Golden gate

SETH-V

livre golden gate
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 11/03/09
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

Ce roman se déroule au pied du golden gate. lieu : la californie. les années quatre-vingt. quelques américains, sous l'oeil de vikram seth, cherchent le grand amour et bravent le destin. cette épopée moderne, où satire et romance entraînent le lecteur au coeur d'une expérience unique, est racontée en vers : sept cents
sonnets a peu de choses près, où tour à tour paraît et disparaît l'espoir, où le futur auteur d'un garçon convenable, autre roman épique, fait de san francisco une cité mythique. le rire y est fréquent, aussi bien que les pleurs. savourez sa musique et oubliez l'exploit. (il est traduit ici pour la première fois.)
3 personnes en parlent

Déroutée au premier abord par la forme du texte, j'ai réussi à le mettre en bouche pour me régaler à chaque moment de lecture. Il faut s'y accrocher, se laisser aller; quel plaisir !Bravo au traducteur qui a donné du sens en gardant la forme de poème-saga.

un flyer
25/03/12

Un tour de force, où les alexandrins transforment en profondeur de jeunes Californiens de 1986.Publié en 1986, traduit en français en 2009 par Claro chez Grasset, le premier roman du poète indien Vikram Seth s'inscrit sans hésitation parmi ces livres qui résonnent longuement chez le lecteur, bien au-delà de leur propos apparent.Dans le San Francisco de 1986, où les aspirations matérielles des yuppies déjà presque triomphants se déploient avec pour seules contraintes l'ombre noire des derniers soubresauts de la guerre froide et de ses peurs nucléaires, et celle des inquiétudes écologiques peu à peu croissantes, quelques amis et amies de lycée et d'université se retrouvent, se croisent, se reperdent, échangent et évoluent, une dizaine d'années après leur "entrée sur le marché du travail".La quête d'identité de chacun et de chacune, sujet par excellence de comédies acides toujours divertissantes mais vaguement banales, est ici transfigurée par une "technique" qui dépasse largement le seul exercice de style. D'une certaine manière, comme l'économiste Frédéric Lordon le fit à propos de la crise bancaire systémique née en 2007-2008, le vers (l'alexandrin recréé avec grand talent par Claro en français) change profondément la nature du récit. Les chassés-croisés amoureux, le choc apparent d'une homosexualité s'exprimant tout à coup, les angoisses carriéristes, les espoirs et les déceptions, les besoins renouvelés - ou brutalement surgis - de sens et d'engagement,... : magnifiés par la rythmique et la scansion, le comique ou l'incident, le presque banal et le trois fois rien révèlent leur puissance tragique.Un très impressionnant tour de force, et un grand livre.

Charybde2
23/09/13
 

"Notre orgueil avachi et notre éthique molle, nos coeurs à tout jamais confits dans le formol."Le plus grand roman californien est écrit en vers (et pourquoi pas ?) : Golden Gate est un enchantement. Gore VidalPourquoi pas, en effet. Charles Johnston avait traduit Pouchkine (Eugène Onéguine) en anglais, Vikram Seth en a reçu la lumineuse inspiration, Claro oeuvre pour le français, et en alexandrins décline les octosyllabes. Et ça fonctionne !San Francisco, les années 80, quelques amis, des chassés-croisés amoureux, leurs familles, leurs chats, leurs enfants, leurs combats, un iguane, la mort qui frappe, les coeurs qui ne se comprennent pas toujours : on mélange, on avance rapide, on revient, c'est plein de malice, c'est tendre, et ça nous prend tellement bien qu'on oublie les sonnets : on est dans une histoire, et on veut la connaître. Et je gage que John est dans tous ses étatsDe te savoir embringuée dans cette fiesta.Cela m'étonnerait fort que cette excursionAit reçu sa bénédiction." "Tu fais erreur.Il se trouve que John s'est montré d'une humeurPlus que compréhensive eu égard à l'actionEntreprise aujourd'hui. "Je t'en prie, casse-toi !A-t-il dit. Et n'oublie pas ton ** de chat !"*8.7 Phil s'exprime avec fougue et ses yeux sont brillants.Ed pense à la première fois qu'ils se sont vus.Le temps a déformé les rails si rassurantsQu'il avait cru voir s'étendre à perte de vue.Il s'agit d'autre chose, à chaque retrouvaille,Pas seulement son coeur qui tout d'un coup tressaille,Pas seulement l'afflux de sang à son visageOu cette sensation d'échapper au naufrageQuand il sent se poser sur lui les yeux de Phil,Mais quelque chose d'infini et de sereinEt qui telle une marée l'emporte très loin.C'est le sel de l'amour humain qu'un coeur docileA répandu à la surface de son être -Et qui va l'apaiser, ou le ronger, peut-être. Il y a une magie, dans ces pages, on sourit souvent, vraiment, autant du propos que de la forme, parfois :L'iguane les regarde : obtus et flegmatique,Long d'un mètre cinquante, il est sans aucun douteL'alter ego parfait d'un maître lunatique(Tout comme la Morteau complète la choucroute). Très étonnant, réussi, séduisant : bravo. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.35 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition