Hell

PILLE-L

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 10/05/02
LES NOTES :

à partir de
5,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Elle s'appelle Ella mais Hell lui convient mieux : elle a dix-huit ans, prend de la coke comme vous fumez des clopes, passe ses nuits dans les boîtes les plus chères de Paris, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément - étant revenue de tout sans avoir été nulle part. Avec tout ça, Hell s'ennuie : au fond, c'est à elle-même et ses semblables qu'elle en veut, sans parvenir à échapper à sa condition de mutante matérialiste : une vie sans désir, monotone, où chaque jour est pareil au précédent. Jusqu'au soir où elle tombe folle
amoureuse d'Andréa, son double masculin, diabolique comme elle, et comme elle désabusé. Ils ne veulent pas être dupes de sentiments qu'ils ressentent et qu'ils méprisent à la fois. Leur couple est un corps à corps. Ensemble, six mois durant, coupés du monde, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais bientôt, Hell est rattrapée par son démon : la poudre, les nuits blanches, le sexe... Déchirée par ses contradictions, incapable d'échapper à la spirale suicidaire qui l'emporte, elle quitte celui qu'elle aime passionnément, sans avoir jamais trouvé les mots pour le lui dire. Lorsque le dégoût reprend le dessus, lorsque, impuissante à vivre sans Andrea, elle s'apprête à revenir vers lui, il est trop tard.
17 personnes en parlent

J'étais un peu sceptique à l'idée de lire ce livre. La quatrième de couverture joue la provoc', et je n'avais pas envie de lire les turpitudes de jeunes riches dont les seules préoccupations journalières sont "que vais-je m'acheter chez Dior aujourd'hui?, combien vais-je claquer en futilités?"...Mais je me suis laissée tenter, après tout, il ne faut pas juger un livre sur sa couverture.En effet, le livre est révélateur de la vie de la jeunesse dorée, on y découvre des jeunes désabusés qui errent sans but et qui n'ont aucun sens des valeurs et surtout de la valeur de l'argent!mais cela était prévisible...On se rend compte que l'ennui est omniprésent dans la vie de ces jeunes, que l'amour n'est pas du tout une priorité - enfin c'est ce que l'on croit au début - et que même qu'ils s'en moquent.Ils le ressentent comme une faiblesse...Ils n'ont pas d'objectifs et même si au début ils nous agacent par leur opulence - du moins Hell - on voit au fil des pages le désarroi se dessiner et qui les animent et surtout le fait qu'il aient tous des parents absents et qu'ils en souffrent.L'auteur nous montre donc, dans un premier temps, l'opulence des personnages et leur insouciance face à la vie, et l'oisiveté des personnages les rendant exécrables.Puis, au fil de l'histoire, on voit qu'ils ne sont pas heureux, que c'est que du paraitre et au final ce paraitre n'est là que pour cacher les véritables problèmes de ces jeunes.Comme dépeint dans le livre, cela fait mauvais genre de se plaindre et d'étaler son mal-être, se plaindre et d'avoir des soucis quand on est riches. Alors on les camoufle, on dépense du fric, on est décomplexé en soirée en buvant du champ' et en se droguant pour oublier...Les personnages sont au fond, très malheureux, ils en sont conscients et préfèrent prendre du prozac plutot que ca se sache.Dans ce monde, la réputation est très importante et les véritables amitiés n'existent pas.Alors, quand on tombe amoureux, c'est compliqué à admettre...La narration est faite du point de vue de Hell, malgré un chapitre où il s'agit du point de vue de Andrea."SI LES RICHES NE SONT PAS HEUREUX C'EST QUE LE BONHEUR N'EXISTE PAS."C'est un monde hypocrite qui est dépeint par les personnages eux-mêmes, d'ailleurs ils le disent :"le pire c'est d'être lucide"... d'où la défonce, l'envie d'oublier...Un conte de fées des temps modernes, avec l'histoire d'amour qui pourrait en être une mais où les personnages n'ont pas envie d'être heureux, ont peur du bonheur... et quand la perte est là, c'est un flots de regrets qui s'abat sur eux, et qui devient prétexte à plus de débauche...Ils en viennent à nous faire de la peine, à nous faire pitié...Bref un roman qui se lit rapidement, et qui donne une autre vision de cette jeunesse dorée... qui, au final, pour ma part, n'est pas enviable....

