Gatsby le magnifique

FITZGERALD, FRANCIS SCOTT

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 16/05/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Le mal du siècle envahit les âmes. C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, devenu Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Personnage mystérieux, installé à Long Island dans une somptueuse propriété il est l'objet de mille légendes. A-t-il été étudiant à Oxford ? Est-ce un mafieux ? Elles n'empêchent pas les gens chics et moins chics, de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby cherche à séduire Daisy, la fiancée de Tom Buchanan, un millionnaire qui,
contrairement à lui, a hérité sa fortune. Il cherche à l'éblouir, fait des dépenses folles. Mais c'est argent contre argent, vieille fortune contre parvenu... L'ouvrage, publié aux Etats-Unis en 1925, est précédé d'une préface de Fitzgerald à une réédition de 1934, et suivi des trois préfaces mythiques à l'édition Grasset de 1962, par Antoine Blondin, Bernard Frank et Jean François Revel. Cette nouvelle traduction de Jacques Tournier a été établie à partir des manuscrits, des corrections d'épreuves et des dernières révisions de Scott Fitzgerald. :
5 personnes en parlent

C'est sûr qu'être riche enlève bien des problèmes, notamment celui de ne plus avoir des fins de mois difficiles, mais à en croire cette lecture, c'est le seul avantage de l'argent. Au fil des pages, l'auteur nous décrit un monde superficiel, à la limite de l'immoralité, où même les sentiments ne valent plus rien. Les riches "nés riches" s'ennuient dans leur luxe et cherchent en vain à trouver un sens à leur vie, d'où les adultères de Tom avec des femmes de la "classe populaire". Parfois, cette lecture nous donne des scènes figées où des femmes esseulées restent lovées dans des canapés en attendant que ça se passe.... Ce roman serait bien ennuyeux s'il n'y avait pas Gatsby, personnage énigmatique et irrésistible qui, bien qu'aussi riche que les autres, ne se sent pas à sa place. D'ailleurs, ses chers congénères le lui font bien sentir: il est riche certes, mais pas de naissance et qui plus est personne ne sait comment il est devenu millionnaire. Gastby a la finesse de côtoyer ses semblables sans pour autant se mêler à eux. Lui, au moins, ne s'ennuie pas. On comprend peu à peu que sa vie est une longue attente d'un être aimé que le temps a idéalisé. Le narrateur n'est pas riche, c'est ce qui permet de donner un point de vue objectif des scènes dont il est témoin. A travers lui, Fitzgérald critique ce monde qu'il connaît bien. D'ailleurs, faire un parallèle entre sa destinée et celui de son héros ne serait pas superflu lorsqu'on connaît un peu la vie de cet auteur. Si on doit tirer une morale de ce roman, et je pense qu'il y en a une, c'est que l'argent ne rend pas heureux, et surtout ôte aux gens riches toute valeur essentielle: l'amour, l'amitié vraie, le souci de son prochain. Gatsby, à sa modeste échelle, accepte la richesse mais refuse ce compromis. C'est ce qui le perdra. vivi

vivicroqueusedelivres
20/02/12
 

Dans les années 1920 Nick Carraday, jeune trentenaire courtier en bourse à Manhattan, s'installe à Long Island, seul habitant d'origine modeste dans un quartier de nouveaux riches. Il y retrouve sa cousine Daisy et son mari Tom Buchaman. Il y rencontre aussi son énigmatique voisin, Gatsby, un excentrique, un homme fabuleusement riche qui possède une somptueuse propriété où il organise les fêtes les plus extravagantes où cocktails et jazz enivrent une troupe d'invités iconoclastes. Mais si Gatsby le Magnifique joue ainsi l'éblouissement par de folles dépenses, c'est pour ramener à lui Daisy, mariée à un millionnaire qui, à la différence de Gatsby, n'a pas gagné sa fortune, mais en a hérité.Gatsby est un mélo rocambolesque doté d'une intrigue quelque peu artificielle qui pourrait être un mauvais scénario sans l'élégance de la prose de Fitzgerald et l'acuité de sa plume, les multiples significations contenues dans une seule de ses phrases, la dimension et l'intensité des impressions qui se dégagent d'un seul de ses paragraphes, sa faculté à capter et retranscrire en quelques mots la saveur d'une époque, l'atmosphère d'une soirée, le parfum d'une femme, la vacuité d'un sentiment...Gatsby est aussi un roman d'amour, mais un roman d'amour où l'on ne ressent jamais l'amour, seulement l'argent qui le permet ou qui l'empêche, l'amour de l'argent. Il démontre le pouvoir destructeur de l'argent et le caractère superficiel de ceux qui le possèdent. Car dans ce roman l'argent aveugle le jugement des personnages, les mène à des actes effroyables, les rendant froids, hautains et surtout indifférents aux conséquences de leurs actes.Gastby est ainsi une satire mordante, une fable amère sur l'opulence et la superficialité de la jeunesse nantie des années 1920, une jeunesse dorée qui vie dans un univers futile et factice, qui cherche à noyer son désespoir né de la Grande Guerre dans le jazz et l'alcool de contrebande, le luxe et les excès, l'illusion des apparences.Gastby est parfois un livre snob, mais dont le snobisme ironique n'est qu'une échappatoire au désenchantement.Gatsby est une chronique qui, dans une prose légère et brillante, hésite entre élégance et nonchalance...

