pour laquelle il a pris des risques. Nostalgie des lieux, des ambiances de cette ville, dont il est tout aussi amoureux. Regrets d’avoir quitté les lieux dix ans auparavant, de manière précipitée, sans donner de véritable explication.Le lecteur suit Pierre Loti dans toutes ses pérégrinations : le départ de Paris, le voyage qui passe par la Roumanie, l’arrivée par le Bosphore, le parcours dans la ville et ses abords. Et tous ces noms laissent présager des paysages merveilleux : la Corne d’Or, Eyoub, Péra, Galata et ses quais de marbre. On s’y promène en caïque, bateau où les rameurs sont allongés, à dos d’âne, à pied. Dans ce petit récit, j’ai réellement été transporté par l’écriture et par la quête de Pierre Loti, qui recherche autant Aziyadé que les lieux qu’il a connus, et qui ont parfois disparu.Le roman, dans l’édition Motifs que j’ai lu, est complété par un reportage de Pierre Loti sur la ville de Stamboul. D’après ce que j’ai pu comprendre, ce reportage a été écrit par Loti lors du voyage décrit dans Fantôme d’Orient. On y découvre Istambul en 1890, sous un autre jour. Loti n’a plus de but, il se promène le nez en l’air, et se retrouve par hasard dans une ville qui fête le ramadan. On y sent les odeurs, les ambiances, les habitants de cette ville. Au fil de ses trajets, il va également se trouver nez à nez avec le Sultan, ce qui donne lieu à la description de cette rencontre.Je suis vraiment tombé sous le charme de Fantôme d’Orient, et Constantinople en 1890 permet de compléter de manière plus journalistique ce que Loti présente dans son roman autobiographique. Cette lecture m’a vraiment donné envie de découvrir d’autres romans de Loti, notamment Aziyadé, qui narre l’histoire d’amour de Loti avec cette femme. Vraiment une très belle découverte !

Yohan59
28/11/12
 

Format

  • Hauteur : 17.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg