Gibier d'elevage

OE, KENZABURO

livre gibier d'elevage
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/10/02
LES NOTES :

à partir de
2,00 €

SYNOPSIS :

En pleine guerre, un avion américain s'écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. or il est noir... Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode,
sa nationalité, sa race, sa langue n'en font pas un étranger on un ennemi, mais une simple bête dont il faut s'occuper. Un extraordinaire récit classique, une parabole qui dénonce la folie et la bêtise humaines.
3 personnes en parlent

Un très beau texte pour qui veut découvrir l'oeuvre de Kenzaburo Ôé, l'un de ses premiers dans lequel se lit déjà la force de sa plume et son engagement pacifiste, son attention à l'enfance qui n'occulte pas la violence sourde de la société. Kenzaburô Ôé ne fait pas de concessions et pourtant, sous la cruauté des actes, la finesse du regard, sur les hommes, sur les paysages. Ce récit est profondément réaliste et humain, à la fois désespérance et espérance. Cette nouvelle ressemble à une chronique villageoise, un été durant la Seconde Guerre Mondiale; un été bouleversé par la capture d'un soldat américain, un aviateur. Sur une narration en JE, un enfant narrateur, l'auteur décrit la fascination, la curiosité mêlée de terreur pour cet aviateur, l'ennemi - " Les ennemis, quelle tête peuvent-ils bien avoir ? " -, un homme à la peau noire. C'est la saison des pluies, le village est coupé de la ville la plus proche, il vit à son rythme rural ancestral de " vieux défricheurs ". La guerre n'y est qu'un écho. Elle entre avec le soldat dont ne savent que faire les villageois en attendant des instructions officielles. Il est enfermé dans une cave tandis que tous se pressent pour l'observer. La peur est démesurée face à cet homme désarmé aussi perdu que ces Japonais. Les barrières linguistiques et culturelles ajoutent au malaise. Peu à peu, ils s'apprivoisent. Jusqu'à ce que le contexte de la guerre ramène chacun à la folie et la haine. Ainsi est filée dans ce récit la métaphore de l'humain, quelque soit sa nationalité, animal aux instincts sauvages. Chronique villageoise, récit d'apprentissage, fable, la densité du texte à peine tempérée par les descriptions de cette rude vie quotidienne enfantine encore rurale et par de belles pages offertes à la nature environnante, à l'atmosphère, au ciel, est impressionnante. kenzaburô Ôé n'explique rien, il raconte, d'une extrême précision quant aux émotions de l'enfant.

Marilire
26/06/14
 

Avec Gibier d'élevage Kenzaburô OE, nous montre combien les enfants ont, à la fois, une générosité spontanée et une grande naïveté? Dans un village retiré du japon, un avion de guerre américain est abattu, le pilote est noir, arrêté et enfermé par les villageois, des enfants (dont le narrateur) établissent une relation avec lui et assouplissent ses conditions d'incarcération. Ils n'ont pas la notion de race, d'ennemi, ne pouvant communiquer à cause de la langue, ils prennent le soldat pour un animal dont ils doivent s'occuper – page 79 : " ce Noir était à nos yeux une sorte de magnifique animal, une bête géniale. Mais comment pourrais-je donner une idée de l'adoration que nous avions pour lui? " Lorsque les habitants du village doivent conduire le soldat vers la préfecture, l'enfant tente de l'avertir du sort qui l'attend, mais celui-ci se rebelle et prend l'enfant(narrateur) en otage, il est abattu et l'enfant est blessé par son propre père. Sa blessure la plus grave est la désillusion, la prise de conscience de la nature humaine, qui est monstrueuse à ses yeux. Ce livre est un Folio à 2€, lorsqu'on le commence, on ne le quitte plus, mais ensuite que de questions!

JoelC17
28/06/12
 

Où finit la bêtise, où commence la haine de l’autre ? Est-ce l’ignorance, ou bien le mal ancré au fond des personnes qui conduisent à ces faits là ?L’auteur donne la parole à deux frères dont « Crapaud » et un de leurs amis « Bec de lièvre » qui dans la campagne japonaise, au milieu de la forêt, dans un pays en guerre, voient pour la première fois de leur vie, un Noir, ennemi de surcroit parce qu’américain…..« Les ennemis qu’elle tête peuvent-ils bien avoir ? »« C’est un Noir, un Noir ! Pas un ennemi ! » A la limite, c’est encore pire …..« C’est une bête, rien qu’une bête, dit mon père avec gravité. Il pue comme un bœuf »Voilà à fond toute l’essence de cette petite mais très dense nouvelle. Comment éduquons-nous nos enfants, comment les plaçons nous devant l’autre qui n’est pas comme nous ? Comment l’ignorance des parents conduit irrémédiablement à l’ignorance des enfants dans une société fermée à toute autre culture à l’époque où se situe l’histoire ?Même si ces enfants apprendrons à apprivoiser ce pauvre homme de couleur, ramené au rang de bête, même s’ils tous surpris, se rendent compte qu’il est bâti come eux, et même mieux (avec à ce sujet un passage croustillant que je ne dévoilerai pas !!), le mal est fait.Cette histoire se passe il y a longtemps, et pourtant, et pourtant……de nos jours, elle serait encore bien actuelle.Ce livre est court, et comme souvent en littérature japonaise, ce n’est pas forcément le plus accessible. On ne lit pas cela comme on lit un roman de plage. L’écriture est belle, prenante.Je n’avais pas forcément prévu de lire cet auteur ; il était mis en valeur à la médiathèque, et je me suis dit :pourquoi pas ? Sans regret.

mimipinson
15/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.08 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : MARC MECREANT

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