Gatsby le magnifique

FITZGERALD, FRANCIS SCOTT

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 16/05/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Le mal du siècle envahit les âmes. C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, devenu Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Personnage mystérieux, installé à Long Island dans une somptueuse propriété il est l'objet de mille légendes. A-t-il été étudiant à Oxford ? Est-ce un mafieux ? Elles n'empêchent pas les gens chics et moins chics, de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby cherche à séduire Daisy, la fiancée de Tom Buchanan, un millionnaire qui,
contrairement à lui, a hérité sa fortune. Il cherche à l'éblouir, fait des dépenses folles. Mais c'est argent contre argent, vieille fortune contre parvenu... L'ouvrage, publié aux Etats-Unis en 1925, est précédé d'une préface de Fitzgerald à une réédition de 1934, et suivi des trois préfaces mythiques à l'édition Grasset de 1962, par Antoine Blondin, Bernard Frank et Jean François Revel. Cette nouvelle traduction de Jacques Tournier a été établie à partir des manuscrits, des corrections d'épreuves et des dernières révisions de Scott Fitzgerald. :
18 personnes en parlent

Un grand classique, à lire pour les amateurs de littérature américaine, ou simple pour ceux qui désirent parfaire leur culture et savoir de quoi il en retourne, mais une oeuvre dispensable pour les lecteurs trés "contemporain".

Lyrz
14/01/09
 

C'est sûr qu'être riche enlève bien des problèmes, notamment celui de ne plus avoir des fins de mois difficiles, mais à en croire cette lecture, c'est le seul avantage de l'argent. Au fil des pages, l'auteur nous décrit un monde superficiel, à la limite de l'immoralité, où même les sentiments ne valent plus rien. Les riches "nés riches" s'ennuient dans leur luxe et cherchent en vain à trouver un sens à leur vie, d'où les adultères de Tom avec des femmes de la "classe populaire". Parfois, cette lecture nous donne des scènes figées où des femmes esseulées restent lovées dans des canapés en attendant que ça se passe.... Ce roman serait bien ennuyeux s'il n'y avait pas Gatsby, personnage énigmatique et irrésistible qui, bien qu'aussi riche que les autres, ne se sent pas à sa place. D'ailleurs, ses chers congénères le lui font bien sentir: il est riche certes, mais pas de naissance et qui plus est personne ne sait comment il est devenu millionnaire. Gastby a la finesse de côtoyer ses semblables sans pour autant se mêler à eux. Lui, au moins, ne s'ennuie pas. On comprend peu à peu que sa vie est une longue attente d'un être aimé que le temps a idéalisé. Le narrateur n'est pas riche, c'est ce qui permet de donner un point de vue objectif des scènes dont il est témoin. A travers lui, Fitzgérald critique ce monde qu'il connaît bien. D'ailleurs, faire un parallèle entre sa destinée et celui de son héros ne serait pas superflu lorsqu'on connaît un peu la vie de cet auteur. Si on doit tirer une morale de ce roman, et je pense qu'il y en a une, c'est que l'argent ne rend pas heureux, et surtout ôte aux gens riches toute valeur essentielle: l'amour, l'amitié vraie, le souci de son prochain. Gatsby, à sa modeste échelle, accepte la richesse mais refuse ce compromis. C'est ce qui le perdra. vivi

vivicroqueusedelivres
20/02/12
 

Gatsby, on ne le présente plus...Une écriture si limpide, une époque et un milieu saisis dans toute leur essence, des personnages emblématiques. Et pour ceux qui se sont toujours jurés de lire ce roman, une garantie, celle de ne pas regretter ce moment.Pour ceux qui seraient sceptiques en raison des adaptations au cinéma, soyez sans crainte : chacun se construit son propre roman malgré les visions arbitraires des réalisateurs, et le voyage est même différent après chaque lecture. Dernier conseil : bien choisir la traduction (la dernière de Philippe Jaworski est excellente, très moderne, la première de Victor Llona est indépassable car pionnière et maniérée).Oui, je suis un inconditionnel !

