Histoire des larmes

PAULS, ALAN

EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 09/04/09
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Tandis qu'il regarde à la télévision le palais de la Moneda brûler à Santiago du Chili, le 11 septembre 1973, le narrateur d'Histoire des larmes ne parvient pas à pleurer. Malgré son jeune âge, il compte parmi les ardents partisans de la voie latino-américaine vers le socialisme, possède une solide formation marxiste et, à Buenos Aires où il vit avec sa mère, ne manque jamais d'acheter La Cause péroniste et autres revues révolutionnaires. S'il ne verse aucune larme, ce n'est pas davantage par manque de sensibilité : il est en effet persuadé
qu'il n'est nul vrai bonheur sans son noyau incompressible de douleur et devient bien vite le confident des grandes personnes, le réceptacle silencieux, toujours disponible de leurs souffrances. Que lui est-il arrivé ? Une fois adulte, cet hypersensible qui ne sait plus pleurer mène l'enquête sur son propre passé dont il revisite les épisodes marquants. À la fois drôle, bouleversant et d'une incroyable richesse, Histoire des larmes est un formidable récit intimiste qui embrasse tout un pan de l'histoire de l'Argentine et de l'Amérique latine.
2 personnes en parlent

Drôle et émouvant. Au départ, le personnage central d' "Histoire des larmes", un petit garçon, déjà fanatique de lecture avant de savoir lire, tente à quatre ans d’imiter Superman, en se jetant, costumé dans l’habit de son super-héros, au travers d’une porte vitrée. Premier volume de la trilogie d’Alan Pauls (précédant "Histoire des cheveux" et "Histoire de l’argent"), "Histoire des larmes" est, comme les deux autres, une exploration de la première moitié des années 1970 en Argentine, cette période d’espoir et de rêves de révolution, ensuite déçus avec le retour de la dictature militaire en 1976. Sous-titré "Un témoignage", cette histoire est vue, de côté, à travers le parcours familial, et politique, d’un enfant et d’un adolescent.Dans ce récit néanmoins, le cœur de la douleur et des larmes n’est pas en Argentine, mais en septembre 1973, au Chili, alors que le narrateur, maintenant adolescent, est devenu un lecteur assidu de la littérature marxiste et de la presse révolutionnaire. «À quatorze ans il donne déjà libre cours à une rapacité marxiste qui dévore tout sur son passage : Fanon, Michael Löwy, Marta Harnecker, Armand Mattelart, le couple Dorfman-Jofré, qui lui enseigne à quel point Superman, l’homme d’acier qu’il a toujours idolâtré et idolâtre encore, dans cette sorte de seconde vie légèrement déphasée qui court parallèlement à celle dans laquelle il s’use les yeux pour se former à la pensée révolutionnaire latino-américaine, est en réalité incompatible avec cette vie, en est l’un des principaux ennemis, un ennemi déguisé et donc mille fois plus dangereux que ceux qui laissent leur uniforme les trahir comme tels – tels ces tortionnaires, sans chercher plus loin, qui, à Santiago, mettent le feu au palais de la Moneda, passé de siège du gouvernement à tombe du socialisme à la chilienne, car la catastrophe a eu lieu il y a seulement un an, elle est encore toute fraîche.»Lui, si proche de la douleur, pleurant au moindre prétexte en présence de son père lorsqu’il était enfant, est devenu précocement un être trop lucide, pas un super-héros mais un homme incapable de pleurer, même en ce 11 septembre 1973 devant les images du palais de la Moneda en feu.Virtuoses, les phrases d’Alan Pauls ont la force des grandes vagues, entremêlant la fiction familiale, les sentiments intimes et l’histoire argentine. Une lecture nécessaire.

MarianneL
02/11/13
 

Une histoire de larmes et de non larmes…Le narrateur est un petit garçon qui a décidé très jeune qu’il ne pleurait plus, qu’il ne verserait plus de larmes. Il va nous raconter son enfance de fils de divorcé. Il vit dans un grand appartement ave sa mère, qui préfère rester couchée toute la journée. Lui, il est un petit Superman, qui un jour, s’est fracassé sur la baie vitrée du salon. Il est un petit garçon, qui aime faire du tricycle sur les trottoirs du quartier, un quartier où vit énormément de militaires.De temps en temps, son père passe le prendre et ils vont ensemble à la piscine ou au tennis.Nous sommes au Chili et le 11 septembre 1973, il est chez un ami devant la télévision. Lui, de cette journée, il n’a que le souvenir du goûter et des larmes de son ami face à l’écran de télévision et les images d’incendie de la Monada.Il va aussi nous raconter les larmes de sa première petite amie, qu’il a décidé de quitter après le coup d’état.Il y a aussi cet étrange voisin, à qui sa mère le confie quand elle a des courses à faire. Cet homme l’héberge de façon silencieuse, dans son appartement, mais qui est vraiment ce militaire si silencieux ??!!Avec de longues phrases, Alan Pauls nous entraîne dans l’esprit du narrateur. Nous sommes, en même temps, au moment actuel et dans ses souvenirs d’enfance. Les images s’entrechoquent, les souvenirs s’entremêlent. Il faut s’accrocher, pendant la lecture, mais on est tout de même vite happé par l’histoire du pays et la vie du narrateur.

catherine
04/11/13
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : ESPAGNOL

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