Nounettsbooks
01/11/15
 

J'ai adoré cette histoire malsaine, oui oui malsaine ! Pourquoi ? A vous de le découvrir !L'histoire se passe dans un milieu huppé, milieu que l'auteure a connu. On voit les débâcles de ce milieu, la drogue, le sexe notamment chez la jeunesse argentée. On comprend assez facilement que l'auteure n'édulcore rien, au contraire ! Tout est fait pour être dans le trash, pour se sentir vivant le plus possible face certainement aux attentes trop grandes de parents riches. On comprend donc que c'est une manière, certes excessive, d'exhorciser les démons d'une vie trop guindée. En outre, j'ai un peu l'impression que ce roman est fait pour nous montrer que non la vie des personnes riches n'est pas tant à envier, qu'il y a des vices partout et que l'argent ne fait pas tout comme va le découvrir le personnage de Hell. Hell est un personnage peu attachant, d'ailleurs je ne l'ai pas aimé sauf vers la fin où elle devient assez attachante de part sa détresse car elle redescend sur terre et comprend que la vie ce n'est pas seulement l'argent, la fête et la drogue ! Cependant, on ressent facilement sa détresse, son vide intérieur qui la pousse à s'autodétruire de cette façon et ça nous aide à ne pas la détester, elle qui s'avoue être une "pétasse". Hell reste jusqu'à la fin un personnage ambivalent et plein de surprise. C'est réellement l'atout majeur de l'histoire. L'auteure a un grand talent pour traiter de la psychologie de ses personnages. Leur côté sombre est dépeint de manière à nous faire comprendre pourquoi ils sont ainsi mais c'est fait tout en subtilité pour nous faire réfléchir de nous même à leur psychologie. En outre, bien que le style soit un peu dur, un peu sec, j'ai lu le livre d'une traite, captivée par les mésaventures addictives de Hell. L'auteur ne ménage ni ses personnages ni ses lecteurs !En bref, c'est un très bon livre qui sort du lot de part son sujet et le traitement de celui-ci ! A lire par curiosité ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
21/06/15
 

Si vous êtes à la recherche d’une belle histoire d’amour, d’un happy end ou de bons sentiments alors surtout passez votre chemin !! Lolita Pille nous livre ici une histoire perturbante et sombre, pour ne pas dire glauque, emmenée par des personnages complexes et torturés. J’ai lu ce livre plusieurs fois et à l’heure actuelle je ne peux toujours pas dire si je l’ai adoré ou tout simplement détesté. Une chose est sûre : il a réussi à me mettre mal à l’aise. Le texte de Lolita Pille est avant tout dérangeant. Il nous pousse à nous interroger sur la nature humaine en nous entrainant dans une intrigue crue et réaliste. L’auteur ne cherche pas ici à rendre ses personnages sympathiques mais plutôt à nous choquer et à nous interpeler. Mais paradoxalement, Elle, ou plutôt Hell, est tellement méprisante et prétentieuse qu’elle en devient attachante. Avec Andréa, ils portent un regard intelligent mais superficiel sur le monde qui les entoure. On souhaite que leur couple arrive à s’en sortir. Mais leurs tendances auto-destructrices vont les rattraper car même sans avoir lu la fin, le lecteur sait que la tragédie va frapper nos héros. Je pense donc que simplifier ce livre en disant qu’il raconte simplement une histoire triste serait trop réducteur et ne pas lui rendre justice.Malgré tout, j’ai été assez dérangée par le côté voyeur et trash de ce roman qui nous relate la descente aux enfers de cette jeunesse paumée sans rien nous épargner. Lolita Pille évite les clichés romantiques que l’on peut reprocher à Musso, Lévy ou Gavalda. Mais elle ne nous épargne pas d’autres pontifs : la soudaine remise en question de Hell lorsqu’elle tombe amoureuse, la vie dorée d’une jeunesse parisienne riche mais au combien désabusée…Ce livre n’est pas à conseiller aux plus jeunes qui pourraient facilement être choqués par les propos tenus par Hell ou par les thèmes abordés : drogue, alcool, sexe…Bref, un livre court et percutant, dérangeant qui nous amène a douté de la nature humaine. Ecrit par une auteure brillante mais qui ne parvient pas toutefois à éviter certains clichés.

