Fin de partie

BECKETT, SAMUEL

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/07/57
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

* Pièce en un acte pour quatre personnages, composée en français entre 1954 et 1956. Première publication aux Éditions de Minuit : Fin de partie, suivi de Acte sans parole II, 1957. * Fin de partie a été créé, en français, le 1er avril 1957, à Londres, au Royal Court Theatre, dans une mise en scène de Roger Blin, avec la distribution suivante : Nagg (Georges Adet), Nell (Christine Tsingos), Hamm (Roger Blin), Clov (Jean Martin). La pièce a été reprise le même mois, à Paris, au Studio des Champs-Élysées, avec la même distribution, à cette exception près que le rôle de Nell était alors tenu par Germaine de France. Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres
qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à chercher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non ? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un « message », d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique. Roger Blin
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J’avais beaucoup entendu parler de Samuel Beckett, notamment sur sa qualité de « maître de l’absurde ». Cette pièce de théâtre m’a fait comprendre pourquoi l’auteur bénéficie de ce titre, car elle illustre parfaitement ce genre. Fin de partie est une lecture très spéciale, une pièce où l’on ne comprend pas tout, mais qui contient de bons éléments et des réflexions très justes voire très touchantes sur l’humanité. Ce n’est vraiment pas mon genre, et je ne peux pas dire que j’ai aimé, mais ça se lit vite et ça reste intéressant. En bref : c’est étrange, mais pas si mal.

Lauraahh
22/01/14
 

Et ?.. Ce n'est rien. Et alors?..En fait, rien. Fin de partie, chute, rideau. Si dans « tous ceux qui tombent », nous assistions une ligne de fuite vers un inutile point de chute,dans la « Fin de partie » voilà une chute sans aucune ligne de fuite. La mort est le bout et non le but disait Montaigne. « Quelque chose qui suit son cours ». Jusqu'à la fin. Échanges de nos impuissantes volontés, de nos dépendances, de nos amours, de nos rêves, de nos histoires sans fin, de nos appétits, de nos renoncements, de nos départs, de nos mémoires. . La règle du jeu ? Peut être aucune. On joue en attendant la fin.On joue et on voudrait se rire du malheur Il faut bien passer le temps. Un tempsOn réplique, on se réplique, on dévide, on lance, on relance. On doute, on feinte, on appelle on s'accroche. Et puis au bout on attend plus.. rien et c'est là que se situe la fin. Unité de lieu, d'action et de temps, sans doute les seules règles admises dans ce jeu. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
27/07/13
 

Le temps semble s’être arrêté dans cet univers clos et gris où survivent quatre personnages : Hamm, un handicapé moteur, patriarche tyrannique qui trône sur son fauteuil tel un roi ne voulant pas céder sa place ; Clov, qui serait son fils adoptif, encore valide bien qu’amoché et qui lui sert de valet, voire de souffre-doubleur ; Nell et Nagg, les parents de Hamm, tous deux vivant dans une poubelle chacun et fortement dépendants puisqu’un accident les a privés de leurs jambes.Il est particulièrement compliqué d’évoquer un texte où il ne se passe rien, où les dialogues n’en sont pas vraiment, où la vie semble avoir déjà fait ses bagages (l’idée selon laquelle il ne faudrait pas que les Hommes se reproduisent apparaît d’ailleurs à plusieurs reprises, Hamm reprochant notamment à son père de l’avoir conçu) et où chacun paraît attendre la fin ultime avec parfois une impatience non déguisée. Or la mise en scène semble pouvoir revêtir un aspect comique comme dans "En attendant Godot", pour peu que l’on soit sensible à cet humour qui naît du désespoir. C’est une pièce que j’aimerais beaucoup voir jouée. Aussi insupportable que soit Hamm, c’est un personnage à potentiel et Clov doit être visuellement drôle. Bref, c’est un texte que je conseille vivement aussi particulier soit-il.

mycupoftea
06/09/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.10 kg

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