Femmes de reconfort

KYUNG-AH JUNG

livre femmes de reconfort
EDITEUR : SIX PIEDS SOUS TERRE
DATE DE PARUTION : 18/10/07
LES NOTES :

à partir de
22,00 €

SYNOPSIS :

Pendant l'occupation de la Corée par le Japon lors de la seconde guerre mondiale, près de 200 000 Coréennes ont été kidnappées, déportées,
violées, battues, tuées par l'armée japonaise. Une bande dessinée révèle les blessures des "femmes de réconfort".
3 personnes en parlent

Destins de femmes en temps de guerre un manga coréen analysant le destin des "femmes de réconfort" enrôlées de force par l'armée japonaise entre 1930 et 1945, un dessin simple et un texte clair pour comprendre les liens cachés entre femmes et guerre, communs à de nombreux conflits du XXème siècle...

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Les agissements visant à intimider l’ennemi sont nombreux. Bombardements, génocide, attaques chimiques… les attaquants ont toujours su faire preuve d’ingéniosité malsaine à cet égard. Il en va également ainsi pour la guerre de colonisation qui opposa le Japon et la Corée du Sud. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Japon a enrôlé de force plusieurs centaines de femmes et les a mises à disposition de ses soldats. Appelées « femmes de réconfort », ces victimes étaient parfois arrachées à leur famille dès l’âge de 10 ans. Déportées loin de chez elles, arrachées à leurs racines, elles étaient victimes de viols répétés.« Les soldats japonais ont aligné toutes les femmes vierges du camp. Ils en ont choisi après les avoir examinées comme de la viande chez le boucher ».Aujourd’hui encore, le Gouvernement japonais peine à reconnaître son délit. Profondément blessées, traumatisées, ces femmes – les Halmuny – ont pendant longtemps vécu telles des ombres, cachant leurs visages afin de dissimuler le sentiment de honte qui les ronge. Cependant, depuis 1992, elles ont décidé de se montrer au grand jour et de crier leur souffrance en manifestant chaque mercredi devant l’Ambassade du Japon à Séoul.La démarche de Kyung-a Jung, auteure de ce manhwa, est de témoigner pour que ce fait historique ne tombe pas dans l’oubli. Mais l’auteure souhaite aussi de s’interroger « sur les circonstances qui ont abouti à cela, sur leur sens et leur impact dans la société coréenne ». En quête de compréhension, elle cherche donc à expliquer pourquoi – par exemple – « les Japonais qui rendent visite aux Halmuny retournent dans leur pays les bras chargés de documents alors que les jeunes Coréens ne prennent pas la peine de se documenter et se contentent d’exprimer tristesse et colère. Les Coréens semblent considérer cette affaire de manière encore superficielle et unilatérale ».Mais la chape de silence se lève peu à peu. Les Halmuny n’hésitent plus à témoigner et les médias se saisissent de la question. Un sujet de société douloureux et épineux auquel le Festival International de la bande dessinée d’Angoulême avait notamment consacré une exposition en 2014.La simplicité du dessin porte un propos cru dans lequel la honte et la souffrance sont des sentiments omniprésents. Des femmes qui, plus de cinquante ans après les faits, subissent encore le traumatisme de cette expérience humiliante. Pendant près de huit ans, elles ont été séquestrées dans des maisons closes.14 août 1991. Le premier témoignage d’une femme coréenne est rendu public. Cet acte de courage s’est répandu comme une trainée de poudre auprès des autres victimes. Peu à peu, leurs voix se sont élevées pour dénoncer le fait qu’elles ont été les esclaves sexuelles des soldats japonais.Au moment de leur libération, les soldats japonais les ont contraintes à s’enfermer dans le mutisme. Si l’une d’entre elles osait témoigner, elle serait exécutée ainsi que sa famille.Outre les témoignages de victime, le scénario donne également la parole à des acteurs militant pour la cause de ces femmes qui ont été contraintes à la prostitution. Ainsi, Kyung-a Jung a rencontré Yun Mi-Hyang (à l’époque où elle était encore secrétaire générale du Conseil coréen pour les femmes enrôlées de force comme esclaves sexuelles au service de l’armée japonaise) ou encore le compte-rendu d’une interview menée par un journaliste auprès d’un gynécologue qui avait été affecté à une base de l’armée de terre japonaise et, à ce titre, amené à examiner les femmes enrôlées pour « travailler » dans les maisons closes. Le propos est certes didactique, mais l’humanité qui ressort de cet album est réelle. Kyung-a Jung met en exergue le fait que l’Etat coréen a activement collaboré et fourni des femmes à l’armée japonaise. L’auteure ne se permet aucun détour pour traiter son sujet mais ose l’emploi de l’ironie pour rendre son propos plus incisif. Pourtant, la narration m’a semblé manquer de structuration et fourmiller de détails inutiles (ce constat est d’autant plus fort dans la dernière partie de l’ouvrage). Il en résulte une légère difficulté à se concentrer durant la lecture et ce malgré la gravité du thème abordé. Mo'

Mobd
09/03/15

Destins de femmes en temps de guerre un manga coréen analysant le destin des "femmes de réconfort" enrôlées de force par l'armée japonaise entre 1930 et 1945, un dessin simple et un texte clair pour comprendre les liens cachés entre femmes et guerre, communs à de nombreux conflits du XXème siècle...

90015664
19/09/14
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 19.00 cm
  • Poids : 0.66 kg
  • Langage original : COREEN

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