ManonMarie
24/06/14
 

Ella à 19 ans, n'aime pas son prénom et préfère se faire appelée Hell, comme ce qu'elle vit. Hell fait partit de la jeunesse dorée, dépense ce que l'on gagne en un mois en l'espace de 24h, se drogue, couche avec n'importe qui et ne porte que des vêtements de grandes marques. Ses amis ? Elle s'en moque complètement. Ils resteront ses amis tant qu'ils seront aussi friquée qu'elle. Son but dans la vie ? Trouver un mec qui pourra l'entretenir, comme sa mère et sa grand-mère avant elle, histoire de ne jamais avoir à travaillé une seule fois. Mais il y a une chose que Hell ne peut s'offrir avec l'argent de ses parents : le bonheur. Mais tout bascule le jour où elle rencontre son alter-ego masculin, Andrea, et que l'amour naît entre eux. Tout se passe bien pendant six mois. Plus de soirées, plus de coke, juste de l'amour et une vie quasi normale. Mais Ella replonge et entraîne dans sa chute l'amour de sa vie..."Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facilité des sentiments.Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une **** que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je suis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leure universel; Eros planque une faux dans son carquois.L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale geule, qui sublime votre existence mesquine."Dès le départ, j'ai détesté Hell. Elle arrive, nous prends de haut et nous fait bien comprendre que nos vies sont misérables à côté de la sienne. Franchement, je n'ai eu qu'une envie au début : qu'elle souffre, qu'un malheur quelconque lui tombe dessus, qu'elle ne s'en tire pas comme ça. Mais plus on tourne les pages, plus on se rend compte de son malheur, que sa vie est vraiment misérable, et qu'en vérité elle est seule. J'ai pensé que sa rencontre avec Andrea la détruirais, il est un peu le bad boy que toutes les filles cherchent à avoir, et chaque demoiselle qui à pu repartir avec lui a fini dans un état lamentable, oubliées dans des clubs libertins ou attachées à son radiateur pendant que Monsieur partait tout le week-end au Casino de Deauville... En bref, je m'attendais à ce qu'il lui réserve le même traitement qu'aux autres, ça n'aurait été que justice. Ah, l'amour..."A partir de ce jour, j'étais foutu, j'étais accro. Dépendre de quelqu'un d'autre que de moi-même, m'affaiblir, me torturer, c'était tout ce que je redoutais. "La relation entre Andrea et Hell est forte, même si aucun des deux ne veux l'avoué à l'autre. L'intensité de leur relation se ressent, je me suis même surprise à vouloir un happy end pour eux. Andrea l'a fait rêvée, l'emmène partout, s'accroche à elle au point de se détruire lui même consciemment : l'amour, le vrai. On ressent leur détresse au moment de leur séparation, quand ils tentent tout les deux de relever la barre... Ce n'est pas une lecture dont on en sort indemne, sois on aime, sois on n'aime pas. Pour ma part, j'ai mis du temps avant de pouvoir me consacré à l'écriture de cet avis. J'ai regardé le film aussi, mais je l'ai trouvé plat, et je n'ai pas ressenti l'intensité de leur relation comme dans ma lecture. Je pense que l'un des deux protagonistes en voix off pour raconter leur histoire et partager leurs véritables sentiments n'aurait pas été de trop pour saisir l'importance de leur relation et l'impact de leurs actes.En bref, se livre est un véritable coup de cœur pour moi, qui m'a beaucoup fait réfléchir sur la jeunesse d'aujourd'hui qui préfère fuir la réalité en se droguant ou en buvant, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à certaines personnes qui ont fait partit de mon entourage, pour qui l'histoire aurait très bien pu être écrite pour eux, qui répétent et répéterons toujours les mêmes erreurs, qui finiront seuls, malheureux, avec leurs vieux démons, à l'image de Hell."On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré, pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Si non, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des gênes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tout et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce que il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres."

bountyfrei
19/11/13
 

Hell, 18 ans, est insupportable et m'a mis une claque. Ce livre est aussi fulgurant qu'une ligne de coke. Et pour cause ! Critique de la jeunesse dorée, de la consommation dépravée, histoire d'amour désespérée, Hell aurait pu être un roman pour adolescentes, c'est loupé : ce livre secoue. Du Beigbeder speedé.