NickCarraway
03/08/14
 

F.S Fitzgerald nous conte la grandeur et la décadence de Gatsby sous l’angle de Nick un ami de celui –ci. Nous sommes dans les années folles Gatsby tombe sous le charme de Daisy, marié à un homme lui-même sous le charme d’une autre…. Bref, une affaire de couples officiels, et moins officiels, sur un fond d’euphorie, d’argent facile, d’insouciance.Roman culte américain, plusieurs fois adaptés au cinéma (mais dont j’ignore tout), j’ai voulu savoir enfin ce que pouvait être un roman culte….Pour parodier quelqu’un, je dirais que l’affaire a fait pschitttttt !!! Si le roman n’est pas désagréable à lire, loin s’en faut, en revanche je ne peux pas dire qu’il m’ait passionnée ; je suis restée très éloignée de cette ambiance, et de ces personnages et de leur destin. A peine refermé, ce roman semble n’avoir jamais existé tant j’ai peine à me souvenir de ce que j’y ai lu…Roman culte ? Pour un certain nombre, sans aucun doute… pour moi un pétard mouillé. L’attrape cœur de Salinger (autre roman culte) m’avait d’ailleurs fait le même effet… http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
17/07/13
 

Lorsque F.Csott Fitzgerald écrit son roman, il a déjà connu la célébrité. Cependant avec "Gatsby le magnifique", il est consacré comme l'écrivain porte-parole de la génération perdue. Cette "fameuse génération perdue qui accède à l'âge adulte entre l'armistice et le krach de Wall Street" comme le dit Antoine Blondin dans la Préface de l'édition de Poche de 1994 bénéficie d'une part belle tout au long du roman. En effet, nous sommes au lendemain de la guerre, thème qui va tisser l'arrière fond de l'intrigue. Face à l'horreur de la première guerre mondiale s'ensuit une rage de vivre. Celle-ci devient dévoratrice, elle consume tout car elle est insatiable comme si la vie, prisonnière de ses envies lors des batailles, décide de prendre sa revanche. Par conséquent, les villes se transforment, les êtres hypnotisés par le faste se jettent corps et âme dans une danse dionysiaque, orgasmique pour célébrer et sacraliser ces aubes nouvelles, porteuses de promesses. Et où mieux que New York ou plutôt Long Island pour planter le décor de cette frénésie?Avec "Gatsby le Magnifique", le lecteur est plongé dans cet univers, dans ce paradis artificiel où l'or, le luxe et le champagne jaillissent à flots éblouissant la vue comme dans un rêve. L'auteur se réserve le droit d'offrir deux grands chapitres uniquement centrés sur la description, d'abord des personnages puis des lieux. Il étale l'opulence, l'excès des demeures. Il brosse ensuite les esquisses des personnages. En effet, pour insister sur le vide, l'artifice des protagonistes comme Daisy ou Tom, F.Scott Fitzgerald opte pour une focalisation externe. Adepte du behaviorisme, l'auteur se contente de les montrer de loin sans pénétrer dans leur psychologie. Ainsi les discours de Daisy qui se veulent profonds deviennent vides de sens et sonnent creux. Ils ne méritent alors que le sarcasme de Nick Carraway, le narrateur. Ce dernier dans le roman est l'un des plus intéressants. Il sert d'intermédiaire, de pont entre le lecteur et les riches habitants de Long Island. Tout comme le lecteur, Nick observe et découvre un monde qui lui est totalement inconnu. Les fêtes somptueuses données par son voisin invisible et la richesse ostentatoire de la haute bourgeoisie américaine incarnée par Tom et Daisy éclaboussent tour à tour la région.Par cette intention d'introduire le descriptif dès le début du roman, l'auteur souhaite 'd'éduquer" le lecteur à la patience. Gavé de fêtes somptueuses et de rumeurs sur Gatsby, alerté par la vacuité des Buchanan, le lecteur est prêt à accueillir Gatsby et le comprendre. Il n'apparaîtra qu'au troisième chapitre. La subtilité de l'auteur réside dans sa réussite à magnifier Gatsby tout en l'enveloppant d'un aura sulfureux et de mystère. Dans le flot des lumières, des fêtes, des musiques; dans les crépitements et les bulles de champagnes, surgit Gatsby, le maître des lieux, le chef -d'orchestre. Il distrait les foules sans être distrait. Il est au coeur de la fête sans y participer. profondément seul, s'extirpant du néant par sa seul intelligence et sa capacité d'adaptation, Jay Gatsby est hypnotisé par la niaise Daisy, son fatum, son étoile de malheur. Pour elle, il se hisse jusqu'au firmament. Pour elle, il s'installe de l'autre côté de la baie d'Hudson, en face de sa propriété pour mieux la contempler. Cependant, cette baie qui sépare les deux demeures symbolise le Styx. A cause d'elle, Jay Gatsby devient la victime expiatoire de ce beau monde égoïste. La dimension tragique de Gatsby se révèle dans cette pureté qu'il a su garder malgré l'inconstance du monde. Au contact des êtres comme Daisy et Tom, Jay Gatsby se brise en mille morceaux:" C'étaient des gens négligents, ils brisaient choses et êtres, pour se mettre, ensuite, à l'abri de leur argent ou de leur vaste négligence, ou quelle que fût la chose qui les tenait ensemble, en laissant à d'autres le soin de faire le ménage."Sans avoir cette profondeur analytique de son troisième opus "Tendre est la nuit", "Gatsby le magnifique" est un roman peu volumineux mais au style concis, imagé et musical. Cette musicalité est manifeste lorsque le lecteur se plonge dans la version originale. Voici le passage le plus évocateur :" There was music from my neighbour's house through the summer nights. In his blue gardens men and girls came and went like moths among the whisperings and the champagne and the stars.".Le lecteur ne peut qu'apprécier les chuintants et les sifflants qui suggèrent le frou frou des robes, le glissement des pas qui dansent mais aussi un certaine mélancolie...La redécouverte de ce roman est lié à ses multiples adaptations cinématographiques. La plus récente est l'actuel réalisation de Baz Luhrmann. Le film est inégal par endroit. La volonté d'épouser et le dialogue et la description des fêtes a rendu le film extrêmement maladroit à la limite du regardable. Cependant force est de constater que que le casting est très intéressant surtout avec un Léonardo di Caprio en Gatsby. Il campe dans un rôle plus flamboyant et plus virulent que celui joué par Robert Redfort. De même les costumes respectent les modes de l'époque. Quant à la bande son, elle est tout simplement magnifique. La musique est tantôt énergique, tantôt lancinante. Elle fait écho à la musicalité du roman. Mais dans l'ensemble, il faut reconnaître que par une entrée en matière ratée, le film est inégal quant à sa qualité.En conclusion, il s'agit ici d'une perle de la littérature américaine. Et si le film permet de découvrir ce roman, alors ce ne serait pas une perte de temps. Victoire

