Gargantua

RABELAIS

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/09/76
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Rabelais Gargantua Rabelais, c'est la vie même qui impose ses lois et éclate de toutes parts comme la sève de la vigne au printemps. « Rabelais, dans Gargantua, a mis le meilleur de lui-même, un rire sain, plus gaulois qu'athénien, un réalisme de bon aloi, un esprit satirique où il y a surtout de la gaieté, un art supérieur
de conteur et de portraitiste, une philosophie faite d'épicurisme souriant et modéré. Il n'y a pas de hors-d'oeuvre et les éléments très variés qui composent cette épopée en prose sont fondus dans une unité parfaite. Le Gargantua est le chef-d'oeuvre de Rabelais. » R. Morçay. Edition établie par Pierre Michel.
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J'ai eu à lire ce livre pour les cours (1ère L, Français, L'Humanisme), sans vraiment savoir de quoi il parlait. Je le connaissais de nom, et les avis qui m'avaient été donnés n'avaient rien d'encourageant. J'ai plongé dans le livre, et j'ai eu le sentiment de rester en apnée pendant toute ma lecture, sans pour autant étouffer.Bon, je vais être honnête. J'étais partie pour vous faire une chronique classique, comme à mon habitude, avec mon développement habituel, personnages, style, intrigue, dénouement, objet-livre, conclusion. Je voulais vraiment réussir à le faire. Mais je n'y arrive pas. Tout simplement parce que je n'ai strictement rien compris à ce livre. Bon, j'exagère un peu, j'en ai compris les grandes lignes, mais pas du tout assez pour vous chroniquer objectivement et minutieusement ce bouquin. Du coup, comme je tenais à partager avec vous mon avis, je vais le faire, mais de façon bien plus brouillon, sans structure précise, juste avec mes impressions, mes difficultés, mes surprises.Ce livre est vraiment un OVNI de la littérature. Lorsqu'on le lit, je crois qu'il ne faut pas chercher à le comprendre, ou tout du moins à tout comprendre. Sinon, on s'y perd véritablement, on devient fou, on y passe des heures. Il faut laisser couler, glisser plus que lire. Dès le début, on comprend qu'on vient de tomber dans un livre totalement fou. Les cinquante premiers pages, on se demande carrément ce qu'on fait là. Le vocabulaire est très osé et frappant pour l'époque (XVIème siècle quand même, hein, alors quand vous tombez, page 40, sur "Mais si ma couille pissait telle urine, la voudriez-vous bien sucer ?", ça calme tout de suite.) voire vraiment stupéfiant, alors on a l'impression d'être face à une blague de mauvais goût. On cherche la caméra cachée, qu'on ne trouve bien sûr pas. Ce roman est indescriptible, on ne peut pas le dire drôle, ni répugnant, ni instructif, ni déprimant. Il paraît tellement décalé, incongru. Pendant la lecture, on se demande à quoi rime toute cette mascarade, ce délire sans nom. On m'avait prévenue, qu'il était bizarre, hors du commun, incompréhensible. Mais je ne m'attendais pas à quelque chose dans cette veine.Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais, en fait. Probablement quelque chose de plus "ancien", "vieux jeu", et cadré. Là, ça partait tellement dans tous les sens que ça devenait presque impossible de tout suivre. Parfois, j'avais le sentiment que je venais de comprendre, que tout devenait limpide, et puis, bam, trois mots, et mes espoirs s'effondraient : Je n'avais toujours rien saisi. En fait, l'auteur écrit en vieux français, et invente en plus de cela des mots. De plus, il aborde des sujets barrés, sans lien logique apparent entre eux. Ça fait un peu liste de courses, quoi. Mais en chinois. Il y a plein d'idées, on sent qu'il y a un véritable fond derrière tout ce "bordel", mais il est quasiment impossible de le cerner.Mais d'un autre côté, ce qui est étrange avec ce livre, c'est que, même si on ne comprend rien, même s'il est tout le contraire d'anodin, et qu'il pourrait être on ne peut plus barbant et rebutant... Bin, on s'y attache quand même. A ma grande surprise, il s'est lu assez rapidement, assez facilement. Bon, vous me direz, c'est parce que tu ne t'es pas amusée à comprendre chaque mot du texte. Certes. Mais, à 16 ans, qui, dites-moi qui, va s'amuser à tout saisir ? Personne. Au bout d'un moment, il faut arrêter de se prendre la tête. Ce bouquin n'a pas été écrit pour l'élite, il est censé être accessible à tous, c'est pour cela qu'il faut le prendre comme il vient. Peut-être que d'un chapitre à l'autre, vous aurez l'impression de passer du noir au blanc, mais au moins, vous l'aurez lu humblement, normalement, comme il peut se comprendre. [ATTENTION, je vais ici exprimer mon opinion sur la littérature. SI vous êtes un fervent défenseur de la grande littérature, vous allez me haïr, alors je vous conseille de passer directement au paragraphe suivant. Merci ♫♪] Je ne suis pas pour une littérature compliquée, réservée aux gens très cultivés, prétentieuse. De mon point de vue, un livre, qu'il soit de Musso, de Maupassant ou de Sophocle, se doit d'être abordable pour le commun des mortels, car la lecture n'est pas un passe-temps ardu, élitiste, sacré. Mon but avec ce blog n'est pas de me faire passer pour ce que je ne suis pas, à savoir une chroniqueuse qualifiée, expérimentée, douée. C'est simplement d'ouvrir la lecture à tous, en donnant mon banal point de vue d'ado de 16 ans. Parce que c'est dans un profil très commun comme le mien que dans des non-lecteurs pourront trouver une accroche. Bref, je vais m'arrêter là parce que je dérive totalement du sujet. Mais ça pourrait être intéressant ça, comme sujet d'article. (Si ça vous intéresserait...)Un dernier truc : Ce roman, cet auteur sont humanistes. En autres termes, ils placent l'Homme au-dessus de tout, et vulgarise la connaissance pour qu'elle soit assimilable. Ce dernier point, OK, je comprends. Mais j'avoue avoir du mal avec le premier. J'imagine bien que c'est fait exprès, que tout ceci doit se cacher dans la partie imperméable du texte. Lorsque j'aurai étudié le livre en cours, ça me paraîtra sûrement plus clair, mais là, je suis un peu en galère. En tous cas, j'admets qu'il remplit tout à fait sa mission : Ouvrir le savoir. Effectivement, c'est si atypique, si particulier, qu'on devient curieux, et trop intrigué pour s'ennuyer. C'est donc un beau tour qui est ici réalisé.Pour ce qui est du livre-objet, je crois que je me passerai de commentaire. Pas à propos du titre, puisqu'il est éponyme, donc symbolique et logique, mais à propos de la couverture. Pourquoi ? Prenez votre souris, remontez le curseur un peu plus haut, et regardez l'image. Voilà voilà ♫♪Ce sera tout pour aujourd'hui ! J'ai fait totalement n'importe quoi pour cette chronique, c'est parti dans tous les sens, je m'en excuse, mais je ne savais pas comment faire autrement. Ça me semblait tellement déplacé d'être structurée pour parler de ce... De cette... Bref ! Encore désolée, j'espère ne pas vous avoir fait peur, mais vous avoir intrigué. N'hésitez pas à jeter un œil à Gargantua, car, même si c'est un monstre original, ça ne fait pas de mal à la culture, et puis, avouons-le : Il n'est pas SI terrible que ça. Vraiment.

