livre fuir
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 16/09/05
LES NOTES :

à partir de
13,20 €

SYNOPSIS :

Pourquoi m'a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine ? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l'oeil ? J'avais toujours su inconsciemment
que ma peur du téléphone était liée à la mort - peut-être au sexe et à la mort - mais, jamais avant cette nuit de train entre Shanghai et Pékin, je n'allais en avoir l'aussi implacable confirmation.
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Le début de ce livre semblait très prometteur, paraissant transmettre d'emblée l'énergie enfermée dans le court mot qui constitue le titre de l'ouvrage. Malheureusement, le récit déçoit ensuite, malgré certaines belles descriptions et quelques scènes fortes, car beaucoup de situations et personnages ne sont abordés que superficiellement, laissant ainsi le lecteur sur sa faim et perplexe. Tout comme m'a souvent laissée perplexe la syntaxe, ou l'abondance de phrases rendues artificiellement longues par une sur-utilisation de " qui " ou " que ". En outre, la troisième partie fait passer brutalement d'un univers à un autre, et son style très différent du reste accentue l'impression d'étrangeté qui se dégage de ce livre. Une écriture qui offre donc de beaux moments mais semble un peu trop occupée à s'écouter, perdant le lecteur en route.

murasaki
09/08/15
 

Suite de Faire l'amour dans lequel Marie et le narrateur se séparaient, Fuir est un roman qui commence sans Marie. Il est en Chine, loin d'être indifférent aux charmes de Li Qi, une jeune artiste chinoise, se sent constamment surveillé par Zhang Xiangzhi, à la limite de la paranoïa. Il ne s'y passe pas grand chose dans les premières pages, beaucoup de superbes descriptions des villes, des gens, des paysages, des chambres d'hôtel, mais surtout beaucoup de descriptions des tourments de l'homme qui est loin de la femme qu'il aime et n'aime plus à la fois. La relation entre Marie et lui est compliquée, à la fois faite d'amour, de lassitude, de désir sexuel, de dégoût, d'agacement réciproque. Marie est loin, le rapprochement avec Li Qi semble être sérieux, mais Marie est toujours là, dans la tête de l'homme. Les premières pages sont lentes, toujours aussi belles que dans les romans précédents, pas d'humour, de la beauté, de la sensualité dans la rencontre avec Li Qi, du désir latent, notamment dans le train Shangaï-Pékin. Puis à Pékin, le rythme du roman s'accélère à la faveur d'une partie de bowling, visualisable comme si vous y étiez, l'art de l'écriture de JP Toussaint, mais surtout grâce à une course-poursuite à trois sur une moto (cf. photo de couverture, de l'auteur), assez longue qui nous fait emprunter tout un tas de ruelles, de placettes, de venelles ; on n'est bien sûr pas dans un polar états-unien avec force dérapages, bousculades, fumées des pneus sur l'asphalte, mais cette longue scène n'a rien à leur envier, grâce à l'écriture quasi-documentaire de l'auteur. Puis, à la suite d'un coup de téléphone de Marie qui lui apprend que son père (celui de Marie) est mort et qu'il est enterré sur l'île d'Elbe, là où il vivait, l'homme quitte la Chine, pour tenter d'arriver à temps à la sépulture, le récit reprenant un rythme plus lent, celui qui sied aux retrouvailles avec Marie. Dans la première partie, malgré la tension qui régnait lors de la poursuite à moto, le vocabulaire de JP Toussaint était resté assez neutre, alors qu'il devient violent voire grossier lorsque les deux amants se revoient, comme si le danger réel de l'accident, de la mort même était moins grand que celui de la perte de l'amour, moins essentiel. L'amour et la mort. L'amore, pourrais-je même dire puisque le final du roman se passe à l'île d'Elbe, italienne comme chacun sait.Encore un excellent roman de JP Toussaint, avec des phrases sublimes, aux mots simples, aux tournures tellement évidentes quand on les lit, de longues phrases, comme celle que j'ai citée et de nombreuses autres, de beaux personnages qui évoluent, qui se posent des questions sur leur vie, sur leur amour. La suite est déjà écrite avec La vérité sur Marie (en 2009) et Nue (en 2013). Livres que je lirai assurément ! J'attends les sorties en poche. Yv

Lyvres
13/04/14
 

Fuir Marie et être loin d’elle. Le narrateur est en Chine mais son esprit reste très lié à Marie.De belles descriptions de Shanghai, on est avec le narrateur sur la moto, ou on joue avec lui au bowling. Jean Philippe Toussaint nous décrit de façon impressionnante la cohue dans les gares chinoises et les rues de la Chine..Nous sommes de temps en temps dans un roman policier, avec des poursuites frénétiques sur des motos lancées à toute allure sur les autoroutes chinoises.Mais on peut aussi se retrouver dans le calme d’une île itlaienne, où l’on va assister à l’enterrement du père de Marie.A nouveau, nous sommes happés par l’écriture de Jean Philippe Toussaint et on suite les questionnements du narrateur et de sa relation avec Marie, son amour, leur rupture, leur réconciliation…L’auteur nous distille cette histoire d’amour et nous emmène en voyage avec cet homme, dans cet opus nous sommes happés dans la Chine moderne et Jean Philippe Toussaint décrit très bien le « conflit » entre la tradition et la modernité de la Chine actuelle.Ces romans se lisent en fin de compte comme des « épisodes ». On attends avec impatience le nouveau épisode de ce feuilleton.Mais normalement l’histoire serait close avec Nue, mais l’auteur nous a-t il vraiment tout raconté sur cette relation…

catherine
11/02/14
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.21 kg

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