Loudev
26/10/13
 

Lolita Pill dresse le portrait de la jeunesse parisienne décadente. Ce portrait est tellement troublant de réalité qu'il a affolé une partie des parents et donné surment à penser à une partie de leurs enfants.Le regard que l'auteur porte sur cette jeunesse est déchirant, il ressemble à un appel à l'aide.J'ai été très touchée par la détresse de Hell qui transparait à travers sa vie dorée, les regards méprisants qu'elle jette sur la société qui l'entoure sont autant d'appel au secours que sa famille ne voit pas. La détresse de Hell est crescendo au fil des pages.Jusqu'ou peut-on se détester et souhaiter se détruuire par manque d'attention, d'amour? MurielDMR

Muriel72
23/06/13
 

Hell est un livre très touchant, le meilleur de Lolita Pille dont je ne me lasse pas de lire.. Il touche plus les adolescents que les adultes. Hell à peine une femme, se drogue, boit de l'alcool et sort tous les soirs. Elle va continuer jusqu'à ce qu'elle rencontre Andréa son double masculin.. Mais elle va rester pareille et se détruire en continuant à boire se droguer.. En entraînant Andréa dans sa chute qui paye cher les dégâts.. A lire! Candy.

candym
17/06/13
 

Une énorme déception, après tout le battage qui a été fait autour de ce livre.Il n'y a, selon, moi, rien à retenir : l'écriture n'est pas agréable, et l'histoire, du déjà vu ! Broutille de lune

Broutille
06/01/13
 

Ella dit Hell, 18 ans, aime ses amies, lessoirées, l'alcool et surtout la drogue. Née dans une famille bourgeoise parisienne elle peut tout s'offrir.. Cela va changer le jour où elle va tomber amouereuse de André son doublemasculin. Mais à part se taper pleins de mecs le reste restera pareil ce qui va provoquer au fur et à mesure la mort d'Andréa.. Mandy.

Mandy05
23/09/12
 

En bref, un roman de « chick-lit trash » bien pensé mais peut-être un peu trop simple et qui demanderait à s'étoffer un peu plus dans l'histoire d'amour ratée : le moment clé du livre qui met du temps à s'installer et se termine trop rapidement...

RizDeuxZzZ
15/08/12
 

Au début j'ai eu beaucoup de mal à accrocher, à cause du langage cru et violent. Une façon de parler vulgaire sortant de la bouche d'une véritable pétasse... sur le coup ça choque. Mais au fil de l'histoire j'ai été scotchée, et impossible pour moi de poser le livre avant de l'avoir fini. Une révélation, une histoire touchante et poignante, dans laquelle je me suis reconnue et que je connais aujourd'hui pratiquement par coeur à force de le lire et le relire dès que l'occasion se présente. Magnifique, tout comme le film qu'il vaut mieux regarder après avoir lu le livre.. http://a-demi-mot.com

Livre4Ever
23/04/12
 

Après cette relecture, mon avis n'a pas changé. Je n'ai pas lu ce que j'avais écris il y a quelque mois sur ce livre que j'avais lu il y a 4 ans mais je me rappelle très bien ce que j'en avais pensé. J'ai vu que j'avais lu seulement une dizaine de pages à cette époque (je cornais les pages avant) & si j'ai pu le finir aujourd'hui, c'est seulement parce que je me suis lancé dans le challenge "re-lecture", sans ça, je ne l'aurai jamais relu je pense.Je ne sais pas si l'auteur écrit tous ses livres de cette façon mais j'ai trouvé les mots tellement crus, tellement brutaux & grossiers que je faisais une grimace quasiment à chaque phrase..Ella, qui se surnomme elle-même Hell, est une adolescente de dix-neuf ans riche à en être arrogante. Elle a tout ce qu'elle désire mais ce n'est pas pour autant que l'argent fait son bonheur. Elle tombe petit à petit dans la dépression & ne respecte personne, ni elle ni les autres. Sexe, drogue, alcool, fêtes jusqu'au petit matin, plan à plusieurs.. Voilà son rythme de vie. Elle rencontre Andréa, qu'elle sait être un jeune homme pervers, imbu de sa personne & irrespectueux mais ne pourra plus se passer de lui. Ils font tous les interdits ensemble & ne se quittent plus. Elle a trouvé un sens à sa vie même si les habitudes reviennent vite & que la drogue l'appelle encore. Mais la réalité refait vite surface pour Hell & au bout de six mois, elle le quitte, comme ça, alors qu'elle l'aime. Alors qu'il l'aime..C'est un univers très spécial où tout est mélangé mais rien de bon. Hell est très égoïste & prétentieuse. Andréa n'est pas mieux. Ils se ressemblent beaucoup & n'ont aucun intérêt tous les deux ! Seulement la fin m'a touché parce que Hell ressent une telle peine qu'on arrive à la ressentir aussi.Mais ce langage trop cru à mon goût, gâche tout. Je pense qu'on peut parler du milieu de Hell sans pour autant tomber dans autant de vulgarité. Je n'ai eu aucun plaisir à lire ce livre & je ne compte pas en lire d'autres de cet auteur..