tran
22/05/13
 

Je vais avoir du mal à parler de ce livre car je ne l'ai pas beaucoup aimé. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, en revanche il est très bien écrit et je l'ai quand même lu en entier. L'ambiance de cette histoire est particulière car Gatsby est généreux et tout le monde profite de lui, des soirées magnifiques qu'il organise dans sa somptueuse propriété, j'ai trouvé ça assez malsain. Puis Gatsby retrouve la femme dont il est toujours amoureux mais elle est maintenant mariée, les choses ne sont pas simples bien évidemment. Toute cette histoire terminera par une apothéose tragique et personne n'en sortira indemne. Sandrine(SD49)

SD49
12/12/10
 

Dans les années 1920 Nick Carraday, jeune trentenaire courtier en bourse à Manhattan, s'installe à Long Island, seul habitant d'origine modeste dans un quartier de nouveaux riches. Il y retrouve sa cousine Daisy et son mari Tom Buchaman. Il y rencontre aussi son énigmatique voisin, Gatsby, un excentrique, un homme fabuleusement riche qui possède une somptueuse propriété où il organise les fêtes les plus extravagantes où cocktails et jazz enivrent une troupe d'invités iconoclastes. Mais si Gatsby le Magnifique joue ainsi l'éblouissement par de folles dépenses, c'est pour ramener à lui Daisy, mariée à un millionnaire qui, à la différence de Gatsby, n'a pas gagné sa fortune, mais en a hérité.Gatsby est un mélo rocambolesque doté d'une intrigue quelque peu artificielle qui pourrait être un mauvais scénario sans l'élégance de la prose de Fitzgerald et l'acuité de sa plume, les multiples significations contenues dans une seule de ses phrases, la dimension et l'intensité des impressions qui se dégagent d'un seul de ses paragraphes, sa faculté à capter et retranscrire en quelques mots la saveur d'une époque, l'atmosphère d'une soirée, le parfum d'une femme, la vacuité d'un sentiment...Gatsby est aussi un roman d'amour, mais un roman d'amour où l'on ne ressent jamais l'amour, seulement l'argent qui le permet ou qui l'empêche, l'amour de l'argent. Il démontre le pouvoir destructeur de l'argent et le caractère superficiel de ceux qui le possèdent. Car dans ce roman l'argent aveugle le jugement des personnages, les mène à des actes effroyables, les rendant froids, hautains et surtout indifférents aux conséquences de leurs actes.Gastby est ainsi une satire mordante, une fable amère sur l'opulence et la superficialité de la jeunesse nantie des années 1920, une jeunesse dorée qui vie dans un univers futile et factice, qui cherche à noyer son désespoir né de la Grande Guerre dans le jazz et l'alcool de contrebande, le luxe et les excès, l'illusion des apparences.Gastby est parfois un livre snob, mais dont le snobisme ironique n'est qu'une échappatoire au désenchantement.Gatsby est une chronique qui, dans une prose légère et brillante, hésite entre élégance et nonchalance...