Kara
22/04/10
 

Le dernier des romantiques... La nouvelle version cinématographique de Baz Luhrmann, qui fera l’ouverture du prochain festival de cannes (avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre, qui succède ainsi au Robert Redford de l’adaptation de 1974), est l’occasion de lire ou relire le chef d’œuvre de Francis Scott Fitzgerald : Gatsby le magnifique, portait de l’un des hommes les plus énigmatiques et mystérieux de la littérature américaine du 20ème siècle. Jay Gatsby est un personnage fabriqué, un « self made man » qui a réussi à dépasser sa condition d’homme pauvre pour devenir l’un des hommes les plus riches de la côte est… Pour cela, il a changé d’identité, appris les bonnes manières et les mondanités, rompu avec son passé pour s’en inventer un autre : le sien, porteur de légende. Mais Gatsby a beau évoluer dans une vie qui ferait rêver n’importe qui, celle qu’il mène reste ennuyeuse et insipide à ses yeux. La raison en est simple, et universelle, comme un manque que l’argent et les fastes ne sauraient combler : il est toujours amoureux d’une femme (la pétillante Daisy) qu’il a connue plus jeune, mais maintenant mariée à un autre. Daisy est ce qui donne sens à sa vie : une véritable déchirure intime qui creuse son désir. Gatsby mettra alors tout en œuvre pour la reconquérir. Tout au long du roman dont le narrateur nous raconte les derniers instants, Gatsby traîne sa mélancolie de soirée en soirée, élégant à la présence fantômatique, homme d’affaires occupé, dont la fortune et le train de vie ne cessent d’alimenter les rumeurs des envieux. Ce dont il se moque éperdument, lucide sur la nature humaine… et focalisé sur son objectif qui, seul, peut le ramener parmi les vivants… Gatsby, c’est un peu le dernier des romantiques ; il incarne aussi la figure de l’incompris, cristal d’une société qui ne s’arrête qu’aux apparences, et qui, à la première occasion, brûle l’idole qu’elle a adorée… Fitzgerald nous donne, à travers ce personnage, une sombre leçon d’humanité !

Scott Fitgzgerald nous invite dans un monde frivole et désabusé. On ressent l'ennui, les gens sont blasés ou malheureux ou les deux.Il y a quelque chose d'innocent dans la constance de Gatsby (dans son amour pour Daisy) et sa détermination à faire revivre le passé, et cette innocence est bienvenue et touchante dans ce milieu huppé et superficiel. J'ai aimé la lucidité du narrateur, il est extérieur à ce monde, donc il a un regard neuf, de plus il a une vision d'ensemble, car il a accès à tous les petits secrets, les infidélités, les faiblesses des uns et des autres. C'est un monde froid, j'ai eu un sentiment d'écoeurement à voir avec quelle insensibilité les gens réagissent aux tragédies qui se jouent. Elles passent complètement inaperçues, c'est presque incroyable, non ? Ladybug

Ladybug
06/01/12
 

Dans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby, rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique ...Belle écriture , j'ai passé un agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .

spleen
23/12/11
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JACQUES TOURNIER