gr3nouille2010
24/01/12
 

Un livre court et dur. Dur tout d'abord car on n'éprouve que du mépris pour cette jeunesse dorée qui se fout de tout, à part du prochain achat qu'elle va faire, de la prochaine dose qu'elle prendra. Dur ensuite car on se rend compte que ces jeunes sont dans un cercle vicieux infernal: des parents qui ne s'occupent pas d'eux, aucun réel ami... Ils sont incroyablement seuls.Seuls, avec leurs millions. On découvre ainsi un univers sordide de personnes qui ne se respectent plus, et qui ne respectent plus personne.Dans tout ça, Hell est digne d'une héroïne de tragédie grecque. Oui, elle est comme les autres, mais elle a en plus la lucidité de savoir que ce qu'elle fait est mal, la détruit. Malgré cela, malgré l'amour, chacun de ces êtres reste dépendant de cet univers.Une lecture plaisante mais aussi dérangeante. J'ai beaucoup aimé l'écriture qui est en total accord avec le sujet. Ni trop, ni trop peu. Marylin

marylinm
08/12/11
 

Glauque, tellement glauque. Mais c'est ce qui fait tout le charme de ce livre.On ne s'attend absolument pas aux divers changements du livre.Magnifique.

alison29
05/12/11
 

J'étais intrigué depuis quelques temps par cette écrivain, Lolita Pill. J'en entendais du bien, du mal mais visiblement elle ne laisse pas indifférente. Alors évidemment j'ai voulu m'en faire ma propre idée.Ce n'est pas un grand roman. Déjà il est court, comme bouquin. Ca peut se lire d'une traite, en une après-midi. Je me suis habitué au genre sexe, drogue et rock'n roll, là c'est sexe, drogue et dance. C'est un peu un mélange d'American Psycho de Bret Easton Ellis, de Nouvelles sous Extasy de Beigbedder et de je ne sais trop quoi. Le but exprimé est de taper sur la bourgeoisie française, comme pour Ellis avec ses bourgeois américains et... de nous démontrer que l'argent ne fait vraiment pas le bonheur. Bon la morale tape pas bien haut comme pour Ellis mais bon c'est du divertissement, hein? Faut pas trop en demander non plus. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
09/09/11
 

Écrire sur des gens superficiels implique-t-il une histoire superficielle ? On peut se le demander avec ce premier roman de Lolita Pille. Même si le récit fleurte avec l’autobiographie, on ne peut s’empêcher de trouver la provocation facile. L’héroïne rejette d’emblée toute possibilité d’empathie et, du coup, on ne peut s’empêcher d’être indifférent à son sort et donc à cette histoire. Peut-être la présence d’une présidence bling-bling a-t-il poussé notre sentiment de révolte à son paroxysme. Renvoyant ce trio argent/drogue/sexe d’adolescents à une petite fumette dans les toilettes du collège. La qualité de ce roman réussit tout de même à nous faire ressentir la routine de l’excès, au risque d’endormir la capacité d’indignation du lecteur.

Klaquette
09/11/10
 

Ella nous plonge dans son univers décadent dès la première ligne, on sait tout de suite à quoi s’attendre: drogue, sexe, alcool, argent, argent, argent.Elle se fait appeler Hell et vit dans le 16ème Paris. Ses journées ne sont rythmées que par les verres qu’elle boit, les gens qu’elle critique, les boîtes de nuit où elle se soule, les toilettes où elle se drogue et les lits où elle atterrit.On assiste à la descente aux enfers d’une génération de gosses de riches. Ils s’habillent en Prada, Vuitton, Dior, Hugo Boss, ne roulent qu’en Porsche et autres voitures de sport, dépensent 3000€ dans une montre si ça leur chante.Tout ça pour sauver les apparences, pour cacher leur visage rongé par les cernes et les excès.Tout le monde aime tout le monde. Mais en fait, tout est hypocrisie.Plus tu as d’argent, plus les gens te convoitent mais surtout, plus tu as d’argent, plus les gens te détestent.Hell sait qu’elle se détruit mais n’arrive pas à sortir de ce cercle infernal. Et puis elle rencontre Andréa qui comme elle n’en peut plus de ce monde, de cette vie. A eux deux, ils essayent de se sauver mutuellement mais comme tout le reste, rien n’est si facile…Un livre très torturé mais que j’ai beaucoup apprécié quand même. Hell est un personnage que l’on pourrait détester aux premiers abords mais il se révèle en fait prenant et attachant. Comme quoi l’argent ne fait pas forcément le bonheur, au contraire…

Slay
05/09/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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