Kara
22/04/10
 

Je m'attendais à voir vite Redford débarquer au coin du bois, ce qui m'aurait fortement ennuyée... non, le livre est puissant, il fait dès les premières lignes oublier ce que l'on sait encore du film vu il y a si longtemps... et surtout il emporte! Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
26/01/10
 

Un très bon livre, qui se lit très facilement et avec grand plaisir. C'est un classique qu'il faut absolument lire selon moi. Le seul point négatif c'est qu'il y a quelques passages un peu long à mon avis.Bonne lecture !

anaiso
04/10/15
 

Raconté par un voisin devenu son ami, le roman tourne autour du personnage de Gatsby, jeune millionnaire charmant au passé trouble qui vit luxueusement dans une villa toujours pleine d'invités. Par certains aspects, le livre peut paraître une critique complexe de la bourgeoisie, de son opulence et de sa superficialité, où chaque personnage est prêt à tout pour parvenir à ses fins.Nick Carraway, un jeune homme américain du Middle West atteignant la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance comme agent de change. Par hasard, il trouve à louer une petite bicoque à Long Island, zone résidentielle très huppée et snob de la banlieue new-yorkaise. Sa demeure, presque invisible, est située dans West Egg entre deux énormes et luxueuses villas. De là, la vue est imprenable sur East Egg, l'endroit le plus cossu et sélect de toute la zone. C'est là qu'habitent Daisy, sa cousine germaine et Tom Buchanan, son mari, issu de la même promotion que Nick à l'université Yale.Nick se rend un soir chez les Buchanan, qu'il connaît à peine, sur invitation de Daisy. Tom, beau et riche colosse, mais quelque peu bourru, paraît végéter auprès de Daisy, laquelle semble tout autant s'ennuyer avec son mari. Elle passe le plus clair de son temps avec son amie Jordan Baker, joueuse de golf professionnelle.Tom, peu de temps après, demande à Nick de l'accompagner pour lui présenter sa maîtresse, Myrtle Wilson, la femme d'un garagiste sur la route qui relie New York à Long Island. Nick, témoin de l'inconstance de Tom, de l'enlisement du couple qu'il forme avec Daisy, n'aurait guère d'intérêt à fréquenter les Buchanan s'il n'y avait le rapprochement de plus en plus sensible avec la belle Jordan. Celle-ci s'étonne qu'il ne connaisse pas Gatsby puisqu'il habite West Egg, comme lui, et qu'on ne parle que de cet homme à la richesse fabuleuse.Gatsby, justement, c'est son voisin. C'est lui qui possède l'immense maison très animée qui occulte celle misérable de Nick. Gatsby donne fréquemment des réceptions somptueuses qui accueillent des centaines de convives. Mais qui est Jay Gatsby ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus folles circulent sur son passé et sa fortune, même au sein de sa propre maison. C'est ce que Nick brûle de découvrir lorsqu'un jour il reçoit une invitation pour passer la soirée chez Gatsby. Une incroyable histoire va lier Nick, Tom, Gatsby, Jordan, Myrtle et Daisy pendant cet été 1922…Le public n'a pas bien accueilli ce roman à sa publication, et sur les 75 000 ventes escomptées, moins de 24 000 exemplaires furent vendus jusqu'à la mort de l'auteur en 1940. Dès 1925, le livre était retiré des librairies pour défaut de lecteurs.Le 25 avril 1925, Maxwel Perkins, directeur littéraire aux Éditions Charles Scribner’s Sons, écrivait à Fitzgerald : « Quoi qu'il en soit, je crois que nous pouvons être sûrs que sitôt le tumulte et les vociférations de la foule des critiques et des échotiers apaisés, Gatsby le Magnifique s'imposera comme un livre tout à fait extraordinaire. Peut-être n'est-il pas parfait ! Mais mener à la perfection le talent d'un cheval somnolent est une chose, et c'en est une autre de maîtriser le talent d'un jeune et sauvage pur-sang. » Aujourd'hui il fait partie des classiques de la littérature américaine et est étudié dans les lycées du monde entier. Si je cite Perkins, et parle de l'accueil du public fait au livre lors de sa sortie c'est parce que cela correspond beaucoup au ressenti que j'ai eu lors de cette lecture. C'est après avoir vu le film que je me suis plongée dans l'oeuvre de Fitzgerald et heureusement, car le film m'a permit de mettre en image, de donner une pétillance de ces années folles qui ne ressort pas suffisamment et comprendre aussi le livre notamment en raison des dialogues extrêmement concis et abruptes. Celui-ci mérite sans doute une relecture qui me permettra de m'impregnier davantage de la plume de son auteur.

