Fouche

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 16/02/00
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Stefan Zweig Fouché Joseph Fouché (1759-1820) est l'une des figures les plus énigmatiques de son temps. Elevé chez les Oratoriens, il fut un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il massacra les royalistes de Lyon. Ayant voté la mort de Louis XVI, il fut ministre de Louis XVIII. Napoléon, qui en fit son ministre de la Police, le chassa et le rappela : il le craignait et avait besoin de lui. La postérité n'a longtemps vu en Fouché que l'opportuniste cynique, capable de toutes les infamies et de toutes les trahisons pour assouvir
son goût du pouvoir. Il le fut, mais il sut aussi s'opposer habilement à Robespierre comme à Napoléon, et, en quelques occasions décisives, agir en fonction du bon sens et de l'intérêt de son pays. Biographe de Marie-Antoinette et de Balzac, le romancier d'Amok et de La Confusion des sentiments nous donne ici un saisissant portrait de ce personnage, en qui il voit la première incarnation d'un type politique moderne : l'homme de l'ombre, dissimulé, manipulateur, actionnant en coulisses les mécanismes du pouvoir réel.
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Si Zweig s’est intéressé à Fouché c’est qu’il incarne à ses yeux le pur animal politique. Il est à la fois un traître, un intriguant, un transfuge professionnel La comparaisons avec un reptile est sûrement ce qui permet le mieux de caractériser Fouché. Le plus intéressant est sa relation avec Napoléon, il aura été son ministre mais il l’aura toujours tenu dans sa main grâce à son système policier et d’informateurs. Il lui aura permis d’arriver au pouvoir mais c’est lui qui favorisera sa chute. On peut croire que tromper les gens, les trahir paye à la vue de la carrière de Fouché. Heureusement l’Histoire met fin à sa carrière avec une certaine moralité.

Chiwi
03/02/13
 

Destiné à la carrière ecclésiastique, Joseph Fouché va cependant se réaliser pleinement sous la Révolution française. Député à la Convention, il choisit les Girondins (plus modérés) plutôt que les Montagnards (dirigé par Maximilien de Robespierre et plus extrémistes). Il rencontre là son premier ennemi : pourtant il tient tête à l'Incorruptible, s'illustre tristement dans un épisode sanglant qui lui vaudra le surnom de « Mitrailleur de Lyon » mais échappe toutefois à la Terreur. Patient, travailleur infatiguable et avide d'une place au sommet de l'Etat, il place ses pions sous le Directoire afin de se retrouver ministre de la Police sous Napoléon Bonaparte. Là le jeu du pouvoir bascule : en effet, de par la fonction qu'occupe Fouché, ce dernier sait tout des agissements des puissants du monde. Une rivalité naît entre le nouvel empereur des français et Joseph Fouché : entre luttes intestines et preuves de considération mutuelle, les deux hommes s'affrontent, se mesurent l'un à l'autre sans jamais montrer leur haine réciproque. La chute de l'Empire signe le retrait de Fouché de la scène politique française et européenne. Il meurt à Trieste, multimillionnaire mais oublié des grands hommes ; lui qui a été pendant toute sa carrière l'homme de l'ombre, le maître de la diplomatie, le ministre le plus redouté.

SophieC
20/04/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg