Grandeur et decadence

WAUGH, EVELYN

livre grandeur et decadence
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 06/10/06
LES NOTES :

à partir de
9,00 €

SYNOPSIS :

Les pérégrinations tragi-comiques d'un anti-héros naïf... Une satire hilarante de l'Angleterre des années 20, parodie du roman d'apprentissage et du récit picaresque. C'est l'histoire de Paul Pennyfeather, un jour déculotté par ses camarades d'Oxford et injustement renvoyé de son université pour indécence... Le chemin de Pennyfeather, devenu professeur au pays de Galles, va croiser celui d'une aristocrate qui dirige (sans qu'il le sache) une chaîne de bordels en Amérique du Sud. Alors qu'il est sur le point d'épouser la fille de cette dernière, la vérité éclate sur l'affaire de traite des blanches, et Pennyfeather se retrouve - injustement, à nouveau ! - dans le box des accusés, puis en prison. À sa sortie, il s'invente un nouveau personnage, cousin de lui-même, et reprendra une vie de méditation placée sous le signe de ses grands prédécesseurs, Saki, Firbank et Oscar Wilde. Grandeur et décadence, premier roman et premier chef-d'oeuvre d'Evelyn Waugh, le propulse instantanément
parmi les meilleurs écrivains de sa génération. De même que sa vie se confondra ensuite avec son oeuvre, il s'inspire notamment, pour écrire ce roman publié en 1928, de son expérience d'enseignant. Il y décrit ce qu'il appelle " l'absurdité d'une vie sans Dieu, révélée par le cocasse des situations traversées par des individus condamnés à une existence grotesque et désarticulée. " Si Evelyn Waugh est considéré avec Graham Greene comme l'un des plus grands écrivains catholiques anglais, il est aussi l'un des humoristes les plus féroces du siècle dernier. Institution britannique par excellence, l'humour décapant dont il use sans parcimonie aucune lui permet de laisser libre cours à une satire parfois méprisante, toujours acerbe, d'une civilisation où les valeurs fondamentales ont depuis longtemps fait naufrage. Ainsi ce roman n'épargne-t-il rien ni personne. Éducation, aristocratie, religion, sport : aucun des fleurons de l'Empire n'échappe au jeu de massacre.
1 personne en parle

Je lis les critiques, à droite et à gauche, des autres lecteurs et je me sens encore plus perdue face à ce livre. J’entends parler « d’écrit satyrique », de « parodie du roman d’apprentissage », « de peinture de la société britannique des années 1920 » alors que j’ai lu ce roman totalement au premier degré. L’histoire, rien que l’histoire.Paul Pennyfeather est un homme inexistant. Il est là mais pourrait tout aussi bien ne pas l’être. Et pourtant, il a une certaine présence. C’est difficile à comprendre, je vous l’accorde.Il ne hausse jamais le ton, il ne s’emporte jamais, fait à peu près tout ce qu’on lui demande. Il est plutôt plat et pourtant, il est le centre de ce roman.Suite à une mauvaise blague de « ses camarades », Paul se retrouve au milieu de la cour de l’université sans pantalon. De nos jours, cela ferait sourire et au pire, le jeune homme recevrait un avertissement. Mais les années 1920, cela est considéré comme un attentat à la pudeur. C’est ce qui provoquera le renvoi de Paul. Bien sûr, ce dernier ne se défend pas, ne cherche pas à expliquer les causes de cet incident. Il laisse faire les choses.Par chance, il parvient quelques temps plus tard, à obtenir un poste de professeur. Certes, dans une école publique pas vraiment reconnue mais c’est un travail. Là-bas, il va faire la connaissance de drôles de personnages. Je ne vous en parlerais pas plus, il faut les rencontrer pour croire à leur existence.De rencontres en rencontres, il se prend d’affection pour la mère d’un de ses élèves. Elle est veuve. Etant de faible caractère, c’est évidemment elle qui fera le premier pas vers lui tout en lui faisant croire que l’initiative vient de lui.Le mariage est donc prévu mais trois jours avant, elle lui demande un petit service, prétextant qu’elle n’a pas le temps suite aux préparatifs de la cérémonie. Paul y va de bon cœur, comme toujours. C’est ainsi qu’il se fait arrêté et se retrouve accusé de proxénétisme.Et bien sûr, il ne se défend pas. On ne peut pas aller contre sa nature. C’est ainsi qu’il retrouvera de vieilles connaissances en prison. La suite offre encore quelques surprises.Malgré sa mollesse, Paul Pennyfeather est tout de même un personnage attachant. Allez savoir pourquoi ! J’ai vécu cette lecture comme si j’étais hors du livre, comme si je lisais au-dessus de l’épaule d’une personne. Pourtant, je n’ai pas ressenti une seconde d’ennui. Il faut dire que l’écriture nous accroche. Elle est fluide, agréable et les mots bien choisis. Evelyn Waugh nous offre une belle diversité avec ses personnages, entre raison et loufoquerie.Un roman agréable, qui mériterait peut-être une seconde lecture un de ses jours, tout en laissant un bon souvenir.

ManonLivresque
13/03/12
 

Format

  • Hauteur : 18.20 cm
  • Largeur : 12.30 cm
  • Poids : 0.37 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : HENRI EVANS

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