evalea
26/05/13
 

Le dernier des romantiques... La nouvelle version cinématographique de Baz Luhrmann, qui fera l’ouverture du prochain festival de cannes (avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre, qui succède ainsi au Robert Redford de l’adaptation de 1974), est l’occasion de lire ou relire le chef d’œuvre de Francis Scott Fitzgerald : Gatsby le magnifique, portait de l’un des hommes les plus énigmatiques et mystérieux de la littérature américaine du 20ème siècle. Jay Gatsby est un personnage fabriqué, un « self made man » qui a réussi à dépasser sa condition d’homme pauvre pour devenir l’un des hommes les plus riches de la côte est… Pour cela, il a changé d’identité, appris les bonnes manières et les mondanités, rompu avec son passé pour s’en inventer un autre : le sien, porteur de légende. Mais Gatsby a beau évoluer dans une vie qui ferait rêver n’importe qui, celle qu’il mène reste ennuyeuse et insipide à ses yeux. La raison en est simple, et universelle, comme un manque que l’argent et les fastes ne sauraient combler : il est toujours amoureux d’une femme (la pétillante Daisy) qu’il a connue plus jeune, mais maintenant mariée à un autre. Daisy est ce qui donne sens à sa vie : une véritable déchirure intime qui creuse son désir. Gatsby mettra alors tout en œuvre pour la reconquérir. Tout au long du roman dont le narrateur nous raconte les derniers instants, Gatsby traîne sa mélancolie de soirée en soirée, élégant à la présence fantômatique, homme d’affaires occupé, dont la fortune et le train de vie ne cessent d’alimenter les rumeurs des envieux. Ce dont il se moque éperdument, lucide sur la nature humaine… et focalisé sur son objectif qui, seul, peut le ramener parmi les vivants… Gatsby, c’est un peu le dernier des romantiques ; il incarne aussi la figure de l’incompris, cristal d’une société qui ne s’arrête qu’aux apparences, et qui, à la première occasion, brûle l’idole qu’elle a adorée… Fitzgerald nous donne, à travers ce personnage, une sombre leçon d’humanité !

Nick Carraway, jeune homme de bonne famille, trouve du travail à New-York. Il emménage non loin de sa cousine Daisy et se trouve voisin du mystérieux Gatsby. L'extravagant et riche Mr Gatsby est l'hôte de fêtes somptueuses et très arrosées au sein de sa demeure démesurée. Mais ce jeune homme au passé trouble cache en réalité un secret qui l'entraîne, lui et Nick, dans une aventure dont chacun va sortir transformer... C'est dans une Amérique après guerre que l'intrigue prend tout son sens. Les descriptions sont peu nombreuses mais assez subtiles pour brosser un portrait réaliste et fascinant des années folles américaines, où répressions et bouleversements économiques n'empêchent pas les plus aisés de profiter de la vie, dans une insouciance parfois inquiétante. Ce petit côté vintage est très plaisant. L'auteur nous plonge dans cette époque avec une efficacité déconcertante (évidemment il a écrit sur sa propre époque, ce qui rend le récit plus ancré dans le réel). On se découvrirait presque un penchant d'affection pour cette époque haute en couleurs, qui nous fait envie.Le narrateur est Nick Carraway qui parle à la première personne mais détient tout de même des informations parfois omniscientes.Jeune homme intelligent et dévoué à ses amis, il évolue dans cette époque lumineuse. Pourtant, il est un peu en marge des autres, et tout d'abord loin des fêtes délurées de Gatsby, il ne se mêle que rarement à la foule. Mais très vite, une amitié se développe entre les deux jeunes hommes. Pourtant, les mystères qui entourent le passé de Gatsby éveillent les soupçons de Nick et de ses proches.Daisy et son mari Tom, Jordan Baker et les autres, forment un panel quasi exhaustif de la population huppée des années 20. On s'attache à certains, s'exaspère du comportement d'autres... Mais chacun rend le récit authentique. Le style est très agréable et la lecture rapide. Aucune longueur ne se fait sentir et, mieux encore, le suspense est prenant. Les péripéties des héros s'enchaînent avec fluidité. La fin quant à elle est surprenante. Bref, un roman des plus plaisants, une lecture passionnante. J'ai vraiment hâte de voir son adaptation au cinéma! Séverine