MaMalleauxLivres
22/01/16
 

J'adore ce livre, vraiment! même si l'auteur ne s'abstient sur son vocabulaire j'adore! c'est encore mieux de l'étudier comme on a fait en terminal, je l'adore! Mandy.

Mandy05
27/09/12
 

J'ai découvert ce livre (dont j'avais lu des extraits dans les livres de lecture de l'école) grâce au challenge 1000 ans de littérature française de Bookine.J'ai lu la version classique bilingue conseillée par Bookine, la version en vieux français étant tout simplement impossible à lire pour moi.Le livre se présente comme une description chronologique qui commence avant la naissance de Gargantua et s'arrête lors de l'attribution des récompenses aux vainqueurs de la guerre Picrocholine.Concernant la pagination du texte, j'ai regretté que les commentaires et les renvois ne se trouvent que du côté du vieux français.En revanche j'ai beaucoup apprécié les descriptions truculentes de Rabelais. Je ne résiste pas au plaisir de vous en citer quelques unes: * « Julie, fille de l'empereur Octavien, ne s'abandonnait à ses tambourineurs que quand elle se sentait grosse, de même que le bateau ne reçoit son pilote que lorsqu'il a été calfaté et chargé. Et si quelqu'un les blâme de se faire ainsi enfiler par les deux bouts pendant leur grossesse, alors que les bêtes qui sont pleines n'acceptent jamais le mâle en chaleur, elles répondront que ce sont des bêtes, mais qu'elles sont, elles, femmes, qui comprennent bien les beaux et joyeux petits droits de superfétation ». * « Après déjeuner, tous allèrent pêle-mêle à la Saulaie et là, sur l'herbe drue, ils dansèrent au son des joyeux flageolets et des douces cornemuses ».Les extraits que j'avais dû lire à l'école avaient été vraisemblablement très épurés...J'avoue avoir eu du mal pourtant avec certains chapitres, désignés dans le dossier d'explication de l'oeuvre comme des chapitres « philosophiques ». J'étais extrêmement tentée de sauter des chapitres entiers. Ce sont les chapitres où Rabelais exprime son avis sur l'éducation, les superstitions religieuses...Certains paragraphes sont des accumulations de mots ou d'expressions ce que j'ai trouvé très difficile à lire. BilanSi j'ai beaucoup aimé le début du livre, je me suis franchement ennuyée par la suite. Je pense que cet ennui est dû à ma méconnaissance de l'oeuvre de Rabelais et de son style.

scor13
04/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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