Hiroshima

HERSEY, JOHN

livre hiroshima
EDITEUR : ADULT PBS
DATE DE PARUTION : 23/10/08
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
12,17 €
3 personnes en parlent

J’ai lu ce récit par curiosité. Comment était-ce à Hiroshima le 6 aout 1945 ? Qui a survécu ? Pourquoi et comment ? L’auteur nous fait revivre les événements à travers la vie de 6 hibakusha (en japonais victimes de la bombe) qui ont survécu et qui ont vécu l’horreur de manière différente. John Hersey réussit habilement à nous faire ressentir et comprendre ce que les 6 survivant-e-s ont pu penser, se dire à ce moment-là et ce qu’ils sont devenus après (jusqu’à leur mort). Ainsi, on comprend mieux cet événement tragique. C’est à mes yeux un témoignage majeur de l’histoire à lire si l’on veut comprendre ce qu’est la bombe atomique.

CMart
01/06/16
 

A l'anniversaire du largage de la bombe A sur la ville d'Hiroshima, j'ai visionné ce qui est probablement l'un des seuls documentaires ayant pour point de vue celui des Japonais.Plus d'une heure trente où l'on nous instruit de manière très intéressante sur ce qui aurait pu être évité. Parmi les personnes ayant écrits sur ce drame et cités dans le documentaire, il y avait l'Américain John Hersey, entré clandestinement sur la zone interdite par les autorités japonaises.J'ai lu le reportage de 31,000 mots qu'il a écrit et publié dans le magazine américain New Yorker le 31 août 1946. Un document dans lequel on suit 6 personnes ayant survécu: un prête allemand, une couturière veuve, deux docteurs, un pasteur et une jeune ouvrière. A travers leurs histoires, c'est toute l'horreur que nous découvrons."Sur les corps dénudés, les brûlures avaient fait des dessins - des bretelles de maillot de corps et des bretelles de pantalons et sur la peau de certaines femmes, le blanc repoussant la chaleur, et les couleurs sombres l'absorbant, les formes des fleurs de leur kimonos étaient comme imprimées".Mais on découvre aussi quelques facettes parfois déconcertantes de la culture et des comportements typiquement japonais qui peuvent nous paraître ahurissants. Et je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Comme par exemple quand un des personnages que nous suivons s'excuse...d'être moins touché par les brûlures. "[...] dans sa honte, ils se tournait de droite et de gauche et leur disait "pardonnez-moi de ne pas souffrir de brûlures comme vous." De même, pour nous il est étonnant de voir la réaction de la population lorsqu'ils entendent pour la première fois la voix de l'empereur, celui qui les a plongés dans cette guerre: "[...] et quand ils comprirent que que la voix à la radio était celle de l'Empereur, ils fondirent en larmes. 'Quelle magnifique bénédiction que Tenno lui-même s'adresse à nous et que nous entendions sa voix en personne'. Ils étaient complètement satisfaits dans leur grand sacrifice qu'ils avaient consentir". Certains témoignages sont émouvant et déstabilisant. Il y a notamment celui d'un homme et de son fils, ensevelis sous les décombres de leur maison, qui crient Banzaï pour leur Empereur "Je me suis alors senti calme et en paix dans mon coeur quand je chantai Banzaï pour Tenno." Cet homme dit même par la suite "Quelle chance nous avons d'être japonais!".Bien sûr les sujets d'Hiro Hito étaient déçus d'avoir perdu la guerre, mais peut importe, leur Empereur les enjoignait à suivre la voie de la paix...dans la douleur. Il fallait donc se retrousser les manches et faire ce que disait Tenno.Destruction, ombres permanentes portées sur les bâtiments, le béton décoloré par le flash de la bombe...autant de détails systématiquement et méticuleusement répertoriés par John Hersey. Il rapporte les chiffres qui sont à peine compréhensible pour nous, dans le sens où l'on a du mal à s'imaginer ce que cela représente: ainsi le mica dont le point de fusion est 900°, avait fondu sur le granite des pierre tombales à près de 400m du point d'impact de la bombe; la surface des tuiles d'argile grise recouvrant les toits des maisons dont le point de fusion est 1300° avait été dissoute à 600m. Les scientifiques de l'époque avaient donc estimé la chaleur à l'impact à ...6000°.Hersey évoque les symptomes tardifs des radiations: perte des cheveux, maladie du sang etc; mais il évoque aussi comment après des mois la verdure reprend le dessus. "La bombe n'avait pas seulement laissé les organismes présents dans le sous-sol intacts, elle avait stimulé les plantes."Le journaliste décrit aussi la chappe de plomb qui pesait sur le Japon mais pas seulement, concernant l'information relative à la bombe atomique. Ce reportage fut ainsi interdit par la force américaine d'occupation au Japon. Les scientifiques japonais n'avaient pas le droit de faire des études sur les habitants de la ville. Et toutes celles qui furent menées par les Américains étaient classées secrètes. [...]La suite de la chronique sur le blog!

Choupchoup
21/10/15
 

Comment mettre des mots sur l'impossible,C'est à travers ces six témoignages de survivants que les américains vont prendre conscience l'horreur de ce que furent ses deux bombardements qui ont mis fin à la Seconde Guerre Mondiale dans la région asiatique.Et comment ne pas être bouleversé par cette lecture, l'écriture journalistique est très prenante, précise, directe, elle place le lecteur face à des descriptions très difficile.Chaque mots nous touche, chaque descriptions nous marque.Saviez-vous par exemple que la chaleur et les radiations ont laissé des traces des personnes en négatifs sur les murs des maisons, des instantanés de l' horreur, imprimant littéralement sur le corps de victimes les motifs présent sur leurs vêtements.J'ai particulièrement apprécié l'ajout, fait dans cette édition au texte original, écrit dans les années 80 juste avant le décès de John Hersey, on y retrouve les personnes ayant témoigné dans un bref récit sur leur vie dans les décennies qui ont suivi ce Lundi 6 août 1945.Un livre choc à lire pour jamais oublier.

Lacazavent
25/05/12
 

Format

  • Hauteur : 19.90 cm
  • Largeur : 13.30 cm
  • Poids : 0.18 kg

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