SEcriture
27/04/13
 

Été 1922. Nick Carraway, presque trente ans, quitte sa ville natale du Middle West et s'intalle sur la côte Est des États-Unis pour y apprendre le métier d'agent de change. Il loue un petit bungalow à West Egg Village, près de New-York, et retrouve un ancien ami, Tom Buchanan, riche homme qui mène, avec sa femme Daisy, une vie faite d'une succession de plaisirs. Nick fait la connaissance de son voisin, Jay Gatsby, propriétaire d'une magnifique demeure. Chaque samedi soir d'été, Gatsby donne de grandioses fêtes dans son jardin auxquelles tous les gens de la bonne (et mauvaise) société participent qu'ils soient invités ou pas ! Toutes sortes de rumeurs courent sur ce personnage singulier que personne ne semble vraiment connaître. Peu à peu, Gatsby confie à Nick ses secrètes motivations et son plus grand désir...Nick Carraway est le narrateur du roman. Spectateur, bien plus qu'acteur, il occupe finalement la même position que le lecteur. Il observe les événements, les faits et gestes de Gatsby et ceux qui l'entourent. Peu à peu, il se lie d'amitié avec Gatsby qui se confie à lui et on finit par apprendre des éléments sur sa vie, son passé. Mais, tout n'est pas dit et Gatsby reste un personnage mystérieux. Les personnes qui se rendent à ses fêtes majestueuses s'interrogent sur lui : on dit qu'il a été à Oxford, on lui prête des accointances avec des individus pas très nets, on dit même qu'il aurait tué un homme !"Il [Gatsby] m'adressa un sourire complice - bien plus que complice. Un de ces sourires rares, source d'éternel réconfort, comme on n'en rencontre que quatre ou cinq fois dans sa vie. Un sourire qui défiait - ou semblait défier - brièvement le monde entier, puis se focalisait sur vous comme s'il vous accordait un préjugé irrésistiblement favorable. Qui vous comprenait, dans la mesure exacte où vous souhaitiez être compris. Qui croyait en vous comme vous auriez voulu croire en vous-même. Qui vous assurait que vous lui faisiez précisément l'impression que, dans le meilleur des cas, vous espériez produire. A cet instant précis, ce sourire s'évanouit - et je n'eus plus en face de moi qu'un voyou, élégant, jeune, trente et un an ou trente-deux, dont la diction cérémonieuse et alambiquée frisait un peu le ridicule. Avant qu'il ne se présente, j'avais déjà été frappé par le soin avec lequel il choisissait ses mots."Gatsby est un de ses personnages romanesques que j'adore. Il est critiqué, décrié, et pourtant tout le monde se rend aux fêtes qu'ils donnent et tous l'oublient le jour où il arrête. Il est vrai qu'il a bâti sa fortune de façon pas très légale, qu'il traîne dans des affaires louches (trucage et paris, vente d'alcool - on est en pleine Prohibition). Mais il apparaît à Nick et au lecteur bien plus noble que toutes les personnes qu'il fréquente. Car, sa fortune, sa demeure somptueuse, ses fêtes orgastiques, tout est fait dans un seul but : reconquérir la femme qu'il aime, Daisy Buchanan, rencontrée quelques années plus tôt, à la veille de la Guerre et qui avait promis de l'attendre... Son but est noble, les moyens qu'il a utilisés pour y parvenir le sont moins. Mais on ne peut être que d'accord avec Nick lorsqu'il s'écrit à Gatsby :"Ce sont tous des pourris [...] Vous êtes largement au-dessus de toute cette racaille."Il ne peut d'ailleurs être perçu que plus honorable que les autres personnages du roman. Tom Buchanan est un riche joueur de polo, qui trompe Daisy avec Myrtle Wilson, la femme de son garagiste. Daisy est belle, mais frivole, et issue d'une famille riche, elle ne pouvait qu'épouser un homme riche. Pour la décrire, Gatsby a cette formidable expression : "sa voix est pleine d'argent". Tom et Daisy papillonnent ici et là, sans se soucier des conséquences terribles que peuvent avoir leurs actes... "C'était des gens négligents - Tom et Daisy -, ils détruisaient les choses et les êtres, puis ils se repliaient à l'abri de leur fortune, ou de leur infinie négligence, ou de ce qui les unissait, quoi que ce fût, et laissaient à d'autres le son de nettoyer les dégâts qu'ils avaient causés..."Il ne faut pas non oublier Jordan Baker, belle joueuse professionnelle de golf et amie de Daisy, dont Nick va s'éprendre, en tentant d'oublier qu'ils ne font pas partie du même monde... Car, il y a bien deux mondes, celui des riches et celui des pauvres, représenté par cette vallée de cendres, entre West Egg et New-York, où se situe le garage de Wilson, le mari trompé."A peu près à mi-chemin entre West Egg et New York, la route rejoint brusquement la voie de chemin de fer et la longe sur cinq cents mètres, comme pour éviter de traverser une zone particulièrement déshéritée. C'est une vallée de cendres : un champ cauchemardesque où les cendres poussent comme du blé, dessinent des crêtes, des collines, de monstrueux jardins ; où les cendres se transforment en maisons, en cheminées, en colonnes de fumée et, dans un effort ultime, incarnent des humains gris cendre, dont on distingue à peine les mouvements et qui se désagrègent aussitôt dans l'air empoussiéré."Ce roman mythique de F. Scott Fitzgerald, qui n'avait pas rencontré le succès à sa publication en 1925, rejoint immédiatement le top 50 de mes livres préférés. J'ai été passionnée par le personnage de Gatsby, révoltée par le comportement de certains personnages et totalement plongée dans l'histoire tragique.Quelques mots sur une des adaptations cinématographiques que j'ai vue juste avant de lire le livre. Il s'agit de The Great Gatsby, réalisé par Jack Clayton, selon le scénario de Francis Ford Coppola et avec Robert Redford (Gastby) et Mia Farrow (Daisy). Sortie en 1974, l'adaptation est fidèle et ne manque pas de charme. Quelques éléments de la vie de Gatsby sont absents, ce qui le rend encore plus mystérieux, un peu trop même car on ne sait vraiment pas grand chose sur lui. Mais les acteurs incarnent parfaitement leurs rôles. http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
05/07/12
 

Je reste assez mitigée vis à vis de ce roman. Une part de moi a aimé le monde dépeint par F. Scott Fitzgerald fait de faste et de relations superficielles, mais d'un autre coté je me suis ennuyée lors des longues descriptions et des nombreuses scènes où il ne se passe quasiment rien. J'ai dans l'idée que ce livre est fait pour le cinéma. Nick Carraway, son narrateur, nous décrit longuement les tenues luxueuses des gens qu'il rencontre, leurs bijoux, leurs attitudes, les couleurs éclatantes qui l'entoure, et les paysages de la côte est qui n'ont rien à voir avec son midwest natal.Nick Carraway a beau être le narrateur de ce roman, il n'en est pas pour autant le personnage principal. Il agit tel un journaliste qui nous chroniquerait une histoire, celle de son voisin : le mystérieux Jay Gatsby, propriétaire d'une demeure luxueuse aux fêtes extravagantes, aux invités nombreux, et pourtant si seul.Je crois qu'en 2012 nous avons tous conscience que la célébrité est éphémère et les véritables amis peu nombreux. On peut passer d'idole en paria en quelques heures. Il me semble que traiter de façon aussi franche d'un milieu social aisé pouvait être vu comme osé en 1925, année de sortie de ce livre. Mais à notre époque ce n'est qu'un exemple de plus au fait que les paillettes cachent souvent beaucoup de gens faux et terriblement seuls. Du coup, cette réflexion sur la "célébrité" ne m'a pas chamboulée. J'ai été beaucoup plus touchée par le thème de la nostalgie et du besoin de recréer le passé. Ce sentiment que le passé peut devenir futur pour au final n'être que chimère et donc nous empêcher d'avancer. Sans oublier que les années ont tendance à changer nos souvenirs, à les édulcorer. On occulte les mauvais moments, on enjolive les bons, on y pense encore et encore et finalement on se recrée un passé, on oublie le présent : on rêve sa vie...L'attitude de Nick m'a elle aussi fait réfléchir. Au départ j'avais une envie folle de le secouer afin qu'il cesse d'être toujours aussi calme. Mais finalement son comportement et celui d'un spectateur qui a compris que le monde dans lequel il est entré ne peut être changé. Et c'est lorsqu'il compare ces gens là à des enfants que j'ai réalisé qu'il était inutile de s'évertuer à leur ouvrir les yeux. C'est un combat perdu d'avance ! JACOBINETTE

Jacobinette
04/04/12
 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercie Livraddict et les éditions Folio.Gastby le magnifique est un roman à la première personne, Nick Carraway, qui habite la maison voisine à celle de Jay Gastby. Dans les années aux Etats-Unis, où les fortunes se font et se défont, Nick essayent de s’insérer sans beaucoup de conviction dans les milieux aisés de la banlieue New-Yorkaise. Il se lie d’amitié avec Gatbsy qui organise de fastueuses soirées et tente de retrouver son premier amour.Ce roman traite de l’insouciance de gens riches à cette époque où aux Etats-Unis. Le personnage de Nick est très peu approfondi, laissant la part belle aux autres personnages qui orbitent autour de son ami Jay Gatsby. Des secrets enfouis, des rumeurs font de cet homme un mystère pour toute la jet-set de l’époque.L’auteur prouve encore une fois quel talent il avait grâce à son écriture légère et… insouciante, nous faisant ressentir encore plus intensément le caractère si particulier et l’ambiance débauchée de cette époque dans ce milieu de jeunes riches à qui tout réussit. Ce roman est presque comme un témoignage des Etats-Unis des années 20 et 30 et j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire et à retrouver des similitudes avec De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen.L’auteur nous raconte aussi le rêve américain grâce à ce Jay Gatsby qui démarre de rien et arrive à devenir un homme influent au point d’arriver à truquer le championnat de base-ball. Ce rêve que tous les résidents de ce grand pays ont mais que peu parviennent à réaliser, et cette jalousie aussi des nantis nés avec une cuillère en argent dans la bouche.Un beau roman sur la société américaine qui se lira facilement, rapidement et avec beaucoup de plaisir.Un auteur qui ne déçoit jamais et qui dans cette traduction inédite nous permettra de le retrouver avec un nouvel intérêt.Je remercie Livraddict et Folio pour ce partenariat.

Skritt
12/02/12
 

Scott Fitgzgerald nous invite dans un monde frivole et désabusé. On ressent l'ennui, les gens sont blasés ou malheureux ou les deux.Il y a quelque chose d'innocent dans la constance de Gatsby (dans son amour pour Daisy) et sa détermination à faire revivre le passé, et cette innocence est bienvenue et touchante dans ce milieu huppé et superficiel. J'ai aimé la lucidité du narrateur, il est extérieur à ce monde, donc il a un regard neuf, de plus il a une vision d'ensemble, car il a accès à tous les petits secrets, les infidélités, les faiblesses des uns et des autres. C'est un monde froid, j'ai eu un sentiment d'écoeurement à voir avec quelle insensibilité les gens réagissent aux tragédies qui se jouent. Elles passent complètement inaperçues, c'est presque incroyable, non ? Ladybug

Ladybug
06/01/12
 

Dans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby, rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique ...Belle écriture , j'ai passé un agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .

spleen
23/12/11
 

Je ne vais prendre des pincettes pour vous annoncer que je ne sais toujours pas si j'ai ou non aimé ce roman : J'EN SAIS RIEN !!Tout d'abord, parlons un peu des personnages principaux de ce livre, qui sont au nombre de cinq : la première est Daisy Buchanan, elle est mariée à un imbécile, Tom, ancien star de football américain qui est infidèle, violent et tout à fait insupportable. D'apparence frêle et naïve, Daisy cache bien son jeu et son malheureux mariage aux yeux du monde en se réfugiant derrière sa fortune. Jordan Bakker, sa meilleure amie est une grande joueuse de golf froide et inamicale, qui cache en réalité une sensibilité attachante et très troublante. Le personnage de Gatsby est mystérieux et possède un passé trouble sur lequel tout le monde s'interroge : d'où vient-il, comment a-t-il obtenu tant d'argent... ?? Et enfin il y a le narrateur, Nick Carraway, qui est l'un des personnages les plus sympathiques et agréable de l'histoire. Il est d'une honnêteté sans bornes et d'un soutien sans bornes pour Gatsby, quand celui sera au plus mal.Ces personnages évoluent dans un monde fait d’hypocrisie et de faux-semblants ou seuls l'apparence et la richesse règnent, mais comme d'habitude, dans ce genre de sphère, il n'en ressort rien de bon, si ce n'est qu'on se sent plus seul à chaque instant. Et c'est sur cette solitude intérieure que veut insister l'auteur : peu importe d'où l'on vient, qui l'on est ou ce que l'on a, on se retrouve toujours seul face à soi-même et à son passé.C'est un roman très psychologique, on est presque écrasé par le manque d'action et on suffoque avec les personnages lors de cette interminable et brûlant été de 1922. Tout est servi dans un style assez pompeux et très peu proche de son lecteur, malgré l'utilisation de la première personne du singulier. La mise en place des personnages, de l'intrigue et de l'histoire en général est longue et fastidieuse : on a du mal à s'intéresser au début du livre.Le style est fluide malgré tout, mais je n'ai pas été happé par l'histoire, le personnage de Gatsby est ennuyeux, presque creux. Il aurait mérité qu'on le secoue un peu plus !! La seule chose qu'il a pour lui, c'est son amour pour Daisy, sa dévotion à son égard et son romantisme échevelé !La fin est très belle, quoique très romanesque et légèrement surfaite : elle est triste et énervante... Un vrai monde d’hypocrite où l'on vous aime que pour votre argent !

feedoll
18/09/11
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JACQUES TOURNIER

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